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(04/11/2008 18:04:10)

IBM et Sun livrent une version mainframe d'OpenSolaris

Une version du système d'exploitation OpenSolaris est disponible au téléchargement pour les mainframes d'IBM. Elle permettra notamment de faire migrer vers le System z des applications spécifiques développées en C/C++ sous Solaris. Cette version de l'OS s'appuie sur la technologie de virtualisation z/VM qui permet de créer des milliers d'images virtuelles dans un seul hyperviseur. Tant le système d'exploitation de Sun que les System z d'IBM sont très bien implantés dans le secteur financier et de nombreux clients devraient être intéressés par la possibilité de consolider les applications Solaris sur mainframe, estime Brad Day, analyste pour Forrester Research. Pour lui, le recours aux mainframes constitue déjà une solution pour consolider des projets Linux : « Pourquoi en effet ne pas prendre un mainframe et y virtualiser un ensemble de petits serveurs Solaris », décrit-il. Un appel aux développeurs Opensource IBM et Sun préviennent que le portage de l'OS sur mainframe est un prototype et engagent vivement les développeurs Open Source à participer au projet afin de les aider à l'améliorer. Ce prototype a été développé par Sine Nomine Associates, avec le support technique et financier d'IBM et Sun. Sine Nomine travaille également au portage de Java vers le mainframe qui devrait être disponible fin 2009 ou début 2010. Selon Brad Day, de Forrester, de nombreux utilisateurs de mainframes voudront télécharger et tester la version mainframe d'OpenSolaris, mais ils attendront sans doute le portage de Java avant de mettre quoi que ce soit en production. (...)

(04/11/2008 17:13:41)

Le prix des mémoires flash en chute libre

Malgré une forte hausse des livraisons, le marché en valeur des mémoires Flash NAND va baisser en 2008 et, probablement, aussi en 2009. Pour iSuppli, l'âge d'or de ces mémoires est révolu. Alors que le chiffre d'affaires de ce secteur a progressé de plus de 100% entre la fin des années 90 et le début de ce siècle, il va, pour la première fois, baisser en 2008 pour descendre à 12 Md$ (-14%). L'an prochain, iSuppli prévoit une baisse d'ampleur similaire : -15%. Ce renversement de tendance est dû à une conjonction de facteurs. Le principal est le type de marchés auquel s'adressent les mémoires flash. A 80%, il s'agit de produits grand public. Or, pour ces produits, les réseaux de distribution disposent d'une importante marge de négociation. Celle-ci est d'autant plus efficace lorsque la concurrence entre fournisseurs conduit à une situation de surproduction. Les fabricants n'ont d'autre choix que de casser les prix pour, à la fois, continuer à faire tourner leurs usines et préserver leurs parts de marché. Au cours des cinq dernières années, la production (mesuré en Go) a augmenté chaque année de 192%. En 2008, cette hausse va atteindre 126% et elle sera encore de 71% l'an prochain. Ensuite, la morosité du marché grand public est aussi à incriminer. Les consommateurs vont d'autant plus avoir tendance à réduire leurs dépenses qu'ils ont, pour la plupart, procédé à leurs premiers équipements. Or, traditionnellement, les marchés de renouvellement sont moins dynamiques que ceux caractérisés par un premier achat. -68% en un an sur le Go de mémoire flash Le cercle vicieux au centre duquel se trouvent les producteurs de mémoires flash a toutefois des retombées positives du point de vue des consommateurs. Le prix de vente moyen d'un Go de mémoire flash aura chuté en un an de 68% à la fin de cette année. Il baissera encore de 38% en 2009. Espérons qu'une partie de cette baisse sera répercutée sur le prix de vente des produits finis. (...)

(31/10/2008 14:43:56)

