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(01/07/2011 16:39:47)
Recap IT : Oracle pilonne HP, Un botnet coriace, Test du TouchPad
Dernière semaine avant les vacances scolaires et Oracle a décidé d'accaparer la couverture médiatique. La firme de Larry Ellison avait débuté avec des annonces classiques, le prix de ses applications Fusion, un programme Exastack pour attirer les éditeurs de logiciel sur ses solutions Exalogic et Exadata. Puis, Oracle a annoncé le rachat du dernier acteur indépendant dans le stockage, Pillar Data, (où le PDG de la firme de Redwood détenait une participation majoritaire via son fonds de capital-risque) pour renforcer son offre en la matière et le secret espoir de concurrencer les autres acteurs comme EMC. Enfin, l'éditeur est revenu sur le litige qui l'oppose avec HP sur l'arrêt des développements de ses solutions pour les puces Itanium. Oracle estime que HP profite de cette affaire pour se faire un beau coup de pub.
La domination médiatique d'Oracle a un peu éclipsé deux lancements majeurs cette semaine. Steve Ballmer a officiellement lancé Office 365, la suite bureautique en mode cloud, devrait séduire notamment les petites et moyennes entreprises. Quelques interrogations sont apparues sur la migration des clients de BPOS. Autre lancement mais plus discret, Google replonge dans l'aventure réseau social avec Google +. L'éditeur veut concurrencer Facebook en misant sur la simplicité et une plus grande intégration des outils de communication (chat, vidéo, etc...).
Du côté de la sécurité, l'actualité a été marquée par l'apparition d'un botnet très puissant (4,5 millions de PC infectés) et complexe à détruire. TDL-4 combine utilisation d'un réseau public de P2P et chiffrement propriétaire pour ses communications entre les ordinateurs infectés et les serveurs d'instruction. Il est aussi capable de supprimer des malwares et de les remplacer par d'autres moins visibles. En matière de sécurisation des échanges, l'inventeur du token SecureID a annoncé la mise au point d'une nouvelle technologie d'authentification. Selon Kenneth Weiss, son procédé serait parfaitement adapté au cloud et comprend 3 niveaux de sécurité dont une analyse biométrique vocale. Cela évitera les fuites et les pertes de données. En début de semaine, Citigroup a fait état d'une fraude de 2,7 millions de dollars suite à un piratage de 300 000 comptes bancaires.
Enfin après avoir suscité de grands espoirs, la tablette HP TouchPad ne résiste pas à certains tests et ne fait pas mieux que la référence du marché.
VoIP et très haut débit, vedettes des services de télécoms selon l'ARCEP
Au terme du premier trimestre 2011, la France compte encore 40,2 millions d'abonnements à un service de téléphonie fixe (-1,1% sur un an). Si le dégroupage total connaît un fort développement (8,2 millions de lignes), le dégroupage partiel ne cesse de baisser. Le trafic de téléphonie a atteint un volume total de 56,8 milliards de minutes (dont 30,2 milliards pour le fixe et 26,6 milliards pour le mobile), soit une faible progression de 0,8% sur un an. De janvier à mars, quelques 33,7 milliards de SMS ont été émis, soit 11,4 milliards de messages de plus qu'au cours du premier trimestre 2010.
Une tendance se confirme : le volume de trafic sur IP bondit de 69% sur un an et la proportion de minutes émises en IP vers les mobiles atteint désormais les 40%, bien aidé en cela par les nouvelles offres incluant les appels illimités vers les téléphones portables. Ce trafic de voix sur IP représente désormais 81% de l'ensemble des minutes des communications internationales et 63% des minutes des communications nationales vers les postes fixes.
Le très haut débit en phase de décollage
Le nombre de clients sur les réseaux mobiles (nombre de cartes SIM en service) s'élève à 65,5 millions (+6,4% en un an). Si le revenu provenant des communications téléphoniques est en constante baisse, l'ARCEP note que celui des SMS et de l'accès à l'Internet mobile ne cesse de progresser.
En ce qui concerne les abonnements à Internet, le nombre d'accès au haut et au très haut débit (ADSL, câble, fibre...) atteint le score de 21,8 millions en mars (+7,6% en un an). Les accès DSL (20,3 millions) représentent 95% du marché à haut débit et près de six accès sur dix (11,4 millions) sont couplés avec un service de diffusion de télévision par DSL. De son côté, le nombre d'accès au très haut débit décolle pour atteindre les 516.000 abonnements en mars (+53,1% sur un an).
