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(01/03/2011 13:50:45)
Les loisirs numériques envahissent la vie quotidienne selon Médiamétrie
Le web occupe plus de place pour eux que les médias dits classiques. Ainsi, les émancipés comptent sept contacts sur dix avec la télévision, la radio, la presse et le cinéma tandis que ceux qui résident chez leurs parents ont eu six contacts sur dix. Ces derniers favorisent davantage les téléphones mobiles (deux tiers de leurs contacts quotidiens) et notamment les SMS (84% de leurs contacts avec un téléphone mobile) et les jeux vidéo qui représentent 30% de leurs contacts au cours d'une journée, contre 15% pour les émancipés.
Les Français plus âgés consomment davantage les médias classiques qui représentent 85% de leurs contacts journaliers, à l'exception des couples de 35 à 49 ans sans enfants qui privilégient comme les jeunes Internet, le téléphone mobile et les loisirs numériques.
(...)(28/02/2011 17:00:02)Citrix investit dans un logiciel gérant des services dans le cloud
Citrix Systems vient d'investir dans Primadesk, un éditeur qui développe une application gratuite conçue pour suivre la trace de contenus stockés dans différents services cloud. C'est le premier engagement financier réalisé par Citrix Startup Accelerator, une initiative lancée en décembre dernier avec l'objectif de favoriser l'amorçage de start-up. Le montant de la somme investie n'a pas été communiqué.
Installée à Novato, en Californie, la société Primadesk a été fondée en 2009. La version bêta de son logiciel doit être présentée à l'occasion de la conférence Demo Spring(*) qui offre une vitrine aux innovations logicielles et se tient en ce moment à Palm Desert, sur la côte Ouest des Etats-Unis. L'éditeur explique que son application permet de retrouver, gérer et sauvegarder des services cloud à partir d'une interface centralisée, quel que soit le terminal utilisé. 
Cliquer ici pour agrandir l'image
Ci-dessus, la sauvegarde des données gérées en ligne peut se faire à différents niveaux (compte, répertoire, album dans le cas de photos...)
Les utilisateurs peuvent par exemple afficher, envoyer, répondre et lancer des recherches à travers différents services de messagerie et sites de réseaux sociaux, à partir d'une seule interface. L'application autorise aussi le déplacement de contenus (documents, e-mails, photos) d'une application ou d'un service vers l'autre. Primadesk donne en exemple la copie de documents entre Google Docs et Dropbox, ou encore le transfert de photos entre Picasa et Facebook.
La version bêta de l'application sera disponible en mars 2011.
(*) organisée par Demo, une filiale du groupe de presse informatique IDG.
Illustration : L'application Primadesk
La Chine bloque LinkedIn et intensifie la censure sur Internet
L'accès au réseau social LinkedIn a été bloqué en Chine, une mesure liée, selon les analystes, aux efforts du gouvernement pour supprimer sur Internet les mentions relatives à la Révolution de Jasmin. Ce vendredi matin, le site de LinkedIn était inacessible depuis Beijing, la tentative d'accès vers le site affichant un message d'erreur, selon notre confrère d'IDG News Service se trouvant sur place. « Cela semble faire partie d'une démarche plus large en Chine en ce moment, qui implique de la même façon d'autres sites », indique Hani Durzy, un porte-parole de LinkedIn.
Le fait de censurer Internet est une pratique assez répandue en Chine. Les contenus et sites web jugés politiquement sensibles sont régulièrement fermés ou bloqués. Mais ces dernières semaines, la censure gouvernementale est devenue plus restrictive à la suite des mouvements de protestations massifs en Afrique du Nord et au Moyen-Orient qui ont fait tomber les gouvernements tunisiens et égyptiens. L'expression « Révolution de Jasmin » a été utilisée pour qualifier les manifestations pro-démocratiques qui ont commencé en Tunisie en décembre et ont conduit au renversement du régime du président en place, Zine El Abidine Ben Ali, le 14 janvier dernier. La contestation s'est ensuite étendue à d'autres pays de la région, en particulier l'Egypte dont le président, Hosni Moubarak, a lui aussi quitté le pouvoir.