Rackable met 704 coeurs dans ses racks

Rackable Systems, constructeur spécialiste des serveurs haute densité, annonce sa gamme RackCloud. Au-delà de l'opportunisme marketing du nom choisi, il décrit des systèmes qui innovent sur deux niveaux. D'une part, les châssis CloudRack, en format 22U ou 44U, prennent en charge toute la ventilation. Deux gros ventilateurs remplacent ainsi ceux habituellement présents sur les serveurs eux-mêmes. D'autre part, les serveurs sont ramenés à la simple expression de leur carte mère bi-processeurs qui s'insèrent dans des tiroirs. Deux formats de carte sont proposés, l'habituel EATX (12x13 pouces) et le "Mini-SSI" (7x13 pouces). Epaulées par des tiroirs de stockage, ces cartes mères supportent les dernières générations de processeurs d'AMD et d'Intel La densité annoncée est impressionnante : jusqu'à 88 serveurs, soit 176 processeurs pour un total de 704 coeurs et 352 To de stockage dans un châssis 44U. Rackable Systems souligne aussi le gain de poids de l'ordre de 50% sur l'ensemble et une réduction de 20% de la consommation électrique par rapport à des serveurs 2U biprocesseurs. Comme les autres, Rackable s'émancipe des standards de serveurs en rack [[page]] Toutefois, cette annonce s'inscrit dans la tendance générale actuelle des constructeurs qui s'émancipent du respect des standards de fait des serveurs en rack. Tous, y compris ceux qui proposent des serveurs lames, y vont de leurs innovations en privant les clients potentiels d'une bonne partie de leur liberté de choix ultérieur. Notons aussi que Rackable se dispense de communiquer ses tarifs au prétexte qu'il livre des configurations sur mesure... (...)

(30/10/2008 16:20:12)

Trimestriels : Bull se maintient grâce à ses activités Services et solutions

Bull a publié un chiffre d'affaires de 240,7 M€ au troisième trimestre de l'année, en retrait de 1,1% par rapport à la même période en 2007. L'activité Services et Solutions est la plus rentable (46% du revenu global), en hausse de 7,5%. Le matériel et les solutions systèmes (28% du CA) progressent de 5,4 points alors que les activités de maintenance et les produits tiers dégringolent (respectivement -7,1% et -39,2%). Les prises de commandes ont augmenté de 3,3% en un an. Quant au bénéfice net et à la marge opérationnelle, Bull ne souhaite pas fournir de détails en dehors des résultats semestriels et annuels. Au premier semestre de l'année, le résultat net s'établissait à 4,5 M€, en hausse de 15% par rapport à 2007. Par zones géographiques, la France génère toujours plus de la moitié des revenus de Bull (58%), en hausse de 6% par rapport à l'année dernière. L'Europe Centrale et de l'Est enregistre une belle percée (+24,2%) mais sa part dans le CA de Bull reste minime (7%). Dans le reste du monde en revanche, les compteurs sont dans le rouge : -12,6% pour l'Europe occidentale et -5,7% aux Etats-Unis et en Amérique du sud. Le calcul haute performance et le Green IT, deux priorités pour Bull Bull a l'intention de se renforcer sur certains secteurs, comme le stockage, la sécurité et le calcul haute performance, les énergies vertes, et d'en abandonner d'autres (il a récemment cédé Medicaid, sa filiale spécialisée dans les solutions médicales, à Ingenix). Le groupe a racheté s+c (science + computing), une société allemande spécialisée dans le calcul intensif. Le premier centre de simulation numérique haute performance d'Allemagne (le Forschungszentrum Jülich) a choisi Bull pour fournir l'un des supercalculateurs les plus puissants en Europe. Il sera utilisé dans plusieurs domaines scientifiques, comme la recherche de nouvelles molécules et de nouveaux médicaments, l'origine de l'Univers et la physique des hautes énergies, ainsi que le développement de technologies pour lutter contre le réchauffement climatique. Le Green IT est un autre axe que Bull souhaite développer, notamment avec son offre « Bio data center ». A cet effet, le groupe français a allié son pôle R&D avec celui de SAP, afin d'améliorer l'efficacité de leurs environnements. Bull s'est également rapproché d'APC Schneider Electric pour proposer aux entreprises des audits énergétiques de leurs datacenters et les aider à optimiser leurs performances globales. Pour 2008, le groupe reste optimiste et espère réaliser un bénéfice opérationnel compris entre 25 et 27 M€, et ce malgré les remous financiers qui agitent la sphère IT. (...)

(30/10/2008 15:32:27)

C'est Dell qui équipera les datacenters d'Azure

Microsoft va faire appel à Dell pour construire les datacenters nécessaires à l'infrastructure de Windows Azure, son système de Cloud Computing. L'éditeur a choisi la division Data Center Solutions (DCS) du constructeur texan. Très autonome, cette entité forte de 200 salariés est spécialisée dans le déploiement de grands centres de données. Elle commercialise des plateformes spécifiques et personnalisées (pas forcément à base de serveurs Dell standards) associées à des prestations de conseil et de service. DCS dispose de ses propres unités de R&D, de design et de fabrication. Elle se focalise sur les trente premiers acteurs du monde américain des datacenters. (...)

