Labeyrie Fine Foods est un groupe agroalimentaire spécialisé dans les produits de la mer, les produits du terroir et les préparations pour l'apéritif. Connu pour ses marques Labeyrie, Blini, l'Atelier Blini, Delpierre, Père Olive ou encore Comptoir Sushi, il emploie environ 4600 collaborateurs pour un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel. Basé en France, il possède des sites de production dans cinq pays européens. Le groupe se développe aujourd'hui sur de nouveaux marchés, comme le végétal, et sur de nouvelles zones géographiques, tout en prenant le virage omnicanal. Pour soutenir cette stratégie de croissance, Labeyrie Fine Foods a besoin d'un système d'information robuste et stable, capable de l'accompagner dans la durée. C'est dans cette optique que sa direction des systèmes d'information a choisi de déléguer à Rimini Street le support de son principal système ERP, JD Ewards (JDE). Louis Goffaux, DSI de Labeyrie, explique les motivations derrière cette décision.

Le groupe Labeyrie Fine Foods utilise deux solutions ERP différentes : JDE qui couvre 70% de ses activités et SAP S/4 Hana en Angleterre. La collaboration avec Rimini Street a commencé il y a un peu plus d'un an, en parallèle de la migration du système JDE on-premise de Labeyrie sur le cloud IBM, aujourd'hui Kyndryl. « La réflexion sur la bascule dans le cloud a démarré il y a environ quatre ans. À ce moment-là, nous nous étions posé la question du vieillissement de notre ERP, de ce que cela voulait dire et de comment préserver l'écosystème autour de notre solution », se souvient Louis Goffaux. Le système JDE était fortement personnalisé, ce qui rendait les montées de version compliquées. « Nous avions fait un audit de notre ERP, qui avait montré qu'une montée de version nécessiterait près de 300 jours de conseil », poursuit le DSI. Plutôt que de s'engager sur une telle voie, le groupe a préféré conserver le système existant, en le stabilisant sur une version qui a aujourd'hui cinq ou six ans. Il n'était pas question non plus de fusionner les deux ERP, cela ne présentant pas d'intérêt d'un point de vue métier ni budgétaire selon le DSI. « Notre volonté est d'avoir un socle JDE stable, robuste et maintenable pendant longtemps, tout en profitant d'un environnement modernisé grâce à notre projet avec Kyndryl », confie Louis Goffaux.

Une visibilité sur quinze ans

Une telle décision soulevait toutefois un certain nombre de questions. Pourquoi continuer à payer un service de support auprès de l'éditeur sur une solution que celui-ci fera très peu évoluer ? Comment faire en sorte que l'ERP puisse tenir dix ans de plus ? Cette réflexion a conduit Labeyrie à se tourner vers Rimini Street. « Cela nous permet de bénéficier d'un support dans des conditions très favorables. Celui fourni par l'éditeur est de très bon niveau, mais avec Rimini Street nous bénéficions en plus d'une relation de proximité et d'un engagement sur quinze ans, quelles que soient les matrices de compatibilité de l'éditeur », explique Louis Goffaux. « Ce choix nous permet aujourd'hui d'avoir un back-office solide et pérenne », poursuit-il. « Se dire que l'on a quinze ans devant soi, dans l'IT c'est énorme. Cela nous donne le temps de travailler sur l'ensemble du back-office, sur les interfaces avec nos différentes applications métiers, sans être dans la course au changement de version. Avec ce partenariat, nous avons acheté de la sérénité, de la compétence et de l'accompagnement technique. Bien entendu, nous avons également des gains financiers, avec un support aux tarifs deux fois moins élevés qu'auparavant. Enfin, mon équipe gagne également du temps, grâce à une communication facilitée par la proximité. »

