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(30/01/2009 17:29:30)
Députés et Sénateurs refusent d'étendre la redevance aux ordinateurs
Contrairement à ce que plusieurs sénateurs avaient proposé, la redevance audiovisuelle ne devrait pas être étendue aux ordinateurs. C'est ce qu'ont décidé les membres de la Commission mixte paritaire (CMP), réunis en milieu de semaine pour élaborer un compromis entre les textes adoptés par les députés et les sénateurs. Co-présidée par Jacques Legendre et Jean-François Coppé et constituée de sept députés et sept sénateurs, la CMP semble avoir fait sienne les arguments avancés par Bruno Retailleau en réponse à l'amendement proposant d'appliquer la redevance à l'ensemble des terminaux permettant de recevoir les chaînes de télévision, dont les ordinateurs. « Ce serait un bien mauvais signal [au regard] du faible taux de pénétration [des PC en France], inférieur de 10 à 15% à celui enregistré en Europe du Nord ou en Grande-Bretagne », estimait le Sénateur. La décision de la CMP n'est finalement guère surprenante étant donné que l'Assemblée nationale avait rejeté le principe de taxer les ordinateurs, et que le gouvernement était également opposé à cette mesure. L'amendement qui prévoyait d'appliquer la redevance aux ordinateurs s'appuyait sur le principe d'équité. Dans un souci de trouver des moyens de financer l'audiovisuel public pour compenser la suppression de la publicité sur France Télévisions, les sénateurs à l'origine de l'amendement avançaient que « ceux qui bénéficient des mêmes services doivent contribuer de la même façon à leur financement ». La redevance cantonnée aux postes de télévision... provisoirement Par ailleurs, la CMP a validé le principe d'une augmentation de la redevance. Son montant sera majoré de 2 € en 2009, puis à nouveau en 2010, des sommes « qui s'ajouteront à l'indexation sur le taux d'inflation ». Il faudra ainsi débourser 122 € pour s'acquitter de la redevance fin 2010. Malgré la position de la Commission mixte, le chapitre de la redevance n'est pas clos. Dans le courant de l'année, un groupe de travail constitué de sénateurs et de députés sera ainsi mis en place pour plancher sur ce dossier. L'idée, nous explique Michel Thiollière, vice-président de la commission des affaires culturelles au Sénat, « est de procéder à une remise à plat de la redevance », en en examinant et en évaluant tous les aspects. Il est donc plus que probable que le principe d'équité soit à nouveau évoqué, ainsi que le principe d'étendre la redevance à tous les appareils permettant de regarder la télévision. (...)
(28/01/2009 18:15:08)Les netbooks contribuent à la baisse du marché informatique français, d'après GfK
L'année 2008 marque un tournant pour le secteur high-tech. Selon le cabinet d'études GfK, celui-ci a enregistré un chiffre d'affaires de 19,5 milliards d'euros, soit 3 % de moins qu'en 2007. Le seul secteur informatique, qui représente 34 % des ventes juste derrière l'électronique grand public, enregistre même une baisse plus forte de l'ordre de 5 %. Les ventes de PC de bureau, d'ordinateurs portables (y compris les netbooks) et de périphériques comme les imprimantes ont ainsi généré 6,63 milliards de chiffres d'affaires en 2008. Pourtant, la crise financière n'explique pas à elle seule ces mauvais résultats. En volume, les ventes ont progressé de 15 %. Pour Gfk, les causes sont avant tout structurelles : manque d'innovation, saturation du taux d'équipement et surtout guerre des prix acharnée entre les différentes marques. L'arrivée des netbooks a ainsi été désastreuse pour l'informatique. Avec un prix moyen constaté de 330 euros, ceux-ci ont fait baisser le prix d'achat d'un micro-ordinateur de 16 % par rapport à 2007, pour passer sous le seuil des 700 euros, à 652 euros. « Même si cette nouvelle offre a généré un nouveau marché, elle a instauré dans l'esprit des consommateurs de nouveaux seuils psychologiques de prix, » souligne Bertrand Huck, en charge des secteurs informatique, téléphonie et photographie chez GfK. En 2009, les PC seront aussi concurrencés par les smartphones Selon le cabinet, l'impact de la crise se fera réellement sentir en 2009, au moment où confrontés à une baisse du pouvoir d'achat, les acheteurs devront procéder des arbitrages. L'informatique sera l'un des secteurs les plus durement touchés. Elle devrait ainsi voir son chiffre d'affaires chuter encore de 10 %, dans un marché high-tech en baisse globale de 9%. En effet, les ventes de PC portables seront encore confrontées à la concurrence des « netbooks », mais également à celle des « smartphones » toujours plus puissants. En 2008, il s'en est vendu plus de 1,8 millions sur un total de 23,5 millions de téléphones. Et cette année, ils devraient représenter 30 % du chiffre d'affaires de la téléphonie. Les itinérants qui pouvaient envisager l'achat d'un PC portable pour consulter leurs courriels et accéder à Internet ont désormais le choix de passer par des netbooks, ou des smartphones, faciles d'utilisations. D'autant que de nombreuses applications d'entreprises s'installent désormais sur ces . (...)
