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BPM
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(21/06/2010 15:44:50)
Processus métiers : Oracle recentre sa suite BPM 11g sur les utilisateurs
Voilà deux ans qu'Oracle travaille à unifier l'architecture de sa suite de gestion des processus métiers (BPM), composée de plusieurs logiciels, et à l'intégrer avec son offre middleware Fusion. C'est ce qu'a souligné Hasan Rizvi (ci-dessus), vice-président du développement produit de la société, lors d'une conférence web revenant sur le lancement de la BPM Suite 11g, livrée il y a quelques semaines. De fait, cette évolution de l'offre Oracle Business Process Management 10gR3 regroupe cinq solutions récemment mis à jour par l'éditeur : BPEL Process Manager (intégration des web services dans les processus métiers), Business Activity Monitoring (supervision de l'activité métier), Business Rules (gestion des règles métier), la WebCenter Suite (création de portail) et Universal Content Management (gestion de contenus).
Une collaboration renforcée
Le BPM permet de mettre en place des enchaînements de processus métiers (par exemple, dans le secteur de l'assurance, le traitement d'une demande d'indemnisation) afin d'en automatiser le plus possible le déroulement. Ces enchaînements font intervenir un grand nombre d'acteurs différents et pour gérer les changements de façon dynamique, Oracle a cherché à renforcer les capacités d'interaction de son produit avec les utilisateurs. « Il est vraiment nécessaire de disposer d'un ensemble d'outils intégrés pour éviter de passer trop de temps sur le système IT sous-jacent », a pointé Hasan Rizvi.
Le recours à la suite WebCenter apporte des fonctions de collaboration de type réseau social. « Un nouvel espace de travail appelé 'Process Spaces' permet aux architectes qui créent les processus de retrouver l'équipe IT et les utilisateurs pour discuter de modèles proposés et de ceux qui sont déjà mis en place », explique le responsable du développement produit chez Oracle. [[page]]
Selon leur rôle dans l'organisation, les utilisateurs n'accèdent qu'à tout ou partie des échanges sur Process Space. « Vous pouvez, par exemple, avoir dans une entreprise un processus d'approbation des voyages qui inclut à la fois les employés et les managers, a détaillé par la suite David Shaffer, vice-président responsable produit d'Oracle Fusion Middleware, à nos confrères d'IDG News Service. Au sein du Process Space, le manager verra, de son côté, les demandes d'approbation qui lui sont soumises et peut-être, en même temps, des échanges sur la nécessité de réduire certaines dépenses de déplacements. Tandis que le collaborateur, lui, pourra suivre le statut de sa demande tout en se renseignant sur les dispositions prévues par l'entreprise pour les voyages ».
Même interface pour des workflows en BPEL ou BPMN
A noter que la suite Oracle BPM 11g prend en compte de façon native la version 2.0 de BPMN (Business process modeling notation), le langage de description de processus métier. La solution propose la même seule interface pour concevoir les workflows en utilisant l'un ou l'autre des deux langages de modélisation de processus, BPEL (Business process execution language) ou BPMN. « Chaque standard a ses défenseurs, rappelle Hasan Rizvi. Ce que nous voulons, c'est proposer le meilleur de chaque monde. L'architecture d'exécution sous-jacente supporte les deux modèles ».
L'éditeur a également renforcé l'intégration avec d'autres logiciels de son catalogue comme le serveur d'applications BEA WebLogic, le moniteur transactionnel Tuxedo, ou encore ses outils de développement JDeveloper et et JRocket.
La BPM Suite 11g est aussi la première version à prendre en compte les fonctionnalités de l'offre BPM de BEA, AquaLogic, acquise par Oracle en 2008. Elle utilise en particulier AquaLogic BPM Studio pour l'édition des processus et lui emprunte notamment son interface Wysiwyg.
«L'effort de recherche de SAP est très important comparé aux ratios habituels»
Basé en France, à Levallois Perret, Hervé Couturier est directement rattaché au directeur technique de la société, Vishal Sikka (basé à Palo Alto), sous la responsabilité de Jim Hagemann Snabe, le co-PDG qui supervise le développement des produits.
LeMondeInformatique.fr : Depuis l'automne 2008, vous pilotez les équipes de développeurs travaillant sur le portefeuille d'applications Business Objects et sur la plateforme d'intégration SAP NetWeaver. Qu'est-ce qui va changer avec vos nouvelles attributions ?