Les tarifs des appels mobiles en Europe en baisse
Le marché unique des appels mobiles se construit patiemment sur le plan tarifaire. Pour les appels émis, les prix passent de 39 à 35 cents/min à partir du 1er juillet, et de 15 à 11 cents/min pour les appels reçus. Il s'agit de prix de détail maximum, hors TVA. Quant aux données, le plafond des prix de gros des services de données en itinérance passera de 80 cents/Mo à 50 cents/Mo.
L'objectif présenté dans la stratégie numérique pour l'Europe est de tendre vers une différence nulle entre les tarifs nationaux et ceux en itinérance d'ici à 2015. Il y a quelques jours, l'association UFC-Que Choisir s'était émue de ces tarifs qu'elle juge encore excessifs.
(...)(30/06/2011 09:46:10)Micro-paiements par mobile : bientôt 2,5 milliards d'utilisateurs
Le nombre de mobinautes utilisant leur téléphone comme moyen de paiement pourrait passer de 1,8 milliards en 2011 à 2,5 milliards en 2015, soit une évolution de 40% selon le cabinet spécialiste en mobilité Juniper Research. C'est principalement en Asie que se développe ce type de comportement. Ainsi l'Extrême-Orient (avec en tête la Chine) est la région qui concentre le plus d'adeptes (environ 30% du total en 2015), tandis que l'Inde à elle-seule pourrait dépasser les 400 millions d'utilisateurs. Parmi les vecteurs de développement, Juniper cite notamment le marché émergeant des tickets électroniques dans les transports et le spectacle.
Si le paiement par mobile n'est pas encore démocratisé en France, l'implication d'importants acteurs comme Google, qui a présenté il y a un mois sa propre solution de portefeuille électronique "Google Wallet", pourrait faire évoluer la tendance.
Crédit photo : Google Wallet
Symantec juge iOS plus sécurisé qu'Android
Selon le rapport établi par l'éditeur de solutions de sécurité Symantec, les plateformes pour smartphone iOS d'Apple et Android de Google sont plus sûres que les systèmes d'exploitation traditionnels pour PC, mais elles restent encore exposées à de nombreux types d'attaques. La bonne nouvelle, c'est qu'Apple et Google ont conçu leurs systèmes d'exploitation respectifs en gardant la question de la sécurité à l'esprit. Mais, du fait de l'évolution constante des menaces possibles, il est difficile de maintenir un niveau de sécurité imparable.
Dans le rapport intitulé « Regard sur la sécurité mobile », Symantec a testé les deux systèmes d'exploitation pour voir comment ils résistaient à des attaques sur le web et sur le réseau, à des attaques profitant des techniques de l'ingénierie sociale, celles affectant l'intégrité des données, et comment les OS se comportaient face aux logiciels malveillants. Qu'ils soient sous Android ou sous iOS, les utilisateurs de smartphones et de tablettes tactiles ont pris l'habitude de synchroniser régulièrement leurs appareils avec des services de cloud computing et leurs ordinateurs personnels. Ces opérations peuvent potentiellement exposer certaines données sensibles - personnelles ou professionnelles - à des systèmes qui ne sont plus sous le contrôle de l'entreprise, selon Symantec.
Plus de malwares sous Android
Quand il s'agit de se protéger contre les logiciels malveillants traditionnels, le système de certification des applications et des développeurs mis en place par Apple protège les utilisateurs, selon Symantec. Comparativement, le mode de certification, moins rigoureux, de Google, a sans doute favorisé l'augmentation de malwares sous Android, a indiqué l'éditeur. En juin, Google a dû retirer un nombre encore plus important d'applications infectées par des logiciels malveillants et proposées sur l'Android Market, son site de vente d'applications en ligne. « L'approche, plus ouverte de Google, a été l'une des raisons de son succès, » a déclaré Ben Wood, directeur de recherche chez CCS Insight. « Cela a permis à Google d'augmenter rapidement le nombre d'applications disponibles sur son site.