Des appels pour que la Chine démarre sa propre « Révolution de Jasmin » ont commencé à circuler sur Internet la semaine dernière. Toutefois, les censeurs du gouvernement chinois ont été prompts à éviter la propagation de ces slogans. Le week-end passé, les mots Révolution et Jasmin ont été bloqués dans les moteurs de recherche des sites de microblogging (offrant un service similaire à Twitter). Les utilisateurs se sont également vu empêchés de publier des informations utilisant ces termes sur des réseaux sociaux chinois comme Renren.com (voir illustration).
La censure des sites étrangers
a dopé les réseaux sociaux chinois
Les mots pourchassés ont commencé à apparaître sur LinkedIn. Un utilisateur se servant du nom « Jasmine Z » a exprimé son opinion sur l'éventualité d'une révolution en Chine, via des posts sur le site. « La personne qui a fait cette tentative, qui qu'elle soit, a pensé que ce serait un bon moyen d'entrer en Chine », constate Bill Bishop, un analyste indépendant qui couvre le marché IT en Chine. Mais le gouvernement a rapidement compris et bloqué le site, souligne-t-il.
Le blocage de LinkedIn pourrait prendre la même voie que d'autres sites américains qui ont rencontré des problèmes avec les censeurs d'Internet en Chine. En 2009, à la suite d'émeutes dans la région de Xinjiang, à l'Ouest de la Chine, les sites Facebook et Twitter avaient été bloqués. Le gouvernement avait également décidé de fermer Internet dans la région pendant plusieurs mois. Les autorités chinoises ont clairement dit qu'elles considéraient que les réseaux sociaux étrangers comme des outils potentiels de subversion, rappelle l'analyste Bill Bishop. « C'est surprenant que LinkedIn n'ait pas été bloqué plus tôt ».
En décidant d'entraver à la fois Facebook et Twitter, le gouvernement a aussi permis aux réseaux sociaux chinois de se développer et de devenir populaires. Le pays compte maintenant plusieurs clones de Twitter et Facebook. N'oublions pas que la Chine totalise le plus grand nombre d'utilisateurs d'Internet, avec 457 millions d'internautes.
Illustration : le réseau social chinois Renren.com
La Chine gêne les recherches sur les médias sociaux parlant de révolution de Jasmin
Les fonctions de recherche sur le contenu de Sina Weibo, le site de micro-blogging le plus populaire du pays, ont été réduites en Chine ce week-end. Cette décision visait, semble-t-il, à empêcher toute communication concernant une « Révolution de Jasmin » et à contenir des appels à manifester dimanche dans 13 villes chinoises, qui ont commencé à être diffusés sur le Web. Ainsi, dès dimanche après-midi, les recherches en chinois dans lesquelles apparaissait le mot « Jasmin » ont été bloquées sur le site géré Sina, qui propose un service équivalent à celui qu'offre Twitter. Dimanche soir, il semble aussi que Sina ait suspendu les recherches sur l'ensemble du contenu de son site de micro-blogging, limitant les requêtes à quelques noms, quelques événements et une série de mots-clés. Un autre site de micro-blogging exploité par Tencent a également bloqué les recherches dans lesquelles pouvaient apparaître le mot « Jasmin » ou l'expression « Révolution de Jasmin ».