Hervé Couturier, vice-président exécutif Technology group de SAP : Exception faite des couches basses de NetWeaver, plus précisément de la partie serveur d'applications que je ne superviserai plus, le périmètre de mes attributions est maintenu. Les équipes de développement de Business Objects et des autres couches de NetWeaver restent sous ma responsabilité. Mais j'ai récupéré en plus la partie recherche qui rassemble à peu près 450 personnes. C'est un effectif très important quand on le compare aux ratios habituels. Chez Business Objects, nous avions trois personnes dans ce domaine pour un effectif total de plus de 6 000 personnes. Là, nous sommes 450 alors que SAP compte 48 000 collaborateurs. Il s'agit donc d'un très gros effort de recherche.
Malgré cette prise de fonction sur la recherche, vous restez donc dans l'opérationnel ?
J'ai une position assez unique car je crois que c'est la première fois que l'on a quelqu'un qui est, en même temps, responsable de la recherche et de la livraison de logiciels. WebIntelligence, Explorer, Crystal Reports... sont des produits que je dois livrer pour le portefeuille d'applications décisionnelles, mais également Composition Environment, ou encore Process Integration, sur NetWeaver. Et je couvre en plus, maintenant, la partie recherche. J'ai donc vraiment un pied dans les deux mondes.
Avant sa restructuration en février dernier, SAP s'était vu reprocher de ne pas suffisamment innover. Depuis, l'innovation est devenu l'un des mots d'ordre des deux co-dirigeants, Jim Hagemann Snabe et Bill McDermott. Considérez-vous effectivement que la société péchait dans ce domaine ?
Je crois que c'est une des raisons, effectivement, pour lesquelles on m'a demandé de reprendre ce job. Parce qu'en toute humilité, je crois qu'avec les équipes que je pilote, nous avons eu tout de même de bons résultats dans la mise à disposition de nouveaux produits sur le marché. Au cours de deux dernières années, après l'acquisition par SAP, nous avons sorti BI OnDemand, BI sur mobile, Explorer et StreamWork, ce dernier ayant été livré en disponibilité générale en mai. Soit, en deux ans, dans le domaine des outils décisionnels et de collaboration, quatre nouveaux produits qui génèrent du revenu.
Lire la suite de cette interview dans la rubrique Entretien
Illustration : Hervé Couturier, vice-président exécutif Technology group de SAP (Crédit photo : SAP)
Software AG prochaine cible de SAP ?
Certaines rumeurs sont persistantes. Celle concernant un éventuel rachat de l'éditeur allemand Software AG par son compatriote SAP vient de rebondir cette semaine à la suite de déclarations émanant de leurs dirigeants respectifs. Dans une interview donnée à Bloomberg News, le PDG de Software AG, Karl-Heinz Streibich considère que SAP serait sans aucun doute en adéquation avec sa propre entreprise. Il rappelle néanmoins que, pour toute acquisition, le prix offert se doit d'être excellent. Or, Software AG est le deuxième éditeur de logiciels outre-Rhin, derrière SAP, avec un chiffre d'affaires consolidé de 1 milliard d'euros depuis le rachat de son compatriote IDS Scheer à l'été 2009.
Software AG possède les offres webMethods et Aris
Les remarques de son PDG ont été recueillies la semaine même où SAP tenait son conseil d'administration annuel. Au cours de celui-ci, le co-PDG, Jim Hagemann Snabe aurait indiqué que l'éditeur de Walldorf était ouvert à d'autres acquisitions importantes après celle tout juste réalisée avec Sybase (encore en cours) qui s'est tout de même établie à 5,8 milliards de dollars. SAP ne souhaite pas commenter ces rumeurs spéculatives.
Il est vrai que le portefeuille de logiciels de Software AG (solutions d'intégration SOA et de gestion des processus métiers) viendrait enrichir de façon conséquente l'offre middleware NetWeaver de SAP avec des produits reconnus tels que ceux de webMethods (éditeur américain racheté en 2007). Et désormais, la société dirigée par Karl-Heinz Streibich possède aussi les outils de modélisation Aris, d'IDS Scheer. Ce dernier est en outre, de longue date, un très proche partenaire de SAP.
Illustration : Karl-Heinz Streibich, PDG de Software AG, récemment reconduit dans ses fonctions pour cinq ans (crédit photo : Software AG)
[[page]]Rappelons que, sur le terrain de l'intégration, Oracle a déjà racheté, en 2008, le spécialiste de l'intégration BEA Systems. Par ailleurs, cela ne l'empêche pas d'utiliser en OEM la technologie de modélisation des processus métiers Aris d'IDS Scheer.
