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(05/07/2010 11:35:03)
Passez à la collaboration en temps réel avec Google Docs
Outre la possibilité de créer, stocker et traiter des documents de n'importe où dans le monde, du moment qu'il y a une connexion Internet, Google Docs autorise aussi les équipes, collègues et partenaires à collaborer online, en temps réel, sur le même fichier. Avec le lancement d'Office 2010, et des Office Web Apps, Microsoft offre également la capacité de travailler dans le cloud. Mais si la firme de Redmond est reconnue comme leader sur le marché des logiciels bureautiques, celle de Mountain View est quasiment synonyme du web. Google prend alors la main lorsqu'il s'agit de travailler et de collaborer sur des documents dans le cloud. L'accès à la plateforme pour les entreprises est vendu à 50 $ par an et par utilisateur, comprenant 25 Go sur Gmail, 1 Go de stockage individuel et 10 Go en partage (plus 500 Mo par personne). Voici donc une brève présentation des différentes applications Google Docs :
- Documents. Une fois un fichier créé, les autres utilisateurs y ayant accès peuvent le consulter et le modifier. Il peut être partagé par 200 personnes, et 50 d'entre elles peuvent travailler simultanément dessus. Si deux collaborateurs sont en train d'éditer le document en même temps, une boîte de dialogue située en haut de l'écran liste leurs identités respectives, et s'ils enregistrent ces changements, Google les appliquera dans l'ordre chronologique, selon une mesure précise de l'heure. Ces utilisateurs peuvent alors observer en temps réel toutes les modifications apportées, et peuvent se concerter grâce à la fonction chat, disponible dans un menu situé juste à côté de la liste des personnes éditant actuellement le fichier. Cela tend à éviter d'éventuels conflits, tout en rendant possible un feedback instantané des transformations du document.
- Spreadsheets (tableaux). Très similaires aux Docs, les tableaux peuvent être partagés et modifiés par tout autant d'utilisateurs. Les mêmes fonctionnalités de liste et de chat sont aussi disponibles. La différence réside principalement dans l'attribution d'une couleur spécifique à chacun des collaborateurs, indiquée à côté de leur nom dans la liste, et s'affichant autour des cellules actuellement modifiées par la personne associée. Cela facilite une identification relativement rapide.
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- Presentations. Partagée elle aussi par 200 utilisateurs, l'édition en simultané de l'application n'est possible que par 10 d'entre eux, cette fois-ci. Les autres fonctions sont similaires à celles des Docs.
- Drawings (dessins). Dernier né des Google Docs Apps, ses capacités sont analogues à celles de Microsoft Visio. Drawings possède les mêmes caractéristiques que les Docs, une fois encore, qu'il s'agisse du chat, de la liste ou de la limite du nombre d'intervenants. Pour autant, la définition du temps réel est sensiblement différente. Les modifications ne sont en effet visibles par les autres qu'une fois terminées : si une forme est ajoutée, déplacée ou modifiée, ces changements n'apparaissent pas directement chez les utilisateurs présents. Cela qui signifie que si l'action est annulée en cours de route, personne ne l'aura vue se produire.
Google Docs est encore loin de la stabilité et des multiples fonctionnalités d'Office, et pourtant, beaucoup considèrent que le logiciel de Microsoft en propose justement trop, qui seraient fondamentalement inutiles. Pour les documents, tableaux, présentations et dessins simples, le système SaaS de la firme de Mountain View est néanmoins largement suffisant, et la collaboration en temps réel qu'il offre à ses utilisateurs place la barre suffisamment haute pour réussir à se démarquer de la concurrence. Les seuls vrais concurrents de Google Docs aujourd'hui seraient à chercher du côté de Zoho Suite et de ThinkFree
(...)
Modèle SaaS et indirect chez l'éditeur Solstys
Basé à Lannion, l'éditeur Solstys a d'abord développé et commercialisé des logiciels pour créer des sites web (gamme I-maj CMS). Créé en 2003, l'éditeur s'est concentré sur la vente en direct. « Progressivement, nous avons identifié chez nos clients le besoin d'un extranet simplifié pour la gestion et le partage de leurs fichiers, nous avons créé Share&Go, mais cette fois la commercialisation se fera en indirect » souligne Philippe Laot, responsable commercial. Dans un secteur très concurrentiel, Share&Go se veut plus ergonomique et personnalisable.
