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(30/09/2011 14:19:44)
HP mise sur les imprimantes connectées
Après une semaine agitée, HP revient sereinement à ses fondamentaux avec les annonces de ses différentes divisions. Vyosmesh Joshi, vice-président exécutif en charge de l'activité Imaging and Printing Group (IPG), a assuré en personne à Dublin la présentation des dernières offres du groupe californien. L'occasion de revenir sur la bonne santé d'une division souvent présentée comme la poule aux oeufs d'or du groupe. En 2001, cette branche réalisait un chiffre d'affaires de 19 millions de dollars au niveau monde (essentiellement les Etats-Unis), aujourd'hui Vyosmesh Joshi (ou VJ comme il aime à se présenter) annonce un revenu de 26 milliards de dollars. Un peu moins que l'activité PSG (40 milliards de dollars environ) condamnée à la scission mais beaucoup plus profitable. En 10 ans, les profits d'IPG ont doublé.
Pour revenir aux annonces IPG, VJ déclare très sûr de lui que « la stratégie ne va pas changer. Nos employés, nos technologies et notre habilité ne vont pas changer. Le business est fort et le marché en croissance. Nous avons une vision pour dix ans. Les opportunités sont sans limites ». Fort de ses 14 714 brevets, la division IPG semble avancer sur une route bien tracée : l'impression dans un monde connecté. Ici aussi le déclin de l'activité PC est relativisé par la multiplication des terminaux.
Pour s'adapter, les imprimantes vont presque toutes devenir connectées. Des mises à jour des micro-codes sont progressivement proposées par HP pour ajouter de fonctionnalités à certains vieux modèles dotés d'une interface réseau. Les LaserJet et les multifonctions pourront ainsi accéder au cloud pour apporter des fonctions de stockage, de partage mais aussi d'impression. L'app ePrint de HP permet déjà de chercher une imprimante sur un réseau local sans fil pour imprimer un document depuis un iPhone, un iPad ou un iPod Touch. HP n'est toutefois pas le seul sur ce créneau. Canon propose également une application pour iOS (Canon iEPP) avec les mêmes fonctions. VJ compte bien passer de 10 millions d'imprimantes HP connectées en aout 2011 à 50 millions en décembre 2012. Et toutes les imprimantes commercialisées par HP à partir de 79 euros seront dotées de ces fonctions.
Les grands comptes toujours choyés
HP ne délaisse pas pour autant les grands comptes avec des solutions pour améliorer l'administration de ses périphériques. Le logiciel Exstream 8.0 assure par exemple l'expédition et la réception de documents à la demande, et accélère les capacités de traitement des transactions avec signature électronique. L'outil Exstream Delivry Manager enregistre également toute l'activité dans l'entreprise pour savoir où et vers qui sont expédiés les documents.
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Pour renforcer ses propos, VJ a invité plusieurs clients à témoigner de leurs pratiques des produits d'impression HP. Une architecte espagnole du cabinet EMBT, Vaiva Simoliumaité, a ainsi expliqué combien de temps lui faisait gagner le cloud de HP pour la diffusion et le partage contrôlés de documents de travail. « On envoie les fichiers dans le cloud et on contrôle qui a accès aux documents : collaborateurs, clients, partenaires. On n'a plus de problèmes d'emails non reçus ou de connexions FTP difficile à établir. »
Un imprimeur français, Pierre-François Catté, PDG de la CPI, est venu souligner les gains gagnés en productivité grâce aux solutions d'impression numérique de HP. « Nous sommes en mission critique, cela peut paraître étrange quand on parle de livres mais si notre machine est indisponible 24 heures, nous perdons des commandes ». CPI imprime 600 millions de livres par an en France et à l'étranger, 85% en traditionnel et le reste avec des solutions numériques. Il s'agit essentiellement de petites séries entre 1 000 et 3 000 exemplaires pour rendre de nouveau disponibles des ouvrages épuisés. Absent sur scène, La Poste a toutefois été mise en avant par VJ avec un accord pour l'impression de timbres à domicile avec les produits HP. Une expérience similaire a été menée en Allemagne avec la Deutsche Post.
Signalons enfin que de nombreux produits, ont été annoncé à destination du grand public et des PME. Parmi les plus intéressants citons la LaserJet M275 (voir ci-dessus) et l'Envy 110. La première est un périphérique multifonctions doté d'un caméra placé au bout d'un bras vertical pour scanner en 3D des objets de petites tailles placés sur le capot. Il ne s'agit pas de prendre une poto 3D mais de numériser un objet 3D. La seconde est une imprimante pour le foyer qui ressemble au bloc d'un chaine Hifi haut de gamme.
