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(27/03/2008 12:28:40)

SAP poursuivi par le numéro un américain des déchets

Waste Management, numéro un américain de la gestion des déchets, pense qu'il va devoir mettre à la poubelle le module SAP censé assurer la gestion et le suivi réglementaire de ses déchets. Il lui ferait « perdre de l'argent ». Du coup Waste Management réclame 100 M$ à SAP. Ce module "Waste and Recycling" a été conçu par SAP pour répondre aux contraintes réglementaires de la gestion des déchets aux Etats-Unis. Il est supposé assurer la facturation, la logistique des déchets, la gestion des bennes et l'informatique embarquée. Waste Management, qui qualifie son déploiement de « désastre complet », envisage d'inscrire une perte à son bilan. Parmi les accusations qui étayent son procès contre SAP, la société affirme que la version pour les Etats-Unis de ce module est « mal développée, mal testée et défectueuse ». Sur son exercice 2007, clos en décembre, Waste Management a réalisé un CA de 13,31 Md$ (-1%), assorti d'un résultat net de 1,16 Md$ (+1%). SAP s'est refusé à tout commentaire. (...)

(17/03/2008 08:59:26)

Forrester prévoit des dépenses informatiques en faible hausse

Le cabinet Forrester a basé son dernier rapport, Global IT 2008 market outlook », sur les chiffres de croissance de l'OCDE et sur l'analyse des comptes de 46 entreprises représentatives du monde de la distribution IT. Une étude menée sur une quinzaine de pays. La base est donc suffisamment solide pour permettre au cabinet d'affirmer son diagnostic : les achats des entreprises, en biens et services informatiques, tombent à 2,8% d'augmentation au lieu des 4,6% prévus (un chiffre déjà faible par rapport aux prévisions, elles aussi pessimistes, d'IDC). En 2007, les achats informatiques avaient grimpé de 12%. Derrière ce chiffre global, Forrester apporte plusieurs notations, elles montrent schématiquement que le hard s'effondre alors que le soft résiste. D'abord, la dépense en logiciels augmentera de 8% en 2008 contre 11% en 2007, une baisse, mais le secteur reste très en pointe. La partie consulting et intégration devrait diminuer également. En revanche, seul secteur dans ce cas, l'outsourcing afficherait 9% de croissance. Inversement, les équipements de communication (réseaux et télécoms au sens large) partis pratiquement du même point, 12% en 2007, progresseront d'un petit « 3% » en 2008. Même punition pour les équipements informatiques (PC, serveurs, périphériques, équipements de sauvegarde) qui devraient chuter de 12% en 2007 à 4% en 2008. [[page]] Forrester a scruté de près les aspects géographiques de son étude. Diagnostic : la lente récession de l'économie américaine sur les premiers trimestres des exercices 2008 devrait se reporter sur l'ensemble de l'économie mondiale. L'Europe tire péniblement son épingle du jeu avec une croissance des dépenses informatiques de 5%, contre 15% en 2007 (mais largement due à l'affaiblissement du dollar contre l'euro). L'éclaircie vient de l'Europe de l'est, du Moyen-Orient et d'Afrique, pratiquement pas de baisse par rapport à 2007, même si les volumes sont encore faibles la tendance est bonne. L'Asie affiche un excellent 9% de dépenses prévues en 2008, quand même loin des 15% de 2007. Forrester note enfin que la part des Etats-Unis dans la dépense mondiale se réduit inexorablement. Et là, ce n'est plus un effet de la crise, mais une tendance de fond : en 2003, le marché américain réalisait 40% de la dépense mondiale en biens et services informatiques, en 2008 le chiffre tombe à 33%. Les Américains sont les plus inquiets d'une crise qui les affecte en priorité, que ce soit à court terme ou sur plusieurs années. (...)

(06/02/2008 17:48:32)

Rififi en vue entre le Munci et la Cnil autour de l'offshore

Le Munci, association professionnelle française regroupant les membres des professions informatiques et télécoms (IT) dénonce avec virulence les propos tenus par Alex Türk, président de la Cnil (commission nationale de l'informatique et des libertés) et sénateur du Nord, lors de sa visite au Maroc le 24 janvier dernier. Si le Munci approuve la première partie du discours (à savoir le retard qu'accuse le Maroc en termes de protection des données), il fustige le reste. Alex Türk a en effet déclaré au journal marocain L'Economiste : « le patronat nous a expliqué que le pays compte passer le seuil des 100 000 emplois dans le domaine de l'offshore à l'échéance 2012 (contre 20 000 actuellement). C'est une excellente chose. Et la Cnil est là pour accompagner ce développement ». Le Munci s'est montré extrêmement surpris par cette dernière phrase. « Ce n'est pas le rôle d'un sénateur ni d'un représentant de la Cnil d'encourager implicitement l'offshore, que ce soit au Maroc ou dans un autre pays », s'indigne Régis Granarolo, président du Munci. Ces déclarations sont jugées comme « totalement irresponsables » par l'association, et ont suscité de vives réactions dans la communauté informaticienne. Le Munci rappelle également que l'offshore - qu'il s'agisse de délocalisations ou de relocalisations de postes - représente dans la plupart des cas [[page]]une « concurrence humaine sauvage, inacceptable et mal vécue par les informaticiens français, plus particulièrement vis à vis des jeunes diplômés de niveau bac+2 à bac+5 ». Régis Granarolo n'hésite pas à parler de « préjudice moral pour l'ensemble des professionnels IT français ». Le Munci a adressé aujourd'hui une lettre à Alex Türk, afin de lui demander des explications sur les propos qu'il a tenus au Maroc. En cas de réponse insatisfaisante, l'association se dit prête à monter au créneau, en organisant une campagne publique de courriers de mécontentement des informaticiens auprès de la Cnil et du Sénat, voire organiser une manifestation devant le siège de la Cnil et alerter le gouvernement. Ce bras de fer n'est pas sans rappeler l'affaire qui a opposé le Munci à Jean-Pierre Raffarin en 2003. L'ancien premier Ministre avait en effet remis la médaille d'or de la « personnalité indienne ou française dont l'action a contribué à renforcer les liens entre ces deux pays » au président d'Infosys, l'un des plus grands spécialistes indiens de l'offshore. (...)