La distribution se fera sur un seul niveau de partenariat, sans certification. La société souhaite une centaine de partenaires et un millier d'abonnés à sa solution d'ici fin mars 2011, date de la fin de son exercice fiscal annuel.
Avec River, SAP prépare des applications pour le cloud public
SAP segmente sa stratégie cloud entre différentes plateformes de développement. L'une d'elles porte le nom de code « River ». C'est elle qui va supporter les extensions légères destinées à compléter la suite de gestion intégrée que l'éditeur vend aux grandes entreprises. La première application basée sur River, Carbon Impact 5.0, sera présentée le mois prochain et pourra fonctionner sur EC2 (Elastic cloud compute), le cloud d'Amazon.
L'actuelle version de l'offre Carbon Impact, qui permet aux entreprises de mesurer leur impact environnemental, notamment en évaluant leur empreinte carbone (issue d'une acquisition de SAP), est déjà disponible à la demande, mais pas sur un cloud public.
Des développements déjà bien avancés
Cela fait dix-huit mois que SAP travaille sur River, a précisé Vishal Sikka, le directeur technique de la société, dans une récente interview. Les applications River ont vocation à être simples à utiliser. Constituées de quelques douzaines d'écrans, elles sont faciles à assembler et à étendre, a par ailleurs expliqué le dirigeant. Selon lui, l'éditeur a déjà bien avancé sur River dans des domaines tels que la sécurité et l'authentification des données, « qui dans bien des cas font franchement défaut dans 'l'atmosphère' du cloud », estime-t-il.
River sera ouvert aux partenaires avec le temps, de même que d'autres services d'infrastructure, a encore indiqué Vishal Sikka. « La première application sera sur Amazon, mais la plateforme est destinée à être exploitée, au fur et à mesure, sur de multiples clouds, y compris le nôtre. » SAP a choisi d'aller sur EC2 en premier parce qu'il dispose d'une grande expérience sur ce terrain, a ajouté Vishal Sikka. « C'est une façon intéressante de livrer cette première application, mais ce ne sera certainement pas la seule ».[[page]]
En attendant, des applications cloud plus complexes seront basées sur la plateforme de Business ByDesign, la suite de gestion intégrée 'à la demande' qui s'adresse au marché des petites et moyennes entreprises. Disponible depuis septembre 2007 et, depuis lors, limitée volontairement par SAP à une centaine de clients dans le monde (dont une dizaine en France), cette suite intégrée pour PME va s'ouvrir à davantage d'utilisateurs en juillet.
Contrairement à ce que certains éléments avaient laissé penser, la plateforme acquise en 2006 par SAP avec le rachat de l'éditeur de solutions e-sourcing Frictionless Commerce ne devrait finalement pas jouer un rôle central dans la stratégie 'on-demand' de l'éditeur. Cela ne semble plus d'actualité. Cette plateforme « fournit un jeu de composants unique pour des applications de type sourcing », explique Vishal Sikka. Mais son usage devrait se limiter à ce champ fonctionnel.
Au-delà du portefeuille d'applications 'on-demand' qu'il développe (notamment sur la Business Intelligence, mais aussi sur d'autres solutions), SAP ne va guère plus loin dans le cloud avec son offre classique. Par exemple, si les clients peuvent utiliser des services publics tels que ceux d'Amazon à des fins de développement et de test, Vishal Sikka ne vois pas de systèmes ERP de production être exploités de cette façon de sitôt, dans un avenir prévisible, en tout cas. [[page]]
« La technologie n'en est pas arrivée au point où vous pourriez exploiter sur un cloud public une application très sensible pour l'entreprise, et il n'y a pas une seule raison à cela, mais plusieurs », relève-t-il. Il cite bien sûr les habituelles préventions associées au cloud, telles que la confidentialité des informations, l'intégration de données ou encore les obstacles règlementaires. Mais le directeur technique pointe aussi une dimension généralement perçue comme un l'un des bénéfices des clouds publics : leur 'élasticité', c'est-à-dire leur capacité à ajuster les ressources fournies en fonction de la demande. Il présente cela comme un piège potentiel.
