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Comment Facebook a résisté aux intrusions du régime tunisien
Selon un article paru dans le magazine The Atlantic, dès le mois de décembre, avant le soulèvement qui a provoqué la chute du président Zine El Abidine Ben Ali, le gouvernement tunisien a engagé une attaque dite de l'homme du milieu (HDM) ou man in the middle attack (MITM) sans précédent contre les utilisateurs de Facebook, actifs dans le pays, afin de voler leurs mots de passe et contrôler l'accès au réseau social. Mais son plan contre les dissidents a échoué.
Les détails de cette incroyable opération, qui consistait à intercepter les communications à l'insu du réseau social et de ses utilisateurs, menée par le régime tunisien contre sa propre population ne sont pas clairs. Mais il semble que le gouvernement ait tenté d'exploiter les FAI tunisiens pour diriger les utilisateurs vers de fausses pages Facebook et éventuellement d'autres sites de médias sociaux. Depuis ces pages, les autorités auraient essayé d'infecter les ordinateurs des personnes connectées avec un code Javascript malveillant chargé d'enregistrer les frappes effectuées au clavier au moment de la connexion. Ces précisions sur les modalités de l'attaque ont été fournies par Facebook lui-même. Réalisant ce qui se passait, le réseau social a riposté en forçant les connexions effectuées depuis la Tunisie à utiliser le protocole sécurisé https, afin de protéger les sessions. Mais ce n'est pas tout : en cas de blocage des adresses https par les FAI, Facebook demandait aux utilisateurs de s'authentifier aussi au moment de quitter leur session, étape où ils pouvaient être vulnérables, en identifiant des amis pour contrecarrer l'opération d'espionnage. Actualités Facebook
La défense de Facebook semble avoir fonctionné, même si un nombre inconnu d'utilisateurs tunisiens se sont fait voler leurs identifiants de connexion les jours qui ont précédé la mise en oeuvre de cette contre-attaque. « Quand vous prenez du recul et vous réfléchissez à la manière dont le trafic Internet est acheminé à travers le monde, vous vous rendez compte qu'une quantité surprenante de données est susceptible d'être mise sous contrôle d'un gouvernement, » peut-on lire dans l'article qui cite les propos de Joe Sullivan, le chef de la sécurité de Facebook. Le TOP de l'actualitéL'actualité Sécurité
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