Censure de l'Internet et arrestations
La référence à une « Révolution de Jasmin » semble avoir émergée sur le Web, appelant les utilisateurs chinois à manifester dans 13 villes du pays, dont la capitale Pékin. L'appel semble s'inspirer des manifestations anti-gouvernementales qui ont eu lieu en Tunisie et en Égypte. Il est difficile de savoir qui ou quel groupe a commencé à propager le mot d'ordre. Le site chinois Boxun.com aurait été le premier à relayer l'appel à manifester. Le blocage de l'Internet en Chine a été étendu à d'autres sites de réseaux sociaux. Par exemple, Renren.com, le Facebook chinois, très populaire, ne permettrait pas aux utilisateurs de publier des posts dans lesquels figurent les mots « Révolution de Jasmin ». Chaque fois que quelqu'un tente d'envoyer un message contenant l'un de ces termes, un écran d'alerte l'invite à « ne pas poster du contenu politiquement sensible, du contenu injurieux, des publicités professionnelles ou tout autre contenu inapproprié ». Parallèlement à la censure appliquée sur l'Internet, la Chine aurait, dit-on, réagi à l'appel à manifester en arrêtant des militants et en déployant davantage de policiers. Il semble aussi que dimanche soir, aucune manifestation n'a pu avoir lieu.
Sous surveillance depuis les événements en Egypte
La censure des sites de micro-blogging chinois s'est beaucoup accentuée au cours de ces dernières semaines, et en particulier depuis le début des manifestations anti-gouvernementales en Égypte. Sina et d'autres sites avaient commencé à bloquer les recherches relatives à l'« Égypte ». La semaine dernière, on ne pouvait plus effectuer de recherches en chinois sur « Hillary » et « Hillary Clinton » sur le site de micro-blogging de Sina. Sans doute à la suite d'un discours de la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton appelant des gouvernements comme la Chine à mettre fin à la censure de l'Internet.
Avec 457 millions d'utilisateurs, la Chine concentre la plus importante population de personnes connectées à Internet. Selon le China Internet Network Information Center, 63 millions d'entre elles sont abonnées à des sites de micro-blogging.
Illustration : le service de micro-blogging de Sina (crédit : D.R.)
Tribune de Caroline Sauvajol-Rialland : Objectif Zero email, Thierry Breton précurseur ?
Maître de conférences à Sciences Po Paris et chercheuse à l'Université Catholique de Louvain (UCL - LASCO), Caroline Sauvajol-Rialland revient sur l'objectif visé par Thierry Breton, PDG de la SSII Atos Origin.
L'intégralité de sa tribune libre est publiée sur le Blog Expert du Monde Informatique.
Elle y explique pourquoi l'accélération de la pollution informationnelle est un constat sous-évalué, avant de pointer l'impérieuse nécessité d'agir.
La généralisation et l'accélération de « l'infobésité » dans le monde du travail.
L'annonce faite il y a quelques jours par la société Atos Origin de son ambition de « devenir une entreprise «zéro e-mail» d'ici trois ans » repose sur le constat suivant : « Le volume d'e-mails que nous envoyons et recevons n'est pas soutenable dans le domaine professionnel. Les managers passent de 5 à 20 heures par semaine à lire et écrire des e-mails. Ils utilisent déjà les réseaux sociaux plus que les moteurs de recherche, et passent 25% de leur temps à rechercher de l'information ... Les cadres passent plus de 25% de leur temps à chercher de l'information. En 2010 : les usagers au sein des entreprises reçoivent en moyenne 200 mails par jour, dont 18% sont des spams. » (1)
Ce constat propre à la société Atos Origin (et au problème particulier des courriels) ne constitue en réalité que la partie émergée d'un phénomène bien plus général et plus massif : le sentiment de saturation d'information des collaborateurs de l'entreprise (5). La surinformation se définit par le fait pour un individu de recevoir plus d'informations qu'il ne lui est possible d'en traiter sans porter préjudice à l'activité.
Ainsi les cadres en particulier expriment de plus en plus le sentiment d'être confrontés à une surabondance d'informations qu'ils ne parviennent plus à absorber, traiter, hiérarchiser et qui est génératrice de stress : 74% d'entre eux déclarent souffrir de surinformation et 94% pensent que la situation ne peut que se détériorer. 90% disent recevoir trop de courriers inutiles, lesquels représentent 25% des courriels reçus. Et 30% du temps de travail d'un cadre est déjà consacrée au traitement de l'information (7).
