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BPM
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(16/01/2012 15:34:55)
Progress Software rachète Corticon, spécialiste des règles métiers
Progress Software étoffe son offre de réactivité opérationnelle (RPM) en rachetant la société Corticon. L'éditeur basé à Redwood en Californie propose une solution de gestion des règles métiers. Elle doit permettre aux entreprises de prendre plus rapidement des décisions. Le logiciel de Corticon s'appuie sur un moteur de règles « sans codage » autorisant l'automatisation des processus des décisions. L'éditeur annonce une réduction de 90% du cycle de développement et de modification des règles. Son produit phare est Corticon 5 qui comprend plusieurs modules, Server, Studio, Collaborator, Entreprise data connector (pour le dialogue avec les bases de données). On notera aussi une version beta de RulesCloud pour adopter des règles métiers aux services proposés en mode hébergé.
Le montant de l'opération n'a pas été publié.
(...)
Awensys acquiert Agilium, spécialiste du BPM
Basé près d'Annecy, l'éditeur Awensys est un spécialiste du BPM (Business process management ou gestion des process métiers). Il vient de racheter Agilium basé également près d'Annecy. Agilium est un autre spécialiste du BPM qui édite une suite logicielle issue des travaux du CERN. Dans le même secteur donc, mais avec une couverture plus étendue à l'international, et une distribution en indirect ce que vise également Awensys.
La société n'en est pas à son coup d'essai, Awensys a déjà racheté Quasar, spécialiste de la qualité de services pour les ateliers industriels et Obilog focalisé sur la gestion de production, toujours en environnement industriel. Awensys souhaite sortir de ce seul secteur. « De nouvelles références sont d'ailleurs venues étayer cette stratégie, explique Henry Romagny, le PDG d'Awensys, avec Casino et Auchan dans la distribution ».
Une autre acquisition devait voir le jour
Awensys souhaite se développer sur deux axes, le technique et le commercial. La société veut compléter ses offres actuelles de BPM, une autre acquisition devait voir le jour fin 2012, début 2013. Par ailleurs, l'éditeur compte trois agences, Besançon, Paris, Toulouse, et souhaite maintenant passer à l'indirect. Agilium l'est déjà avec une couverture en Allemagne et en Grande-Bretagne. Awensys devrait s'en inspirer pour toutes ses filiales. Un commercial sera implanté, avec le concours d'Oséo en Allemagne.
La société se fixe pour objectif d'atteindre les 5 ME de chiffre d'affaires d'ici 2013, elle a réalisé, sur 2010, 3 ME et Agilium 600 000. (...)
CA World 2011 : CA Technologies propulse les applications dans le cloud
Une informatique en phase avec le rythme d'évolution de l'entreprise, « IT at the speed of business ». C'est le mot d'ordre de CA Technologies pour sa conférence CA World 2011 qui accueille 5 000 personnes à Las Vegas jusqu'au 15 novembre, clients et partenaires. « L'un des principaux problèmes pour un chef d'entreprise, c'est de voir ce qu'il veut faire et de ne pas pouvoir avancer assez vite, parfois à cause de l'informatique », a exprimé dimanche soir Bill McCracken, PDG de l'éditeur américain spécialisé dans les solutions de gestion du système d'information.
A sa suite, Vivek Kundra, premier DSI (CIO) de la Maison Blanche, de 2009 à 2011, a expliqué comment il avait taillé dans les dépenses informatiques du gouvernement américain en rationalisant les systèmes et en réduisant les duplications. 
Vivek Kundra, ancien CIO de la Maison Blanche, sur CA World 2011 (crédit : M.G.)
A ce poste, il a expliqué avoir plaidé pour une politique axée d'abord sur le cloud, soulignant qu'il fallait repenser la façon dont les services étaient apportés au citoyen. Il a déploré les sommes investies dans des applications inopérantes, soulignant que les utilisateurs des services publics se souciaient moins du nombre de datacenters mis en oeuvre que du temps passé à faire la queue.
