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(23/05/2011 17:27:44)

Software AG s'offre Terracotta pour ses compétences Java et in-memory

Pour doper les performances de sa plateforme de gestion des processus métiers (BPM), composées des offres désormais intégrées de webMethods et IDS Scheer/Aris, l'éditeur allemand Software AG rachète la société Terracotta. Celle-ci compte 55 collaborateurs, répartis entre San Francisco et New Delhi. Créé en 2003, cet éditeur spécialisé sur les traitements en mémoire fournit aussi Quartz Scheduler, logiciel d'ordonnancement de tâches pour les applications Java d'entreprise, considéré comme un standard de fait et utilisé par un million de développeurs dans le monde. Quartz Scheduler est issu d'un projet Open Source repris en 2009 par Terracotta. Au catalogue de ce dernier figure par ailleurs Enterprise Ehcache, solution de cache pour Java  conçue pour améliorer les performances sans redévelopper les applications. Ce produit est disponible en trois éditions (DX, EX et FX), la plus puissante pouvant être distribuée sur un nombre illimité de noeuds, en haute disponibilité. Il se complète de l'add-on BigMemory qui permet de stocker de très importants volumes de données (jusqu'à un terabyte) au plus près de l'application.

L'une des priorités consiste à intégrer la technologie de Terracotta aux solutions webMethods et Aris, a indiqué Wolfram Jost (en photo), directeur technique de Software AG, au cours d'une conférence téléphonique. L'éditeur allemand prévoit de livrer au quatrième trimestre une version de l'outil « in-memory » de Terracotta qui pourra être mise en place par ses clients sur leurs applications existantes, sans configuration additionnelle.

Fondements des offres cloud et in-memory

La société dirigée par Karl-Heinz Streibich explique que les produits rachetés vont constituer les fondements de ses offres cloud et in-memory. Ils lui permettront d'acquérir de nouveaux clients, mais aussi de générer davantage de chiffre d'affaires avec son actuelle base installée. L'éditeur allemand prévoit en particulier d'étendre l'ampleur des projets déployés dans le domaine du Complex event processing (gestion des événements complexes). Le CEP consiste à analyser, au fil de l'eau, de très importants flux de données, afin de détecter des événements inhabituels et de déclencher des traitements dans la foulée.

Les déploiements de Software AG deviennent de plus en plus importants et conséquemment, les exigences de performances et de montée en puissance augmentent. C'est l'une des raisons qui a conduit à l'acquisition de Terracotta, a expliqué Wolfram Jost. Les capacités de traitement in-memory vont également jouer un rôle clé pour la mise en oeuvre des versions cloud des produits Software AG. En février dernier, l'éditeur a annoncé qu'il livrerait des versions cloud de webMethods et Aris au troisième trimestre. Il laissera alors à ses utilisateurs le choix d'exploiter leurs applications Software AG dans un cloud privé ou public.

Les outils de Terracotta permettent aux applications Java d'être déployées dans des environnements cloud. C'est en 2012 que les premiers fruits de l'intégration entre ces logiciels et la plateforme cloud de Software AG devraient être livrés. L'éditeur allemand prévoit alors le lancement d'un environnement PaaS (platform as a service).

Par ce rachat, Software AG s'adjoint aussi les apports d'une communauté Open Source active à laquelle il vient d'annoncer son soutien. L'éditeur rappelle que la technologie ainsi acquise compte à ce jour 500 000 déploiements, la plupart des entreprises concernées figurant au classement Fortune 2000.

Illustration : Wolfram Jost, directeur technique de Software AG (crédit : D.R.) (...)

(26/04/2011 10:12:17)

Les logiciels d'infrastructures et middleware en croissance en 2010 selon Gartner

Le marché de l'AIM affiche une belle progression, c'est un marché stratégique qui englobe 12 segments différents comme la SOA (architecture orientée services), ou le BPM (gestion des processus métier). Ce marché progresse, car : « les entreprises sont moins obnubilées par la maîtrise des coûts et s'ouvrent à la modernisation de l'infrastructure » note Fabrizio Biscotti, directeur de recherche chez Gartner.

Sur le plan technologique, les segments les plus dynamiques comprennent les technologies de gouvernance SOA, les serveurs d'applications, les produits et appareils portail. L'Open Source est également de plus en plus une partie intégrante des plans de déploiement AIM avec un accent mis sur les serveurs d'application Open Source, les bus de services d'entreprise et quelques autres fonctionnalités AIM.

