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(04/11/2011 14:40:13)
L'Allemagne fait pression sur Facebook au sujet du traçage
Par Jean Elyan, avec IDG NS
« L'agence de Hambourg a publié un rapport sur la manière dont Facebook utilise les cookies, ces petits éléments stockés par le navigateur Internet, qui enregistrent des informations sur les comportements de navigation des utilisateurs, » a déclaré le chef de l'agence allemande, Johannes Caspar. Selon lui, « si les utilisateurs ne donnent pas leur consentement, Facebook a obligation de supprimer les informations qu'il a stockées, en conformité avec la réglementation européenne sur la vie privée. »
L'agence conclut que Facebook n'a pas besoin de laisser des cookies permanents sur l'ordinateur d'un utilisateur. « Or certains y résident parfois jusqu'à deux ans, même quand ceux-ci ont supprimé leurs comptes, » a ajouté Johannes Caspar. « Les conclusions de notre enquête ne permettent pas de justifier l'installation de ces cookies, » a-t-il déclaré. Le chef de l'agence chargée de la protection des données a indiqué qu'il attendait une explication de la part des techniciens de Facebook. Dans une déclaration écrite, le réseau social dit avoir fourni, avant l'écriture de ce rapport, des informations sur la manière dont il utilise les cookies. Facebook se dit aussi « surpris et déçu. » Le rapport « publié par l'Autorité pour la Protection des Données de Hambourg est incomplet, puisque l'agence dispose de toute l'information nécessaire sur les cookies, » a soutenu Facebook.
La durée de vie des cookies toujours au coeur du problème
Ce n'est pas la première fois que Facebook est mis en cause sur la façon dont le réseau social utilise les cookies. Le réseau social soutient que, quand une personne se déconnecte de son compte, les cookies qui restent ne contiennent plus d'éléments permettant d'identifier l'utilisateur. « Les cookies sont utilisés pour des raisons de sécurité, notamment pour identifier les spammeurs et s'assurer que des personnes mineures ne tentent pas de s'inscrire au service en trafiquant leur âge, » a indiqué Facebook dans un communiqué. Le réseau utilise également les cookies pour savoir si les ordinateurs sont utilisés par plusieurs personnes pour se connecter, afin de décourager l'usage de la fonction « Rester connecté » sur ces machines.
Par ailleurs, les navigateurs web permettent de supprimer facilement les cookies. Firefox par exemple offre la possibilité de supprimer les cookies chaque fois que l'on quitte le navigateur Internet, et déjoue efficacement les efforts visant à collecter des informations à partir d'un ordinateur. D'autres mesures peuvent également être utilisées pour déjouer la collecte de données. Comme le VPN (Virtual Private Networks), qui fait croire qu'un ordinateur a une adresse IP le situant en Chine ou ailleurs, alors que celui-ci se trouve en réalité au Royaume-Uni.
La reconnaissance faciale sur la sellette
L'Autorité pour la Protection des Données de Hambourg a aussi un autre différent avec Facebook. L'agence attend toujours une réponse au sujet des fonctions de reconnaissance faciale qui identifient automatiquement les amis d'une personne et suggèrent leur nom. L'agence pense que les utilisateurs doivent donner leur consentement avant que les systèmes de Facebook stockent et analysent leurs visages pour activer la fonction. L'entreprise de Mark Zuckerberg a jusqu'à lundi pour répondre à cette plainte. « Si les discussions échouent, l'Autorité pour la Protection des Données de Hambourg va prendre des mesures juridiques, » a déclaré Johannes Caspar, dont l'agence a le pouvoir d'infliger des amendes.
Facebook, facilement infiltré par des robots pour la récolte de données
Pour leur test, qui s'est étalé sur une période de huit semaines, une équipe de chercheurs(Yazan Boshmaf, Ildar Muslukhov, Konstantin Beznosov, et Matei Ripeanu) de l'Université de Colombie Britannique a construit un réseau de 102 robots chargés d'imiter le comportement humain sur les réseaux sociaux, et les a introduits sur Facebook avec la mission de se faire autant d'amis que possible et de collecter des informations privées. « Pour créer un compte utilisateur sur un réseau social en ligne, il faut trois choses : fournir une adresse courriel opérationnelle, créer un profil utilisateur, et parfois résoudre un Captcha ('un test de défi-réponse utilisé dans le domaine de l'informatique, ayant pour but de s'assurer qu'une réponse n'est pas générée par un ordinateur') [...]. Nous affirmons qu'un attaquant peut entièrement automatiser le processus de création du compte, » ont écrit les chercheurs dans un document qu'ils comptent présenter à la 27e édition de l'Annual Computer Security Applications Conference qui se tiendra le mois prochain.