Des ressources matérielles trop uniformes : un piège
« Les applications 'critiques' d'entreprise mettent à l'épreuve les ressources sous-jacentes d'un système de bien des façons » rappelle Vishal Sikka. Les applications à la demande telles que la solution de CRM de Salesforce.com ne sont pas très complexes, selon lui. Au contraire, la suite de gestion intégrée de SAP (la Business Suite) met en oeuvre, de façon continue, un grand nombre de processus différents.
« Vous lancez des fonctionnalités analytiques, des processus de longue haleine, des traitements complexes comme ceux qu'impliquent des applications telles que la planification de la demande (demand planning) ou celle des ressources, par exemple ». Par conséquent, estime-t-il, l'approche la plus adaptée dans cette situation, en termes de ressources matérielles, n'est peut-être pas celle qui présente une architecture technique trop uniforme.
Utilisateurs de SAP : Claude Molly-Mitton déroule la stratégie de l'USF
Après l'épuisante guerre de la maintenance entre SAP et ses utilisateurs, le DSI d'Aelia, Jean Leroux, a laissé la présidence de l'USF à Claude Molly-Mitton (photo ci-dessus), de l'AIFE. Ce dernier vient de présenter sa stratégie validée par le Conseil d'Administration. Plusieurs axes forts se dégagent.
En premier lieu, à côté des commissions de travail existantes sur les différentes technologies de SAP, l'USF a créé une commission sur le décisionnel. « Beaucoup d'utilisateurs des solutions Business Objects utilisent celles de SAP et l'inverse est aussi vrai, a indiqué Claude Molly-Mitton. Le Sugen [NDLR : l'organe de liaison mondial des dirigeants de clubs d'utilisateurs SAP] s'intéresse désormais à BO car la stratégie de SAP sur ces questions se décide mondialement. Il lance en ce moment une consultation mondiale relayée par les clubs nationaux. Les résultats sont attendus en septembre. »
Des communautés géographiques et par secteurs
En France, le club des utilisateurs BO n'a pas encore rejoint l'USF mais la balle est dans leur camp, ajoute Claude Molly-Miton. « Nous, nous ne pouvons plus attendre car sinon la France ne fera pas entendre sa voix auprès du Sugen dont nous sommes le seul correspondant français. »
L'USF va également s'enrichir de « communautés » géographiques par grandes régions, par secteurs (services publics, distribution, PME...) et sur le « hors PGI » (BO, consolidation groupe via Cartesis...). Le but est notamment de développer la place des PME et des entreprises de province dans l'USF.
Illustration : Claude Molly-Mitton, président de l'USF (crédit photo : DR)[[page]]La Guerre de la Maintenance a beau être terminée, un groupe de travail commun USF-Cigref est monté depuis mars 2010 sur « les bonnes pratiques dans la relation commerciale avec SAP » en lien avec le groupe Pricing du Sugen. Son animateur est Patrick Geai, vice-président à la stratégie de l'USF et directeur de la gouvernance SI de la branche courrier de La Poste. Un livre blanc devrait être publié en janvier 2011 pour synthétiser le travail de cette commission, notamment pour décrypter les règles SAP à l'attention de ses clients et pour indiquer des bonnes pratiques.
Pas vraiment d'alternative sur la maintenance
Le livre blanc abordera autant l'acquisition de licences et services, la contractualisation et la gestion quotidienne de la relation (facturation interne : avantages et inconvénients de la facturation directe par SAP à chaque entité d'un groupe ou au contraire via une refacturation de la DSI groupe aux entités utilisatrices). Ceci dit, les clients de SAP n'ont guère d'alternative face à l'éditeur pour assurer la maintenance de ses progiciels : « une initiative comme celle de Rimini Street, lancée à Las Vegas en grandes pompes, n'a jamais été vue sur le marché français » a indiqué Claude Molly-Mitton.
