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(03/10/2011 10:27:09)
Résultats semestriels: Solutions 30 victime des printemps arabes
Le groupe de services IT (particuliers et entreprises) a enregistré une croissance inhabituellement faible lors du premier semestre 2011. Son chiffre d'affaires qui s'est établi à 26,7 millions d'euros n'a en effet progressé que de 1,7% à période comparée de l'exercice précédent. Aux dires du groupe, les troubles liés à la révolution tunisienne expliquent cette contre-performance. Ils auraient empêché le bon fonctionnement du plateau de prise de rendez-vous pour des clients français que Solution 30 exploite dans le pays. Depuis, cette structure a déménagé au Maroc.
Les mêmes raisons expliqueraient la baisse du résultat courant avant impôts qui est passé de 2,1 millions d'euros lors du premier semestre 2010 à 900 K€ cette année. De fait, le RCAI (résultat courant avant impôts) ne représente plus que 3,42% du chiffre d'affaires du groupe de services contre 8% un an avant.
Objectif : plus de 60 M€ de CA sur l'année
Solutions 30 n'en confirme pas moins l'objectif de croissance à deux chiffres qu'il s'est fixé pour l'ensemble de l'année. L'entreprise table en effet sur plus de 60 millions d'euros de facturations contre 55 millions d'euros en 2010. Pour atteindre cet objectif, Solutions 30 compte notamment sur les trois acquisitions qu'il a réalisées en France cet été (AGEMIS, Odyssée et une partie des activités de Maintenance Partner Solutions) ainsi que la bonne orientation de son activité en septembre.
Windows 8 se dévoile encore un peu plus
A la veille de l'ouverture de la Build Professional Developers Conference de Microsoft à Anaheim, en Californie, l'éditeur a montré aux journalistes et aux analystes, la version bêta de la prochaine génération de son système d'exploitation Windows 8 (voir encadré page 2 pour trouver les liens de téléchargement). L'éditeur avait déjà rendu public un certain nombre de fonctionnalités de cet OS sur son blog et lors de précédentes manifestations. Néanmoins, cette présentation a permis de voir comment les différents éléments travaillaient ensemble.
Pour Steven Sinofsky, président de la division Windows, le prochain système d'exploitation est une « refonte audacieuse » de Windows. L'expérience utilisateur du futur OS sera fondamentalement différente de celle de toutes les versions précédentes. Notamment, les utilisateurs ne percevront plus l'écran comme un « bureau ». Ils n'y trouveront pas non plus de menus dans lesquels ils auront à chercher les fonctions d'une application. Ce changement a été possible grâce à la nouvelle interface utilisateur, appelée Metro, où l'on retrouve beaucoup de l'interface créée par Microsoft pour Windows Mobile 7 avec ses applications accessibles via des tuiles tactiles.
Icône et Tuile, une subtile différence
Selon Microsoft, la distinction entre tuile et icône est subtile mais importante. « Les tuiles sont plus expressives que les icônes, » a expliqué Jensen Harris, directeur du management des programmes pour Windows. « Auparavant, les icônes représentaient des applications. » Les tuiles « live » peuvent être mises à jour avec de nouvelles informations. Ainsi, une application météo peut afficher la météo en temps réel, un client de messagerie peut indiquer le nombre de nouveaux emails arrivés. Les tuiles peuvent aussi être organisées en groupes pour faciliter l'accès aux applications. Jensen Harris a ainsi montré comment les utilisateurs pouvaient agréger les différentes applications ensemble, par jeux, sites de réseaux sociaux, sites utilisés dans le cadre professionnel et ainsi de suite.
Grâce au multitouch, l'utilisateur peut zoomer en élargissant pour voir tous les groupes, ou zoomer en se rapprochant pour n'en voir qu'une partie, un processus connu sous le terme de « zoom sémantique. » Comme les tuiles, les groupes peuvent être déplacés. Les applications peuvent également être retrouvées grâce à une fonction de recherche.
Des limitations pour ARM
Le bureau traditionnel de Windows reste présent dans l'OS, surtout dans le cas d'applications de précision, comme les appelle Steven Sinofsky, c'est à dire celles dont l'usage demande une action plus précise de la souris. Notamment, Adobe Photoshop et le Gestionnaire de tâches de Microsoft font toutes deux parti de cette catégorie. L'interface desktop devient « juste une autre application. » Cependant, « les applications de bureau traditionnelles ne seront pas capables de fonctionner sur des machines à base de processeur ARM, » a précisé Steven Sinofsky lors d'une séance de questions-réponses.