La surcharge est donc informationnelle et communicationnelle. « Au milieu du XXe siècle, on a commencé à produire de l'information plus rapidement qu'on ne peut la digérer. Jamais cela ne s'était produit auparavant ... » (8).
Les causes de « l'infobésité »
La cause principale de la surcharge informationnelle tient au développement exponentiel de la production d'informations depuis les années 1980 : « l'humanité a produit au cours des 30 dernières années plus d'informations qu'en 2000 ans d'histoire et ce volume d'informations double tous les 4 ans » (9).
Les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) ont également contribué à la surcharge informationnelle en réduisant les temps de traitement, en accélérant la vitesse de circulation et en autorisant la disponibilité permanente (10). « Les nouvelles technologies renforcent la culture de l'urgence, elle-même encouragée par les nouvelles organisations du travail. On passe alors de l'urgence à l'instantanéité et à l'immédiateté. » (5). Le courrier électronique, les agendas partagés, les téléphones et ordinateurs mobiles, les téléavertisseurs ou encore MSN sont les nouveaux outils de l'instantanéité en entreprise. Et les communications synchrones (portable, MSN...) exposent leurs correspondants à encore plus de vulnérabilité que les communications asynchrones (courrier électronique notamment). Enfin, les temps professionnels et personnels sont de plus en plus enchevêtrés.
Paradoxalement, les NTIC, sensées améliorer la gestion des flux d'information, leur diffusion et fluidifier les processus décisionnels conduisent par le développement de leur usage à la situation inverse... (10). L'utilisation du courrier électronique en entreprise constitue l'éclatante illustration du phénomène. En 10 ans, il s'est imposé comme l'outil de travail dominant en entreprise. A la fois principal outil communicationnel de l'entreprise (avant les réunions), il est pourtant devenu l'ingrédient central de la surcharge informationnelle... Comme l'explique David Shenk, « nous ne pouvons nous débarrasser de la sensation étrange d'être en train de perdre le contrôle sur ces machines qui étaient sensées nous servir. Nous nous propulsons à des vitesses au-delà desquelles nous étions incapables de vivre » (8).
Lire la suite de la tribune de Caroline Sauvajol-Rialland sur le Blog Expert du Monde Informatique.fr :
L'impérieuse nécessité d'agir : les effets pervers de la surinformation
- Les risques sur les personnes : le développement des pathologies liées à la surinformation
- Les risques pour les entreprises : la décision et la performance
Sur le même sujet :
- Le 15 février 2011 : Atos Origin se fixe un objectif "Zero emails" pour 2014
Google améliore Social Search
Google a apporté plusieurs améliorations à son service de recherche Social Search qui permet aux internautes de retrouver en ligne les contenus publics de leurs réseaux sociaux. Depuis son lancement en 2009, les résultats de Social Search étaient publiés dans une section spéciale au bas de la page. Ils seront désormais intégrés aux résultats selon leur pertinence. Ainsi, il sera possible de voir dans les résultats davantage de personnes, collègues et amis, avec des annotations sous les résultats qu'ils ont créés ou partagés.
La recherche sociale a été élargie en y incluant les liens que les gens ont partagés sur Twitter ou sur d'autres sites. Par le passé, le service n'affichait que les résultats créés et liés à un profil Google. Désormais, si une personne qu'un utilisateur connaît a publiquement partagé un lien, celui-ci s'affiche dans ses résultats avec une mention qui n'est visible que par l'utilisateur, et seulement s'il est connecté.
Enfin, le service donne plus de contrôle sur la façon de relier des comptes. Les utilisateurs peuvent toujours connecter un compte publiquement sur leur profil Google, mais Social Search ajoute maintenant la possibilité le faire de façon privée. De plus, si les algorithmes trouvent un compte public susceptible d'appartenir à un utilisateur, l'outil invite ce dernier à connecter son compte directement depuis la page de résultats et dans les paramètres de son compte Google. Pour l'instant disponible en anglais, cette version de Social Search sera déployée au cours de la semaine à venir. (...)