Un autre livre blanc, sur SAP dans le secteur public, est également prévu pour la prochaine convention annuelle de l'USF.
Skema Business School abandonne Google Docs pour Office Web Apps
Mais pourquoi ce changement ? Certes, l'ESC Lille avait conservé une gestion d'annuaire de référence sous technologies Microsoft interfacée avec celui des Google Apps pour la gestion des comptes utilisateurs. « Nous avons signé un partenariat nettement plus complet avec Microsoft et concernant un périmètre beaucoup plus large » indique Frédéric Di Gleria. Ainsi, par exemple, le futur intranet avec des fonctions de réseau social sera conçu sous Sharepoint Online 2010. L'offre Live@Edu est un SaaS directement concurrent des Google Apps mais s'appuie sur les Office Web Apps. Celles-ci, dans le cadre du S+S (Software+Service) de Microsoft, s'interfacent avec Office 2010, par opposition avec les Google Apps qui sont pures SaaS.
Au delà de la bureautique, Skema est actuellement en train de fusionner les SI de ses différents campuspour disposer d'un campus virtuel unique : Lille, Sophia-Antipolis, Paris, Suzhou (Chine), Casablanca (Maroc), et Raleigh (Etats-Unis). Cette fusion va s'opérer au travers du PGI maison Siracuse, développé en technologies .Net de Microsoft. Frédéric Di Gleria précise : « pour l'instant, nous l'hébergeons nous-mêmes mais, à terme, le passer dans le nuage, par exemple sur Azure de Microsoft, est très envisageable. »
Illustration : Frédéric Di Gleria, DSI de Skema Business School, crédit photo D.R.
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Live@Edu est gratuit, comme les Google Apps pour éducation, mais le partenariat signé pour trois ans comprend aussi la souscription à l'offre Campus de Microsoft dont Skema était déjà client. Son coût est indexé sur le nombre d'utilisateurs (et non celui de postes) à temps plein et dépend des logiciels choisis. Le budget final n'est pas encore totalement fixé. L'offre Campus est l'équivalent du contrat Software Assurance pour les établissements d'enseignement supérieur et implique 40 à 60% de remise sur le prix public éducation.
L'offre Campus prévoit, sans supplément de prix, un abonnement à MSDN Academic Alliance (MSDN AA) pour l'ensemble des 7 800 utilisateurs. Il s'agit d'une offre logicielle destinée à l'enseignement supérieur qui permet aux étudiants et aux enseignants de bénéficier des logiciels Microsoft pour la pédagogie (salles de cours, de TP, libre-service pour les étudiants,...) incluant de nombreux produits tels que Windows 7, Windows Vista, Windows Server 2008, Visual Studio 2008, Virtual PC, Visio,...
Le soutien de Microsoft ne s'arrête pas là. Des spécialistes de Microsoft vont intervenir dans les enseignements et l'éditeur va notamment soutenir la création d'une chaire sur le thème « Développement numérique autour des réseaux sociaux ».
Par ailleurs, les incubateurs d'entreprises nouvelles innovantes du groupe Skema vont également bénéficier du soutien de Microsoft. Le communiqué commun de l'éditeur et du groupe d'enseignement supérieur privé détaille ainsi : « Microsoft mettra à disposition des logiciels et supports technologiques aux porteurs de projet des incubateurs Skema. L'entreprise fera également la promotion de son programme BizSpark à travers les entités de Skema auprès des startups. Elle organisera en outre des évènements pour entrepreneurs/développeurs sur les campus de Skema auprès des étudiants - un premier « BizSparkCamp » devant avoir lieu à la rentrée à Lille. De même, Skema associera Microsoft dans ses initiatives de soutien à l'entrepreneuriat local (Sophia Business Angels, mairie de Lille...) et dans son ambition de devenir la business school française la plus accueillante pour les entrepreneurs et les startups du web. »
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Enfin, et ce n'est pas rien en cette période de crise, le groupe Skema est en train de négocier un partenariat dans le cadre du programme MACH (Microsoft Academy for CollegeHires). « Outre sa participation aux forums de l'école sur ce thème, Microsoft poursuivra et renforcera sa politique de recrutement de jeunes talents issus de Skema via ses offres de stages et d'emplois » indique le communiqué commun Skema/Microsoft.