Il y a quelques mois à peine, en décembre dernier, SAP a déjà procédé à une acquisition dans le middleware, reprenant une partie des actifs de SOALogix pour les intégrer notamment à son offre de gestion du cycle de vie des produits (PLM).
Mais Software AG représente vraiment un acteur majeur sur ce marché. De surcroît, ses équipes savent vendre ces technologies quand SAP est d'abord un spécialiste des applications de gestion.
Tibco et SOA Software sont aussi des cibles pour SAP
Sur le marché du middleware, « si vous ne disposez pas vos propres outils, vous êtes dépendant de quelqu'un d'autre, argumente Ray Wang, associé du cabinet d'études Altimeter Group. Pour SAP, ce sont des actifs stratégiques à posséder ». Bien sûr, il y a NetWeaver. Mais pour Ray Wang, cela ne suffit pas. Ces solutions middleware conviennent pour des besoins génériques, selon lui, « mais dès que vous devez gérer beaucoup de données hétérogènes en sortant du monde SAP, vous vous rendez vite compte des difficultés », estime-t-il.
Ray Wang entrevoit d'autres cibles pour l'éditeur allemand d'ERP. Tibco, par exemple, dont le possible rachat a déjà été évoqué en août 2009. Mais aussi SOA Software, moins coûteux. De nombreux clients de SAP utilisent déjà les technologies de ces deux éditeurs souligne l'analyste d'Altimeter.
Enfin, s'il note que les avancées importantes réalisées ces derniers temps sur NetWeaver pourraient détourner SAP d'un rachat dans le middleware, il souligne aussi la nécessité, pour un acteur de cette importance, de maintenir sa croissance vis-à-vis de ses actionnaires. « Pour grossir, vous devez alors procéder à de grosses acquisitions, comme le font IBM et Oracle. Certes, il a fallu du temps à SAP pour s'y résoudre. »
Le PDG de Software AG prolongé dans ses fonctions jusqu'en 2015
Karl-Heinz Streibich vient de se voir reconduit dans ses fonctions de PDG de Software AG par le conseil de surveillance de la société, jusqu'au 31 mars 2015. Andreas Berckzky, président de ce conseil, souligne qu'il s'agit d'un vote de confiance dans les « qualités d'entrepreneur » de celui qui dirige depuis octobre 2003 l'éditeur allemand de solutions d'infrastructure logicielle et d'outils d'intégration. Software AG a enregistré une croissance durable et rentable au cours des cinq dernières années, rappelle-t-il dans un communiqué, y compris pendant la période de récession économique.
A la faveur du rachat de son compatriote IDS Scheer, en août dernier, Software AG a effectivement terminé l'année 2009 sur un chiffre d'affaires en hausse de 18% (847,4 millions d'euros) et un bénéfice net de 140,8 M€ en progression de 22%. Avec le renfort de cet acteur spécialisé sur la gestion des processus métiers (BPM), le groupe a entamé 2010 en étant déjà assuré de dépasser le milliard d'euros de chiffre d'affaires.
Quelques années plus tôt, l'éditeur de la base de données Adabas et du langage Natural avait déjà eu la main heureuse en rachetant judicieusement webMethods, spécialiste américain des outils de middleware, en avril 2007. Vingt mois plus tard, c'est l'offre SOA de ce dernier qui tirait la croissance de Software AG sur son exercice 2008.
Avant de rejoindre le groupe qu'il dirige depuis six ans et demi, Karl-Heinz Streibich était président délégué du conseil d'administration de la SSII germanique T-Systems. Il a commencé sa carrière d'ingénieur en 1981 chez Dow Chemical, dans le développement logiciel.