« Dans la mesure où ces applications ne pourront pas profiter de fonctionnalités avancées propres au processeur ARM, comme la capacité d'ajuster la consommation d'énergie quand elles ne sont pas actives, il serait peu judicieux de fournir un moyen d'exécuter de telles applications sur ces machines à base de processeurs ARM, » a t-il déclaré. Néanmoins, les applications basées sur Metro pourront fonctionner indifféremment sur des machines x86 ou ARM. L'interface de Métro intègre dans un même système les commandes propres à chaque plate-forme matérielle.
Pour créer des applications Métro, les développeurs peuvent utiliser soit le framework XAML, ou un ensemble de standards web, comme le HTML5, le CSS et JavaScript. « Les applications seront elles-mêmes « immersives », en ce sens qu'elles pourront occuper tout l'écran, » a déclaré Jensen Harris. « Le bureau chromé qui encadre les applications traditionnelles a été supprimé, » a t-il ajouté. En glissant le doigt vers le bas, l'utilisateur aura accès à la liste de fonctions de l'application dans la moitié inférieure de l'écran. Les utilisateurs pourront également accéder à un ensemble d'utilitaires communs, disponibles pour les applications Metro, en faisant glisser leur doigt vers la gauche. Ils verront alors se dérouler un ruban comportant un certain nombre d'icônes, que Jensen Harris appelle « Charms ».Charms contient des fonctions communes à toutes les applications, comme le « Partage » (Sharing), la recherche (Research) ou la commande des périphériques, les imprimantes par exemple.
Illustration principale : Microsoft a présenté un prototype de tablette Samsung équipée de Windows 8
Crédit photo : Agence IDG News Service
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Microsoft fournira une interface aux développeurs Metro afin que leurs applications puissent interagir avec ces utilitaires. Par exemple, avec la fonction « Partage » de Charm, le directeur du management des programmes a montré comment partager une page web avec un contact grâce à un site de réseau social comme Facebook. L'utilisateur déroule le ruban pour accéder à « Partage ». Là, il trouve la liste des applications dont le contenu peut être partagé. « Chaque application a ses propres jeux de configurations - des contrats - lui permettant d'accepter des données partagées, et permettre à d'autres applications d'envoyer des données, » a t-il précisé.
Sécurisation multiple et orientation cloud
L'authentification de l'utilisateur peut se faire de différentes manières : par mot de passe classique, par un identifiant entièrement numérique, ou à l'aide d'un mot de passe « image ». Dans ce dernier cas, l'utilisateur doit, dans une image familière - la photo d'un proche par exemple - tracer avec le doigt des lignes imaginaires entre différentes parties du visage, un peu comme un puzzle à points. L'accès à la machine lui sera accordé s'il effectue la bonne séquence de mouvements.
Le Cloud va également jouer un rôle dominant dans le prochain OS. Chris Jones, le vice-président Corporate de Microsoft a montré comment le système pouvait communiquer avec les services Live et SkyDrive de Microsoft. Windows 8 sera capable d'unifier des données hébergées dans le Cloud et émanant de différentes sources. Le client de messagerie sera capable de gérer les messages de clients multiples, et l'application Calendrier pourra afficher plusieurs Calendriers en une vue unique. La liste de contacts pourra combiner les contacts de multiples services.
Le client de messagerie instantanée pourra également s'associer à de multiples services. SkyDrive offrira un moyen de synchroniser les informations entre plusieurs appareils. Les photos, par exemple, pourront être téléchargées automatiquement à partir d'un téléphone ou d'un appareil photo numérique et être partagées avec d'autres. Les utilisateurs pourront même utiliser SkyDrive pour accéder à des données sur un ordinateur distant. (...)(13/09/2011 15:26:05)
Intel et ARM : la bataille se dessine autour du PC portable de demain
Cette semaine à l'occasion de l'Intel Developer Forum (du 13 au 15 septembre à San Francisco), le fondeur de Santa Clara doit donner davantage de détails sur l'avenir des « ultrabooks », ces PC fins et légers avec des caractéristiques de tablettes tactiles. Le fabricant de puces devrait également s'exprimer sur le futur OS de Microsoft, Windows 8. Pendant ce temps, à la conférence Microsoft Build (du 13 au 16 septembre, mais à Anaheim, toujours en Californie), Nvidia et Texas Instruments vont plaider leur cause afin de verrouiller l'arrivée de Windows 8 sur leurs puces à architecture ARM. Les deux fondeurs ont déclaré qu'ils intègreraient des puces ARM dans les ordinateurs portables afin de prendre des parts à Intel sur le marché du PC.