(26/01/2009 14:35:17)Le Macintosh fête son 25e anniversaire
22 janvier 1984 : la foule assistant au Super Bowl, la finale du championnat de football américain, découvre un clip publicitaire réalisé par Ridley Scott, qui deviendra culte dans les années qui suivront. « Le 24 janvier, Apple Computer lancera le Macintosh. Et vous verrez pourquoi 1984 ne sera pas comme '1984' », scande le spot, en référence au roman de George Orwell. Le jour J, Steve Jobs dévoile la machine devant 3 000 personnes réunies à Cupertino. « Personne ne doutait qu'il s'agissait d'un événement historique », raconte l'analyste Richard Doherty, de l'Envisionering Group. Vendu 2 495 $, le Macintosh est le premier ordinateur personnel à fonctionner avec une souris et une interface graphique, en lieu et place de la ligne de commande. En réalité, l'Apple Lisa, lancé l'année précédente, reposait déjà sur une interface graphique, mais, vendu près de 10 000 $, il n'était pas parvenu à s'imposer. C'est donc le Macintosh, avec ses 128 Ko de mémoire vive, son processeur cadencé à 8 MHz, son écran monochrome 9 pouces et son lecteur de disquette 3 pouces, qui devient la première vedette de l'informatique personnelle. En 1986, Apple met à jour sa machine en quadruplant la quantité de RAM embarquée (512 Ko), et en permettant aux utilisateurs d'y installer jusqu'à 4 Mo. L'année suivante, le Macintosh II voit le jour. La machine, qui constitue le haut de gamme de la marque à la pomme, rompt avec le format tout-en-un de ses prédécesseurs. Elle innove également en proposant des emplacements pour disques durs et en renfermant un processeur Motorola 68020 à 16 MHz. Parallèlement, Apple lance le Mac SE, qui complète la gamme, et permet au constructeur de compter un million d'utilisateurs de ses ordinateurs personnels. [[page]] La suite de cette 'success story' passe par le lancement des premiers Mac portables en 1989, l'abandon des processeurs Motorola 680x0 en 1993 au profit des Power PC, l'avènement du Power Mac G3 en 1997, une année qui marque également le retour de Steve Jobs à la tête du groupe après douze ans de disgrâce. En 1998, c'est au tour de l'iMac de voir le jour : Apple inaugure la présence des ports USB sur ses machines et délaisse les connectiques SCSI. L'iBook est commercialisé en 1999 et bénéficie d'un ravalement de façade en 2001, en même temps que sort le PowerBook G4, Mac OS X et l'iPod. En 2006, les puces Intel font irruption dans les Mac. Ce sont d'abord l'iMac et le MacBook Pro qui remplacent leurs processeurs PowerPC par les CPU Intel, puis, dans le courant de l'année, toute la gamme Mac. Le constructeur lance parallèlement Boot Camp et des outils de virtualisation, qui autorisent les utilisateurs à faire fonctionner Windows sur leurs machines estampillées d'une pomme. En 2008, un an après la sortie de l'iPhone, le MacBook Air devient l'ordinateur portable le plus léger du marché. Il est construit en aluminium, comme les MacBook et Macbook Pro qui sortent en fin d'année. Encensés par les uns, décriés par les autres qui ne les voient que comme des machines réservées aux 'happy fews', les appareils signés Apple peuvent se targuer de compter un public fidèle. A tel point que, dans un marché des PC en pleine déconfiture, le constructeur américain se paye le luxe de voir ses ventes progresser de 9% sur un an au premier trimestre de 2009. Un trimestre présenté comme le meilleur de l'histoire d'Apple, mais qui est marqué par le retrait - provisoire - de Steve jobs pour raisons médicales. Et déjà les Cassandre redoutent que l'éloignement du patron charismatique ne signe le début de la fin d'Apple, vingt cinq ans après l'avènement du révolutionnaire Macintosh. (...)
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