Illustration principale : Vyosmesh Joshi, vice-président exécutif en charge de l'activité Imaging and Printing Group (IPG)
(...)(30/09/2011 13:20:30)Une tablette étudiante à 1 euro par jour lancée par Orange et le gouvernement
Pour ce prix, ils disposeront d'un iPad 2 ou d'une Samsung Galaxy Tab et d'un accès internet 3G. Le ministre de l'enseignement supérieur Laurent Wauquiez s'engage à ce que n'importe quel étudiant puisse bénéficier de cette offre, qu'il fréquente un établissement public ou privé, sans aucune restriction ni d'âge ni de ressources. Cette opération reviendra au final pour qui y souscrira à 730€ sur deux ans.
La spécificité de cette offre, c'est son coût mensuel qui n'excédera pas 31€/mois, soit 1€/jour pour disposer d'une tablette de qualité (un iPad 2 à 16Go ou une Samsung Galaxy Tab 8,9 pouces) et d'une connexion 3G avec un volume de données de 1Go par mois. Au-delà, les étudiants peuvent prolonger leur connexion, à raison de 3€ de plus par palier de 100 Mo. Pour le moment, seul Orange propose cette offre, baptisée « Let's go Proxima Etudiant ».
Le ministère souhaite également que soient développées des applications utiles pour les étudiants, tant sur le plan pédagogique que sur tout ce qui concerne leur vie quotidienne. Les universités françaises comptent aujourd'hui 20 000 « hotspots » (points de connexion WiFi) : 94% des résidences sont raccordées à internet et 60% des cafétérias proposent le WiFi.
L'objectif de cette offre « une tablette pour 1€/jour » est de convaincre 10 000 étudiants d'ici à la fin de cette année.
(...)(30/09/2011 12:51:18)Le BlackBerry PlayBook de RIM dans les pas du TouchPad d'HP ?
Selon John Vihn, analyste spécialisé dans les semi-conducteurs chez Collins Stewart, un autre « iPad killer » pourrait bientôt rejoindre le TouchPad d'HP au cimetière des nouveautés technologiques. Dans une note adressée à ses clients aujourd'hui, celui-ci indique en effet que selon ses informations, « RIM aurait arrêté la production des PlayBook et qu'il envisagerait sérieusement de se retirer du marché de la tablette. » Il ajoute que « RIM aurait annulé ses autres projets de développement de nouvelles tablettes. »
Cet avis sur l'arrêt de la production des PlayBook arrive juste après la baisse du prix de la tablette de RIM - moins 200 dollars - par le site de vente en ligne du distributeur Best Buy et de la sortie de la tablette Kindle Fire d'Amazon, vendue 199 dollars et présentée comme étant, elle aussi, la première tablette vraiment capable d'empiéter sur le marché de l'iPad d'Apple.
De la « pure fiction » selon RIM
Dans une interview à Reuters, la porte-parole de RIM, Marisa Conway, a démenti les analyses de John Vihn, les qualifiant de « pure fiction » et a affirmé que l'entreprise « restait fortement engagée sur le marché de la tablette et impliquée dans l'avenir de sa plate-forme QNX. » C'est au printemps dernier que RIM avait sorti son PlayBook et bien que construite autour d'un hardware de qualité, la tablette souffre de plusieurs défauts essentiels, comme l'absence d'une messagerie autonome, d'un carnet d'adresse et d'un agenda indépendant, le seul moyen pour les utilisateurs d'accéder à ces fonctionnalités étant de synchroniser la tablette avec leurs propres terminaux BlackBerry via une connexion bluetooth. Depuis son lancement en avril, le constructeur n'a livré que 700 000 unités de Playbook. C'est peu, comparé au 1 million d'iPad 2 qu'Apple aurait vendu en un week-end au moment de sa sortie en mars dernier.
Kevin Michaluk, chroniqueur pour CrackBerry, dit pour sa part qu'il ne serait pas surpris si le constructeur canadien arrêtait la production du PlayBook, dans la mesure où « RIM a déjà renoncé à développer une version 10 pouces de la tablette et que, comme nous le savons, les ventes de tablettes 7 pouces ont été très moyennes. » De fait, « RIM ne fait pas de bénéfices sur ce marché. » Selon le chroniqueur, « RIM va s'éloigner du marché de la tablette, en tous cas pour le moment, et se concentrer sur le développement de ses smartphones basés sur QNX, qui seront, espère-t-il, plus compétitifs face à l'iPhone et aux appareils sous Android. »
HP a été le premier constructeur à hisser le drapeau blanc, en annonçant cet été la fin de la production de son TouchPad, même si l'énorme baisse de prix - moins de 100 dollars pour la version de base - avait provoqué un rush sans précédent sur le produit dont les stocks ont été épuisés en quelques heures.
Les imprimantes multifonctions échappent à la crise
A en croire les derniers chiffres publiés par Context, le marché des systèmes d'impression n'est pas en grande forme en EMEA. Lors du second trimestre 2011, les ventes ont chuté de 4,4% en volume à période comparée de l'année précédente. Toutefois, le segment des MFP laser a le vent en poupe avec des livraisons en hausse de de 20% sur la même période. Ces modèles tout-en-un bénéficient à la fois de l'attrait moindre des acheteurs pour les imprimantes monofonction et de la dégradation de la demande des consommateurs d'Europe de l'Ouest en MFP jet d'encre.
