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Relations fournisseurs
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(28/12/2007 12:01:10)
Shell pourrait supprimer des milliers d'emplois dans l'informatique
La compagnie pétrolière Royal Dutch Shell a décidé d'externaliser une grosse partie de son informatique pour réduire ses coûts, et de supprimer plusieurs milliers d'emplois, rapporte l'agence de presse Reuters. Vendredi dernier, un porte-parole de la raffinerie anglo-néerlandaise a indiqué que des négociations étaient actuellement en cours avec trois sous-traitants, dans le cadre d'une transaction qui serait effective en mars 2008. Sur le site protestataire Royaldutchschellplc.com, une source interne parle de 3200 suppressions de postes, une information que la direction n'a toutefois pas souhaité commenter auprès de l'agence de presse. D'autres sources, chez Schell, indiquent que les réductions viseraient principalement les informaticiens en contrats à durée déterminée. Un courriel interne de Shell aurait mentionné EDS, T-Systems, filiale de Deutsche Telekom, et AT&T comme étant en discussion finale avec le pétrolier, dans le cadre de son externalisation. (...)
(27/11/2007 16:41:06)La BSA récupère de l'argent sur les PME, dénonce AP
L'agence Associated Press (AP) a mené l'enquête sur les résultats de la Business Software Alliance (BSA) aux Etats-Unis. Cet organisme rassemblant de grands éditeurs voulant lutter contre le piratage des logiciels estime en effet - chiffres d'IDC à l'appui - que le non-paiement des licences y atteint 21%, occasionnant plus de 8 Md$ de pertes de revenu à l'industrie du logiciel. Sur cette somme, estime AP, la BSA a récupéré l'année dernière 13 M$. Et ce à 90% dans des PME. AP cite ainsi le cas d'un cabinet d'architecture américain de 10 personnes, à qui la BSA a réclamé 67 000 dollars, soit « quasiment les bénéfices d'une année ». De son côté, la BSA explique s'en prendre principalement aux PME parce que c'est là que le piratage serait endémique - et non, bien sûr, parce que les PME n'ont ni les moyens de se défendre juridiquement, ni la possibilité de négocier des achats en volume. D'après AP, le plus gros règlement emporté par la BSA serait de 3,5 M$, avec « une entreprise de médias internationale ». Une somme à comparer aux 3 M$ que la BSA consacre annuellement, toujours selon AP, à du lobbying auprès des autorités américaines. L'année dernière, nous avions évoqué le cas d'une PME strasbourgeoise, qui s'était vue épinglée dans un communiqué triomphant de la branche française de la BSA. Qui indiquait que 62% de son parc logiciel était en situation irrégulière... sur un parc de neuf ordinateurs. Le gérant de la société nous racontait alors : « Je n'ai pas compris pourquoi nous avons été contrôlés. Nous avons créé l'entreprise suite au dépôt de bilan de la société qui nous employait en 2002, et nous avons racheté les neuf ordinateurs sur lesquels nous travaillions au liquidateur - sans nous douter que les licences n'étaient pas cessibles. J'avais prévu un plan sur trois ans pour avoir un parc à jour, à la fois sur le plan matériel et le plan logiciel. Nous avons été contrôlés au bout de deux ans et demi. Ce n'est vraiment pas de chance. » Menacé d'un procès, le gérant a préféré la solution à l'amiable proposée par BSA France : payer toutes les licences au prix fort, autoriser la BSA à publier un communiqué, et lui fournir pendant une période probatoire de deux à trois ans un listing de son parc logiciel. Rappelons enfin que la BSA, dont sont membres, entre autres, Adobe, Apple, McAfee, Microsoft, SAP ou Symantec, propose des primes aux gens dénonçant leur entreprise. Primes pouvant aller jusqu'à un million de dollars. Comme le souligne un avocat américain, les dénonciations arrivent en fait souvent quelque temps après le départ d'un membre clé du service informatique, généralement quelqu'un chargé de surveiller... que l'entreprise soit bien en règle. (...)
(22/11/2007 12:54:23)Nissan ne veut pas payer Software AG pour pouvoir externaliser ses développements
Nissan poursuit en justice son fournisseur Software AG qui lui demande 3 M$ pour qu'il puisse confier ses développements à l'Indien Satyam. Déjà en 1999, le constructeur (filiale à 44% de Renault) avait dû payer près de 344 000 $ pour externaliser ses applications sur Adabas et Natural chez IBM. La demande de 3 M$ pour pouvoir confier les développements à Satyam a fait déborder la coupe. D'autant que Nissan accuse l'éditeur d'avoir en outre exagérément accru sa vigilance sur l'utilisation des licences, et par conséquent augmenté ses prétentions financières. Nissan se porte en justice pour, selon lui, en finir avec les demandes hors de proportion de Software AG. Une attitude due, toujours selon Nissan, aux difficultés rencontrées par cet éditeur, qu'il juge en panne de croissance. Software AG est effectivement confronté à une relative stagnation de son activité autour d'Adabas (+5% au dernier trimestre). En revanche, sa stratégie liée à la SOA (et au rachat de WebMethods) commence à porter ses fruits. Au dernier trimestre, cette activité a progressé de 135%. Elle représente désormais 44% du CA total de Software AG. (...)