3 milliards de dollars
Ces deux dernières années, CA a déboursé 3 milliards de dollars pour acquérir diverses technologies (celles d'Oblicore de 3Tera, Nimsoft, 4Base, Hyperformix, ITKO, WatchMouse...) et développer les outils adaptés à un paysage IT où, désormais, l'existant doit cohabiter avec les clouds publics, privés ou hybrides. « Les nouvelles options accroissent la complexité et requièrent un autre modèle de gestion IT capable d'apporter des services à la demande », a poursuivi lundi matin David Dobson, vice-président exécutif de CA, numéro deux du groupe. CA décline sa stratégie en actions : modéliser les services IT, les assembler, les automatiser, en garantir la disponibilité et les sécuriser. Le tout en restant agnostique vis-à-vis des plateformes. 
David Dobson, vice-président exécutif de CA Technologies (crédit : M.G.)
En regard de ces besoins, l'éditeur propose notamment CA AppLogic, une solution issue du rachat de 3Tera, pour déployer et gérer des applications dans le cloud. En amont, pour déterminer quelles applications peuvent migrer vers quel type de cloud, il avance maintenant CA Cloud 360, l'une des nouveautés de ce CA World. Pour améliorer la performance des services, que ceux-ci soient dans le cloud ou dans les environnements traditionnels, il apporte CA Business Service Insight (ex CA Oblicore Guarantee). Enfin, a rappelé David Dobson, CA Clarity PPM (Project Portfolio Management) fournit le cadre et les outils pour gérer le portefeuille de projets IT.
Trois mois pour porter un service dans le cloud
Dans le domaine du cloud, cette édition 2011 de CA World n'a pas été chiche en annonces. En premier lieu, CA Cloud 360 Intelligence Methodology fournit une approche normative pour aider les DSI à valider quelles applications peuvent être installées dans un cloud privé, conservées dans un environnement classique, ou encore celles qui sont adaptées à un cloud public ou éligibles à un environnement de cloud hybride. Un processus en quatre étapes qui associe plusieurs produits CA à l'intervention de consultants experts de la virtualisation et du cloud, pour la plupart issus des rangs de 4Base Technologies, acquis en 2010.
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Face au modèle hybride et à la pression subie pour accélérer la mise à disposition des applications et services, la DSI se trouve confrontée à des choix difficiles, a exposé Andi Mann, vice-président, responsable des solutions Enterprise et Cloud chez CA Technologies. « Quel serait le coût d'une erreur ? », figure parmi les questions sensibles. La démarche CA Cloud 360 commence par la découverte et l'analyse du portefeuille d'applications, au cours d'un atelier d'une journée, suivi par une analyse approfondie conduite par CA. Les niveaux de service des applications sont ensuite définis, avant d'évaluer les ressources physiques et virtuelles nécessaires, puis de simuler le comportement de l'application cloud ou hybride en environnement de production. A chaque étape, CA recourt à l'une de ses offres : Cloud Services, Clarity PPM On Demand, Oblicore Guarantee On Demand, la suite Capacity Management and Reporting, Virtual Placement Manager et, pour la simulation, la suite CA Lisa, développée par ITKO (société rachetée en juin 2011). Cloud 360 permettrait, selon CA, de créer certains services cloud en trois mois.
Une place de marché sur Cloud Commons
Les annonces de CA World 2011 concernent par ailleurs l'écosystème Cloud Commons. Cette communauté de 3 000 membres, créée pour favoriser partage et collaboration, accueille tant les entreprises que les fournisseurs de services, les développeurs et les éditeurs de logiciels (ISV). Elle s'enrichit désormais d'une « place de marché » où il est possible d'acheter, de vendre ou de comparer des solutions cloud. « Nous y avons déjà plus de 25 services cloud et appliances disponibles, a indiqué Andi Mann, en assurant que le nombre de références allaient s'étendre rapidement. On peut aussi y acheter des produits CA tels que ARCserve, Service Desk Manager ou Oblicore Guarantee, configurés sous la forme d'appliances destinées à être exploitées dans des clouds mis en oeuvre avec AppLogic.
Pour les développeurs et les éditeurs indépendants, membres de la communauté, qui veulent collaborer autour de projets de logiciels pour le cloud, CA annonce aussi le Studio Cloud Commons Developer. Il permet de concevoir des solutions prêtes à tourner, sans coût, en cloud privé ou public en s'appuyant sur la plateforme AppLogic.
Déjà annoncé en juin dernier, CA Automation Suite for Clouds permet de faire évoluer les datacenters existants en déployant des services en cloud privé. La suite fournit des workflows pré-conçus pour mettre à disposition des infrastructures physiques et virtuelles, ainsi que des services applicatifs. Un système de tarification s'appuie sur un moteur de facturation et de reporting financier qui associe l'utilisation des services à des centres de coût, ou bien à des clients ou des utilisateurs.
