C’est l’épilogue d’une affaire qui aura duré plus de 7 ans. Le ministère de la Santé a annoncé que Scaleway avait été choisi pour être l’hébergeur de la plateforme de données de santé, également connu sous le nom de Health Data Hub. Depuis sa création en 2019, ce dernier stockait ses données sur le cloud Azure de Microsoft s’attirant les foudres des partisans de la souveraineté numérique. Un premier appel d’offres avait été initié en juillet 2025 pour une solution intercalaire avec plusieurs candidats qui s’étaient positionnés (Atos, Scaleway, La Poste (Docaposte), Orange, OVH, et Thales).
Puis le gouvernement a lancé un autre appel d’offres en février dernier sur une migration complète. Là encore différents candidats ont répondu comme Cloud Temple, Docaposte, OVH, Atos, S3NS,…Selon Politico Europe (sur abonnement), la société Bleu comprenant Orange et Capgemini pour fournir les services Microsoft n’a pas candidatée. Autre point, il semble que l’obtention de la qualification SecNumCloud à la date de la mise en concurrence n’a pas été un pré-requis. En effet, Scaleway a entamé sa certification en janvier 2025 et ne dispose toujours pas du label de l’Anssi. Dans un communiqué, la plateforme de données de santé a regardé les différentes candidatures sur 350 exigences techniques. La filiale d’Iliad a été sélectionnée en apportant une solution « la plus adaptée en matière de sécurité, de scalabilité et de résilience ».
Scaleway et le Health Data Hub vont maintenant travailler ensemble sur la migration complète de la base de données principales SNDS (système national des données de santé). Elle est attendue entre la fin de l’année 2026 et le début 2027. Elle pourra ainsi débloquer plusieurs programmes de recherche qui étaient jusqu’alors en attente de clarification des règles d’accès aux données. Le stockage des données sur Azure de Microsoft a fait l’objet de plusieurs contentieux notamment sur le projet européen EMC2.

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