IBM loin devant

Ce marché s'est concentré en 2010, par des acquisitions et par le poids des cinq principaux acteurs qui représentent 61% du marché mondial.  IBM conserve largement sa 1ère place avec 32,6% de parts de marché et 14,4% de progression. Oracle (avec BEA) est loin derrière à 17%, en hausse de 12,5%. Troisième Microsoft, avec 5% des parts et 13,9% de hausse. Suit Software AG, quatrième, qui affiche 3,4% de parts de marché et 27,3% de progression. Tibco arrive cinquième, à 2,8% de parts de marché, en progrès de 20,1%. 

« Nous continuons à observer un bouillonnement créatif où, d'une part, les grands fournisseurs continuent  à être consolidés, et, d'autre part, plusieurs acteurs en place et à venir vont ouvrir de nouveaux marchés tels que la messagerie à faible latence (LLM), la gestion de transfert de fichiers ( MFT), et l'analyse des processus métier (BPA) », a déclaré M. Biscotti. « En outre, il existe une activité encore embryonnaire, mais dynamique, autour du cloud ​​avec le PaaS. »

(...)

(24/03/2011 10:58:03)

Optimisation et automatisation des processus analysées

Décideurs métiers comme responsables IT s'accordent autour de l'intérêt d'optimiser et d'automatiser les processus au sein des organisations, tant publiques que privées. Les processus métier sont ciblés de façon prioritaire par rapport aux processus IT.

Les raisons invoquées sont multiples. On y compte : l'efficacité opérationnelle, la réactivité, la traçabilité, la satisfaction client, etc. L'agilité des organisations est l'un des motifs majeurs invoqués. Mais il ne faudrait pas oublier aussi la capacité à mieux maîtriser les coûts d'une organisation aux processus bien gérés.

Tout cela est d'autant plus vérifié que les processus sont en permanente évolution.

Pour optimiser les processus, les organisations ont recours, bien entendu, à des solutions dédiées de cartographie ou d'automatisation mais aussi à des acteurs de solutions métier. Ainsi, des outils de GED, de GRH, de dématérialisation voire même le PGI sont autant sollicités.

(...)

(21/10/2010 18:07:47)

BonitaSoft s'ancre aux Etats-Unis et fait entrer le BPM par la petite porte

En septembre 2009, le jeune éditeur français BonitaSoft levait 2 millions d'euros auprès de Ventech et Auriga Partners. Un an plus tard, il complète ce tour de table en récoltant 2,5 millions d'euros de plus auprès des mêmes investisseurs. La première tranche devait servir à mettre sur le marché, en France et à l'international, son logiciel de gestion des processus métiers (BPM) disponible en Open Source depuis un certain temps déjà. « Notre objectif premier était de réaliser un beau produit », relate Miguel Valdés-Faura, PDG de BonitaSoft. Mais, très vite, avant même qu'une équipe commerciale ait pu être constituée, la solution rencontre un accueil très prometteur. Trois mois après la création de la société, les téléchargements atteignent déjà un rythme de croisière de 40 000 par mois depuis 200 pays. « Les gens qui téléchargeaient ont rapidement sollicité formation et expertise », explique le dirigeant. Il fallait dès lors que l'équipe commerciale soit créée. Ce qui fut fait, cet été à Paris, les développeurs restant basés à Grenoble.

Un tiers des téléchargements vient des Etats-Unis

Aujourd'hui, le demi million de téléchargements est en vue et BonitaSoft a conquis plus de 70 clients (sur quinze pays) dont 40 gagnés depuis juillet dernier, grâce aux collaborateurs recrutés. « Notre modèle économique est très similaire à ceux de Talend et ExoPlatform, explique Miguel Valdés-Faura en rapprochant sa démarche de ces deux éditeurs français qui s'appuient également sur le modèle Open Source. Les ventes s'effectuent à distance ». Parmi les clients, beaucoup se trouvent en Europe, en particulier en France, mais aussi outre-Atlantique. « Depuis quelques mois, un tiers des téléchargements viennent des Etats-Unis et nous avons signé des clients sur place », confirme le PDG. Parmi ceux-ci, BonitaSoft dit avoir décroché « le leader de la pharmacie ».

C'est donc le bon moment pour aborder le marché nord-américain en ouvrant d'emblée deux bureaux, l'un sur la côté Ouest, à San Francisco, où s'installera Miguel Valdés-Faura, et l'autre à Boston. Pour piloter les activités commerciales de ce bureau situé sur la côte Atlantique, l'éditeur français a recruté David Cloyd, ancien de Tibco et Xerox, qui fut précédemment directeur général de Nuxeo pour les Etats-Unis.

