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(06/07/2011 10:33:00) Comment bien maitriser l'externalisation de ses solutions« L'externalisation croit, notamment du fait du cloud computing, mais aussi sous la pression de la nécessité de répondre aux attentes de l'entreprise au plus vite et au plus efficient » a diagnostiqué Marie-Noëlle Gibon, présidente de l'Ae-SCM (association de promotion du référentiel eSCM) en ouvrant un colloque commun AeSCM/AFAI (Association Française de l'Audit et du Conseil Informatique) le 4 juillet 2011. Or, par définition, l'entreprise ne contrôle pas ce qui est externe à elle. Il convient malgré tout de le maîtriser tout en maintenant une relation équilibrée et durable. Ulysse, la co-entreprise SNCF/IBM, dérailleLa Fédération Syndicale des Cheminots (regroupant CGT, UNSA, Sud Rail et la CFDT) avait manifesté le 1er avril dernier contre le choix fait par la direction d'une co-entreprise avec IBM, imposé comme contrepartie du contrat SNCF-Geodis. Baptisé Ulysse, le projet consiste à livrer la gestion de la sous-traitance des prestations informatiques de la SNCF à IBM pour un montant de 1,6 milliards d'euros sur 6 ans. Or le 30 juin dernier, la même fédération a renouvelé son appel à la grève en estimant que cette entreprise commune ne fonctionne pas et ne réalise pas les économies escomptées. La rationalisation des relations entre les informaticiens de la SNCF et les différents sous-traitants devait aboutir à des économies estimées à 290 millions d'euros en 6 ans. Le système d'information du CNES infogéré par Thales et OsiatisLe CNES (Centre National d'Etudes Spatiales) a annoncé avoir confié l'infogérance de son SI à un consortium composé de Thales et Osiatis. Le contrat est d'une durée de six ans et d'un montant global de 100 millions d'euros. La Tunisie veut devenir la championne du NearshoreLa ville de Bengalore, en Inde, a su devenir la Silicon Valley du sous-continent. Un peu plus même. La fonction de simple sous traitant est recouverte par des compétences en développement et en R&D de niveau mondial (*). Un tel exemple inspire de nombreux pays. La Tunisie, si elle n'a pas la même taille, offre en revanche une grande proximité avec le vieux continent. On parle de nearshore et non pas d'offshore. Avec de nombreux atouts que les chefs d'entreprise locaux veulent promouvoir rapidement. La Révolution du Jasmin date des mois de décembre et janvier dernier en Tunisie. Tout de suite après, des chefs d'entreprise locaux ont crée une nouvelle association : TACT (Tunisian Association for Communication and Technologies, Association tunisienne pour la communication et la technologie). « Notre but, souligne Badreddine Ouali, directeur général de Vermeg (**) et porte-parole de TACT, est double : procurer des débouchés sur place aux jeunes diplômés et promouvoir la Tunisie comme destination nearshore».32 000 de ces demandeurs d'emplois en TIC La Tunisie compte 180 000 chômeurs diplômés, 30 à 35 000 de plus chaque année. La situation ne fait qu'empirer. 32 000 de ces demandeurs d'emplois appartiennent au monde des TIC, 12 000 sont formés chaque année, toutes filières confondues. Or, selon Tact, 50 000 emplois peuvent être créés en Tunisie, en BPO (externalisation de processus administratifs, paie, centre d'appels, etc...) ou IPO (externalisation de fonctions informatiques). Pour y arriver, Tact veut séduire les grands prestataires des TIC, comme HR Access, HP, Sungard, Alcatel, ST Microelectronics. L'association intervient dans des séminaires et des salons, pour promouvoir la Tunisie en tant que future place nearshore mondiale. La concurrence est rude. Mais la Tunisie estime avoir de nombreux atouts selon Badreddine Ouali : son niveau d'éducation élevé, le fait que le pays soit très francophone mais aussi italophone et anglophone, les infrastructures haut débit et les zones d'entreprises, la proximité (une à deux heures d'avion de l'Europe). L'Inde n'est pas concurrente, Wipro et TCS pourraient même s'y implanter et les grands donneurs d'ordre européen trouver intérêt à se procurer un back up de leurs grandes implantations indiennes. (*) Parmi les géants mondiaux implantés sur place : Accenture, Adobe, Amazon, BO, Cap, HP, Google, Logica, Microsoft, Steria, Yahoo. (...)(15/04/2011 17:14:52) HP fourbit ses services pour moderniser les applicationsHP s'attelle à convaincre les entreprises de rénover leur patrimoine applicatif. C'est l'un des axes de sa stratégie Instant-On, définie fin 2010, dans laquelle s'inscrit aussi l'évolution vers les environnements de cloud. Pour apporter de l'eau à son moulin, le groupe IT cite une étude* récemment conduite auprès de 312 cadres dirigeants (DG, DAF et DSI) des secteurs publics et privés. 