Ce type d'attaque n'est pas nouveau : des malwares comme Koobface utilisent depuis longtemps des comptes créés automatiquement pour répandre des liens malveillants par spamming. Cela avait déjà incité Facebook à développer, au fil du temps, des mécanismes de détection spécialisés. Malheureusement, selon des chercheurs de l'UBC, ces systèmes de défense ne sont pas assez efficaces. Les robots sociaux qu'ils ont lancés contre Facebook ont envoyé des demandes à 5 053 utilisateurs ciblés de manière aléatoire « pour devenir leur ami ». En moyenne, 20% des individus ciblés ont accepté, les bots utilisant des profils féminins ayant eu plus de succès. Mais le taux a triplé quand des bots ont commencé à cibler les amis de ceux qui avaient accepté leurs demandes.
Après avoir lié d'amitié avec les nouveaux utilisateurs, les programmes automatisés ont commencé à explorer leurs profils, les flux de nouvelles et les messages postés sur le mur pour soutirer des informations personnelles. Dans les données recueillies, les bots ont pu trouver leur genre masculin ou féminin, leur date de naissance, leur lieu de travail, le nom des écoles fréquentées, la ville de naissance, la ville de résidence, l'adresse postale, l'adresse courriel, le numéro de téléphone, les identifiants de comptes de messagerie instantanée et la situation familiale.
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Les chercheurs ont cessé leur test au moment où le trafic Internet généré est devenu trop lourd à gérer. En huit semaines, le réseau de robots sociaux a envoyé 3 Go de données et en a reçu environ 250 en retour. Pendant ce temps, le système de protection en temps réel de Facebook n'a bloqué que 20 des 100 faux profils. Et après une enquête plus approfondie, les chercheurs ont constaté que ces profils avaient, en fait, été marqués comme spam par d'autres utilisateurs. « Nos résultats montrent que les réseaux sociaux en ligne comme Facebook, peuvent être infiltrés avec un taux de réussite de près de 80% ; en fonction des paramètres de confidentialité des utilisateurs, une intrusion réussie peut entraîner des atteintes à la confidentialité et les données utilisateurs sont encore plus exposées, comparées à un accès public ; dans la pratique, les systèmes de défense des réseaux sociaux en ligne, comme le Facebook Immune System, ne sont pas assez efficaces pour détecter ou stopper une infiltration à grande échelle, comme cela s'est produit lors de notre test, » ont indiqué les chercheurs.
Facebook améliore sa sécurité
Les experts en malware reconnaissent les efforts faits par Facebook pour bloquer les tentatives de création automatisée de compte sur son réseau social. Selon le vendeur de solutions antivirus BitDefender, les menaces pouvant résulter de ces techniques ont été considérablement réduites au cours de ces deux dernières années. « Ce changement est principalement dû au fait que Facebook ne cesse de travailler sur l'amélioration de la sécurité du réseau. Certes, peu importe l'effort, les escrocs du Net trouvent toujours des moyens pour se faufiler entre les mailles du filet, » a déclaré le porte-parole de BitDefender, Bogdan Botezatu.
Cependant, il y a toujours un nombre significatif de malware qui tirent profit de comptes déjà compromis pour se répandre sur le réseau social. « Il existe de nombreuses variantes de zombies qui tentent de s'introduire dans Facebook pour diffuser des adwares ou des logiciels non désirés, » a déclaré Adam Thomas, un chercheur de GFI Software spécialisé dans les questions de sécurité. Afin de protéger à la fois leurs informations privées et leurs ordinateurs, les utilisateurs des réseaux sociaux devraient éviter d'accepter des demandes d'amis de personnes inconnues et toujours se méfier des liens qui leur sont envoyés, même quand la personne qui les a envoyés est un ou une amie.
La mise à jour de Google Reader ne fait pas l'unanimité
La pétition «Don't kill Google Reader» lancée par l'étudiant américain Brett Keller en appelle au «sauvetage» de l'agrégateur de flux RSS de Google. A en croire le portail Mashable.com, cette pétition rencontrerait un franc succès, avec déjà plus de 10'000 signatures.
