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MWC 2016 : Ford crée un écosystème autour de ses services connectés

La plate-forme Sync 3 peut accueillir des apps développées par des tiers. (crédit : LMI)

La plate-forme Sync 3 peut accueillir des apps développées par des tiers. (crédit : LMI)

Sur un marché de l'automobile de nouveau dynamique Ford entend marquer sa différence avec une plate-forme connectée ouverte aux développeurs d'applications mobiles.

En direct de Barcelone - Quand on parle d’automobile connectée, on oublie souvent que les systèmes informatiques embarqués ne sont pas vraiment une nouveauté. Depuis trente ans, le multiplexage CAN et l’électronique ont simplifié certaines fonctions (freinage, éclairage, gestion du moteur mais aussi navigation assistés), et allégé d’une cinquantaine de kilos le poids des véhicules (moins de câbles). La multiplication des calculateurs connectés à une unité centrale a abouti à la commercialisation de voitures semi-autonomes (Tesla S ou Mercedes classe E) avec des systèmes de reconnaissance visuelle en temps réel Lidar et de véhicules de plus en plus connectés.

Ken Washington Ford 

Ken Washington est passé de Palo Alto à Detroit pour prendre la direction de la recherche de Ford : "Un poste qu'il m'était impossible de refuser".

Sur ce dernier marché, les initiatives se multiplient avec le concours de géants issus du monde logiciels comme Apple avec CarPlay ou Google avec Android Auto. Sur le dernier Mobile World Congress à Barcelone, Ford présentait sa plate-forme connectée Sync 3 à commandes tactiles et vocales développée avec le concours de Panasonic, QNX (l’OS temps réel désormais dans le giron de Blackberry) et Texas Instruments pour la partie processeur sur base ARM. Ken Washington, vice-président en charge de la recherche et de l’ingénierie avancée chez Ford nous a détaillé les ambitions du constructeur nord-américain. « Nous construisons de bonnes voitures pour tout le monde mais nous ne nous interdisons pas d’innover en travaillant avec d’autres acteurs pas forcément issus du monde automobile. La mobilité est un point très important chez Ford et ce depuis l’origine avec le lancement de notre première voiture et la révolution dans le domaine de la fabrication ». Ford travaille également sur les voitures autonomes avec des tests un peu partout aux États-Unis.

Pas encore d'annonce avec Google

Nous avons interrogé Ken Washington sur les rumeurs de collaboration à venir avec Google pour le partage de technologies et surtout la construction des fameuses petites voitures autonomes et életriques. Le dirigeant a refusé de commenter les rumeurs se bornant à indiquer que Ford discute et travaille avec de nombreux partenaires. Et l’arrivée d’une voiture Apple, un projet parmi d’autres pour la firme de Cupertino, ne semble guère troubler Ken Washington, tout comme le buzz autour des Tesla. Il est vrai que la firme de Palo Alto a vendu 55 000 voitures en 2015 contre 6 millions pour Ford.

Attendu à l'automne, le SUV Kuga intègre le système Sync 3 pour piloter un iPhone ou un smartphone Android.

Pour accompagner et même devancer les besoins des automobilistes, Ford a donc développé la plate-forme Sync 3 qui sera tout d’abord disponible comme option sur les Mondeo, Galaxy, S-Max et Kuga. « Déjà lancée aux États-Unis, la solution Sync 3 a été retenue sur 80% des nouvelles commandes », nous a indiqué Don Butler, responsable des services et véhicules connectés chez Ford. « Notre ambition est d’améliorer la vie de nos clients en leur permettant de raccorder très facilement leur smartphone à leur véhicule avec AppLink. C’est pourquoi nous offrons CarPlay et Android Auto ainsi que notre solution CarLink avec Sync 3. Nous ne voulons pas imposer notre solution mais apporter le meilleur choix ».