Quant à Intel, il pousse ses ultrabooks pour, dit-il, raviver l'intérêt des utilisateurs, toujours plus attirés par les tablettes tactiles, et faire remonter les ventes de PC. Les fabricants de puces à architecture ARM pensent de leur côté que leurs processeurs, peu gourmands en énergie, peuvent trouver leur place dans des ordinateurs portables tournant sous Windows 8, Microsoft ayant élargi la compatibilité de son prochain OS aux processeurs ARM. Selon une porte-parole de Nvidia, Win 8 fonctionnera sur des tablettes et des PC équipés de sa puce quad core Kal-El à venir et les premiers terminaux de ce type devraient apparaître sur le marché, plus tard cette année.
ARM a encore un gros travail à faire sur les PC
« Dans le domaine du PC, ARM doit faire face à un défi similaire à celui que doit affronter la puce x86 avec les tablettes. C'est techniquement faisable, mais le chemin sera long et difficile », a déclaré Jim McGregor, stratège en technologie chez In-Stat. Intel possède des puces plus rapides et une longue expérience avec le PC, ce qui lui donne un avantage, du moins au départ. Mais, selon les analystes, les processeurs ARM, qui permettent une plus grande autonomie, pourraient rattraper ce handicap avec l'arrivée de Windows 8. ARM, qui vend ses puces sous licence, a hésité à entrer sur le marché du PC, du fait des faibles marges et du manque de retour sur investissement. Mais ces difficultés n'ont pas dissuadé Nvidia, TI et Qualcomm.
Cependant, si ARM peut parvenir à se faire une place dans le domaine de la tablette tactile, le fondeur se trouve confronté à de nombreux défis, propres au monde du PC. « ARM fait peur au camp x86, mais ne met pas leur vie en danger, » a déclaré Roger Kay, Président d'Endpoint Technologies Associates. La bataille pourrait surtout avoir lieu sur le terrain de l'ordinateur portable bas de gamme, mais ARM ne peut rivaliser dans la catégorie haut de gamme où il faut offrir davantage de performance et des écrans de plus grande taille. « Les processeurs ARM sont très bien pour faire tourner des applications du genre iOS. Ce n'est pas le plus rentable dans le marché du PC, où les grands écrans, le grand nombre d'applications, les jeux vidéo en haute résolution avec de bons titres, les gros tableurs, sont de bonnes sources de revenus. Et je ne parle pas des serveurs et de l'informatique haute performance, » a expliqué le Président d'Endpoint.
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« De plus, les processeurs ARM actuels ne supportent pas encore les instructions 64 bits et pourraient connaître des problèmes pour faire tourner des matériels comme les imprimantes ou les scanners, », a déclaré Nathan Brookwood, analyste principal chez Insight 64. « Il existe déjà des pilotes Windows x86 stables pour les anciens matériels, et les fabricants ne voudront peut-être pas développer de nouveaux pilotes pour ARM afin de faire tourner leurs produits plus anciens. D'autre part, je reste assez sceptique quant à exécuter Windows 8 sur des machines de bureau et des portables, construits autour d'un processeur ARM, » a déclaré l'analyste. Même si cela peut affecter le nombre de PC livrés, les processeurs et les tablettes ARM ne seront pas compétitifs en matière de contenu.
Avec son interface utilisateur remaniée, Windows 8 pourrait transformer les PC et les tablettes en outils de création et de consommation de contenu, ce qui ne serait pas à l'avantage de ARM. « Si les projets d'Intel sont fidèles à la vision du constructeur, les ultrabooks trouveraient leur place entre les PC et les tablettes, » a déclaré Dean McCarron, analyste principal chez Mercury Research. « Au cours des dernières décennies, les PC ont plusieurs fois changé de nature, d'abord comme ordinateurs de bureau, puis comme ordinateurs portables. Les ultrabooks pourraient être la prochaine génération, » a-t-il ajouté.
Les ultrabooks vont monter en gamme
Intel a prévu de mettre l'ultrabook au centre de sa manifestation californienne et doit présenter son plan de déploiement en trois étapes pour ces futurs portables. Les ultrabooks d'Intel tourneront avec des processeurs Core, auront moins de 20 millimètres d'épaisseur et seront équipés de disques SSD. Au cours des deux prochaines années, Intel compte déployer des modèles de plus en plus sophistiqués, en ajoutant des fonctionnalités comme un écran tactile qui pourra pivoter et coulisser, des batteries capables de tenir toute une journée, et des capacités de démarrage instantané.