Entrer dans les grands comptes par la petite porte

BonitaSoft vient tout juste de livrer la version 5.3 de sa suite de BPM, qu'il a doté de fonctionnalités avancées de simulation et d'un support renforcé pour les déploiements dans le cloud (architecture multi-tenant et API Rest). Sur le marché, l'éditeur fait face à des poids lourds tels qu'Oracle, Tibco ou IBM. « Nos clients connaissent nos concurrents, mais ils en ont assez d'investir des budgets élevés, de l'ordre de 300 000 euros. Ils peuvent télécharger rapidement notre solution sur le web, l'évaluer et constater qu'elle dispose des mêmes fonctionnalités », affirme le PDG. Il décrit deux types d'utilisateurs. D'une part, ceux qui se servent déjà une offre concurrente et veulent se tourner vers un autre produit pour des projets moins sensibles. « Ces utilisateurs sont une cible parfaite pour nous », considère Miguel Valdés. D'autre part se trouvent des entreprises qui veulent automatiser leurs processus métiers, mais ne peuvent pas se payer les outils. Elles sont prêtes à coder leurs solutions de BPM « à la main », mais elles peuvent aussi se tourner vers BonitaSoft. « Nous entrons dans les grands comptes par le bas », reconnaît le dirigeant. Nous essayons de ne pas combattre nos grands concurrents avec leurs propres armes. A ce jeu-là, une petite société est perdante ».

BonitaSoft compte aujourd'hui 30 personnes dont 12 travaillant à la R&D sur le site de Grenoble. Aux Etats-Unis, d'ici à cinq mois, l'éditeur aura embauché huit personnes de plus. A noter que parmi les membres de son conseil d'administration se trouve Bertrand Diard, PDG de Talend, qui a implanté sa société outre-Atlantique il y a trois ans.

On peut aussi signaler qu'au nombre des partenaires de BonitaSoft, il en est un qui se démarque au milieu des acteurs de l'Open Source. C'est Microsoft. « Nous sommes conscients que nos clients ont des systèmes hétérogènes », explique à ce sujet Miguel Valdés-Faura. Et sur le terrain, on constate que Microsoft ne manque pas de rappeler son partenariat avec l'éditeur de Bonita Open Solution, soucieux de montrer qu'il collabore en bonne intelligence avec les acteurs de l'Open Source.

Illustration : Miguel Valdés-Faura, PDG de BonitaSoft (...)

(13/10/2010 14:24:39)

TechEd 2010 : SAP parle d'avenir avec NetWeaver

À Berlin, devant sa communauté technologique européenne, Vishal Sikka, CTO de l'éditeur allemand de solutions de gestion, n'a pas manqué de rappeler que la plateforme NetWeaver constituait les fondations sur lesquelles reposait le développement des applications de SAP. Et que c'était aussi sur elle que s'appuyaient partenaires et clients pour interagir avec l'existant (logiciels SAP ou non) et pour l'étendre. Le directeur technique a annoncé la prochaine livraison de NetWeaver 7.3, actuellement en version bêta et déja fournie à certains clients. 

Avec sa plateforme, SAP affiche l'ambition de faire évoluer ses clients sans créer de ruptures avec ce qu'ils ont déja déployé. Vishal Sikka a consciencieusement réexpliqué les trois directions vers lesquelles s'orientaient les efforts d'innovation du groupe : la mobilité, le cloud (en s'appuyant sur l´infrastructure mise en place pour Business ByDesign, y compris pour des modules applicatifs complémentaires à la Business Suite mise en place au sein des entreprises) et les traitements informatiques en mémoire (in memory computing). Dans ce dernier domaine, le groupe co-développe en ce moment avec HP l'appliance destinée à des applications d'analyse haute performance (nom de code Hana, pour high-performance analytic appliance) qu'il a pré-annoncée sur sa conférence Sapphire en mai. Celle-ci devrait être présentée d'ici la fin de cette année, dans le cadre de sa phase de mise en production (ramp-up selon la terminologie en usage chez SAP). Mais le produit ne devrait pas être commercialisé avant le printemps 2011. Il arrivera de façon concomitante avec la version 4.0 de la plateforme décisionnelle BusinessObjects 4.0, sensiblement revue (elle améliore encore sa prise en compte des sources multiples de données).