Jean-Philippe Courtois, président de Microsoft International et Senior Vice President de Microsoft Corporation, est diplômé du Ceram (promotion 1983), la composante niçoise de Skema Business School. Il est aussi président du Conseil d'Orientation Stratégique de Skema Business School. « Microsoft soutenait financièrement le Ceram avant la fusion avec l'ESC Lille et, après celle-ci, s'est donc retrouvé à soutenir une école ayant fait le choix de Google Apps, situation qui ne pouvait perdurer sans une improbable ouverture d'esprit » commente Louis Naugès, président de Revevol. Ce cabinet de conseil est l'un des principaux évangélisateurs des Google Apps en France. Si l'ESC-Lille n'a pas été son client, Revevol est intervenu sur des projets similaires comme à l'ESSEC.
Louis Naugès déplore : « il n'est pas dans la culture de Google de financer des écoles et les solutions pour établissements supérieurs sont en principe gratuites ». Habituer à faible coût ou gratuitement les futurs techniciens qualifiés ou cadres supérieurs avec ses solutions durant leurs études reste une stratégie classique des éditeurs de logiciels (à commencer par Adobe et Microsoft). Google a probablement tort de négliger cette voie de promotion de ses offres. Mais le président de Revevol garde un motif de satisfaction : « démontrer concrètement que l'on peut migrer entre offres dans le nuage reste une bonne chose pour le succès du concept ».
Des offres SaaS chez l'opérateur Mitel
Chez Mitel, seuls les postes téléphoniques sont en dur, le reste et donc l'essentiel c'est désormais du logiciel. Une transformation de fond opérée en deux ans à coup de partenariats majeurs avec des grands noms de l'informatique. « Nous sommes entrés dans le secteur des éditeurs de logiciels pour agir dans un monde plus vaste, inter-opérer avec d'autres acteurs d'un monde ouvert » nous explique Lionel Hovsépian, directeur des marchés pour l'Europe chez Mitel. Cette nouvelle stratégie passe par des partenariats. Mitel est ainsi allié de Microsoft (en communications unifiées), d'IBM (à la fois sur les communications unifiées et sur Lotus Foundation), de Sun/Oracle (pour la virtualisation du poste de travail), et maintenant de VMware. (pour virtualiser non seulement les applications mais aussi le serveur d'appel).
Ce faisant, Mitel élargit considérablement sa cible et refond également sa distribution. Il continue de recruter des installateurs ou des intégrateurs télécoms. Lionel Hovsépian cite Itac (partenaire historique d'Alcatel-Lucent), le groupement Convergence, Atelio en Alsace, CPV à la Roche-sur-Yon et dans tout l'Ouest. Mais l'idée est aussi de prospecter des partenaires informatiques. Un deuxième grossiste pourrait être choisi dans ce but. Mitel passe déjà par Itancia pour le segment « authorized », celui d'entrée de ses revendeurs. Il compte deux autres niveaux, servis directement : Premium (où Exprimm a rejoint Spie) et Select avec 7 partenaires.
Autre changement, Mitel passe par des opérateurs. Nombre d'entre eux offrent maintenant du SIP truncking. Et les revendeurs ont donc la possibilité de coupler des offres de SIP et des offres de pabx ou de communications unifiées. Les opérateurs vont également développer des offres d'hébergement. L'éco système a donc intérêt à se renforcer, les revendeurs à traiter avec les opérateurs, ces derniers à proposer non seulement « des tuyaux » mais de l'hébergement. Mitel compte déjà des partenaires opérateurs comme Acropolis, Colt, Hub Telecom Region, Verizon et veut développer ce canal. Il compte également proposer des formules en Saas d'ici la fin de l'année.
«L'effort de recherche de SAP est très important comparé aux ratios habituels»
Basé en France, à Levallois Perret, Hervé Couturier est directement rattaché au directeur technique de la société, Vishal Sikka (basé à Palo Alto), sous la responsabilité de Jim Hagemann Snabe, le co-PDG qui supervise le développement des produits.