Intel a investi 300 millions de dollars dans des entreprises qui développent de nouvelles technologies pour les ultrabooks. Certains fournisseurs, comme Lenovo, Asus et Toshiba ont déjà annoncé des ultrabooks ayant l'aspect et la finesse du MacBook Air d'Apple. En plus des ultrabooks, Intel fait également la promotion de tablettes à puce x86, avec l'objectif de contrer la domination de ARM dans ce secteur. Enfin, lors de l'IDF, le constructeur parlera de sa future puce Medfield, initialement conçue pour équiper les smartphones, et qu'Intel destine aux tablettes.
Ralentissement de croissance pour l'achat de biens IT selon la Fevad
Les ventes des particuliers ont progressé de 20% au 1er semestre (par rapport au même semestre de 2010) avec 17,5 milliards d'euros dépensés. Les ventes de vêtements arrivent largement en tête avec 16,5% de croissance, alors que ce marché globalement progresse de 2%. Le e-tourisme est également en bonne forme avec +16%.
En revanche, les produits high tech progressent de 8%, ils ne bénéficient pas, comme en 2010, de la Coupe du monde de football. Les ventes aux professionnels sont également sur un rythme plus modéré de +5%.
Le montant des transactions a progressé de 21% au 1er semestre, le montant moyen de 3% au 2ème trimestre, signe que la crise économique commence à peser sur les achats, même ceux effectués en ligne. Le nombre de sites utilisant des plateformes de paiement en ligne progresse de 28%. De plus en plus de français utilisent les ventes en ligne, de plus en plus de sites sont présents, mais le montant des achats pourrait subir un ralentissement comme pour tout le commerce.
Les apps Windows Phone 7 seront-elles compatibles avec Windows 8 ?
En spéculant, à l'occasion d'une table ronde avec des journalistes, sur le fait que les applications Windows Phone 7 pourraient peut-être tourner sous Windows 8 pour puces ARM, Jen-Hsun Huang, le CEO de Nvidia, a ouvert une perspective intéressante au futur système d'exploitation de Microsoft. Celui-ci n'est pas entré dans les détails et l'éditeur de Redmond n'a pas commenté cette déclaration. Si bien que l'on se demande si ces spéculations sont de pures hypothèses ou si l'information a filtré avec la bienveillance de Microsoft. N'empêche que si Windows 8 (ARM) était en mesure d'exécuter des applications tournant sous Windows Phone 7, ce serait un énorme coup de pouce pour le futur système d'exploitation de Microsoft, destiné aux ordinateurs personnels comme aux tablettes tactiles. Mais cela poserait aussi certains problèmes.
Une interface désormais traitée comme une application
D'après ce que Microsoft a déjà dit à propos de Windows 8, l'interface du système d'exploitation pour tablettes fonctionnera essentiellement comme une application, comme chez MacOS X. Il sera possible, au coup par coup, de s'immerger dans l'interface traditionnelle de Windows. Mais la tablette sous Windows 8 aura ses propres applications et un look & feel complètement différent. L'inconvénient de cette approche, c'est que Microsoft va partir de zéro en terme d'applications pour tablettes ARM sous Windows 8. L'éditeur va devoir convaincre les développeurs de créer de nouveaux programmes pour ces ardoises, et, au premier abord, cela risque sûrement de prendre un peu de temps. Mais si Windows 8 peut faire tourner les applications pour smartphones ARM, les tablettes vont profiter d'emblée d'un catalogue de plus de 30 000 applications Windows Phone 7, de la même manière que l'iPad avait tout de suite profité des milliers d'applications du catalogue pour iPhone.
Des interfaces très proches
La ressemblance entre les interfaces de Windows Phone 7 et de Windows 8 constitue certainement un avantage en terme de programmation. En effet, les deux systèmes utilisent l'interface utilisateur « Metro » de Microsoft, qui privilégie la présentation en grilles des informations, réparties en colonnes bien définies. Quand Microsoft a fait les premières démonstrations de Windows Phone 7, les apps s'affichaient hors du cadre de l'écran du smartphone. On imaginait facilement une tablette affichant toutes ces informations en même temps sur son écran plus large (la troisième diapositive de la démonstration de Windows Phone en donne une bonne idée). On peut même imaginer une application Windows Phone optimisée pour tablette, montrant plusieurs colonnes en même temps, et la même, affichée sur un smartphone, pour laquelle l'utilisateur aurait à faire défiler les colonnes une par une.