CA Automation Suite for Clouds
Gestion des accès et des identités
Enfin, CA Technologies a ajouté deux services à ses solutions IAM as-a-service, destinées à gérer les identités et les accès dans le cloud. CA IdendityMinder as-a-service permet aux utilisateurs de gérer eux-mêmes certains éléments : ils peuvent réinitialiser les mots de passe, demander d'accéder à certaines ressources et gérer leur profil. Le logiciel peut donner autoriser les utilisateurs à accéder à des services disponible dans le cloud et sur site. L'autre produit, CA FedMinder as-a-service, permet de mettre en place un accès unique (SSO) entre des domaines sécurisés, à la fois dans le cloud et sur site. Il supporte SAML 1.1 et 2.0 et facilite la fédération avec des sites web partenaires. L'administrateur peut par ailleurs déterminer quelles sont les informations qu'il peut partager avec les partenaires et sous quelles conditions. La suite IAM comprend déjà deux autres logiciels que CA vient de renommer : CA AuthMinder as-a-service (anciennement CA Arcot A-OK for WebFort) et CA RiskMinder as-a-service (ex CA Arcot A-OK for RiskFort).
Dell ajoute des règles métiers à son service Boomi
Pour Rick Nucci, directeur technique de Dell Boomi, l'ajout de règles de gestion est « une étape entièrement nouvelle dans l'offre de service de Boomi, et va permettre aux utilisateurs d'appliquer à leurs données une logique métier à plusieurs niveaux. » Le service Boomi permet aux entreprises de copier les données entre différents services cloud publics comme Salesforce.com et RightNow (qui sera bientôt dans le giron d'Oracle).
Dell avait acquis ce service lors du rachat, en 2010, de Boomi, une entreprise basée à Berwyn, Pennsylvanie. La nouvelle version du service, en ligne depuis hier, s'enrichit d'un petit moteur de gestion des règles métiers (ou « business rules »), qui permet donc d'appliquer des mesures simples aux données extraites depuis un service cloud. « Dans certains cas, l'utilisation des règles métiers pourront éviter l'usage et l'achat de logiciels BPM (Business Process Management) autonomes » a ajouté le responsable de Dell Boomi.
Un moteur de gestion et des suggestions
Le moteur de gestion peut être utilisé pour effectuer différentes tâches et soumettre les données transitant par le moteur à un certain nombre de décisions. Il peut notamment servir à comparer les données à des valeurs prédéfinies ou à une plage de valeurs, ou à d'autres données stockées dans un autre service cloud. En fonction de la valeur des données, il peut mettre en route différents types d'actions. A titre d'exemple, Rick Nucci a indiqué qu'une entreprise pourrait utiliser le moteur de gestion de règles métiers pour vérifier la région dans laquelle résidaient ses clients, et affiner ses actions en conséquence. Ou encore, le service pourrait permettre de vérifier si le client a des paiements en retard et, si oui, orienter ses données vers le service de recouvrement approprié.
En plus du moteur de gestion, Boomi arrive avec des outils qui facilitent certaines opérations nécessaires dans le déploiement. Le service de Dell est ainsi capable de suggérer certaines fonctions utiles pour améliorer l'intégration. Par exemple, si le logiciel voit que la base de données comporte des colonnes différentes pour le prénom et le nom, il suggérera de les fusionner ensemble dans une entrée « nom » unique. Le service effectue également un suivi de l'usage de Boomi par le client. S'il s'aperçoit que le service n'est pas utilisé, il envoie une alerte au support technique de Dell, qui prend contact avec le client pour résoudre des problèmes éventuels.
Selon Dell, le client moyen de Dell Boomi se connecte à 11 services cloud différents et exécute chaque jour environ 600 transactions entre eux.
Trimestriels Software AG : l'activité gestion de processus se démarque nettement
L'éditeur allemand Software AG a livré des résultats préliminaires pour son troisième trimestre 2011. Son chiffre d'affaires total ne progresse pas sur la période, par rapport au 3e trimestre 2010. Il s'élève à 275 millions d'euros contre 275,3 M€ l'an dernier. Et, globalement, les revenus provenant des ventes de licences et de la maintenance des logiciels n'augmentent que de 2% (à taux de change courant et de 5% à devise constante).