LeMondeInformatique.fr : Depuis l'automne 2008, vous pilotez les équipes de développeurs travaillant sur le portefeuille d'applications Business Objects et sur la plateforme d'intégration SAP NetWeaver. Qu'est-ce qui va changer avec vos nouvelles attributions ?
Hervé Couturier, vice-président exécutif Technology group de SAP : Exception faite des couches basses de NetWeaver, plus précisément de la partie serveur d'applications que je ne superviserai plus, le périmètre de mes attributions est maintenu. Les équipes de développement de Business Objects et des autres couches de NetWeaver restent sous ma responsabilité. Mais j'ai récupéré en plus la partie recherche qui rassemble à peu près 450 personnes. C'est un effectif très important quand on le compare aux ratios habituels. Chez Business Objects, nous avions trois personnes dans ce domaine pour un effectif total de plus de 6 000 personnes. Là, nous sommes 450 alors que SAP compte 48 000 collaborateurs. Il s'agit donc d'un très gros effort de recherche.
Malgré cette prise de fonction sur la recherche, vous restez donc dans l'opérationnel ?
J'ai une position assez unique car je crois que c'est la première fois que l'on a quelqu'un qui est, en même temps, responsable de la recherche et de la livraison de logiciels. WebIntelligence, Explorer, Crystal Reports... sont des produits que je dois livrer pour le portefeuille d'applications décisionnelles, mais également Composition Environment, ou encore Process Integration, sur NetWeaver. Et je couvre en plus, maintenant, la partie recherche. J'ai donc vraiment un pied dans les deux mondes.
Avant sa restructuration en février dernier, SAP s'était vu reprocher de ne pas suffisamment innover. Depuis, l'innovation est devenu l'un des mots d'ordre des deux co-dirigeants, Jim Hagemann Snabe et Bill McDermott. Considérez-vous effectivement que la société péchait dans ce domaine ?
Je crois que c'est une des raisons, effectivement, pour lesquelles on m'a demandé de reprendre ce job. Parce qu'en toute humilité, je crois qu'avec les équipes que je pilote, nous avons eu tout de même de bons résultats dans la mise à disposition de nouveaux produits sur le marché. Au cours de deux dernières années, après l'acquisition par SAP, nous avons sorti BI OnDemand, BI sur mobile, Explorer et StreamWork, ce dernier ayant été livré en disponibilité générale en mai. Soit, en deux ans, dans le domaine des outils décisionnels et de collaboration, quatre nouveaux produits qui génèrent du revenu.
Lire la suite de cette interview dans la rubrique Entretien
Illustration : Hervé Couturier, vice-président exécutif Technology group de SAP (Crédit photo : SAP)
Le choix du modèle SaaS : une logique à bien évaluer, conseille Gartner
Gartner suggère aux entreprises de définir, ou de redéfinir, soigneusement leurs besoins logiciels à la lumière de l'expérience acquise avec les solutions actuellement disponibles sous forme de service (SaaS). « En 2009, les applications en mode SaaS ont représenté 3,4% des dépenses des entreprises, contre 2,8% en 2008 », évalue David Cearley, vice-président de Gartner. D'après le cabinet, le marché mondial du SaaS devrait peser quelque 8,8 milliards de dollars d'ici à la fin de l'année. Actuellement, la plupart des dépenses en solutions SaaS concernent la gestion de contenu, les outils de collaboration et de communication et la gestion de la relation client (CRM). Des domaines qui représentaient à eux seuls 65% du marché mondial des logiciels d'applications d'entreprise en 2009.
Limiter les abonnements souscrits et non utilisés
Pour Gartner, certains travers pris avec les applications achetées de façon classique se perpétuent avec le mode SaaS. L'un des exemples les plus notables en la matière s'est illustré par l'acquisition de licences qui sont finalement restées 'sur l'étagère'. Dans le monde SaaS, cela se traduit par la souscription d'abonnements pour des utilisateurs qui ne s'en serviront pas, explique David Cearly. Cela se produit généralement dans les grands comptes, mais cela peut également se passer dans n'importe quelle entreprise, en particulier au sein de celles qui ont réduit leurs effectifs ou, encore, qui ont surestimé leurs besoins pour atteindre un volume d'abonnements donnant accès à des réductions tarifaires.