(30/10/2008 11:58:54)

Intel injecte 20 M$ dans deux sociétés chinoises spécialistes de l'énergie propre

Intel Capital a investi 20 M$ dans deux sociétés chinoises du secteur des technologies propres (clean techs), Trony Solar et NP Holdings. La répartition du montant entre les deux entreprises n'a pas été précisée. Trony Solar est spécialisée dans une technologie de cellules photovoltaïques qui produisent de l'électricité tout en jouant le rôle d'élément de construction. Avec l'investissement d'Intel, elle compte passer d'une production de 35 mégawatts annuels à 105 MW au début 2009. NP Holdings oeuvre de son coté, à l'optimisation du stockage de l'énergie, domaine dans lequel il possède de nombreux brevets de recherche. « L'économie mondiale est morose, mais l'innovation reste un moyen d'aider les entreprises à traverser la crise financière, a déclaré, Cadol Cheung, DG d'Intel Capital pour l'Asie et le Pacifique, dans le communiqué de l'entreprise. Nous n'avons pas l'intention de ralentir le rythme de nos investissements. » Arvind Sodhani, président d'Intel Capital et Vice président d'Intel ajoute que des tels investissements « dans les technologies propres sont relativement nouveau pour Intel mais que le secteur prenait une importance stratégique croissante pour l'avenir de l'entreprise. » « Encourager le développement de sources d'énergie indépendantes des fluctuations du prix du baril de pétrole » [[page]]Dans un climat économique difficile, Intel pourrait toutefois voir son enthousiasme pour le 'green' freiné par les craintes des investisseurs, comme c'est le cas pour Google. Ce à quoi le fondeur rétorque qu'il est aujourd'hui essentiel « d'encourager le développement de sources d'énergie indépendantes des fluctuations du prix du baril de pétrole ». Intel s'est déjà engouffré dans le créneau de l'énergie solaire en créant SpectraWatt, une société de développement des technologies de transformation de l'énergie solaire en électricité en mai dernier. Avec trois autres partenaires - Goldman Sachs Group (une des plus grandes banques d'investissement américaines), Solon AG (un fabricant allemand de modules solaires et de systèmes photovoltaïques) et le fond PCG Clean Energy and Technology Fund (CETF) - Intel a doté la nouvelle entité d'une enveloppe de 50 M$. (...)

(29/10/2008 16:57:00)

Trimestriels : Samsung parvient à résister au retournement de ses marchés

Au troisième trimestre, Samsung a pris de plein fouet la crise de surproduction sur les composants et le début du retournement des marchés électroniques grand public. Sa marge brute s'effondre. Elle passe de 12% il y a un an à 5%. La raison principale de cette chute réside dans une baisse de 74% du résultat d'exploitation de la division semi-conducteurs, suivie par celle de 44% sur les écrans LCD et de 15% sur les produits télécoms. Toutefois, dans le marasme qui affecte le marché des mémoires, Samsung affirme être la seule société à éviter de passer dans le rouge. Samsung compense une baisse de 5% de son CA semi-conducteurs (essentiellement due à une baisse de 15% sur les mémoires) par des hausses de CA sur les écrans LCD (+20%), les produits télécoms (+26%) et les produits finis à base d'écran (téléviseurs, moniteurs, +29%). Pour son activité mémoire, Samsung subit le contrecoup de la morosité du marché. L'activité DRAM souffre à la fois du ralentissement de la croissance du marché des PC et d'un plafonnement de la quantité de mémoire installée. Après être passée de 1,7 Go à 2 Go par système au cours des six premiers mois, elle stagne à 2,1 Go. Pour le prochain trimestre, Samsung n'anticipe qu'une croissance de 6% des ventes de micro-ordinateurs, contre 15% habituellement. Les mémoires flash (NAND) voient leur prix fortement baisser. Mais Samsung compte sur l'arrivée de nouveaux produits au quatrième trimestre pour entretenir la demande. Sur les écrans LCD, Samsung annonce une baisse des livraisons des modèles de grande taille (téléviseurs) par rapport au trimestre précédent (-3% à 24,6 millions). En revanche, l'engouement pour les appareils nomades (GSM, Netbooks) propulse les livraisons à 35,4 millions d'unités (+40% par rapport au trimestre précédent). L'activité LCD de Samsung évolue sur un marché où les prix sont en nette chute par rapport au trimestre précédent : -30% sur les écrans 19 pouces, -24% sur les écrans 15,4 pouces et -11% sur les écrans 40 pouces, selon Display Search. La production de téléphones portables progresse de 22% sur un an. Samsung annonce avoir passé le cap des 50 millions d'unités livrées (51,8 millions) malgré un tassement de la croissance du marché (+ 5% seulement par rapport au trimestre précédent). Le prix moyen de vente baisse de 6% à 135$. (...)