Remise en service plus rapide après un arrêt programmé

NetWeaver serait donc, plus que jamais, une plateforme stratégique pour SAP si l´on en croit son directeur technique. Ce qu'apporte la version 7.3, c'est d'abord une mise à jour consolidée pour l'ensemble des précédentes versions. C'est ensuite une amélioration des performances lors des interruptions planifiées du système, permettant une remise en route plus rapide et donc une réduction des couts de maintenance, promet Vishal Sikka. Du coté du serveur d'application Java, certifié Java EE5, habituellement flanqué du serveur d'application Abap, il est désormais possible dans certains cas de se contenter d'un bus de services (ESB) Java. Améliorations aussi sur la gestion des identités avec le support de SAML 2.0. NetWeaver 7.3 supporte les standards WS Policy 1.2, SOAP 1.2, WS Trust 1.3, Java SE 6, JSR 168-286 et WSRP 1.0. D'autres avancées concernent la réutilisation de paramétrages de règles métiers dans l´intégration avec Excel et la productivité sous Duet Enterprise Software, l'offre permettant d'intégrer la suite bureautique de Microsoft avec les applications de SAP.

outils de CEP de Sybase
Les outils de Complex Event Processing de Sybase exploités via SAP Portal

Plusieurs démonstrations, quelquefois étonnantes, sont venues ponctuer cette annonce. La première (ci-dessus) a montré l'intégration de fonctions de CEP (complex event processing, gestion d'événements complexes) de Sybase dans le portail Netweaver, avec un cas d'application dans le secteur de l'énergie [Mise à jour : les alertes et les données filtrées par l'outil de CEP pourront être visualisées dans les tableaux de bord de Business Objects BI 4.0]. Mais l'assistance goûta surtout deux démonstrations, l'une expliquant comment créer en quelques minutes une application accessible sur un iPad, l'autre mettant en oeuvre une analyse complexe de données portant sur une base de plus de quatre milliards d'enregistrements, avec des résultats affichés en 0,016 seconde.

La place de marché EcoHub s'étend, l'échange de code aussi

Vishal Sikka a également fait un point sur la place de marché EcoHub et le programme d'échange de code gratuit, Code Exchange, deux initiatives respectivement lancées en 2008 et 2009 dans le cadre du réseau SAP Community Network. Ce dernier regroupe non seulement le SDN ouvert aux développeurs, mais aussi les échanges autour des processus métiers (BPX, Business Process Expert), ainsi que les communautés BO et SAP University Alliances. Deux millions d'utilisateurs, de partenaires, de collaborateurs SAP et d´experts s'y retrouveraient selon les chiffres de l'éditeur qui dit y avoir reçu 36 millions de visites l'an dernier. 20 000 nouveaux membres rejoignent chaque mois ce réseau, affirme-t-il.
EcoHub permet de trouver et d'évaluer des solutions développées par des partenaires de SAP. Ceux qui proposent des services disposeront de davantage d'espace pour se présenter et détailler leurs offres.

Illustration principale : Vishal Sikka, CTO de SAP, lors de la conférence d'ouverture du TechEd 2010 de Berlin, le 12 octobre 2010 (credit photo : SAP).

(...)

(27/09/2010 10:22:24)

Crédit Agricole choisit une solution BPM pour la migration vers NICE

Le projet NICE (Nouvelle Informatique Convergente Evolutive) du Crédit Agricole consiste à remplacer le poste de travail de l'ensemble du personnel du groupe bancaire et de refondre le SI en l'unifiant, ce dans l'ensemble des caisses régionales comme au siège. Or une telle refonte technique n'a de sens qu'accompagnée d'une refonte des processus. L'objectif est en effet purement métier : améliorer l'efficacité des personnels et la relation avec les clients.

Avec 450 millions d'euros de budget prévu, il s'agit là d'un des plus importants projets informatiques dans le monde bancaire en France depuis plusieurs années. Pour modéliser les processus techniques, le Crédit Agricole a choisi Aris, de Software AG. L'exécution de ceux-ci a été confiée à WebMethods, du même éditeur. Il s'agit là du premier grand contrat remporté par l'éditeur depuis sa récente fusion avec IDS Scheer qui a permis de rapprocher les deux offres.

Le coût spécifique de cette partie du projet NICE n'a pas été dévoilé.