En revanche, l'activité Business Process Excellence, centrée sur l'intégration et la gestion des processus métiers, se distingue nettement et affiché de très bonnes performances : 84 millions d'euros, contre 72,1 M€ il y a un an, soit +17% à taux de change courant et +21% à devise constante. Dans ce domaine, les ventes de licences ont grimpé de plus de 33% en trois mois par rapport à l'an dernier, à taux de change courant, pour atteindre 42 millions d'euros (+37% à devise constante).
IDS Scheer Consulting reprend des couleurs
A l'inverse, l'activité ETS (Enterprise transaction systems), qui regroupe la base de données Adabas et l'environnement de développement Natural, a reculé de 10% à taux de change courant, à 79 M€. Le chiffre d'affaires services, qui représente environ 38% des revenus totaux, a également baissé, à 105 M€ (-3%). Mais l'éditeur souligne dans ce domaine un recentrage sur la rentabilité pour IDS Scheer Consulting, ce qui permet à cette activité de renouer avec les bénéfices. Karl-Heinz Streibich (en photo), le PDG de Software AG, considère que le redressement d'IDS Scheer Consulting est une réussite.
Sur le troisième trimestre, le résultat d'exploitation de la société se situe entre 71 et 73 M€ (contre 69,1 M€ un an plus tôt).
Pour l'exercice 2011, l'intérêt manifesté par les clients pour les solutions de Business Process Excellence conduit l'éditeur à maintenir ses objectifs de croissance de 10 à 15% (à devise constante) pour le chiffre d'affaires qui sera généré par les produits. Le chiffre d'affaires total devrait augmenter de 2 à 5% (à devise constante) et le bénéfice après impôt de 10 à 15% par rapport aux 175,6 M€ enregistrés en 2010.
Truffle 100 Europe, belle progression, mais les Américains à l'affût
Illustration principale : Karl-Heinz Streibich, PDG de Software AG (crédit : D.R.)
Progress Software se dote d'un directeur général France : Frédéric Fuchs
L'éditeur de middleware d'intégration interapplicatif (ESB) a recruté Frédéric Fuchs pour le placer à la tête de son bureau français. Le nouveau directeur général prend en parallèle la vice-présidence régionale pour l'Europe du Sud de l'entreprise. Il remplace dans ces deux fonctions Didier Mamma. A ce titre, il est responsable de l'ensemble des forces de vente et des services dans l'Hexagone et assure également la gestion globale des filiales italiennes et espagnoles.
Avant de rejoindre Progress Software, Frédéric Fuchs était responsable pour la France et l'Italie chez Software AG. Auparavant, il était senior vice-président pour l'Europe du Sud chez Webmethods. Il dépend aujourd'hui directement de Dan Veiktus, le vice-président et directeur général de Progress Software en EMEA.
Progress Revolution 2011 : Une adoption très progressive du RPM
Le CTO de Progress Software, John Bates le concède « il est plus facile d'expliquer le RPM à une société qui se crée avec des infrastructures IT capables d'accueillir nos solutions, qu'à des entreprises disposant d'architectures traditionnelles » et d'ajouter « cela représente la majorité de nos clients ». Le premier évènement de Progress Software réunissant utilisateur et partenaires a donc été l'occasion de faire de la pédagogie pour démontrer les bienfaits de la réactivité opérationnelle. Un panel de plusieurs clients, Dell, BT et Reliance Global (établissement financier indien) sont intervenus sur la nécessité de réagir rapidement et de s'adapter en fonction des évènements.
Mike Gaultieri, consultant chez Forrester Research explique « les clients disposent aujourd'hui du choix et de la voix pour alerter les entreprises. Ces dernières ont besoin d'outils pour réagir face à ces signaux ». Il ajoute que les changements peuvent aller très vite comme le montrent les décisions d'arrêter la production de TouchPad 49 jours après son lancement ou celle du Kin de Microsoft au bout de 48 jours. Le consultant constate que les outils existent, mais que les entreprises mettent du temps à les intégrer.