(04/02/2008 12:58:45)

SAP vise 1 000 clients sur Business ByDesign d'ici à fin 2008

SAP table sur un millier de clients d'ici à la fin de l'année sur son offre de gestion hébergée Business ByDesign destinée aux PME. Un nombre que Léo Apotheker, PDG délégué de l'éditeur allemand, juge « suffisant » pour prouver que SAP est un véritable acteur sur le marché des applications fournies en ligne (un mode de diffusion des logiciels également désigné sous l'acronyme SaaS, pour « software as a service », par opposition à la mise en place de l'application sur un serveur interne à l'entreprise cliente). Le PDG délégué n'a en revanche pas souhaité préciser l'objectif de SAP sur le nombre d'utilisateurs susceptibles d'exploiter l'offre à cette date. Business ByDesign est un progiciel de gestion intégré (PGI) complet. Il s'adresse aux entreprises de 100 à 700 salariés souscrivant un abonnement pour 25 utilisateurs au minimum. L'Inde en ligne de mire D'ici au mois de décembre, l'éditeur allemand prévoit d'ouvrir ce service applicatif sur plus de vingt pays, dont l'Inde. « Notre intention est d'aller d'abord sur les plus grands marchés, a expliqué Léo Apotheker. Et l'Inde est un marché très important pour un produit comme Business ByDesign. » Lancé en septembre, le PGI en ligne, tarifé sur la base d'un abonnement mensuel (149 dollars par utilisateur), est actuellement testé ou utilisé par 150 entreprises dans cinq pays : les Etats-Unis, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Chine. Chaque trimestre, [[page]]SAP lancera le service dans de nouveaux pays. L'arrivée en Inde est prévue pour le deuxième trimestre. ByDesign ne cannibalise ni All-in-One, ni Business One, selon SAP Business ByDesign n'est pas le seul PGI pour PME du catalogue SAP. Ce dernier comporte également Business One, pour les PME de moins de cent personnes, et All-in-One pour les entreprises à l'organisation plus sophistiquée. Deux produits qui s'installent de façon classique sur les serveurs des clients. Des offres qui ne sont pas remises en cause par le lancement de SAP Business ByDesign, surtout si l'on considère que certaines zones géographiques ne sont pas encore familiarisées avec la notion d'application fournie comme un service. « La Chine est un marché où le strict modèle « à la demande » est encore considéré avec circonspection », cite en exemple Léo Apotheker qui balaie le risque de cannibalisation de All-in-One et Business One par Business ByDesign en soulignant l'augmentation significative de la base installée globale pour ces deux offres en 2007. (...)

(30/01/2008 17:18:42)

Les licences logicielles toujours chères et complexes, dénonce Forrester

Pour les DSI, la facture logicielle est toujours un casse-tête. Complexe, pour ne pas dire obscure, pleine de mauvaises surprises comme la hausse constante des coûts de maintenance et toujours inadaptée aux besoins de flexibilité que requiert un système d'information moderne, tels sont les principaux reproches qu'a pu recueillir le cabinet Forrester Research auprès de plus de 200 responsables informatiques dans le cadre d'une enquête intitulée : "Trends 2008: Applications Licensing and Pricing". C'est la complexité des contrats avec leurs éditeurs que les utilisateurs dénoncent avec le plus de véhémence. Pour près de la moitie d'entre eux, le vocabulaire et la structure des licences s'avèrent être les problèmes les plus difficiles à surmonter. A les entendre, on pourrait même croire que cette complexité, même si l'on peut comprendre qu'elle résulte de la difficulté à intégrer toutes les conditions d'usage, pourrait aussi bien être le résultat d'une démarche volontaire de la part des éditeurs. SOA et Saas pourraient amener à redéfinir les règles du jeu tarifaire Les utilisateurs trouvent qu'il est difficile d'identifier clairement ce que l'on obtient pour un prix donné, et de comprendre la logique qui sous-tend le montant des dépenses, des remises et des provisions pour faire évoluer leur contrat de licence. L'autre gros point noir est la hausse constante des prix d'une maintenance dont les utilisateurs ne perçoivent pas la valeur ajoutée. Elle représente en moyenne 26% du TCO (coût total d'exploitation) alors que, pour 50% des sondés, elle devrait être inférieure ou égale à 16%. Il reste aussi à dénoncer des structures tarifaires trop rigides qui ne correspondent pas à la façon dont fonctionnent les entreprises. Dans ce contexte peu amène, Forrester a beau jeu de prédire que des tendances de fond comme les architectures orientées services (SOA) et les logiciels en ligne (SaaS) devraient encore marquer le divorce entre les éditeurs traditionnels et leurs clients. (...)