Illustration : Karl-Heinz Streibich, PDG de Software AG (crédit photo : DR)
Alfresco lance un outil BPM open source
Ce projet Activiti sous licence Apache doit remplacer la licence LGPL qu'Alfresco utilise actuellement pour son édition Enterprise - elle-même une évolution de la licence GPL réalisée cette année. L'entreprise, qui parle et expérimente depuis longtemps ce passage à Apache, avait été contrainte par Hibernate pour l'accès aux bases de données et JBPM pour le workflow. Pour l'aider dans le développement, Alfresco a même débauché Tom Baeyens, architecte fondateur du projet JBoss jBPM, chez Red Hat, pour lui confier la direction du développement de la partie flux de travail. « Le workflow n'était pas notre compétence de base » a déclaré John Newton, co-fondateur d'Alfresco. « Mais Tom Baeyens est tout à fait qualifié pour ça. »
Dans la première version alpha d'Activiti, on trouve une série de fonctionnalités, dont l'Activiti Engine, une console d'administration système pour contrôler et faire fonctionner le moteur, Explorer, qui gère les listes de tâches, et Modeler, un outil de modélisation reposant sur un navigateur internet.
Pour John Newton, l'émergence du BPMN comme standard pour la modélisation et l'exécution, est l'impulsion dont le BPM Open Source avait besoin. « Le BPMN est supporté par quelques grandes noms comme Microsoft, Oracle et Tibco. Nous attendions quelque chose comme ça parce que le BPEL s'est avérée impraticable pour le BPM « pure player ». Le XPDL aurait pu être l'autre solution, mais il a manqué le coche. » Activiti, qui sera disponible en version gratuite et Open Source avant la fin de l'année, es également soutenu par plusieurs autres fournisseurs, notamment SpringSource, une filiale de VMware et la société allemande Camunda, qui a contribué à mettre au point certains des outils de surveillance du système.
Selon John Newton, trois éléments importants plaident en faveur de son produit : «Tout d'abord, la licence libre, qui fait que vous n'avez pas à débourser le moindre centime, d'autre part le support de la nouvelle norme BPMN - cela signifie que les processus métiers seront la prochaine étape, et enfin, le fait que, sur le plan de l'architecture, ce n'est pas une grosse application. » Pour lui, « l'intérêt se trouve dans les marchés connexes. Ceux qui veulent un référentiel pour stocker ce type de processus, peuvent acheter ce service ou nous pouvons leur vendre de la gestion de contenus associée au produit. »
Tibco étoffe sa gamme logicielle
«C'est la plus grande révolution technologique dans l'histoire de Tibco, » a déclaré Rourke McNamara, directeur senior du marketing produit au niveau mondial lors de la conférence TUCON à Las Vegas. « Nos applications ont été mises à jour pour englober un éventail plus large de fonctions et leur permettre de travailler plus étroitement ensemble, selon un principe d'emboîtement qui facilite l'intégration » poursuit-il.
Daryl Plummer, vice-président de groupe au sein du cabinet d'analyse Gartner, fait remarquer que cette mise à jour logicielle représente une avancée significative pour l'entreprise. « Le monde est devenu très changeant, et il faut pouvoir gérer des événements structurés et non structurés » explique t'il avant d'ajouter « le logiciel intégré devrait aider les entreprises à mieux répondre aux événements extérieurs ». Ce dernier a également qualifié la mise à jour de Silver, un ensemble d'outils introduit l'an dernier par l'éditeur pour mettre en place des applications professionnelles en cloud, comme l'un des changements les plus importants. « Cette solution peut maintenant être utilisée pour développer et déployer des applications composites ainsi que pour exécuter des workflows ». La société a également indiqué que ce logiciel pouvait être exécuté sur un service hébergé EC2 d'Amazon.
Simplification et diversification
Tibco a aussi mis à jour l'outil de conception, basé sur Eclipse, et l'outil d'administration, désormais exécutable dans un navigateur Internet, de sa suite d'outils ActiveMatrix basée sur une architecture orientée services (SOA). Plus particulièrement, la société a intégré une nouvelle application BPM dans la suite, qui permet de gérer des flux de travail. Progressivement, il envisage d'ailleurs de favoriser ActiveMatrix BPM, par rapport à son outil BPM actuel iProcess. « La mise à niveau de ce dernier n'a pas été considérée comme une option viable, car l'éditeur voulait que son moteur BPM fonctionne avec sa gamme de logiciels sous ActiveMatrix, » a déclaré Rourke McNamara. Cet environnement dédié à la conception ressemble à celui d'iProcess, à la différence près que les modèles créés dans iProcess devront être vérifiés avant d'être exécutés par le moteur d'ActiveMatrix BPM.
Le groupe américain a également mis à jour sa solution d'analyse Spotfire, lequel offre désormais la possibilité d'extrapoler les données selon des modèles d'analyse prédictive. La version 4.0 du logiciel de traitement d'événements complexes BusinessEvents, s'est également enrichie de fonctionnalités supplémentaires, offrant aux utilisateurs des moyens additionnels pour éditer les règles de capture d'événements, à l'aide de feuilles de calcul notamment.