Une dualité difficile à gérer
Il reste cependant un problème potentiel dans le portage des applications Windows Phone sous Windows 8. Comme l'a fait remarquer le CEO de Nvidia, les applications Windows Phone ont été écrites pour les processeurs ARM. Et Windows 8 pourra tourner à la fois sous processeurs ARM et x86. Cette particularité pourrait faire la différence entre les appareils, puisque tous ne seraient pas en mesure de faire tourner ces applications. (La version desktop de Windows 8 pose un problème inverse, la plupart des applications Windows ayant été écrites pour des machines x86.) Microsoft n'a pas expliqué comment il gérera ce dilemme. La semaine prochaine, l'entreprise de Redmont organise une conférence pour les développeurs et les médias où elle doit donner des détails sur Windows 8. Tous attendent des réponses à ces questions.
Si Microsoft réussit à concilier les plate-formes applicatives ARM pour Windows Phone 7 et Windows 8, ce serait un coup magistral qui lui permettrait de revenir en force sur le marché des terminaux mobiles.
Recap été 2011 (août) : Google gobe Motorola, HP change de stratégie, Steve Jobs démissionne
Les services prennent leur revanche sur le hardware
Google a choisi le 15 août, jour férié, pour annoncer qu'il rachetait Motorola Mobility, qui construit les smartphones Android, mais également la tablette Xoom. Le prix de la transaction 12,5 milliards de dollars a laissé les analystes sceptiques. Est-ce que Google cherche à s'aligner sur le modèle d'Apple ou bien investit-il dans un portefeuille de brevets pour se prémunir contre de futures attaques. Cette opération conforte la tendance que l'avenir des terminaux mobiles repose sur le logiciel. Le rapprochement Nokia-Microsoft en est une autre preuve.
HP se réoriente vers les services
Ce phénomène transparaît aussi dans les annonces de Leo Apotheker, PDG de HP en expliquant qu'il avait décidé d'arrêter ses terminaux sous WebOS et de chercher des solutions pour se séparer de sa division PC. Il a également annoncé le rachat de l'éditeur britannique Autonomy pour 10 milliards de dollars. Cette réorientation a laissé les analystes perplexes et a surtout fait chuter le cours de bourse. Pour solder son aventure dans les tablettes, HP a bradé les TouchPad entraînant ainsi une ruée sur les sites de commerce en ligne. Des développeurs se sont empressés de vouloir porter Android sur la tablette, alors que d'autres s'interrogent sur l'avenir de WebOS.
Steve Jobs démissionne
La fin du mois d'août a vu un message de la part de Steve Jobs qui annonce sa démission du poste de CEO d'Apple. Il garde son poste de président du conseil d'administration de la firme de Cupertino, qui a nommé Tim Cook pour le remplacer. Les analystes se sont posés la question sur l'avenir d'Apple après le départ de Steve Jobs et aussi sur son successeur Tim Cook, héritier naturel du gourou de Cupertino. Steve Jobs peut se vanter d'avoir amené Apple au zénith, au mois d'août la capitalisation boursière de la société est devenue brièvement la première mondiale devant Exxon. Elle est devenue également le premier fournisseur de smartphone au monde. Pour assoir encore un peu plus sa domination, Apple n'hésite pas à attaquer ses concurrents comme Samsung pour leur interdire de vendre sa tablette ou ses smartphones dans certains pays.
La division PSG de HP penche pour une spin off
Il y a juste quinze jours (jeudi 18 août au soir, heure française), HP indiquait vouloir entamer « une réflexion stratégique » sur l'avenir de sa division PSG. Derrière le tumulte médiatique qui s'en est suivi, les dirigeants de PSG ont indiqué rapidement comment ils entendaient maîtriser l'opération.
En France, les responsables de PSG ont appris la nouvelle, comme tout le monde, par les médias. Dans l'urgence, en trois jours, un plan de communication s'est mis en place. Le lundi 22, les partenaires distributeurs étaient informés par deux lettres. La première, une traduction, reprenait le texte envoyé par Tod Bradley, patron monde de la division PSG aux partenaires de HP. La seconde, rédigée par Pascale Dumas, vice-présidente de HP France et directrice générale de PSG, adaptait ces analyses au contexte français.