CarPlay ou Android Auto 

Lors d’une démonstration sur le stand de Ford au MWC, le système Sync 3 s’est montré particulièrement réactif, bien plus que les anciennes versions (Sync et Sync 2) reposant sur une solution Microsoft Windows Embedded. Au démarrage, l’écran tactile propose les services essentiels comme la navigation, la musique mais aussi la reconnaissance vocale grâce un accord avec Nuance. Et, il suffit de bancher un iPhone ou un smarphone équipé de l’OS de Google pour basculer sur CarPlay ou Android Auto grâce à AppLink. A l’usage, la solution d’Apple nous a paru plus intuitive et plus facile à utiliser avec une interface reposant sur les traditionnels icones de la firme de Cupertino. Android Auto propose une barre de menus regroupant les principales fonctions. Une fois raccordé, le terminal mobile assure la connexion de la voiture avec Internet pour récupérer des infos comme la météo, la station de service la plus proche ou des données sur l’état du trafic. Notons que Siri ou Google Voice se substitue à Nuance une fois le smartphone connecté. Ford ne propose pas d’amplification du signal radio ou de fonction hotspot WiFi. Il faudra passer par le service Point d’accès pour transformer le smartphone en borne WiFi locale. La fluidité de la solution déportée est très bonne, que ce soit avec CarPlay ou Android Auto même si la carte de Google nous a semblé plus rapide que celle d’Apple lors des zooms avec deux doigts.

Mais Ford ne se content pas de proposer un système multimédia connecté sur ses prochaines voitures, le constructeur du Michigan a décidé de construire un véritable écosystème avec un programme développeurs pour inciter les codeurs à travailler sur sa plate-forme QNX (proche de Blackberry OS) et proposer des applications aux conducteurs. Des API et un SDK sont disponibles pour exploiter cet environnement. Sur le MWC, Ford avait d’ailleurs deux stands, l’un pour montrer sa plate-forme Sync 3 et son dernier Kuga, l’autre pour promouvoir sa plate-forme logicielle auprès des développeurs.

Des projets collaboratifs lancés en Europe 

Mais le constructeur ne s’arrête pas en si bon chemin et entend développer des services et même travailler avec les start-ups du numérique. Mike Nakrani, à la tête des activités Smart Mobility chez Ford Europe a déjà lancé deux programmes destinés aux personnes désirant se déplacer. Le projet GoDrive en cours d’expérimentation à Londres entend répondre au problème de stationnement dans les grandes villes avec des voitures (Focus électrique ou Fiesta essence) en libre service (75 centimes par minute ou 75 euros la journée). L’app permet de regarder si des voitures en auto-partage - une cinquantaine aujourd’hui sur une vingtaine d’emplacements - sont disponibles puis de réserver le véhicule de son choix. A la différence du service AutoLib en région parisienne, les Fiesta ne sont pas électriques mais la carte sans contact GoDrive nécessaire pour débloquer et démarrer la voiture permet de refaire le plein dans une station service sans charge supplémentaire pour l’utilisateur. Les Focus se rechargent quant à elle sur des bornes. L’app GoDrive n’est pour l’instant disponible que pour les terminaux iOS. Un service concurrent baptisé DriveNow avec des série 1 et des Mini est proposé par BMW et Sixt dans plusieurs villes dans le monde (Munich, Berlin, Cologne, SF, Londres ou encore Vienne).

Le second service GoPark facilite la recherche de places de stationnement disponibles, à Londres pour commencer, dans d’autres villes européennes ensuite. L’idée est de diriger les automobilistes vers les rues ou ils sont susceptibles de trouver une place. « Nous travaillons avec des arrondissements londoniens comme celui d’Islington. Il s’agit de demander aux habitants s’ils acceptent d’équiper leur voiture d’un boitier collectant les données de circulation et d’utiliser une app pour smarphone pour donner leur disponibilité. Une place de parking dans la rue peut ainsi être réservée moyennant 5 euros. D’autres projets sont envisagés avec des start-ups spécialisées dans le partage de moyens de transport. « Nous apprenons beaucoup en discutant avec les utilisateurs et les partenaires. Nous avons ainsi des contacts avec Blablacar qui vient d’ouvrir des bureaux à Londres ». Dernier partenariat annoncé celui avec MyBoxMan.com pour organiser des tournées de livraison de colis. L’idée est de permettre à des particuliers de gagner 5 à 8 euros pour la livraison en vélo ou en voiture d’un paquet sur de courtes distances. 

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35 ans
30 Septembre 1994 n°603
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