L'éditeur a également amélioré Tibber, son logiciel de réseaux social pour l'entreprise, actuellement en version bêta, qui permet aux salariés de s'envoyer des messages à la manière de Twitter pour partager des informations avec leurs collègues. En plus de gérer la présence, les utilisateurs peuvent également suivre les fils de discussion des sujets. L'éditeur envisage de commercialiser cette solution, dont la dernière version bêta peut être utilisée sur iPhone, d'ici à la fin de l'année.
Un pilotage des coûts RH plus fin chez Bolloré Logistics
A l'invitation de l'éditeur Information Builders, Christophe Lebrun, Reporting Manager chez Bolloré Logistics et Florence Decatra, responsable applicatifs ressources humaines, ont présenté jeudi 25 mars leur projet Rhea de pilotage des coûts liés aux ressources humaines au sein de leur entreprise. Bolloré Logistics est un spécialiste du commissionnement de transport, de la manutention portuaire, du stockage et de la distribution présent dans 90 pays et générant 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires. 60% de ses coûts sont liés aux ressources humaines, d'où l'importance de les piloter.
Le projet Rhea a été co-piloté par la DRH et la DAF et a suivi la création, fin 2008, d'un poste de contrôleur de gestion sociale, issu du contrôle de gestion mais ayant une dimension ressources humaines. Pour la DAF, il s'agissait de « comprendre la facture des frais de personnel » en y intégrant les factures d'intérim, la masse salariale pure, les avantages en nature, certains retraitements comptables, etc. Ainsi, la rentabilité de l'entreprise pouvait être mieux suivie et les différentes entités rendues capables de se benchmarker. La DRH avait, elle, besoin de pouvoir piloter la politique de rémunération, d'embauche, de négociations collectives... Enfin, les directions opérationnelles devait disposer d'un outil pour maîtriser l'un des « leviers essentiels de leur performance ».
Bien entendu, il existait un pilotage avant le projet Rhea mais les données étaient peu partagées et très hétérogènes. La définition même du terme « effectif » ne renvoyait pas au même concept selon l'interlocuteur. L'essentiel du pilotage se faisait au travail d'extraction et de retraitements de la paye gérée sous HRAccess. Or la paye est une source de données incomplète, la facture des intérimaires n'y figurant pas par exemple. Le projet a donc consisté a compléter les extractions pures de la paye par des extractions issus d'autres logiciels de gestion. La gestion des extractions se fait en mode batch mensuel. Les masses concernées étant considérables, l'objectif était de disposer des éléments en J+6. Les premiers éléments ont été mis en oeuvre début 2009 et Rhea dispose à ce jour de 80 utilisateurs en France, contre 300 dans le monde au terme du déploiement.
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La multiplicité des sources de données imposait de d'abord mettre en oeuvre un outil d'intégration. En l'occurrence, Bolloré Logistics disposait de Microsoft SQL Server et de l'outil d'ETL SSIS intégré. C'est donc sous cet outil que la base de données de consolidation a été mise en place. La couche décisionnelle a été l'objet d'une mise en concurrence approfondie entre Webfocus de Information Builders et Business Object de SAP. Techniquement, aucun critère discriminant n'a pu être réellement relevé. Webfocus était handicapé par l'absence de compétences internes suffisantes chez Bolloré sur ce produit. Malgré tout, il a été choisi parce qu'il était capable de gérer le mode déconnecté, la saisie manuelle de données complémentaires, qu'il disposait d'un cube OLAP intégré et, surtout, que son éditeur pouvait aussi être son intégrateur. Ainsi, il a été possible de faire développer un panneau d'administration utilisable par le contrôle de gestion et la DRH pour 95% des opérations d'administration, celles qu'elles étaient en mesure de réaliser sans intervention de la DSI.
Le projet Rhea permet de traiter des masses mais aussi de descendre jusqu'à l'individu (en fonction des droits de chaque opérateur). Pour l'heure, le projet permet de réaliser des analyses d'effets par type d'évènement (évolutions réglementaires, gestion des ressources...). A terme, il permettra d'analyser les effets reports d'une décision prise à un moment donné et les écarts entre le prévu et le réalisé.