Ces deux courriers envoyaient un premier message et répondaient à la grande objection : HP veut-il se « débarrasser » de ses PC ? La réponse est négative. Au contraire, HP se réorganise, se « transforme », mais l'activité PC continuera, avec les mêmes interlocuteurs et les mêmes structures opérationnelles, mais un contexte juridique différente. « Il faut bien comprendre ce que représente PSG, souligne Michaël Albala , directeur commercial France de cette division. Au plan mondial, c'est 40 milliards de dollars de chiffre d'affaires sur les 130 affichés par HP. PSG représente 30% du CA et 20% du résultat net de l'entreprise, donc, on ne peut pas dire que HP voudrait se séparer d'une activité peu rentable. Ce n'est pas le cas et ce n'est pas notre motivation ».
Communiquer en 4ème vitesse
Un message qu'il a fallu distiller en quatrième vitesse. « Notre communication a concerné toutes les cibles : le management des partenaires, leurs équipes commerciales, les revendeurs, la grande distribution, note Sabine Turkieltaub, directrice marketing de PSG France. « Sans oublier nos partenaires stratégiques, Intel et Microsoft entre autres, et bien entendu nos équipes en interne ». Par téléphone ou en se déplaçant, les dirigeants de PSG se sont démultipliés pour éviter toute mauvaise interprétation.
(*) PSG = personal system group , HP compte deux autres divisions : IPG (Imaging and printing group) et EB (enterprise and business) qui regroupe tout ce qui traite à la fois de services, de stockage, de réseaux et de sécurité.
(**) Le spin-off est une séparation juridique qui va plus loin qu'une filialisation, les deux sociétés peuvent avoir le même actionnariat, la nouvelle société peut accueillir de nouveaux actionnaires, surtout, elles fonctionnent indépendamment. Exemples : Accor avec Accor services en France ou bien AT&T avec Lucent et NCR aux Etats-Unis.
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PSG France a joué « les yeux dans les yeux ». Pascale Dumas s'est déplacée chez ETC et Tech Data, les deux principaux grossistes en France, expliquant sur les plateaux des grossistes, devant les commerciaux, la nouvelle stratégie de HP. « Une communication rapide en direction des dirigeants de nos partenaires mais aussi de leurs équipes » explique Sabine Turkieltaub. « Le site de HP France, Smart Portal, reprend dans un éditorial, signée Pascale Dumas, les arguments de HP. ETC répercute l'analyse de HP sur son site pour informer ses revendeurs, de même que Tech Data qui reproduit même l'éditorial de Todd Bradley ».
La séparation est donc envisagée avec sérénité. Même si le travail à venir est conséquent, PSG montre qu'elle veut maîtriser le processus. Le timing est pratiquement ficelé. Avant le mois de décembre prochain, l'opération sera bouclée au plan mondial. Au mois de mars 2012, se réunit la traditionnelle conférence annuelle mondiale des partenaires HP. Le nouveau visage de PSG devrait être présenté à cette occasion. Après, il restera quelques mois pour finaliser le dispositif.
Et les contrats de distribution ?
Inévitablement, se posera la question des contrats de distribution. Seront-ils renégociés avec tous les partenaires pour chacune des catégories ? « Nous souhaitons le moins de bouleversements possibles et le plus de continuité », indique Michaël Albala. « Cette séparation est possible en douceur, les frontières entre les activités de PSG et des autres filiales sont nettement séparées, les pointillés se voient, on peut détacher PSG. J'ajoute que l'essentiel c'est-à-dire la supply chain est déjà indépendante, PSG est une entité agile qui le sera encore plus ».
Dernière objection à contrer, celle de la toute-puissance. HP est soupçonné depuis des années de ligoter ses partenaires, obligés de vendre une large gamme de produits, pour bénéficier de remises. Et les grossistes seraient peut être contents de pouvoir diversifier leur CA. « Nous entendons ces objections, note Michaël Albala, mais nous sommes une marque premium, un leader, de ce fait nous avons toujours apporté à nos partenaires du développement et de la marge. Notre position de leader signifie aussi une relation forte, sur la durée ».
(*) PSG = personal system group , HP compte deux autres divisions : IPG (Imaging and printing group) et EB (enterprise and business) qui regroupe tout ce qui traite à la fois de services, de stockage, de réseaux et de sécurité.
(**) Le spin-off est une séparation juridique qui va plus loin qu'une filialisation, les deux sociétés peuvent avoir le même actionnariat, la nouvelle société peut accueillir de nouveaux actionnaires, surtout, elles fonctionnent indépendamment. Exemples : Accor avec Accor services en France ou bien AT&T avec Lucent et NCR aux Etats-Unis.
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