56% d'entre eux jugent que la modernisation des applications est le premier domaine dans lequel investir pour disposer de processus plus flexibles, propres à favoriser l'innovation indispensable à leur croissance. « La réactivité au niveau applicatif doit être plus forte », commente-t-on chez HP France en rappelant qu'en Europe, 55% des applications ont entre cinq et dix ans (ou plus). Une partie d'entre elles, dans des proportions parfois significatives, sont parfois jugées dépassées par les DSI et susceptibles d'être mises hors service, comme le montre un autre rapport, publié cette semaine avec Capgemini. IBM plonge dans le cloud public et privéSur la bataille qui s'engage pour la domination du marché du cloud, IBM a réorganisé et complété ses forces. Après le rachat d'Arsenal Digital, un spécialiste du stockage en ligne, et de Cast Iron Systems, spécialisé dans les logiciels d'intégration de cloud, IBM dévoile une offre cloud modulaire (IaaS et PaaS) mâtinée d'infogérance, un logiciel d'aide à la création de datacenter automatisé, Cloud Workload Deployer, et LotusLive, la version SaaS de la suite collaborative de Big Blue. Pour l'occasion Philippe Jarre, directeur général d'IBM France, en charge de l'activité Global Technology Services, nous a présenté la stratégie et les objectifs d'IBM dans le monde du cloud computing. Une présentation qui a commencé par un petit rappel, « le cloud n'est pas totalement étranger à IBM puisque nous travaillons sur le sujet depuis 2006 [...] 6 milliards de dollars sont dépensés par IBM en R&D et une part considérable est dédiée aux infrastructures ». Aujourd'hui, le marché des fournisseurs de technologie pour les infrastructures se résume à deux acteurs, IBM et Intel, poursuit Philippe Jarre, et avec la plate-forme Watson nous avons démontré un savoir-faire qui sera disponible dans 5 ans dans les puces pour mobile. Treize centres de compétences cloud dont deux en France à Montpellier et à La Gaude aident les clients de Big Blue à automatiser leurs datacenters. « L'approche d'IBM est pragmatique, on regarde toujours avec les clients ce qui peut tout d'abord aller dans le cloud. Aujourd'hui, nous travaillons avec plus de 100 000 entreprises dans le monde pour transférer leurs activités dans le cloud ». Parmi les clients d'IBM dans le cloud, Philippe Jarre a tenu à mettre en avant plusieurs clients. L'opérateur SK Telecom en Corée qui a déployé une plate-forme PaaS pour proposer à ses clients un cloud privé réservé aux développements d'apps pour mobiles. Plus ambitieuse dans ce domaine, la banque ING a décidé de transférer de 5 à 20% de son parc applicatif dans un cloud interne. Enfin, le portail français Altares a choisi la plate-forme IaaS d'IBM pour développer ses solutions analytiques (finance, marketing...) sur les entreprises. Pour revenir aux annonces du jour, Fady El Kaddoum, responsable des offres se services Cloud chez IBM, nous a détaillé les services Smart Cloud. Le premier, baptisé Smart Business Cloud Enterprise et auparavant connu sous le nom de Tests & Dev, est une offre IaaS similaire à celle d'Amazon Web Services et de Microsoft Windows Azure. Les clients peuvent déployer des applications Linux et Windows sur des VM KVM dans les centres de données IBM, avec une disponibilité de 99,5 % par an. La société destinant en effet cette plate-forme aux applications non critiques et aux tests de solutions.
En complément de ses services cloud, Big Blue propose également des produits tant matériels et logiciels que les entreprises peuvent déployer dans leurs propres centres de calcul. Il comprend de nombreux produits et systèmes Tivoli, notamment Tivoli Service Automation Manager et Tivoli Provisioning Manager for Images. Et pour aider les entreprises à concevoir et déployer des architectures cloud privé, IBM commercialise le logiciel Cloud Workload Deployer. Cet outil doté d'une interface graphique supporte les logiciels maisons pour la construction de cloud privé. Toujours coté software, IBM annonce l'arrivée de LotusLive et la certification des solutions SAP sur ses clouds. Pour baisser ses coûts IT, Essilor fait appel à moins de prestatairesJeudi 31 mars, Bénédicte Bonnet Roussey, Business Services Sourcing Manager chez Essilor a exposé les bonnes pratiques mises en place à la DSI du numéro un mondial du verre ophtalmique dans le cadre de la coopération avec la direction des achats IT afin de réduire les coûts des prestations informatiques. Elle s'exprimait à l'occasion d'une table ronde organisée par Luc Domissy dans les locaux de l'ESCP à Paris sur le thème de la Gouvernance IT, dans le cadre du groupement des grandes écoles G9+ et plus particulièrement du GP Informatique Arts & Métiers ParisTech. GDF-Suez choisit Orange Business Services pour cogérer son informatiqueOrange Business Services a annoncé avoir remporté le contrat de cogérance du SI de GDF Suez pour les différentes entités du groupe en France. GDF Suez n'a pas souhaité indiquer le montant de ce contrat qui est d'une durée de six ans et couvre l'ensemble du SI national. (...)