Air France-KLM, un premier pas vers le RPM
Dans l'intégration des solutions proposées par Progress Software, le cas Air France-KLM est symptomatique des problématiques rencontrées par le concept de réactivité opérationnelle. Les deux compagnies aériennes qui se sont rapprochées en 2004 ont eu une réflexion sur la relation client et sur le développement de services web autour de la réservation de billet, de son paiement et sa délivrance (borne, mail, mobile). Pour s'assurer d'une disponibilité à 100% de ses services web et face à l'hétérogénéité des systèmes IT issue de la fusion (plusieurs plateformes, une sous Linux/AIX, une sous Windows, une autre qui intègre les solutions Tibco, une base de données Oracle), Air France-KM a lancé un appel à candidature en 2008 pour disposer d'un outil de surveillance de l'infrastructure IT, s'intégrant aux exigences d'une architecture orientée service (SOA).
La procédure a été très longue avec une première liste comprenant une vingtaine de noms comme IBM, HP, CA et Progress. Le groupe aéronautique a demandé des expertises sur les différentes solutions auprès de consultants. Ensuite, une liste de finalistes comprenait 3 noms dont Progress. Pendant 3 mois, des analyses ont été réalisées pour savoir si les solutions respectaient les éléments techniques et pouvaient s'intégrer dans les outils existants. Progress a remporté cette étape en ayant le droit de monter un POC (proof of concept) au sein d'un des datacenter de la compagnie aérienne.
Le déploiement s'est d'abord fait sur les applications de KLM pour ensuite s'étendre à Air France. Des agents ont été insérés au sein des différentes plateformes pour assurer la surveillance de l'architecture IT. Après 2 mois d'utilisation, les résultats sont au rendez-vous, meilleure compréhension du volume de trafic et des montées en charge, réduction des erreurs applicatives, amélioration de la mesure du temps de réponse avec un système d'alerte sur les éléments externes, optimisation du cache, visualisation des flux de production d'applications. Les objectifs de détecter rapidement les erreurs, de développer et de mettre à disposition des services pour les consommateurs ont été respectés.
Des limites techniques et commerciales
Pour autant, à la question de savoir pourquoi la compagnie aérienne ne bascule pas vers la suite RPM plutôt que de se contenter de la partie Actional, la réponse est double. Gershon Janssen, Web Infrastructure Architect chez Air France-KLM explique « la fréquence des évolutions des différentes versions des solutions de type RPM (6ème version en 2 ans) est un frein pour l'adoption en entreprise, nous avons besoin de plus de temps pour modifier des usages complexes » et il ajoute « le second élément est la gestion du volume des données, de leur sauvegarde et de leur analyse, nous avons actuellement un flux de 50 Go de données par jour ». Il reste à Progress Software à prendre en considération ces critiques et à y apporter des réponses.
(...)(21/09/2011 10:47:32)
Progress Revolution 2011 : La réactivité opérationnelle au coeur des débats
Rick Reidy, PDG de Progress Software a profité de l'édition 2011 de Progress Revolution, réunissant partenaires et utilisateurs à Boston pour fêter les 30 ans de la société. Celle qui est née sous le nom Data Language avec comme produit phare OpenEdge (une plateforme de développement d'applications) a, au travers de plusieurs rachats, acquis plusieurs compétences pour proposer un portefeuille étoffé de plusieurs solutions. La dernière en date était Savvion, spécialisée dans le BPM (Business Process Management) et a donné à Progress la brique qui lui manqué pour créer son offre RPM (Responsive Process Management).
La réactivité opérationnelle se définit selon Rick Reidy en trois éléments « disposer d'une grande visibilité de ses systèmes IT (via le logiciel Control Tower), avoir une réponse en temps réel (Complex Event Process par Apama) et assurer la continuité du service (OpenEdge)». John Bates, CTO de Progress Software a donné quelques exemples de la nécessité d'une réactivité opérationnelle. Toyota, lors du tremblement de terre au Japon, a été obligé de revoir très rapidement ses processus de supply chain. Plus récemment, le cas de la manipulation frauduleuse du trader de la banque suisse UBS aurait pu être limitée ou éviter, avec un système d'alertes en temps réel.
Exemple d'agrégation d'èvènements pour assurer la réactivité opérationnelle
Des versions mises à jour
Même si le produit phare de Progress Software a 30 ans, Rick Reidy a expliqué que tous les ans, il investissait dans OpenEdge pour suivre les tendances de l'IT : Internet, services web, SOA et plus récemment le cloud. La version 11 d'OpenEdge est donc très orientée vers l'online en étant capable de porter les applications dans le cloud, qu'il soit privé, public ou hybride et sur des bases de données multitenantes. La plateforme peut également être intégrée avec la solution BPM de l'éditeur. Enfin, la mobilité et le RIA sont aussi pris en compte avec la gestion de l'iPad et les applications sous Silverlight.
