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L'USF prépare un livre blanc sur l'outil SAP Solution Manager

Edition du 31/03/2010 Réagissez


« Nous avons besoin de vous pour ce livre blanc sur lequel nous avons adopté un mode projet, a expliqué Eric Brehm, responsable du groupe de travail sur Solution Manager. De nouvelles fonctions arrivent dans 'SolMan' à un rythme effréné, l'objectif est d'évaluer l'apport de valeur pour l'entreprise, les moyens nécessaires, le niveau de complexité et de maturité. Nous souhaitons aussi présenter des retours d'expérience et proposer quelques scénarios de mise en oeuvre. Et puis, essayer de comprendre les services de l'Enterprise Support [le contrat de maintenance avancée], dont certains sont liés à Solution Manager. »

Un outil d'analyse du réseau social pour l'USF

Un peu plus tôt dans la matinée, Jean Leroux a montré comment le club utilisateurs pouvait lui-même tirer parti de la dynamique des réseaux sociaux. L'USF a posé les premières pierres d'un outil qu'il aimerait mettre à la disposition de ses adhérents à l'automne prochain, à l'occasion de sa convention annuelle. Il a commencé à mettre en place, sur son site web, l'application SNA (Social network analyser), développée par le centre d'innovation de SAP BusinessObjects.
Exemple d'écran de l'application Social Network Analyzer
Celle-ci fait apparaître les liens et les échanges établis au sein d'une communauté. Déjà déployée en interne par l'éditeur allemand, elle a aussi été retenue dans le cadre d'un projet mené par la Ville d'Antibes. Depuis plusieurs mois, il est possible de télécharger librement ce logiciel (sur http://sna-demo.ondemand.com/), encore sous forme de prototype, pour en découvrir les fonctions et imaginer des mises en oeuvre concrètes.

Sur le Printemps de l'USF, Jean Leroux a présenté trois cas d'usage appliqués aux données du club, ce dernier regroupant 2 348 membres représentant 411 sociétés. Des fonctions de BI permettent d'abord d'explorer les commissions à la recherche d'adhérents spécialisés sur un secteur d'activité. Utilisé comme un moteur de recherche, l'outil peut aussi servir à récupérer des informations sur un thème précis (par exemple, les montées de version). Enfin, Jean Leroux a illustré l'aspect réseau social de SNA. « Cela devrait nous permettre de tirer profit des technologies au service d'une communauté, a conclu le président en soulignant que « sans la co-innovation » [chère à SAP], le club n'aurait pas pu démarrer ce projet (réalisé, précise-t-il, par un étudiant effectuant son stage Epita).

Comment travailler autrement


Au Printemps de l'USF, les organisateurs avaient invité François Silva, professeur à l'Escem Tours-Poitiers et au CNAM, sur le thème « Logique de rupture et vision stratégique ». Dans son intervention, celui-ci a notamment rappelé que, dans le sillage des ruptures technologiques vécues par l'entreprise, il allait falloir « mettre en place les conditions et les raisons pour permettre à un groupe de se dépasser collectivement ». Il a évoqué à ce propos le prix Nobel d'économie 2009, Elinor Ostrom, qui a montré comment l'intérêt commun prime dans la société, ainsi que la 'redécouverte' des travaux de Marcel Mauss et sa théorie « du don et du contre don » qui illustre les intérêts individuels et collectifs de l'être humain.

De son côté, Richard Collin, directeur de l'Institut de l'Entreprise 2.0 de Grenoble Ecole de Management s'est demandé si les changements intervenant dans le management, l'innovation et le travail pouvaient déboucher sur la fin des processus. « L'innovation, c'est avant tout un processus social, une logique d'usage et d'adoption. Par rapport à la stratégie d'organisation, on voit donc bien que les processus sont secondaires. Vous êtes des travailleurs de l'information », a-t-il rappelé aux adhérents de l'USF.

Enfin, Armelle Robin, consultante senior en ressources humaines, a braqué les projecteurs sur les salariés : « Ils vivent perpétuellement des changements, depuis des décennies, mais ceux-ci manquent souvent de visibilité et de sens. Le bien-fondé des décisions n'est pas toujours compris. » Elle a en particulier souligné le risque pour l'entreprise de méconnaître les efforts fournis par les salariés, en particulier pendant les périodes transitoires, entre deux modes d'organisation.

Article de Maryse Gros
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