(18/01/2011 10:23:12)Les équipes de GDF Suez seront associées à celles d'Orange Business Services pour héberger, exploiter et faire évoluer autant les infrastructures que les applications. Orange Business Services va aussi fournir au groupe énergétique des capacités d'hébergement, notamment dans un datacenter normand plus respectueux des normes environnementales. De plus, un cloud privé sera mis en place. A l'occasion de ce contrat, les services rendus aux entités du groupe seront industrialiées et standardisées - au maximum - et seront accessibles au travers d'un catalogue. Le support des solutions mises en place sera assuré via un centre de service partagé. Le groupe spécialiste de l'énergie et des services concédés est en cours de refonte de son SI suite à la fusion entre les deux entités initiales, GDF et Suez. De plus, GDF avait dû construire son propre SI suite à la séparation avec EDF. Illustration : Plate-forme d'extraction de gaz en Norvège, crédit photo GDF-Suez. Off-shore : les leçons à retenir de la crise tunisienneLa « révolution de Jasmin » secoue la Tunisie. Les conséquences politiques ou géopolitiques complexes de la crise ne concernent pas les DSI dans leur fonction mais ceux-ci doivent malgré tout tenir compte de la situation. Pays où le personnel qualifié reste bon marché, la Tunisie a attiré certaines externalisations IT. De plus, la contagion au reste du Maghreb n'est pas à écarter alors que l'ensemble de la zone, (surtout le Maroc), est appréciée pour les centres de contact des entreprises françaises, comme le groupe France Télécom. (...)(17/01/2011 10:58:11)« Nous n'avons pas de chiffre mais l'externalisation IT vers le Maghreb reste modeste » juge Jean-Paul Binot, président de la commission Global Sourcing de l'EOA (European Outsourcing Association France). Pour lui, « l'exposition aux risques locaux des entreprises françaises est marginale. Le Maghreb est surtout une destination pour les centres de contact B2C et il y a très peu, dans ces pays, de développement ou de BPO [Business Process Outsourcing, externalisation globale de processus métier, NDLR]. » Les risques sont donc limités et les solutions de replis aisées. Il en serait tout autrement en cas de crise majeure en Inde (comme une guerre avec le Pakistan par exemple). Les risques liés à la Tunisie semblaient être connus depuis des années, tant des entreprises françaises que du gouvernement aujourd'hui renversé. Jean-Paul Binot se souvient d'une conversation qu'il avait eu avec un officiel qui lui avait avoué : « le défi de la Tunisie est de fournir des emplois pour occuper une main d'oeuvre abondante, jeune et qualifiée ». Des leçons à retenir pour l'off-shore, à commencer par le global sourcing Doit-on fuir la Tunisie pour toute externalisation et trouver des solutions de replis ? Pour Jean-Paul Binot, la situation va rapidement se stabiliser et, surtout, « aider la Tunisie passe par l'encouragement au vrai near-shoring dans ce pays ». La crise tunisienne aura au moins l'avantage de rappeler que tout off-shore, même le near-shore, comporte une part non-négligeable de risques. « Des pays comme l'Ile Maurice ont su tirer parti de leur stabilité politique, du fait que c'était un état de droit, pour attirer les investissements » rappelle Jean-Paul Binot. Pour lui, « le risque politique est associé à l'off-shore car les pays de destinations sont des pays à bas coût, par nature peu stables politiquement ou socialement. Même l'Inde, la plus grande démocratie du monde, connait ses crises... » (...) Quand, en France, quelques centimètres de neige peuvent paralyser le pays, il faut aussi se rappeler que les pays à bas coût sont soumis à des phénomènes naturels sans commune mesure : tremblements de terre, raz-de-marée, mousson, ouragans... « Le global sourcing [une politique d'acquisition répartissant les achats au niveau mondial, NDLR] repose d'ailleurs sur la prise en compte des différents risques, la répartition des investissements entre les zones afin de diminuer l'exposition à un incident localisé et enfin sur la prévision de plans de secours en cas de problème » rappelle Jean-Paul Binot. Comme toujours, le moins-disant en terme de prix n'est pas toujours le meilleur choix. Un moins-disant dans une zone à forts risques peut, au final, coûter très cher. Mais tout conserver en France ne réduit pas forcément tous les risques à zéros. Jean-Paul Binot indique ainsi : « quand on fait une analyse de risques sérieuse en France, ce n'est pas triste. Une simple crue majeure de la Seine aurait bien plus de conséquences sur l'économie française que les évènements en Tunisie. » Illustration principale : Jean-Paul Binot, président de la commission Global Sourcing de l'EOA (European Outsourcing Association France), crédit photo D.R. Foncia bascule dans l'infogérance de ses postes de travailLe groupe Foncia comprend 600 agences immobilières en France; Suisse, Allemagne et Belgique. Il délivre des prestations variées de service dans le secteur immobilier (gestion de biens, gestion de copropriété...). Pour se recentrer sur son coeur de métier, Foncia a décidé d'externaliser la gestion des 7000 postes de travail.
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