Que s'est-il passé ? Google Reader a subi un lifting pour le rendre plus sobre et élégant que son prédécesseur. Très bien. Sauf que Google en a profité pour éliminer certaines fonctionnalités de partage dont certains internautes faisaient une utilisation intensive. D'où leur irritation.
Un «-1» pour GoogleParmi les fonctionnalités évincées, la possibilité pour un utilisateur de partager un article avec d'autres internautes, ainsi que l'option de s'abonner au flux d'un utilisateur. En lieu et place, Google propose l'utilisation du +1, qui permet de faire suivre des articles à des cercles formés dans Google +. L'arrière-pensée de Google est claire: le géant de la recherche souhaite ainsi donner un coup d'accélérateur à son réseau social Google+, appelé à devenir omniprésent dans tous les services proposés par Google.
Martin Weigert de Netzwertig.com se montre très critique face à cette modification: «L'atout principal des fonctionnalités de partage n'était pas le partage en lui-même, mais la capacité de pouvoir conserver les articles partagés par d'autres utilisateurs dans un flux séparé au sein du Reader ou des apps RSS qui lui sont liées, comme Reeder. Ce n'est désormais plus possible».
#OccupyGoogleReaderCertains utilisateurs ont été durement touchés: selon TechCrunch.com, en Iran par exemple Google Reader fait partie des services internet les plus répandus. Selon le site américain, «il y a en Iran des super-utilisateurs comme VahidOnline qui ont plus de 7500 followers».
La vague de protestation a également trouvé une résonance sur Twitter: sous le sigle #OccupyGoogleReader, des centaines d'utilisateurs expriment leur colère. Cela suffira-t-il à faire reculer Google? Rien n'est moins sûr.
ICTJournal.ch
Petite mise à jour pour Google+
Google a étoffé son réseau social en lui ajoutant notamment un outil permettant de suivre et mesurer la viralité d'un post et une suite de retouche d'image. Les utilisateurs de Google Apps peuvent désormais se connecter à partir de leurs comptes universitaires, professionnels ou personnels.
Crédit photo : Google (...)
Recap IT : Changements chez IBM et HP, la revanche de Samsung et Android, Floraison sécuritaire
La semaine a été très animée sur le plan économique et stratégique pour les acteurs de l'IT. Oracle a ouvert le bal en annonçant l'acquisition de RightNow pour la somme de 1,5 milliard de dollars. La firme de Redwood entend bien concurrencer Salesforce.com dans le domaine du CRM en mode cloud. Sur le plan des acquisitions, on peut souligner l'intérêt de Quest Software et de Citrix pour les solutions d'aide à la migration applicative, avec les rachats respectifs de ChangeBase et App-DNA.
IBM a créé la surprise en annonçant la nomination de Virgina Rometty au poste de CEO. Elle prendra son poste le 1er janvier prochain, il s'agit de la première fois que Big Blue nomme une femme à ce poste. Toujours dans les changements, mais cette fois sur le plan stratégique, Meg Whitman, PDG d'HP a décidé de ne pas céder, ni filialiser l'activité PC du groupe, comme cela avait été prévue par son prédécesseur Leo Apotheker.
Samsung et Android au plus haut face à Apple
Les rapports de force seraient-ils en train de changer dans la téléphonie mobile ? Deux informations laissent à penser qu'Apple a eu une petite faiblesse au troisième trimestre 2011. En effet, Samsung a dépassé la firme de Cupertino, mais aussi Nokia sur le nombre de smartphones vendus pendant cette période. Même sur le téléchargement des applications, Android passe devant iOS. En tout cas, l'usage des smartphones ne se dément pas en générant 5% du trafic Internet des grands pays européens. Il reste que ce marché est devenu très concurrentiel et certains acteurs ont décidé de jeter l'éponge. Ericsson a décidé de revendre à son partenaire Sony ses parts de leur entreprise commune.