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(20/09/2010 17:56:59)

Observatoire des projets : Le taux d'échec reste élevé faute de méthode

En clôture de la première Université d'Eté de Daylight, Fadi Gemayel, PDG de ce cabinet de conseil et de recherche, a présenté les résultats du premier baromètre annuel de l'« observatoire des projets en France à dominante SI ». L'objet de ce baromètre est de suivre les réussites et échecs de projets informatiques en les liant aux pratiques méthodologiques et managériales. Au delà des retours empiriques, il s'agit bien d'obtenir une connaissance scientifique du sujet.

Les premiers résultats de sont guère encourageants et les nombreux échecs semblent bien liés à une méthodologie défaillante dans les organisations. 16% des organisations ayant répondu au questionnaire admettent que la majorité des projets sont des échecs et seulement 30% que la majorité arrivent à l'heure. Les dépassements de délais sont importants mais, par contre, les dépassements de coûts sont déclarés comme rares.

Une première étude française

Cette étude est une première en France. Elle porte sur des entreprises de plus de 250 personnes issues d'un échantillon de 5000 firmes réparties de façon représentative en terme de taille et de secteur. Pour la réaliser, Daylight s'est associé à deux établissements d'enseignement supérieur et de recherche : l'ENSIIE (Ecole Nationale Supérieure d'Informatique pour l'Industrie et l'Entreprise) et l'IAE Lille (Institut d'Administration des Entreprises, université Lille I). Le Monde Informatique et CIO étaient également partenaires. Auparavant, il n'existait que des études d'origine américaine et dont le principal enseignement était qu'un tiers des projets étaient des échecs complets et la moitié dérivaient fortement en terme de délais, de budget ou des deux.

La première édition du baromètre annuel de l'« observatoire des projets en France à dominante SI » est bien sûr perfectible et, faute d'un recul suffisant, ses conclusions sont à prendre avec prudence, plus comme des tendances qualitatives. Les éditions successives, dans les années à venir, permettront d'affiner le propos.

Mais où sont les bonnes pratiques ?

La première tendance qui se dégage est catastrophique : si les référentiels de bonnes pratiques se multiplient, force est de constater que les entreprises n'appliquent que rarement leurs principes, même ceux de bon sens. Il en résulte un taux d'échec élevé. Pire, les entreprises sont incapables de tirer partie des échecs passés : non seulement il y a un très faible partage des connaissances en cours de projet mais, en plus, en fin de projet, il n'y a quasiment jamais de capitalisation de l'expérience acquise. De plus, le rôle du chef de projet n'est pas vu comme celui d'un véritable métier. Le chef de projet est tantôt vu comme un simple manager généraliste, tantôt comme un poste temporaire au sein d'une carrière. Il est vrai que l'autonomie de ceux-ci est souvent des plus limitées. Ils dirigent certes au quotidien des équipes mais ne maîtrise pas la composition de celles-ci, pas plus qu'il n'a de choix quant aux autres ressources dont il pourrait avoir besoin, notamment financières.

Moins de 10% des organisations disposent d'un SI collaboratif pour gérer un projet. Les projets sont déclenchés sur une vague étude d'opportunité. L'alignement stratégique -quand il existe- est mené quasiment exclusivement en mode top-down, sans aucune possibilité de retour formel de la base vers le sommet. Les référentiels de bonnes pratiques sont rarement utilisés. Il n'existe d'ailleurs pas de méthodologie de référence réelle (autrement qu'un document bureautique stocké dans un coin de l'intranet) dans plus des deux tiers des cas.

Des méthodologies à renforcer

Les développements sont souvent réalisés au fil de l'eau, avec des référentiels (cahier des charges...) peu ou pas formalisés. La contractualisation MOA/MOE est peu fréquente. « Sans vraie contractualisation, on ne peut pas réussir un projet » martèle pourtant Fadi Gémayel.
De même, la gestion de porte-feuilles de projets est très perfectible : les dépendances entre projets sont peu ou pas traités : les conflits de ressources vont être affrontés devant la hiérarchie qui va arbitrer en mode binaire, sans anticipation.

Quand une équipe de support aux projets existe, la structure est rarement permanente et son rôle consiste souvent à installer des outils de gestion de projets. Gestion des risques et gestion de la qualité sont soit absents soit très ponctuels. Leur intégration au processus du projet est exceptionnelle (moins de 10% des cas). Plaquées comme un projet parasite à côté du projet principal, leur utilité est des plus douteuses. La remontée des incidents est généralement déficiente et elle se limite à signaler que le client se plaint du produit livré.