[[page]]Même si le modèle SaaS n'a pas apporté tout ce qu'il promettait (par exemple, Gartner estime que 90% des déploiements actuels ne se font pas sur la base d'un paiement à l'usage), il a malgré tout redonné du dynamisme au marché du logiciel et apporté davantage de choix. Certes, il ne résout pas tous les problèmes de mise en route, mais il permet un démarrage plus rapide dans les situations peu complexes. Bien sûr, le rôle du département informatique s'en trouve modifié, passant de la mise en oeuvre au contrôle d'un service fourni par éditeur.
Définir une gouvernance et prévoir l'intégration avec le SI
Quoi qu'il en soit, chaque entreprise va être, à un niveau ou un autre, confronté à ce type de déploiement. Dans ce contexte, le cabinet d'études recommande de suivre quatre étapes avant de faire son choix. Il rappelle d'abord que le SaaS ne constitue pas une panacée et qu'il implique des compromis. Certes, il limite les besoins en infrastructure et les tâches d'administration associées, réduisant ce faisant le coût total de possession. En revanche, les logiciels ainsi utilisés ne peuvent pas être comptabilisés comme un actif pour l'entreprise.
Gartner conseille ensuite de bien définir sa politique en matière de SaaS, d'établir un modèle de gouvernance sur lequel pourrait s'appuyer à la fois les équipes IT et métiers, en interne, et qui servirait aussi d'appui pour les relations avec le fournisseur.
Troisièmement, le cabinet d'analyse recommande de ne pas seulement évaluer les offres SaaS sur la base des performances métiers, mais de prendre en compte, aussi, des considérations techniques. Enfin, il est conseillé d'établir une feuille de route définissant l'intégration des applications SaaS avec le système d'information interne et les autres applications hébergées déployées.
Exchange et SharePoint toujours en version 2007 dans le cloud
La messagerie Exchange 2010 a été livrée en novembre 2009 par Microsoft et la version 2010 du portail SharePoint est sortie en mai dernier. En revanche, les versions cloud de ces offres, accessibles à travers l'offre BPOS (Business Productivity Online Services), fonctionnent toujours sur la base des versions 2007.
L'objectif de Microsoft est d'offrir en ligne à ses clients, à l'identique, les fonctions qu'ils pourraient déployer en interne sur leurs serveurs. Mais... « Cela nous prend un peu de temps de mettre à jour les datacenters avec les nouvelles versions d'Exchange Server et de SharePoint Server », a récemment reconnu Chris Capossela, senior vice président du groupe Information Worker Product Management, chez Microsoft. « A la fin de l'année, nos plus importants clients en ligne disposeront des versions mises à jour, qui fonctionnent avec les serveurs 2010 ».
BPOS évolue chaque trimestre
Interrogé de nouveau sur ce point, cette semaine, par nos confrères de Network World, Microsoft a fourni une estimation légèrement différente, mais qui situe toujours l'essentiel de la mise à jour pour la fin de l'année. « BPOS est complété tous les trimestres de nouvelles fonctions et possibilités », a expliqué un porte-parole de Microsoft dans un courriel. Il confirme que l'éditeur a déjà mis à disposition des fonctions de la version 2010 pour ses plus grands clients en ligne. « Nous poursuivrons la livraison de la technnologie 2010 plus largement à l'ensemble de notre base client qui peut tabler sur une 'preview' de ces fonctions un peu plus tard dans l'année ».
Les entreprises qui attendent impatiemment d'exploiter Exchange 2010 et SharePoint 2010 dans le cloud peuvent s'adresser à un prestataire qui propose déjà des versions hébergées des technologies 2010.
Sur TechEd 2010, cette semaine, Microsoft a montré quelques-unes des possibilités qu'offrira Communications Server 14, dont la livraison est prévue pour le deuxième semestre. Des fonctions que les utilisateurs de BPOS ne verront que l'an prochain.
Illustration : Microsoft Exchange Online
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