Les candidats peinent à trouver un emploi sur le Net
Si les sites d'offres d'emplois sont le moyen le plus utilisé aujourd'hui pour trouver du travail, ils semblent néanmoins susciter plus de frustrations que de satisfactions. C'est ce que révèle un sondage réalisé par l'institut OpinionWay pour le cabinet de conseil en ressources humaines Précontact. Les résultats de l'enquête montrent en effet que seuls 39% des Français considèrent les sites d'offres d'emploi comme étant le moyen le plus efficace pour décrocher un job. Les candidats seraient en attente de repères dans un marché de l'emploi où la peur de passer à côté d'une opportunité reste importante.
Les réseaux sociaux : une opportunité pour les recruteurs, pas pour les candidats
En contradiction avec l'apparente facilité induite par le développement de services sur Internet, la recherche d'emploi exigerait une certaine technicité de la part des candidats : ainsi, plus de 80% d'entre eux considèrent que chercher du travail sur le Net est une démarche qui demande du professionnalisme et de l'expérience et qui est également perçue comme exigeante, voire éprouvante. Si près d'un sondé sur deux déclare utiliser un réseau social, plus de 2/3 des personnes interrogées n'aurait pas expérimenté les sites communautaires pour décrocher un job. Les trois quart (77%) des candidats indiquent ne pas se connecter sur les réseaux sociaux grand public (comme Facebook ) pour entrer en contact avec un employeur potentiel, 10% seulement l'utilisant au moins une fois par semaine. Même constat pour les réseaux sociaux professionnels (Viadeo, LinkedIn), boudés par les deux tiers des candidats. Ils ne sont que 3% à les considérer comme l'outil le plus efficace pour trouver aujourd'hui du travail.
Ce sondage a été réalisé par l'institut OpinionWay pour le cabinet de conseil en RH Précontact. auprès d'un panel de 4 146 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 à 55 ans, pour obtenir un échantillon de 999 personnes.
(...)
Tribune de Patrick Benazet, Web 2.0 : vers des identités numériques truquées ?
Flash sur l'internet ! C'est désormais le réflexe qu'on peut avoir assez spontanément pour dresser l'inventaire des données personnelles d'un individu. Serons-nous bientôt tous des grands-hommes dans l'encyclopédie du Web, statut réservé jusqu'alors dans les manuels aux individus ayant marqué l'histoire? Le processus de signification assisté par le réseau nous conduit-il vers plus de facilité ou vers plus de difficulté dans la construction de la connaissance des personnes ? L'information literacy est-elle à la portée des internautes rendus à la facilité apparente procurée par les moteurs de recherche sociaux? Nous allons tenter de trouver des réponses à ces questionnements.
Le résultat produit par les outils de recherche documentaire désormais disponibles sur l'internet a des effets assez remarquables tant sur les contenus que sur les cheminements cognitifs, effets que nous analysons à travers les signes composites qu'ils génèrent à un moment où l'identité numérique devient une préoccupation forte des dirigeants de ce monde.
Dès le début des années 1990 et la conception du World Wild Web, la problématique de l'indexation des données était mise en avant. Structuré en pages, le Web faisait ressortir dès le départ le problème du repérage des informations et un « web sémantique » était mis en projet dans la perspective d'une montée en charge des contenus que l'avenir a largement confirmé puisqu'on exprime le nombre de pages en ligne en 2011 à la puissance douze, c'est à dire en trillon (1000 milliards) (1) dont environ 40 milliards seraient indexées par Google contre 26 millions en 2006. Ce projet de web sémantique visait à fournir les outils de structuration de l'information sur la base d'une catégorisation des données (2) associée à de puissants outils d'indexation. L'engouement des internautes depuis l'arrivée du Web 2.0 au milieu de la première décennie des années 2000 n'a pas laissé au web sémantique le temps de s'imposer et donne aujourd'hui lieu à une extraordinaire pagaille sémiotique. Le Web 2.0 a été l'avènement des « réseaux sociaux », sortes de lieux de rencontre dans la sphère virtuelle où chaque individu de notre planète disposant d'un accès à l'internet est libre de publier tout type d'information relative à tout type de sujet et en particulier relative à lui-même (3). Apportant naturellement une réponse à la question de la localisation des données sur les réseaux sociaux, les moteurs de recherche se sont penchés sur ce nouvel environnement donnant naissance aux « moteurs de recherche sociaux ». Même si les technologies mises en oeuvre pour localiser et restituer l'information ne sont pas exposées en toute transparence, la technique du « mashup » est largement usitée. Alors arrêtons-nous quelques instant sur ce mashup. La traduction directe de l'anglais nous donne le mot purée en français, le résultat produit par le mashup s'apparenterait-il à une purée informationnelle ?