Les analyses portent bien sûr sur la productivité mais aussi sur l'absentéisme, les frais d'intérim, les heures supplémentaires, les accidents du travail (gravité, fréquence, localisation...), les salaires (et les augmentations collectives comme individuelles)... Ces analyses ont lieu en euros et/ou en équivalents temps plein, avec les redressements adéquats (par exemple, répartition du treizième mois). D'autres analyses sont également envisagées ultérieurement. (...)
Dépenses SOA : +24% entre 2008 et 2013, selon IDC
« Certains sur le marché prétendent que c'en est fini de la SOA. Rien n'est plus faux », a rectifié Ruediger Spies, vice-président d'IDC Central Europe pour les applications d'entreprise, lors de la conférence « SOA and Beyond » (SOA et au-delà) organisée la semaine dernière à Londres par le cabinet d'études. Pour le consultant, l'intérêt qui se manifeste en ce moment autour du cloud computing constitue notamment un catalyseur pour investir dans les architectures orientées services. Selon lui, entre 2008 et 2013, les dépenses SOA auront augmenté de 24% dans la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), de 23,2% en Asie/Pacifique et de 24,7% sur le continent américain. C'est cette troisième région qui tirera la croissance, a précisé le consultant d'IDC, en expliquant que l'augmentation serait moindre en Europe où les entreprises disposent d'une meilleure architecture informatique qu'aux Etats-Unis, mieux intégrée.
Les projets SOA exigent de bien comprendre les besoins métiers
Ruediger Spies a rappelé que le succès des architectures orientées services impliquait pour l'entreprise de construire une vision à long terme. « Ce sont des projets dont la durée de vie dépasse celle des ERP, qui courent sur douze ou treize ans », rappelle l'analyste. Il recommande aussi que les architectes SOA définissent une valeur métier qui permette aux opérationnels de comprendre en quoi elles contribuent à améliorer les performances de l'entreprise. « Il s'agit avant tout d'intégration [entre applications]. Le responsable du projet doit comprendre les besoins des métiers. Il ne faut pas choisir un jeune diplômé qui vient juste de sortir de l'école, mais s'appuyer sur quelqu'un qui sera reconnu à la fois par les utilisateurs métiers et par les équipes informatiques », insiste Ruediger Spies.
L'analyste explique aussi qu'un projet SOA correctement défini fournira les bases pour les stratégies de BPM (gestion des processus métiers) qui, selon lui, sont très proches du cloud computing. Ce dernier, estime-t-il, ne constitue qu'une option supplémentaire lorsqu'une entreprise doit choisir une solution informatique ou remplacer ses systèmes en place. Et Ruediger Spies d'insister : si vous avez mis en place convenablement votre architecture orientée services, vous aurez votre feuille de route pour élaborer vos architectures de processus et d'information et la façon dont elles doivent se combiner. »
Les clubs utilisateurs d'Oracle veulent du concret
L'Aufo, l'association des utilisateurs francophones d'Oracle, a tenu ce lundi 22 mars sa conférence annuelle, à Paris. Les sujets liés à l'intégration de Sun ne sont pas encore à l'ordre du jour, le club préférant aborder des préoccupations plus immédiates (les impacts de la crise sur les départements IT, les retours d'expérience...) ou revenir sur certaines problématiques propres à l'offre d'Oracle (la dématérialisation dans l'E-Business Suite, le support, AIA, CRM On Demand ou encore, la technologie 11G). Le feu vert donné pour le rachat de Sun ne remonte qu'à deux mois et l'Aufo attend que le rapprochement se concrétise pour en parler. « C'est encore récent, il faut d'abord que l'on nous prouve qu'il y a quelque chose au-delà des annonces », considère Jean-Jacques Camps (photo), DSI d'Air Liquide Ingénierie et président du club. Pour autant, l'Aufo est loin de se désintéresser de la question et l'association n'a pas attendu que l'autorisation de rachat soit accordée par Bruxelles pour essayer de créer un groupe d'utilisateurs Sun ; sans succès encore, mais c'est l'un des objectifs de l'année en cours.