Bouquet sécuritaire
Une ribambelle de vulnérabilités est venue égayer cette semaine de pré-Toussaint. Ainsi, des pirates allemands ont dévoilé lundi un outil d'attaque par déni de service en contournant le protocole SSL. Puis c'est au tour des télécoms en entreprise d'être considérées comme le maillon faible de la sécurité et les intégrateurs/opérateurs demandent de l'aide auprès du ministère de l'intérieur. Skype et Facebook ne sont pas épargnés avec des failles importantes. Le malware Duqu a été aperçu en Iran et au Soudan. Des chercheurs ont aussi réussi à pirater le cloud d'Amazon via une encapsulation XML. Le XML a d'ailleurs vu son chiffrement compromis.
Les éditeurs de sécurité tentent d'apporter des réponses à ces différents problèmes. Ainsi, Checkpoint a présenté un serveur logiciel dédié à lutter contre les botnets. MacAfee de son côté a détaillé sa collaboration avec Intel.
Des failles majeures sur Facebook et sur Skype
Nathan Power teste les niveaux de sécurité de différentes sociétés pour le compte du cabinet de consultant CDW. Il a découvert une vulnérabilité sur Facebook et l'a signalé au site le 30 septembre dernier. La faille a été publiée sur son blog hier et Facebook a reconnu le problème.
Natahan Power écrit que Facebook n'autorise pas l'envoi d'une pièce jointe exécutable via l'onglet « Message ». Si on essaye quand même, le site indique « erreur de téléchargement : Vous ne pouvez pas joindre des fichiers de ce type. » Le spécialiste de la sécurité indique qu'en analysant la navigation dans « Message » envoyée aux serveurs de Facebook, il a découvert une variable appelée « filename » qui scanne le fichier pour l'autoriser ou non. En modifiant simplement cette requête avec un espace juste après le nom du fichier, un exécutable peut être joint à un message. « Ce fut assez pour tromper l'analyseur » souligne Nathan Power. Le danger est qu'un pirate puisse utiliser des techniques d'ingénierie sociale (usurpation d'identité, piratage de compte) pour amadouer une personne et lui faire distribuer la pièce jointe, ce qui pourrait potentiellement infecter les ordinateurs avec des logiciels malveillants.
L'Inria détecte une faille dans Skype
Le laboratoire de recherche français, l'INRIA, en collaboration avec l'Institut Polytechnique de New York a découvert une faille de sécurité dans le logiciel de téléphonie IP, Skype. Selon les chercheurs Steven Leblond, Arnaud Legout et Walib Dabbous, cette vulnérabilité permettrait de « localiser géographiquement les utilisateurs de Skype grâce à leurs adresses IP ainsi qu'accéder aux fichiers qu'ils auraient téléchargés via des logiciels d'échange Peer-to-Peer ». Dans la pratique, un pirate pourrait utiliser les appels Skype pour créer une passerelle avec les utilisateurs ciblés. Pour les chercheurs même « un appel refusé, permet d'accéder à l'adresse IP du client et à ses activités sur le réseau Internet. Les paramètres de sécurité de Skype ne sont pas capables de bloquer ces connexions dont les utilisateurs ne soupçonnent souvent pas l'existence. » Le laboratoire de recherche indique travailler avec Microsoft pour l'élaboration d'un correctif.
(...)(28/10/2011 12:49:31)Le Dr Watson d'IBM, prêt à exercer dans le secteur de la santé
Lancé par IBM en 2006 comme son futur grand challenge, Watson a été depuis cette date en développement. Le super-ordinateur devait reprendre le flambeau de la plateforme informatique Deep Blue, et effacer l'affront de sa mise en échec par Garry Kasparov lors du World Chess Master 1997. La technologie de Deep Blue a été en partie reprise pour créer le supercalculateur Blue Gene. Mais IBM a aussi développé Watson avec l'idée d'en faire une plate-forme commerciale.
Pendant sa conférence annuelle Information on Demand qui s'est tenue à Las Vegas cette semaine, IBM a déclaré que Watson serait d'abord destiné au marché de la santé, encouragé en cela par des tests déjà réalisés en partenariat avec l'assureur texan Wellpoint spécialisé dans le secteur de la santé. Wellpoint veut utiliser les capacités de traitement et d'analyse de Watson pour réduire les ré-admissions dans les hôpitaux et éviter ainsi les pénalités financières appliquées par le gouvernement aux hôpitaux dans le cas de mauvais diagnostic sur un patient.