Côté RPM, la version 2.2 (6ème évolution en 2 ans) a été dévoilée et John Bates souligne qu' « elle assure une plus grande visibilité sur l'ensemble des plateformes y compris en prenant en compte, les wikis, les blogs, la messagerie instantanée. » Par ailleurs, RPM 2.2 supporte maintenant les mainframes, les environnements complexes SAP et Tibco. Pour le CTO de Progress Software, il s'agit de donner aux entreprises un outil de navigation dans les systèmes « une sorte de GPS des systèmes IT, qui s'adapte lorsque que l'on prend une autre direction ou qu'un évènement modifie la trajectoire ».
Une offre spéciale cloud et des packages métiers
Pour le cloud, Progress Software a annoncé le lancement d'une offre baptisée Arcade Portal. Il s'agit d'une plateforme de déploiement d'application en mode SaaS. Les éditeurs peuvent ainsi, créer, tester, avoir un espace de démonstration privée et bien évidement déployer des applications. Cette solution comprend plusieurs produits de l'entreprise comme OpenEdge, mais aussi Sonic ESB. Arcade Portal s'est associé pour son lancement avec Amazon Web Services, qui fournira les ressources pour produire les applications et RightScale plateforme de gestion des environnements cloud. Mais John Bates précise que ces partenariats ne sont pas exclusifs et les applications seront portées sur d'autres plateformes comme Rackspace par exemple.
Arcade Portal en mode stage et test sur iPad
Enfin, Progress Software verticalise ses produits pour que certains secteurs d'activité aillent plus vite vers la réactivité opérationnelle. Quatre domaines sont visés, les places de marché, la banque, le transport et la logistique, enfin les entreprises de communications et les médias. Pour eux, l'éditeur américain propose des packages nommés « solution accelerator » et qui comprennent des outils propres à leur secteur. Ainsi, pour la logistique, Progress lance Time-In-Transit solution accelerator, une gestion en temps réel des opérations avec l'identification des disfonctionnement et le re-séquençage des actions.
Illustration : Rick Reidy, CEO de Progress Software lors de la séance inaugurale
Crédit Photo: D.R
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Le middleware d'Oracle s'épanouit dans le cloud privé
Il y a un an, Oracle annonçait Exalogic Elastic Cloud. Cette solution associe étroitement ses logiciels middleware avec une architecture matérielle maison (basée sur des serveurs Sun), adaptée aux projets de cloud privé ou public. Plus généralement, elle fournit une infrastructure pour consolider les systèmes d'information des entreprises par sa capacité à regrouper des centaines ou des milliers d'applications Java et non-Java. L'offre a été lancée en France cette semaine, à Paris.
L'option cloud privé est assez populaire en Europe, a relevé à cette occasion Andrew Sutherland (en photo), senior vice-président Fusion Middleware, chez Oracle Europe. Pour lui, il y a bien plus à gagner que la virtualisation de l'environnement et la réduction des coûts opérationnels en allant vers ces infrastructures. Disposer de davantage d'élasticité pour proposer des applications à la demande constitue un autre objectif. « Nous avons noté quatre changements significatifs sur la feuille de route cloud des entreprises. Le premier porte sur la structuration et l'allocation des ressources IT, pour pouvoir construire des applications beaucoup plus rapidement », a-t-il exposé. Il faut ensuite améliorer le développement d'applications et mieux gérer ses processus métiers clés. Le troisième changement passe par l'installation d'interfaces favorisant la collaboration. Enfin, le quatrième porte sur l'utilisation de standards de sécurité au sein du cloud et dans la gestion des ressources.
Une Commission Middleware à l'AUFO
Autant de points sur lesquels l'offre Fusion Middleware d'Oracle apporte des réponses, a souligné Andrew Sutherland. Cette famille de produits, dont le socle repose sur le serveur d'applications WebLogic, récupéré de BEA Systems, compte aussi Coherence, une solution de gestion en grille de la mémoire, à mettre à profit en cas de montées en charge des applications critiques. On y trouve également une suite de gouvernance SOA pour construire un catalogue de services réutilisables, des logiciels de développement, des outils de gestion des identités, d'intégration des données et une solution de BPM (gestion des processus métiers). Parmi les composantes de Fusion Middleware figurent enfin des applications : Business Intelligence, gestion de contenus, solutions de portail et fonctions de collaboration avec la suite WebCenter.