(19/11/2007 16:59:14)Oracle enregistre 1 500 entreprises clientes pour son support de Linux
Sur les six derniers mois, l'adhésion à Unbreakable Linux s'est accélérée, s'est félicité Larry Ellison, CEO d'Oracle. Au cours de cette période, plus de 1 450 entreprises ont adopté l'offre de support lancée il y a un an par Oracle autour du système d'exploitation Linux de Red Hat, également déclinée, plus récemment, pour Oracle Enterprise Linux, clone de Red Hat Enterprise Linux AS. En y ajoutant les deux douzaines de clients gagnés sur les six premiers mois, l'offre de support a donc récolté 1 500 clients en un an, « pratiquement sans aucun effort commercial, alors même que nous étions en train de constituer notre équipe de vente », a souligné Larry Ellison en clôture de sa conférence OpenWorld, mercredi dernier à San Francisco. Il est vrai que le tarif d'Unbreakable Linux est deux fois moins élevé que celui du support fourni par Red Hat. Pour un prix allant de 99 à 2 000 dollars par an, le programme délivre aussi une assistance pour les applications tournant sur Red Hat Enterprise Linux et sur Oracle Enterprise Linux. Un seul interlocuteur simplifie le support Interrogé sur OpenWorld par nos confrères de ComputerWorld, Tim Heath, administrateur de base de données senior chez Yahoo, a précisé que son entreprise s'était tournée vers le support proposé par Oracle à la suite d'expériences décevantes avec Red Hat. « Nous avons rencontré quelques bugs après le lancement de RHEL 5, et nous n'avons pas pu amener Red Hat à les corriger. » Yahoo, qui exploite Red Hat Linux sur 50 000 de ses 150 000 serveurs, a souscrit à la fois aux supports d'Oracle et de Red Hat. « Nous apprécions qu'ils se mesurent l'un à l'autre pour résoudre les bugs plus rapidement », a admis Tim Heath. Et surtout, l'avantage de n'avoir qu'un seul interlocuteur pour le support évite que les fournisseurs se renvoient la balle pour répondre aux questions. Oracle dit rassembler plus de 9 000 développeurs travaillant sur les logiciels tournant sur Linux, nombre d'entre eux s'attelant aux bugs et intervenant sur Unbreakable Linux. Une force qu'Oracle a beau jeu de comparer aux 2 000 employés de Red Hat. Malgré cela, Red Hat reste l'élément fort du marché Linux en entreprise. Des milliers de clients ont recours à son support. Sur son dernier trimestre, le chiffre d'affaires des souscriptions, incluant les contrats de support, se sont élevés à 109,2 M$ (+29% par rapport à l'an dernier). Et ses vingt-cinq premiers souscripteurs ont tous renouvelé leur contrat à un niveau correspondant à 122% de leur précédent contrat, a précisé Red Hat. (...)