Après la santé, la finance et les services à la clientèle
Mais sa carrière ne doit pas s'arrêter là. Selon Manoj Saxena, directeur général de IBM Watson, après le test de la plate-forme et son lancement commercial dans le secteur de la santé, l'objectif sera de pousser le supercalculateur vers les secteurs financiers, les services à la clientèle et d'autres secteurs institutionnels. « 90% des données informatiques mondiales ont été générées au cours des deux dernières années, et les entreprises sont submergées par cet océan d'informations dans leurs systèmes, constitués à 80% de données non structurées, » a-t-il déclaré. Selon lui, la plupart des systèmes qu'ils utilisent sont tout juste adaptés à gérer 20 % de leurs données structurées. « Et c'est là que Watson intervient. »
Watson a été conçu pour comprendre le langage naturel utilisé dans les données non structurées. Et c'est cette capacité qui lui permet d'évaluer le bien-fondé d'un diagnostic médical. Watson sait comparer les antécédents médicaux des patients avec leurs symptômes, leur historique familial retraçant des maladies antérieures, et doit permettre aux praticiens de réaliser le plus précis diagnostic possible. La question reste de savoir si cette automatisation généralisée des soins médicaux, qui permettra certes d'économiser de l'argent à des entreprises comme Wellpoint, n'est pas dangereuse, dans la mesure où Watson, contrairement à un médecin ou une infirmière, ne peut pas voir, sentir ou parler avec le patient reçu dans un cabinet médical. Sur ce point, Manoj Saxena s'est vite employé à apaiser les craintes.
Attention aux mauvais usages
Selon lui, « Watson n'est pas destiné à prendre de décisions à partir d'un diagnostic. Il doit juste contribuer à faire le bon diagnostic. Si l'on compte qu'à l'heure actuelle un patient sur cinq reçoit un diagnostic inapproprié, on peut estimer que Watson, qui officiera comme un puissant analyste de l'histoire médicale des patients, a quelque chose à apporter au secteur de la santé.» Cela dit, rien ne garantit a contrario que le médecin ou l'infirmière ne soient pas tentés de s'appuyer sur Watson pour faire leurs diagnostics, plutôt que de faire confiance à leur expérience médicale.
Watson a déjà montré ses capacités en prime time à la télévision américaine, où il a remporté le Jeopardy contre deux participants de très haut niveau. Quoi qu'il en soit, avant d'en faire un produit commercial qui puisse trouver sa place dans le secteur de la santé, IBM a admis qu'il devait d'abord développer une interface utilisateur facile à utiliser pour les personnels de soins, les médecins et les infirmières.
Crédits photo et vidéo : IBM
Yoolink Pro détaille les difficultés et les bonnes pratiques d'un RSE
« La question juridique a été un écueil que nous n'avions pas prévu lors de la mise en oeuvre de notre réseau social d'entreprise (RSE) » témoigne Valérie Blondeau, directrice de la communication chez Lagardère Publicité. En l'occurrence, un document interne, diffusé via le RSE, a été récupéré par un salarié mal intentionné et diffusé sur Facebook dans l'intention de nuire à une autre personne. Une procédure disciplinaire interne est en cours, gérée par la DRH, mais cet incident a refroidi l'enthousiasme des utilisateurs du RSE de Lagardère Publicité. La nécessaire promulgation d'une charte explicite de bonnes pratiques pour un outil à usage interne a constitué une surprise non seulement chez Lagardère Publicité mais aussi chez l'éditeur Mondadori. La BNP Paribas Personal Finance (Cetelem) avait, quant à elle, anticipé la question en prévoyant d'entrée de jeu une charte d'usage.
Ces trois entreprises se sont exprimées lors d'une réunion de clients et de prospects du prestataire de RSE en SaaS Yoolink Pro le 25 octobre 2011. Selon ce prestataire, la peur de s'exposer et de révéler des informations de façon inappropriée reste l'un des principaux freins à l'usage d'un RSE par les salariés d'une entreprise. Il n'est donc pas surprenant que l'incident chez Lagardère Publicité ait été mal vécu. De la même façon, le possible flicage des activités des uns et des autres par la hiérarchie via les contributions sur le RSE est un autre frein.
De la paranoïa aigüe
Des crises de paraonïa aigüe sont même parfois constatées. Yoolink Pro recommande donc de stimuler les contributions plutôt que de les modérer, même si une administration a posteriori est nécessaire pour régler le plus rapidement possible d'éventuels incidents. Enfin, bien entendu, le RSE étant synonyme d'exposition publique, un autre frein majeur est la réticence de certains à faire preuve de transparence vis-à-vis des autres services voire des collègues.
