Créé en 1973, le groupe Partouche opère une quarantaine de casinos, essentiellement sur le territoire français - avec un premier établissement à Saint-Amand les Eaux - mais aussi en Suisse, Belgique et Tunisie. Son activité s'étend également à des hôtels, spas et golfs... La direction des systèmes d'information est articulée autour de trois filiales : Appolonia (développement d'outils et de gestion des casinos), Partouche Technologies (développement d'outils et de produits digitaux, data et marketing) ainsi que Partouche SI. Cette dernière regroupe les métiers traditionnels d'une DSI incluant les infrastructures systèmes, les réseaux, les télécommunications, les environnements de travail utilisateurs...

L'activité de casinotier de Partouche fonctionne quasiment en mode 24/7 et 365 jours par an. Cela a une conséquence directe : la moindre coupure du SI de gestion de l'exploitation des jeux entraine un manque à gagner direct et immédiat. Pour réduire au maximum les temps d'interruption, la société a réalisé des investissements informatiques conséquents dans chacun de ses établissements, en particulier dans les plateformes de stockage des casinos. Afin d'anticiper leur obsolescence, Partouche a lancé une étude de renouvellement de matériels et pris la décision d'éliminer les baies SAN considérés comme des points critiques de ses établissements et dont le coût était relativement cher. Le groupe s'est alors mis en recherche d'un fournisseur proposant aussi des fonctions de support et de SAV, contrairement à son précédent partenaire dont l'expertise technique et les niveaux de services proposés ont été jugés « trop variables et insatisfaisants ».

Un projet mené sur 18 mois

Dans le cadre d'un benchmark, le groupe Partouche a étudié plusieurs offres : Datacore SANsansymphony, VMware vSAN, Microsoft S2D et Nutanix. Le bilan ? VMware trop onéreux et nécessitant une grosse montée en compétence, S2D incompatible avec des environnements basés sur 2 noeuds et un coût élevé, comme pour Nutanix d'ailleurs. A l'inverse, la solution Datacore a été jugée comme ayant un « excellent rapport qualité prix tout en étant techniquement relativement flexible ». Outre ces aspects, Partouche a aussi apprécié la capacité d'accompagnement de l'éditeur lors de la réalisation de son PoC, l'implication de ses équipes avant-ventes tout comme son approche commerciale. 

Etalé sur 18 mois, ce projet a été directement déployé par les équipes internes informatique de Partouche avec un support délivré auprès de l'éditeur. SANsansymphony a été mis en place rapidement, sur 3 jours, grâce à ses capacités d'automatisation du déploiement. Si Datacore permet de placer en RAM une grande quantité de données pour accélérer les temps de traitement et la performance globale de la solution, elle est toutefois sujette à un très haut niveau de sensibilité en termes de stabilité d'alimentation électrique des serveurs hôtes. Une faiblesse comblée par un projet de fiabilisation des sources d'alimentation électrique dans les infrastructures de Partouche. Avec à la clé le déploiement de systèmes de transfert automatique de sources, des travaux d’architecture électrique et la mise en place de mécanismes de supervision pour désactiver automatiquement le fonctionnement en cache de Datacore en cas de perte d’une source d’alimentation et/ou d’un composant d’alimentation électrique des hôtes. 

Un projet central et stratégique 

Les bénéfices de Datacore se trouvent à plusieurs niveaux. Dans la simplicité d'administration pour les équipes IT, avec une gestion considérée comme n'étant « pas plus compliquée » que celle d'une solution basée sur des équipements SAN physiques. Avec à la clé un gain sérénité quant à l'assurance de pérenniser son accès aux données. Mais aussi avec la réduction drastique des durées des indisponibilités des architectures serveur sans compter des gains de performance. « La tolérance de panne du système de stockage basé sur la solution Datacore est bien plus élevée que celle d’un SAN double contrôleur. Depuis le déploiement de la solution Datacore, nous n’avons subi aucun incident lié à nos solutions de stockage alors que ce type d’incident était commun auparavant environ 1 incident par mois avec la précédente solution », explique Jean-Marc Requet, DSI de Partouche. Considéré comme central et stratégique, ce projet a nécessité plusieurs centaines de milliers d'euros d'investissement. 

Satisfait de SANsansymphony, Partouche envisage par ailleurs un second déploiement de cette solution dans le cadre de son projet d'externalisation de datacenters avec la bascule de ressources aujourd'hui centralisées et hébergées en interne.