Des projets vraiment stratégiques ?

Alors que la « gouvernance » est dans toutes les bouches depuis une dizaine d'années, que ce concept repose sur l'alignement stratégique du SI sur le business, on aurait pu croire que la qualification de « projet stratégique », donc prioritaire et intimement lié à l'avenir de l'organisation, serait un peu sérieuse.

Or, pour les répondants à l'enquête, un projet est stratégique soit parce que son budget dépasse un certain seuil (une évolution isofonctionnelle d'un parc machine peut donc être « stratégique ») soit parce que la direction générale l'a décidé sans aucunement justifier le qualificatif. Le prochain baromètre sera réalisé au printemps 2011. On peut rêver à une amélioration de la gestion des projets d'ici là.
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(20/09/2010 11:18:43)

OpenWorld 2010 : Les Fusion Apps d'Oracle attendues au 1er trimestre 2011

La première version tant attendue de la prochaine génération des applications Fusion d'Oracle sera disponible au premier trimestre de 2011. C'est ce qu'a déclaré hier son PDG, Larry Ellison, lors d'une allocution faite à la conférence OpenWorld 2010 à San Francisco. "Nous savions que nous devions réaliser une nouvelle génération de produits qui réunisse les meilleures fonctionnalités de PeopleSoft, de la suite E-Business et de Siebel," a-t-il dit. "Il nous a fallu cinq années et un énorme travail pour y parvenir. Cela continue à représenter un immense challenge en matière d'ingénierie." Oracle a du en effet ré-implémenter toutes les fonctionnalités "au sommet d'une infrastructure middleware moderne, et précisément au sein de notre propre middleware Fusion," a déclaré le PDG d'Oracle. "La Suite contient 10 000 processus intégrés uniques et la version finale comprendra 100 produits différents, tous disponibles simultanément," a-t-il ajouté. "Nous n'avions jamais fait cela auparavant, et j'espère que nous n'aurons pas à le refaire."

Selon Larry Ellison, Oracle "ne s'est pas réfugiée dans une grotte" pour développer son logiciel. L'entreprise a ainsi réalisé des tests à grande échelle avec certains clients tout au long du processus de développement de manière à offrir une interface utilisateur satisfaisante," a-t-il précisé. Le logiciel "ne ressemble pas beaucoup à la suite E-Business, il ressemble peu à SAP. Il apporte une interface moderne."

"Les applications sont disponibles auprès d'Oracle sur site ou à la demande," a-t-il indiqué. "Ce sera aux clients de décider. Ils peuvent aussi commencer à utiliser le logiciel à la demande et le déplacer ensuite facilement en interne s'ils le désirent." Le PDG d'Oracle a précisé que l'entreprise n'avait pas l'intention de pousser les clients qui utilisent des produits logiciels plus anciens à passer à Fusion. "Nous pensons que, pour la plupart des clients, la bonne chose à faire est de voir comment se passent les premiers déploiements... Ils pourront s'orienter vers Fusion quand ils le souhaitent. Ils sont les mieux placés pour savoir comment effectuer le déploiement de leurs ressources informatiques."

D'autres sessions de présentation des Fusion Apps sont prévues jusqu'à jeudi, date de la clôture de l'OpenWorld 2010.

Illustration : Larry Ellison, fondateur et PDG d'Oracle, crédit photo IDG NS

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(25/06/2010 14:40:55)

Trimestriels : Progress Software attentiste face à la reprise

Le fournisseur de logiciel d'infrastructure a présenté ses résultats du second trimestre 2010. Le chiffre d'affaires de la société est de 127,7 millions de dollars soit une progression de 9% par rapport à la même période un an avant. Cependant, si on compare ce chiffre avec celui du 1er trimestre 2010 (127,5 M de dollars), l'activité semble marquer le pas. Pourtant, la vente de licences a généré un revenu de 44,2 M de dollars en progression de 15% par rapport à 2009. Au premier trimestre fiscal, ce revenu était de 47,1 M de dollars.

Le bénéfice net s'établit lui à 19,1 M de dollars et affiche une forte croissance +176% par rapport à même trimestre en 2009. Le revenu d'exploitation s'élève à 22,7 M de dollars en hausse de 97%. Sur le plan de la trésorerie, elle se monte à 261 M de dollars.

Sur les perspectives du prochain trimestre, Progress Software reste prudent face à l'effectivité de la reprise économique. Ainsi, le chiffre d'affaires est estimé entre 121 et 124 M de dollars.

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