AMD confie la production de ses puces 2 nm à Samsung. Face à l'explosion de la demande mondiale en processeurs et mémoire et aux goulets d'étranglement qui en résultent, AMD s'apprête à confier à Samsung Electronics la fabrication de ses prochaines puces 2 nm. Les deux groupes ont engagé des discussions substantielles portant sur un contrat de fonderie, AMD ciblant en particulier le procédé SF2P, la variante haute performance du nœud 2 nm du sud-coréen. Cette technologie apporte selon ce dernier des gains de 12% en performances et de 25% en efficacité énergétique par rapport au 3 nm. Ce partenariat permettrait à AMD de diversifier ses sources de production au-delà de TSMC, tout en offrant à Samsung Foundry un client de premier plan pour relancer sa division semiconducteurs face à son rival taïwanais. 

Des API Windows 95 toujours au cœur de Windows 11Windows 11 repose encore sur du code datant des années 1990. Mark Russinovich, directeur technique de Microsoft Azure et à l'origine de la suite Sysinternals, l'a récemment reconnu publiquement dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. À chaque clic droit sur un fichier ou au lancement d'une application de bureau, Windows 11 exécute du code issu de l'API Win32, dont les fondations remontent à Windows 95. M.Russinovich admet qu'à l'époque, personne n'aurait imaginé que cette API serait encore incontournable en 2026 : « Nous pensions aux voitures volantes et aux stations lunaires, pas à Win32. » Microsoft a pourtant tenté de moderniser cette couche logicielle, notamment avec WinRT, sans succès  La robustesse de Win32 tient à son rôle de socle fondamental sur lequel des milliers d'applications et d'écosystèmes entiers ont été construits au fil des décennies, le rendant quasiment impossible à abandonner. 

Le cloud souverain impossible à moins d'être chinois ou US. A l'heure où les fournisseurs cloud français - et plus globalement européens - se vantent presque chacun leur tour de disposer d'offres de cloud souverain, le Gartner met les pieds dans le plat. Selon Douglas Toombs, analyste et vice-président au sein du cabinet d'études, il n'est en effet tout simplement pas possible d'exploiter un cloud totalement souverain (allant du matériel aux logiciels) si l'on n'est pas chinois ou américain. Une analyse qui n'est pas sans rappeler celle de la Cour des comptes sur la dépendance numérique qui évoquait la bataille perdue dans le domaine du matériel et des logiciels. L'analyste de Gartner a évoqué dans la conférence suivie par notre confrère The Register les vaines tentatives françaises dans le cloud souverain à savoir Numergy et Cloudwatt issus du projet Andromède.