Les MFP construits sur une base de copieurs, eux, ne bénéficient pas du même engouement. Leurs volumes de vente ont reculé de 12% lors du second trimestre. La cause : les effets de la crise économique sur les entreprises, explique Context, particulièrement en Europe de l'Ouest. En effet, la récession s'est faite particulièrement sentir dans cette région du globe où les ventes de MFP jet d'encre ont décliné, de 7%, elles aussi. En comparaison, la baisse globale des volumes de vente de ces produits est de 4% dans toute la zone EMEA.
La France, un des seuls grands marchés qui progresse
En ce qui concerne les résultats trimestriels du marché français, ils contrastent avec ceux du reste de l'Europe de l'ouest. Les ventes globale de systèmes d'impression ont en effet progressé de 3% dans l'hexagone, grâce, notamment, à une croissance commune des livraisons de MFP laser et jet d'encre. Au contraire, les marchés allemands, italiens et britanniques de l'impression ont enregistré des baisses respectives de 8,9%, 9,2% et 15,1% lors du second trimestre. La palme de la contreperformance revient au marché espagnol où le recul des livraisons s'est établi à -17,5%.
199 dollars pour la tablette Kindle Fire d'Amazon
Jeff Bezos, CEO d'Amazon, a présenté sa tablette baptisée Kindle Fire. Cette ardoise sera vendue seulement 199 $ mais ne possèdera ni appareil photo, webcam ou micro intégré et ne sera pas compatible 3G. Le coeur de son système d'exploitation est Android 2.2, mais personnalisé avec sa propre interface utilisateur. La partie matérielle repose sur une puce ARM Texas Instrument OMAP double coeur à 1 GHz associéL à 8 Go d'espace de stockage. L'écran 7 pouces affiche une résolution maximale de 1024 x 600 pixels. Le poids est de 750 grammes environ. Les premiers utilisateurs du Kindle Fire bénéficieront d'un accès gratuit pendant un mois au service de VOD Prime d'Amazon (facturé ensuite 79$ l'année).
L'institut Forrester Research estime qu'en dessous d'un prix de vente de 300 $ Amazon pourrait vendre dès cette année entre trois et cinq millions de tablettes. Si Amazon casse les prix, sa tablette n'est toutefois pas réellement comparable à l'iPad.
La vente liée PC/logiciels bientôt interdite ?
En principe, la vente liée est systématiquement interdite en droit français sous le nom de « vente subordonnée ». C'est le fait de lier la vente d'un bien ou service à celle d'un autre bien ou service. Jusqu'à présent, la bataille juridique tournait autour du concept de produit complet : un ordinateur sans logiciel est-il apte à fonctionner, donc à être vendu ? Cependant, des militants du logiciel libre obtiennent régulièrement devant les tribunaux la condamnation de constructeurs refusant de rembourser les licences de logiciels refusées par les acheteurs. En plus du système d'exploitation, les constructeurs ont pris l'habitude d'installer divers logiciels en version de démonstration à des fins de promotion pour les versions pleines de ces logiciels qui bénéficient ainsi d'une exposition avantageuse.
De fait, un utilisateur lambda ne va pas « perdre son temps » à désinstaller des logiciels fournis, à commencer par un système d'exploitation. L'installation de systèmes alternatifs, notamment Linux, en est singulièrement freinée.
Une atteinte à la concurrence sur PC comme sur Mac
Cette atteinte à la concurrence est bien sûr gênante pour le développement de solutions alternatives, notamment du domaine du logiciel libre. Mais elle l'est aussi pour les particuliers, qui payent des logiciels pas nécessairement utiles ou au meilleur marché. Les entreprises sont elles aussi concernées et ce à double titre. Les PME se comportent économiquement comme des particuliers mais les grands comptes ne se sentent pas concernés puisqu'ils négocient des conditions particulières avec leurs fournisseurs. Pourtant, toutes les entreprises sont bien concernées par le deuxième aspect du problème, la conséquence insidieuse de la vente liée : les salariés sont formés, chez eux, à l'emploi des logiciels mis en avant lors de la vente liée. Les entreprises sont alors toutes incitées à acheter ces logiciels et pas des solutions alternatives, éventuellement moins chères mais qui nécessiteraient une formation plus importante.
Cette situation est en train d'évoluer. Trois amendements au projet de loi « protection des consommateurs » viennent en effet d'être déposés. Le premier a été déposé par la députée socialiste de l'Ariège Frédérique Massat, les deux autres par le député UMP Lionel Tardy. Deux amendements sont très similaires et visent à une interdiction explicite et pure de la vente liée ordinateurs-logiciels. Le troisième exige une information claire des consommateurs dans le cas d'une vente liée, avec une procédure pour se faire rembourser les licences non-désirées. Bien entendu, il y a loin de la coupe aux lèvres et du dépôt d'un amendement à un texte de loi en vigueur.
Crédit photo : D.R.
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