Jusque-là, les programmes incriminés n'ont pas eu d'incidence majeure pour les utilisateurs, mais ce sentiment pourrait changer rapidement s'ils devaient subir des attaques avec de graves conséquences, » a estimé le chercheur. Comme l'ont déjà remarqué les experts en sécurité, le fait qu'Android se repose sur l'utilisateur pour acquérir un ensemble de validations est un maillon faible du système de Google. La majorité des utilisateurs ne sont tout simplement pas techniquement compétents pour prendre de telles décisions sur la sécurité. Comparativement, la plate-forme iOS refuse tout simplement l'accès, quelles que soient les circonstances, à de nombreuses couches systèmes plus sensibles, selon Symantec. Sur Android, une application malveillante demande simplement à bénéficier de l'ensemble des autorisations dont elle a besoin pour fonctionner. Et dans la plupart des cas, les utilisateurs leur accordent ces accès en toute confiance. Symantec modère un peu en précisant que Google demande aux développeurs de payer un droit d'accès et de s'enregistrer auprès de l'entreprise pour pouvoir distribuer leurs applications via le Marketplace, le site de vente officiel des applications Android.
Un cryptage faiblard sur iOS et absent sur Android
Parmi les faiblesses éventuelles d'iOS, Symantec pointe son mode de cryptage. Selon Symantec, la majorité des données sont cryptées de telle manière qu'elles peuvent être décryptées sans que l'utilisateur n'ait à entrer le code d'accès du terminal. Cela signifie qu'un attaquant ayant un accès physique à un périphérique iOS peut potentiellement lire la plupart des données présentes sur le mobile sans connaître le mot de passe, explique encore Symantec. Au mois de février dernier, des chercheurs allemands en ont fait la démonstration : en six minutes, ils ont réussi à s'introduire dans un iPhone sous iOS 4.2.1. En outre, les attaques contre les applications spécifiques, comme le navigateur web d'iOS, même si elle est autonome et évite les répercussions sur d'autres applications, peuvent encore provoquer des dommages importants à un périphérique. Depuis peu, Android 3.0 (Honeycomb uniquement disponible pour tablettes), propose un mode de cryptage intégré. Mais les versions antérieures d'Android, celles que l'on trouve sur quasiment tous les téléphones mobiles en circulation, ne disposent pas de ces capacités de chiffrement.
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Pour l'instant, les chercheurs en sécurité ont identifié près de 200 vulnérabilités dans les différentes versions d'iOS. Mais, selon eux, la grande majorité de ces failles ne sont pas très graves. À ce jour, sur les 18 vulnérabilités repérées dans Android, toutes sauf quatre ont été corrigées par Google, dont l'une dans la version 2.3 seulement, mais pas dans les versions antérieures. Selon Symantec, le récent malware Android.Rootcager, aussi connu sous le nom de Android.DroidDream, et Android.Bgserv, visent tous deux cette vulnérabilité et tentent de l'utiliser comme levier pour gagner le contrôle d'administrateur sur les machines. Symantec met également en garde les utilisateurs de smartphones jailbreakés. « Ce sont des cibles de choix pour les attaquants, car ces smartphones sont aussi vulnérables que des PC traditionnels, » avertit l'éditeur.
La sécurité des smartphones doit être renforcé
En conclusion, Symantec estime qu'iOS offre un meilleur contrôle d'accès, un meilleur filtrage des applications, et un meilleur système de cryptage. Android de Google dispose d'une meilleure technique pour isoler les applications, et son système de catégorie avec permission pour contrôler l'accès est un bon rempart, indique le rapport de Symantec. Apple propose également une meilleure protection contre les attaques de malware, les attaques dites de service, la perte de données et les attaques visant à violer l'intégrité des données. Les deux systèmes d'exploitation proposent une protection complète contre les attaques Web, mais aucune ne dispose des technologies de protection pour contrer des attaques d'ingénierie sociale comme le phishing ou le spam. « La sécurité des smartphones est devenue un défi auxquels les vendeurs doivent répondre, » a déclaré Ben Wood. « Des attaques à grande échelle pourraient avoir un effet très négatif sur la popularité du smartphone, » a-t-il estimé.
(...)(29/06/2011 10:43:07)187 milliards d'apps téléchargées en 2015 selon IDC
En 2010, le nombre d'applications mobiles téléchargées dans le monde a été estimé à 10,7 milliards. Ce chiffre pourrait donc être multiplié par 17 d'ici à 2015 et atteindre des sommets, soit 182,7 milliards de téléchargements selon IDC.
Leur modèle économique va également évoluer. IDC avance que de la même manière que les jeux proposent souvent un mode gratuit permettant ensuite de migrer vers une version payante plus complète, la majorité des applications pourraient à l'avenir comporter ce type d'options ou alors intégrer directement de la publicité pour les financer... voire les deux.
Crédit photo : Viber
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