(09/11/2007 17:43:25)L'adoption du SaaS court-circuite les DSI, selon Gartner
Les trois quarts des applications dites « SaaS », c'est-à-dire fournies comme un service sur Internet, ont été achetées par les directions opérationnelles plutôt que par les directions informatiques, a alerté Ben Pring, vice-président recherche de Gartner, à l'occasion du Symposium ITxpo 2007, organisé par le cabinet d'analyse à Cannes (4-8 novembre). Ben Pring y a exhorté les directeurs informatiques à s'impliquer dans la décision d'achat des solutions SaaS. « De toutes façons, le SaaS entre dans vos entreprises que cela vous plaise ou non », a-t-il mis en garde. Si le modèle SaaS a gagné du crédit, c'est notamment parce qu'il attaquait le traditionnel modèle client/serveur. « Il y a quelques vérités gênantes dans notre industrie », a asséné Ben Pring, en qualifiant notamment de « coupable secret du secteur informatique » le nombre important de logiciels achetés par les entreprises, mais inutilisés. Selon lui, par exemple, 65% des licences de logiciels Siebel vendues avant qu'Oracle ne rachète l'éditeur « n'ont jamais été exploitées » dans les grandes structures. Ben Pring rappelle aussi la disproportion du ratio 1/10 indiquant que pour un dollar dépensé dans l'achat des licences, les entreprises en dépensaient dix dans la mise en oeuvre de l'application. Le mode SaaS a apporté un autre choix dans ce monde de « dysfonctionnement profitable », estime l'analyste de Gartner. Et « Salesforce.com a fourni la preuve que ce concept fonctionnait ». Miser sur une plateforme pour recueillir les vrais bénéfices du SaaS Tout en rappelant les nombreux atouts du mode SaaS (la flexibilité, le coût limité aux seules fonctions que l'on utilise, l'absence de maintenance, le déploiement rapide...), il rappelle aussi que la médaille a un revers. Les licences ne constituent plus un actif et les directeurs informatiques ont moins de contrôle sur les applications. Les problématiques de sécurité et les relations avec le fournisseur de l'application peuvent aussi poser des problèmes, de même que l'intégration avec le système d'information interne qui « continuera à être très compliqué », pronostique Ben Pring. Bien que l'on en sache encore peu sur les implications à long terme du modèle SaaS, cette formule peut finalement s'avérer plus coûteuse dans le temps que le modèle traditionnel, comme peut l'être le leasing d'une voiture comparé à son achat. Mais le constat que, quoi qu'il puisse advenir, les entreprises se mettent effectivement au SaaS rend essentielle l'implication des responsables informatiques dans la décision. Leur expertise est nécessaire pour retenir une solution SaaS qui combine à la fois une interface conviviale avec une infrastructure sous-jacente « très robuste et très industrielle », juge Ben Pring. Enfin, l'analyste du Gartner pense que les décideurs doivent miser sur une plateforme SaaS plutôt que sur des applications indépendantes. L'objectif étant là de faciliter l'ajout d'applications fournies par d'autres éditeurs en engageant le minimum d'intégration. « C'est en misant sur une plateforme que l'on récoltera les véritables bénéfices du modèle SaaS », conclut-il. (...)
(30/10/2007 15:08:36)Microsoft étend à dix ans le support de ses progiciels
C'est à Copenhague, à l'occasion de sa conférence utilisateurs européenne (du 23 au 25 octobre), que Microsoft a annoncé, sous le nom de Business Ready Customer Care, l'extension de son offre de support sur sa gamme d'applications de gestion Dynamics. L'avancée principale de cette initiative réside dans l'allongement de la durée de la maintenance sur les produits qui passe de cinq ans (avec l'actuel support Mainstream) à dix ans. Cette disposition s'accompagne d'une offre de support à haute disponibilité, Premier Support. Assortie d'un engagement de la part de l'éditeur, cette assistance donne accès 24 h/24 aux services de dépannage et inclut l'intervention sur site en cas de situation critique. La gamme Dynamics comprend la solution de gestion de la relation client Dynamics CRM, ainsi que les progiciels de gestion intégrés pour PME Dynamics NAV et Dynamics AX. Ces deux PGI (progiciels de gestion intégrés), bien implantés en Europe, ont été rachetés au Suédois Navision en 2003 et sont toujours développés à Copenhague par Microsoft. La gamme Dynamics comprend également deux autres PGI, Dynamics GP et SL, principalement utilisés outre-Atlantique. Un programme de location/acquisition L'initiative Business Ready Customer Care prévoit par ailleurs de fournir aux clients et partenaires une meilleure visibilité sur la feuille de route des applications Dynamics. Les améliorations sur les produits seront présentées dans des documents d'orientation douze à dix-huit mois avant la sortie des versions concernées. L'objectif est de permettre aux clients de mieux planifier l'évolution de leur système d'information. Microsoft a également annoncé une offre de location/acquisition des solutions Dynamics courant sur 24 à 60 mois, dans le cadre du programme TSF (Total Solution Financing) de Microsoft Financing. En complément, la solution SmartPay va permettre aux clients de choisir leur mensualité (à partir de 50 E) sur les douze premiers mois. A noter que le programme TSF ne couvre pas uniquement l'achat du logiciel, mais porte aussi sur les prestations de services, le matériel et les logiciels de tierces parties. (...)