Des groupes Sunopsis, Hyperion et bientôt BEA
En 2010, le club souhaite étendre l'activité de sa communauté. Un groupe BEA va notamment se constituer qui s'ajoutera aux autres groupes déjà créés au sein de l'Aufo pour accueillir les utilisateurs des offres rachetées par Oracle, comme Siebel, Sunopsis ou Hyperion. Seuls les clubs JD Edwards et PeopleSoft gardent une indépendance de fonctionnement tout en s'appuyant sur la même délégation générale. Ils participent notamment à la conférence annuelle. « Nous avons longuement discuté de la fusion de nos trois groupes, mais nous aurions risqué de perdre une partie de l'implication des personnes », explique Jean-Jacques Camps. Favoriser l'échange entre ses membres reste l'une des priorités de l'Aufo, en restant centré sur « la vraie vie et pas forcément sur la dernière version d'un produit ou le PowerPoint sur lequel tout va bien, alors qu'en réalité le spécifique reste souvent obligatoire », rappelle le président de l'association qui insiste sur la totale indépendance de son organisation vis-à-vis de l'éditeur de Redwood Shores.
Photo : Jean-Jacques Camps, président de l'Aufo
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Le club compte 800 personnes représentant une centaine d'entreprises et d'administrations, les deux tiers situées en Ile-de-France, un quart dans les autres régions et le reste hors de France (en Belgique et en Suisse). En 2009, un nouveau groupe a été lancé en Algérie. Le Maroc devrait être le prochain objectif d'extension. « Plus nous serons nombreux, plus fructueux seront les échanges. Du moment que l'on utilise la même langue de travail, que l'on se trouve dans une zone géographique qui n'oblige pas à des déplacements trop longs pour participer aux événements et que l'on se retrouve autour de préoccupations métiers communes », souligne Jean-Jacques Camps.
Des formations pragmatiques
En pratique, les membres se voient proposer une vingtaine de commissions par an sous forme de deux demi-journées thématiques ponctuées de témoignages. « Nous n'évoquons pas les lendemains qui chantent mais les mises en oeuvre qui existent ». Parmi les sujets récurrents : Comment produire un projet international et comment effectuer une montée de version. Parallèlement, des groupes de travail rassemblent des utilisateurs toute l'année autour d'une problématique commune : le CRM dans le secteur pharmaceutique, le secteur public, les systèmes géographiques... Enfin, tous les 3e jeudis du mois, une webconférence propose de découvrir un produit pendant l'heure du déjeuner (récemment, le User Productivity Kit, un logiciel de formation).
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Pour la troisième année, la remise des trophées a constitué le point d'orgue de la conférence annuelle des utilisateurs francophones d'Oracle. « Ils viennent apporter reconnaissance et visibilité aux projets efficaces et astucieux qui ont fait leur preuve depuis trois à six mois », met en avant Jean-Jacques Camps. Sur les douze dossiers finalistes du crû 2010, les quatre retenus l'ont été sur des critères de création de valeur, de mesure du bénéfice pour les utilisateurs, d'innovation et de créativité, a rappelé Françoise Hemery, la présidente du club JD Edwards en les présentant.
Un trophée pour une architecture Oracle RAC 11g Extended
Le Groupe Hospitalier du Havre s'est vu décerner le Prix de la technologie. Avec l'aide de la SSII Digora, il a mis en place une architecture Oracle RAC (Real application cluster) 11g 'étendue', composée de trois clusters (un de six noeuds et deux de deux noeuds), répartis sur deux datacenters et permettant une réplication totale. Chaque serveur dispose de son propre SAN. Cette application à haute disponibilité, en production depuis un an et demi pour traiter le dossier médical du patient, est désormais utilisée aussi par le SAMU.
24 mois pour déployer l'ERP E-Business dans une PME
Le trophée Application a été remis à Altis Semiconductor pour son application de GMAO (gestion de maintenance) transactionnelle et décisionnelle centralisée sur PeopleSoft et intégrée au SI de gestion.
Le Coup de coeur du Jury est allé à Teisseire, pour son déploiement « rapide et pratique » de l'ERP JD Edwards. Enfin, le Grand Trophée d'Oracle est revenu à l'éditeur de logiciels Bodet, une PME de 500 personnes qui, en 2004, alors que son SI reposait sur de nombreux développements spécifiques, a décidé de migrer vers un ERP. L'entreprise a déployé tous les modules de la E-Business Suite en 24 mois.
Chaque année, le lauréat du Grand Trophée est invité à se rendre à la grand'messe d'Oracle, OpenWorld, qui se tient à San Francisco, au Moscone Center. L'édition 2010 se tiendra du 19 au 23 septembre prochain. L'an dernier, le trophée avait été remporté par Webhelp et en 2008, par Soletanche-Bachy (voir ci-dessous son témoignage sur OpenWorld).
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