L'hyperconvergence monte en puissance dans les entreprises. En particulier les plus grandes dont les coûts d'infrastructure dépassent facilement plusieurs centaines de milliers d'euros chaque année et pèsent sur le budget informatique groupe. C'est d'ailleurs l'une des promesses de l'hyperconvergence de réduire les coûts et simplifier la vie des gestionnaires de l'IT, mais pas seulement. Le groupe Carrefour, qui s'est lancé dans dans cette aventure depuis deux ans, affiche d'autres ambitions.

« On est tous confronté à l'obsolescence de nos infrastructures, on a donc mené avec Dell et d'autres partenaires un appel d'offres pour moderniser nos datacenters et nos solutions on premise et on est parti sur de l'hyperconvergé pour répondre à des problématiques », a expliqué Rodolphe Laurent, responsable des infrastructures centralisées chez Carrefour lors d'une intervention sur une table ronde au dernier Dell Technologies Forum 2019. Parmi lesquelles la consommation en termes de consommation électrique des datacenters. « L'hyperconvergence nous apporte une réponse en termes de consommation électrique des datacenters qui est un vrai problème. Plutôt que de multiplier un écosystème traditionnel par exemple comme les baies de stockage, aujourd'hui le software defined apporte en fait autant une réponse sur l'aspect compute que sur l'aspect storage avec vSAN

Une stratégie cloud first sans négliger la maintenance du legacy on premise

Le projet d'hyperconvergence mené par Carrefour s'accompagne par ailleurs d'une stratégie cloud first visant à privilégier le recours à différents clouds (privé, dédié et public) tout en ne négligeant pas un patrimoine on premise et legacy à maintenir. « La vision cloud first consiste à maximiser l'utilisation du cloud public et pour les services restants à exploiter en interne, utiliser l'hyperconvergé », a expliqué Rodolphe Laurent. Ainsi, Carrefour privilégie le cloud pour la grande majorité de ses nouveaux déploiements mais conserve un certain nombre d'applications historiques en interne mais qui évolueront demain vers un cloud privé basé sur la plateforme Dell avec VMWare VxRail. « On a un patrimoine qui existe et doit évoluer.  Les axes d'orientation que ce soit cloud public, privé ou sur notre écosystème c'est un choix d'entreprise », a poursuivi Rodolphe Laurent.

En passant à l'hyperconvergence, Carrefour a également répondu à des attentes aussi bien en termes de sécurité et de scalabilité, mais aussi sur la facilité de gestion. « Par rapport à une population, des techniciens, experts qui travaillent, je ne voulais pas bouleverser leur façon de travailler mais aller de l'avant et ouvrir leurs esprits sur des nouvelles technos qui peuvent aussi être utilisées que ce soit dans le cloud privé, que vous fassiez du stockage avec du vSAN ou qu'il soit sur cloud privé, je ne vois pas trop la différence », a fait savoir Rodolphe Laurent. « Ce qui m'intéressait surtout c'est la scalabilité, la facilité de gestion et surtout toujours le service et sur le cloud la facilité de faire du débordement ».

Un partenariat historique avec VMware

Pour la suite, Carrefour va être confronté à une problématique de stockage de ses données et d'externalisation de ses sauvegardes et cela va passer inévitablement par le cloud. « La petite mallette que l'on envoyait sur un autre site on va dire que c'est un temps révolu et cela coûtait;maintenant c'est du stockage dont j'ai besoin pour récupérer [des données] au niveau du cloud », a indiqué Rodolphe Laurent. « Et puis c'est une suite logique à la suite VMware, Carrefour est partenaire depuis quelques années de VMware on utilise du vSAN depuis un certain nombre d'années, le changement passe très facilement au niveau de nos techniciens »

Pour l'accompagner dans ce projet, Carrefour a par ailleurs fait appel à l'entité Services de Dell Technologies. « J'ai mis un point d'orgue à ce que tous les contributeurs Dell ou autres, travaillent avec une notion d'équipe et de partenariat et plus seulement dans une simple relation client-fournisseur », a raconté Rodolphe Laurent. « Vis à vis de mon management, j'ai une responsabilité pour que ce projet aboutisse dans de bonnes conditions. Pour les réunir, je me suis entouré de personnes qui avaient déjà un état d'esprit orienté services à commencer déjà par le commercial, cela a fait partie des éléments importants pour lever les silos dans les groupes travaillant sur des projets techniques » .