Les bénéfices d'une telle approche s'inscrivent également dans la stratégie globale du groupe Labeyrie Fine Foods en termes de responsabilité sociétale (RSE). « L'IT produit les indicateurs RSE, mais doit elle-même avoir un comportement responsable. Et le green IT commence par consommer moins, par ne pas être dans l'escalade permanente. C'est vrai sur le matériel, cela l'est aussi sur le logiciel », affirme Louis Goffaux. « Il s'agit d'éviter la surconsommation. Pour moi, c'est un engagement fort, que nous avons mis en avant dans la communication sur le projet, d'autant que la DSI travaille de façon proche avec l'équipe RSE », poursuit le DSI. Le groupe a choisi d'aller sur le cloud pour les mêmes raisons. « Mutualiser les consommations est mieux que d'avoir chacun son propre datacenter. Nous avons d'ailleurs supprimé pratiquement tous nos datacenters aujourd'hui. Ainsi, nous construisons sur une infrastructure pérenne, qui dure longtemps, sur un logiciel qui reste le même », résume le DSI.

Support et accompagnement technique

Le passage de relais aux équipes de Rimini Street s'est fait assez rapidement. Avant le démarrage du contrat, une période biseau intense, d'environ trois mois, a permis à celles-ci de se familiariser avec les environnements JDE de Labeyrie. Ensuite, elles ont pris la main, avec des appels réguliers durant deux à trois mois. « Sur le fonctionnement de JDE, leurs équipes ont une maîtrise totale de l'outil, avec un très grand niveau d'expertise. Certains de leurs collaborateurs ont 20 à 30 ans d'expérience sur la solution, même des personnes dans mon équipe qui connaissent très bien JDE apprennent d'eux », observe le DSI. Le tiers mainteneur met à la disposition du groupe des interlocuteurs privilégiés, avec un comité de suivi tous les mois et des comités de pilotages globaux deux fois par an, aussi bien via Teams qu'en présentiel. « Cette présence physique est un plus, car les discussions informelles permettent d'explorer des pistes différentes. Nous avons ainsi des interlocuteurs qui nous connaissent de mieux en mieux sur le plan technique », souligne Louis Goffaux.

Étant donné la stabilité de l'ERP, les besoins en ce qui concerne le support classique sont faibles. « Nous n'avons pas besoin de contacter souvent le support, nous faisons appel à celui-ci environ quinze à vingt fois dans une année et nous recevons des réponses immédiates », indique Louis Goffaux. Dans les mois qui viennent, Labeyrie va davantage faire appel à Rimini Street dans une optique de conseil et d'accompagnement. « Avec le cloud Kyndryl, nous sommes sur une infrastructure hybride. Il y a toujours des mises à jour des systèmes d'exploitation, des bases de données, qu'il faut gérer. Nous devons voir comment faire vivre l'ERP sur des environnements techniques qui évoluent plus fréquemment », explique le DSI. Le groupe a aussi des questions sur l'évolution fonctionnelle de ses métiers. « Faut-il aller plus loin ou pas dans la personnalisation de notre ERP, alors que beaucoup de métiers nous pressent pour utiliser des applications de niche, ce qui pose des questions d'intégration ? », illustre Louis Goffaux. Sur ces enjeux d'interfaçage et de cartographie, les équipes du tiers mainteneur aident également Labeyrie à traiter les aspects techniques.

Sortir du court-terme

De cette expérience, Louis Goffaux retient certains enseignements. « Mon conseil pour les entreprises qui sont en réflexion sur des projets similaires, c'est de vaincre un peu les réticences et inquiétudes habituelles. Les DSI subissent souvent de telles pressions des autres directions et des fournisseurs que les décisions s'orientent souvent vers ce qui apparaît le moins risqué », constate-t-il. « Il est parfois plus simple de rester chez l'éditeur que de prendre un peu de temps, pour calculer les gains qui peuvent être obtenus par rapport à un fonctionnement standard sur une période de cinq à dix ans. Sur ce type d'outil, il faut se demander quelle est la trajectoire, sortir d'un horizon de court terme, ce qui n'est pas évident dans nos métiers IT », reconnaît-il. En donnant des garanties contractuelles, Rimini Street a permis à Labeyrie de franchir ce pas. « Cela nous permet de penser différemment la façon d'établir notre système d'information, pour aller chercher à la fois des économies, une satisfaction de nos besoins et de la sérénité. Aujourd'hui, je peux dormir tranquille, car je sais que cela marche », conclut Louis Goffaux.