Une offre à multiple facettes à laquelle l'association des utilisateurs francophones d'Oracle, l'AUFO, a décidé de consacrer une Commission, actuellement en cours de création. C'est Blaise Rogations, directeur de projet chez Alcatel Lucent, qui va la piloter. La première réunion est prévue pour le 3 novembre prochain, à Paris.
A la DGAC, le portail vide la messagerie des pièces jointes
La journée consacrée par Oracle à Fusion Middleware a aussi donné lieu à quatre témoignages d'entreprises dont deux portant sur la suite collaborative WebCenter. Jean-Pierre Debenoist, sous-directeur de la SDSIM à la DGAC (Direction générale de l'Aviation civile), a expliqué comment, à la suite du projet de portail mis en place il y a un an, il considérait être passé de la gestion de dossiers techniques à la conduite de changement. Avec ses 11 500 agents, la DGAC comporte trois directions métiers et conserve une culture par silos assez forte. Le portail représentait un défi technique pour l'intégration d'applications car le parc est très hétérogène. « Le portail, c'est l'aspirateur d'applications », résume de façon imagée Jean-Pierre Debenoist. L'accès s'y fait de façon personnalisé et personnalisable.
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« Nous avions à la DGAC beaucoup de réseaux, souvent informels. Désormais, lorsqu'il faut créer une communauté, c'est la DSI qui la met en route et qui reste membre de fait. » Le portail donne accès à de nombreux documents, grâce à la brique ECM ajoutée. « C'est une valorisation de notre patrimoine de connaissances », explique le responsable IT. Il présente aussi l'intérêt de rendre les flux RSS accessibles à tous, chaque manager se chargeant de vérifier les abonnements. « Cela permet de donner un degré de liberté tout en restant dans un cadre en termes de communication. Cela nous a permis de centraliser. »
Parmi les effets intéressants qui n'avaient pas été prévus, la DSI constate que la messagerie se vide de toutes les pièces jointes qui posaient tant de problèmes de stockage. « Nous renvoyons sur le portail, explique le sous-directeur de la SDSIM. Nous n'avons pas voulu imposer l'outil, mais le rendre incontournable. »
Interrogé sur le choix d'Oracle, Jean-Pierre Debenoist dit l'avoir fait d'abord par souci de cohérence. « On sait que lorsque l'on ajoutera une brique, elle pourra rentrer dans le mur. » Il ajoute que ce choix correspondait aussi aux besoins de sécurité qui avaient été définis. « Nous disposons par ailleurs d'un support garanti dans la durée. Lorsque l'on analyse le coût complet, oui, la licence est plus chère, mais il y a la pérennité. Cela me permet aussi de créer des pôles de compétences et de limiter les interventions extérieures par rapport à des solutions en Open Source. Il y a moins de coûts d'intégration ».
WebCenter en PME pour un intranet multicanal
Pour un autre secteur d'activité, celui des mutuelles, un représentant de Thelem-Assurances (360 collaborateurs, 254 M€ de chiffre d'affaires, 419 000 sociétaires) a présenté un projet d'intranet multi-canal également basé sur WebCenter. « Pour proposer davantage de services à nos clients, nous nous appuyons sur un réseau de partenaires qui impose au système d'information d'être très agile pour les échanges », a expliqué Lionel Machado, responsable du département Etudes et Projets de la société. « Nous venions du mainframe. Nous n'avions pas d'expert Java. Soit nous décidions de développer un socle technologique, soit nous faisions le choix de construire au-dessus d'une solution. » Une dizaine de portails devrait être atteinte en deux ans.
L'entreprise avait besoin d'une solution robuste qui supporte la charge, qui soit reconnue sur le marché et pérenne, récapitule Lionel Machado en rappelant qu'Oracle a fait le choix de conserver les technologies qu'il avait acquises. « Nous avons retenu l'option de mutualiser au maximum les compétences. Désormais, nous pouvons poursuivre nos projets autour de l'e-commerce et des développements Internet et y répondre avec une seule équipe. Avec quelques licences, nous arrivons largement à tenir la charge et les montées de framework sont assez faciles à faire. »
Dossier méthodes agiles : Le renouveau des relations client/fournisseurs
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