(17/01/2008 13:01:48)

BEA-Oracle : Gartner conseille aux clients de différer leurs investissements

« Les clients sont dans une situation classique de 'wait and see'. Pour des entreprises déjà clientes de BEA, sur WebLogic par exemple, il n'y a pas de raison de paniquer. En revanche, ce serait risqué d'investir maintenant sur des produits récents. » Massimo Pezzini, vice-président de Gartner et analyste distingué, estime que l'acquisition de BEA par Oracle conduira à « des décisions difficiles » ; il serait donc risqué, explique l'analyste, d'investir sur des produits de BEA qui ne disposent pas déjà d'une base installée conséquente, les rendant quasiment intouchables. « Beaucoup [de produits] seront mis en mode maintenance, d'autres intégrés au sein de l'offre Oracle. Certains continueront de vivre, des produits comme WebLogic ou Tuxedo qui ont probablement des centaines de milliers de déploiements, ce serait un suicide de les arrêter. D'autres produits sont complémentaires, comme la machine virtuelle Jrockit. Et beaucoup sont en situation de recouvrement. » Dans tous les cas, explique encore Massimo Pezzini, dans un entretien avec LeMondeInformatique.fr, même si Oracle choisit de privilégier certains produits de BEA par rapport aux siens, le projet Fusion aura le dernier mot : Oracle a en effet engagé une vaste réorganisation de son offre progicielle afin de l'appuyer sur son offre middleware. (...)

(10/01/2008 15:28:27)

Sondage flash : la stratégie des acteurs globaux ne séduit pas

Les lecteurs de notre site ne sont apparemment pas séduits par la stratégie des grands acteurs du monde informatique, qui cherchent à étendre leur offre au maximum. Notre dernier sondage flash posait la question « Pour vos contrats, vous préférez ? » et proposait trois options : « Un gros acteur pour l'assurance de tout trouver », « Privilégier les acteurs locaux et/ou indépendants », et « Panacher votre panier selon vos besoins ». Sur un total de 690 votes, la première proposition n'a recueilli que 100 suffrages, soit 14,5% de voix. Autant pour ce concept de 'One stop shopping'. Toutefois, la tentation patriotique de choisir un acteur local ou le choix d'un acteur indépendant ne comptent eux que pour 26,4% des votants. S'il n'emporte donc pas franchement l'adhésion, le gigantisme des IBM, Oracle ou Microsoft ne provoque pas non plus de rejet. Ce qui prévaut, c'est le pragmatisme : vous êtes 59,1% (408 voix) à panacher selon les besoins. Notre prochain sondage : votre principale bonne résolution pour 2008. Donnez votre avis sur la page d'accueil www.lemondeinformatique.fr. (...)

(08/01/2008 16:56:14)

Linus Torvalds s'adoucit - un peu - sur la GPL3

La GPL version 3.0 est là et il n'est plus question de faire machine arrière. Du coup, l'un des principaux adversaires de cette licence, Linus Torvalds lui-même, a mis de l'eau dans son vin. A l'occasion du premier numéro d'Open Voices, le podcast lancé par la Linux Foundation, il donne à nouveau son point de vue sur la version 3 de la GPL, en s'expliquant sur le conflit qui l'a opposé fin 2006 à Richard Stallman lors de la mise au point de cette nouvelle version. « Je ne m'intéresse pas en soi à une licence en particulier ou à une autre. Je veux choisir la licence qui correspond le mieux à ce que je veux faire. Et à cet instant, la version 2 convient à ce que je pense nous voulons faire nettement mieux que la version 3 », répond Linus Torvalds à la question de savoir s'il adoptera un jour la version 3. Précisant au passage : « Il y a toujours une tension très claire entre Linux et l'Open Source d'un côté et la FSF et les logiciels libres de l'autre. D'une certaine façon, Linux a été le projet qui a rendu la différence plus palpable entre ce que la FSF veut mettre avant et ce que l'Open Source et Linux ont toujours été, une supériorité technique et non une croyance religieuse en la liberté. » Toutefois, le choix de la licence reste pour lui quelque chose de personnel à l'équipe de développement. « Je ne pense pas qu'il y ait de raison de discuter sur les 'pourquoi' et les 'pourquoi pas' ou dire cette licence est meilleure qu'une autre. Ce n'est simplement plus d'actualité » affirme-t-il en reconnaissant que si les autres développeurs du noyau Linux veulent passer à la GPL v3 pour leurs patches, il est légalement tenu d'accepter leurs choix. (...)

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