1 Google n'indique désormais plus le nombre de pages indexées et le trillon est un ordre de grandeur car le concept de page ne correspond plus à ce qu'il était au départ du fait de l'arrivée des blogs des tchats et autres réseaux sociaux qui donnent aux internautes la possibilité de générer des milliers de pages en une seule seconde.
2 De nombreux dispositifs ont été proposés : des méta-descripteurs aux langages naturels.
3 Facebook est certainement l'exemple le plus représentatif de cette dynamique des réseaux sociaux.
Pour lire la suite de cette tribune rendez-vous dans notre Blog Experts
Atos Origin se fixe un objectif "zéro e-mail" pour 2014
Thierry Breton, PDG d'Atos Origin a récemment indiqué qu'il souhaitait voir les collaborateurs de la SSII qu'il dirige abandonner l'envoi de courriers électroniques pour communiquer entre eux. Le dirigeant pense que la messagerie classique pourrait être avantageusement remplacée par d'autres applications qu'il juge plus adaptées à la collaboration. Selon lui, les managers, qui passent de 5 à 20 heures par semaine à lire et écrire des emails, utilisent déjà les réseaux sociaux plus que les moteurs de recherche et passent 25% de leur temps à rechercher de l'information.
Au sein d'Atos Origin, des outils collaboratifs et des plateformes communautaires ont déjà été mis en place pour « partager et garder une trace des idées qui naissent sur des sujets allant de l'innovation au Lean Management en passant par les ventes, a notamment expliqué le PDG. L'e-mail ne sera bientôt plus considéré comme la meilleure manière de travailler et d'échanger ». L'objectif affiché est de muer la SSII en entreprise « zéro e-mail » d'ici trois ans.
Messagerie instantanée et plateformes communautaires
Le groupe français a donc décidé de mettre en place des solutions qu'il qualifie de « novatrices » dans le domaine des réseaux sociaux afin de partager une information plus personnalisées, de façon plus immédiate. Des outils qu'il considère en outre plus efficaces en termes de coûts. Afin de devenir une entreprise « où il fait bon vivre », Atos Origin en a déjà déployé certains.
La société dit notamment encourager l'usage de la messagerie instantanée Office Communicator de Microsoft (désormais renommée Lync) et avoir installé des plateformes communautaires. Selon les premiers résultats qu'elle a constatés, le recours à ce type de logiciels aurait d'emblée réduit le volume des e-mails de 10 à 20%.
Illustration : la messagerie instantanée Lync de Microsoft (...)
Facebook va déménager chez Sun dans la Silicon Valley
Une page se tourne ou comme le dit l'adage rien ne se perd, tout se crée. Facebook a annoncé sa volonté de déménager ses locaux de Palo Alto où les 1 400 employés étaient un peu à l'étroit pour s'installer dans neuf bâtiments de Menlo Park. Ceux-ci appartenaient à Sun Microsystem, mais lors de l'acquisition de la société par Oracle, ce dernier en a profité pour faire migrer les employés dans ses propres locaux.
Facebook hérite donc d'une surface de 93 000 m² dans la Silicon Valley. Les rumeurs parlent d'une transaction estimée à 100 millions de dollars. Facebook devra néamoins faire quelques travaux, mais comme le montre l'illustration, il a déjà des idées sur la conception architecturale du lieu.
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