(17/10/2007 10:18:54)Les services IT, menacés par l'érosion des marges en France
« En superposant l'évolution de la croissance économique à celle des services informatiques, on peut en déduire l'évolution de ce secteur avec un bon niveau de fiabilité », affirme Didier Moizo, conseiller sectoriel chez Euler Hermes SFAC (EHS). Cette superposition est l'une des bases de l'étude (Services informatiques : le défi du ralentissement de l'économie mondiale) que vient de livrer le leader français de l'assurance-crédit. Pour le marché mondial, elle permet d'anticiper une croissance en volume de 7,5% pour l'année en cours et de 6,5% pour 2008, avec des PIB qui s'afficheraient respectivement à 3,5% et à 3,3%. Une croissance puissamment soutenue par la performance des pays émergents, d'où une moindre performance attendue dans la majeure partie des pays développés. Pourtant, à l'indicateur de la croissance, l'Hexagone tire relativement bien son épingle du jeu puisque les analystes d'EHS anticipent des progressions en volume de 6% en 2007 et 7% en 2008. Une bonne nouvelle aussitôt relativisée par le constat d'une forte pression sur les prix. En effet, en France et depuis 2004, les prix des services informatiques sont stationnaires. Ils n'augmentent que de l'ordre de 0,5% par an. D'où une « valorisation » de la demande qui s'effectue dans des conditions dégradées. « Si la croissance annuelle moyenne des chiffres d'affaires des entreprises du secteur s'est établie à 14,3% entre 1998 et 2001, elle s'annonce à seulement 7,8% pour la période 2004 - 2008 » remarque l'étude. Une dégradation qu'il sera difficile de compenser par des gains de productivité. De fait, l'écart entre des coûts salariaux unitaires et les prix du marché (qui progressent moins vite) continue de se creuser. La perspective d'une dégradation de la rentabilité des entreprises du secteur est donc, selon EHS, avéré. Une perspective surtout préoccupante pour les petites entreprises du secteur. Moins performantes que les grandes, elles souffriront davantage. Pour 2006, EHS évalue à 1,6% le différentiel de rentabilité (au niveau du résultat d'exploitation) entre les petites (les 96,5% qui réalisent moins de 15ME de chiffre d'affaires) et les grandes. Le différentiel devrait encore légèrement se creuser dans les années à venir. Mais le plus important est sans doute, signale l'étude, qu'il pourrait coïncider avec une remontée du taux des défaillances et donc des cessations d'activité. « Une fragilité conjoncturelle qui nous amène à une plus grande vigilance dans l'appréciation de nos risques » conclut Nicolas Delzant, directeur des engagements et du recouvrement chez EHS. (...)
(10/10/2007 12:35:49)Le Cigref exhorte les fournisseurs à s'engager sur des résultats
Les DSI du Cigref, Club informatique des grandes entreprises françaises, aimeraient que les fournisseurs s'engagent sur des résultats, afin qu'eux-mêmes puissent s'engager auprès des directions générales et des utilisateurs. C'est le message essentiel qu'a tenu à faire passer Didier Lambert, DSI d'Essilor et président du Cigref, lors d'une conférence hier soir, tenue à l'issue de son assemblée générale. Après avoir évoqué l'accord renouvelé avec Microsoft et les discussions fréquentes avec SAP, Oracle et IBM, Didier Lambert a tenu à mettre les choses au point, en expliquant que cette demande ne se fait pas contre les fournisseurs, mais pour le bien commun : « Nous ne sommes pas une association anti-fournisseurs. Nous sommes dans le même bateau, engagés dans la même chaîne de valeur. » Et, s'adressant directement aux fournisseurs : « Les DSI sont vos revendeurs dans les entreprises. » Le Cigref préfère l'interopérabilité aux standards Faisant le bilan des événements marquants de l'année, Didier Lambert a noté la concentration continue des éditeurs, déplorant la disparition d'un acteur majeur de l'édition française (BO racheté par SAP). Côté technologies, il estime que la virtualisation et le logiciel délivré comme un service (Saas, software as a service) constituent deux tendances de fond, dont un des intérêts est d'améliorer le contrôle des coûts. Il a également profité de l'occasion pour rappeler que les DSI ne sont pas hostiles à ce que certaines directions métier reprennent la main en adoptant du Saas, dans la mesure où cela leur simplifie la vie. Evoquant par ailleurs la guerre des standards entre ODF et OpenXML, Didier Lambert explique que le Cigref n'a pas vocation à choisir : « Le maître-mot pour nous, ce n'est pas les standards, mais l'interopérabilité. On passe 50% de notre temps à raccorder des bouts de ficelle entre eux. Au début, ça amuse, à la fin, ça lasse. » Un peu plus tôt, Jean-Marc Lagoutte, DSI du groupe Danone, avait évoqué lui aussi des tendances de fond. Notamment le Saas, qui permet de « variabiliser les coûts » (sic), mais qui présente encore des « besoins de maturation », et l'Open Source, dont « les briques sont de plus en plus nombreuses et crédibles ». Sur ce dernier point, Jean-Marc Lagoutte adresse pour sa part un message aux sociétés de services en logiciels libres, en leur demandant de mieux prendre en compte l'existant. (...)
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