Au sein du groupe d'assurances MMA, le RSE a été construit autour de communautés privées pour lever cette peur de s'exposer. On ne peut accéder à une communauté que si on en est membre naturel (membre du personnel d'une direction donnée...) ou si on justifie auprès de l'administrateur de la dite communauté d'une bonne raison pour y accéder. « Nous n'avons recours à de telles communautés privées que dans des cas très limités, en lien avec l'organisation d'évènements par exemple » indique Gratiela Biltoc, responsable de l'innovation marketing stratégique de BNP Paribas Personal Finance.
L'animation et la modération sont à prévoir
Si la modération est bien sûr à prévoir, il convient donc surtout d'animer les communautés sur un RSE. En général, ces tâches d'animation et de modération sont confiées à des personnes membres de la communauté dont ce n'est qu'une fonction secondaire. Selon Yoolink Pro, cette personne n'est cependant pas victime d'un surcroit de travail : ce qui était auparavant mené par e-mail ou via d'autres canaux est simplement transféré sur le RSE avec une efficacité accrue.
Cette animation peut être simplifiée quand le RSE vient doter des communautés pré-existantes d'un outil de collaboration. Ainsi le spécialiste des cadeaux promotionnels Groupe Casaque (Anaïk, Stylea, Goodtime...), implanté mondialement, a-t-il construit un RSE pour que ses différents groupes de travail puissent mieux travailler en structurant les échanges et disposer d'annuaires des participants.
Mais le RSE ne remplace pas l'e-mail. « L'e-mail n'est pas mort » s'est ainsi exclamée Valérie Blondeau. Cependant, le volume des e-mails tend à baisser dans le cadre d'une reconfiguration des modalités d'échanges.
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Cette reconfiguration est d'ailleurs l'un des objectifs de l'installation d'un RSE. Ainsi, chez BNP Personal Finance, le RSE a été mis en place pour partager la veille en innovation au sein d'une communauté réduite d'une cinquantaine d'utilisateurs. L'objectif a été largement atteint et l'appartenance au RSE a été virale, sur invitation, permettant son développement en lien avec beaucoup d'autres sujets d'échanges. Aujourd'hui, le RSE a près de 500 utilisateurs.
Chez Lagardère Publicité, l'objectif de simplification des outils de communication et de leur réduction à une seule plate-forme s'est doublé d'une volonté de décloisonnement entre les services, chacun disposant de son propre outil. Le succès a été largement au rendez-vous : 85% des 700 collaborateurs sont utilisateurs actifs. Il est vrai que l'outil a été lancé avec un déménagement des bureaux. Les informations relatives au déménagement n'étaient disponibles que sur le RSE.
Selon Yoolink Pro, sur 100% de collaborateurs inscrits dans le RSE, on constate en moyenne 90% d'utilisateurs ayant au moins activé leur profil en remplissant leur fiche (notamment en mettant leur photographie). Mais il n'y a que 32% de contributeurs. L'implication dans le réseau est plus importante sur les managers et directeurs que sur les employés : la crainte de l'exposition est clairement ce qui explique cette différence.
Les DSI sont de forts contributeurs.
L'attitude des personnels varie beaucoup également selon le métier exercé. Ainsi, les commerciaux sont rarement contributeurs mais se servent du RSE (réseau social d'entreprise) comme outil de veille sur l'actualité interne. A l'inverse, les directions du marketing, de la communication et des systèmes d'information fournissent les principaux bataillons de contributeurs. En lien avec le niveau hiérarchique des principaux contributeurs, l'âge moyen des plus gros contributeurs se situe entre 35 et 40 ans. La « génération Y » est encore trop jeune, même si ses membres maîtrisent parfaitement ces outils.
Le RSE s'utilise plutôt en début de journée et de semaine. Il vise donc à préparer l'action plus qu'à l'accompagner ou la conclure. L'accès mobile est très marginal.
Enfin, le RSE remet les collaborateurs au centre des échanges, ce qui est symbolisé par le fait que 96% des contributeurs ont inclus leur photographie dans leur fiche. A l'inverse, l'intranet collaboratif ou la GED restent centrés sur les contenus.
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