(29/10/2008 17:17:12)

Un serveur Sparc d'entrée de gamme pour Sun et Fujitsu

Avec le M3000, Sun et Fujitsu complètent leur gamme commune de serveurs basés sur des processeurs Sparc. Ce modèle, le Sparc Entreprise M3000, un serveur rack d'entrée de gamme s'appuie sur le Sparc 64 VII, un quadricoeur développé par Fujistu. Selon John Fowler, vice-président exécutif du groupe systèmes chez Sun, le M3000 est un serveur d'entrée de gamme destiné aux déploiements d'applications n-tier, mais aussi aux développement d'applications qui, en production, tourneront sur des serveurs plus haut de gamme tels que les M8000 et M9000. Le M3000 comprend un Sparc 64 VII à 2,52 GHz, avec 4 à 16 Go de mémoire, deux disques SAS de 146 Go et un lecteur de DVD-Rom. Il tourne sous Solaris 10, et sera compatible avec la prochaine mise à jour 10/08. Selon Sun, ce nouveau modèle a une performance doublée par rapport aux serveurs d'entrée de gamme basés sur de l'Ultrasparc IIIi, pour un coût en terme d'énergie et d'encombrement réduit de moitié. De plus avec un bruit d'environ 47 dB (inférieur au volume observé dans un bureau « calme »), il pourrait presque s'installer sur le bureau des développeurs. Disponible en commande dès aujourd'hui, il est commercialisé à partir de 12 300 euros. Et sera livré à partir de novembre. (...)

(29/10/2008 12:23:30)

Trimestriels STMicro : la création de Numonyx taillade le bénéfice

STMicroelectronics a publié des résultats trimestriels décevants. Alors que les analystes interrogés par Reuters s'attendaient à un bénéfice net de 133 M$, le fabricant franco-italien de semi-conducteurs bascule dans le rouge avec une perte sèche de 289 M$, contre un bénéfice de 187 M$ l'an dernier. Le chiffre d'affaires s'établit à 2,46 Md$, soit une hausse de 10,9% par rapport à la même période de l'année dernière (+2,7% par rapport au deuxième trimestre 2008), toujours inférieur aux attentes du marché. La marge brute atteint 913 M$, soit 37,2% du chiffre d'affaires, en baisse de 1,9% Ces mauvais résultats sont partiellement dus aux frais de restructuration engendrés par la création de Numonyx en mars dernier, une co-entreprise regroupant les activités mémoire Flash de STM avec celles d'Intel. Cette naissance a essentiellement saigné STMicroelectronics, en lui infligeant une charge de 344 M$. Les chiffres d'Intel restent dans le vert, même s'ils souffrent d'un léger ralentissement. Un mois après la création de Numonyx, STM a dû éponger d'autres dépenses en fusionnant ses activités sans fil avec le Néerlandais NXP au sein d'une même entité, dont il détient 80%. Pas de croissance à deux chiffres pour l'ensemble de l'année Pour le reste de l'année, le fabricant reste prudent et renonce même à un objectif de croissance à deux chiffres. « Nous ne sommes pas à l'abri des grands défis que l'économie mondiale doit affronter aujourd'hui », a déclaré Carlo Bozotti, PDG de STMicroelectronics avant d'ajouter que « des mesures ont été prises ». Il s'agit notamment de réduire la fabrication de semi-conducteurs afin d'améliorer le contrôle des stocks et de répondre de manière plus adéquate à la demande. Pour l'ensemble de l'année, STM espère enregistrer un chiffre d'affaires en hausse de 6,2% à 8,6% à périmètre constant (en excluant les activités NXP). La marge opérationnelle devrait quant à elle atteindre 38,8%. (...)

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