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Externalisation

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(06/07/2011 10:33:00)

Comment bien maitriser l'externalisation de ses solutions

« L'externalisation croit, notamment du fait du cloud computing, mais aussi sous la pression de la nécessité de répondre aux attentes de l'entreprise au plus vite et au plus efficient » a diagnostiqué Marie-Noëlle Gibon, présidente de l'Ae-SCM (association de promotion du référentiel eSCM) en ouvrant un colloque commun AeSCM/AFAI (Association Française de l'Audit et du Conseil Informatique) le 4 juillet 2011. Or, par définition, l'entreprise ne contrôle pas ce qui est externe à elle. Il convient malgré tout de le maîtriser tout en maintenant une relation équilibrée et durable.

Les directions métiers ou les clients de l'entreprise ne doivent en effet pas avoir à s'apercevoir que telle ou telle fonction est externalisée. L'intégration interne/externe doit être « sans couture ». Or, comme le reconnaît volontiers Marie-Noëlle Gibon, en plus des risques inhérents à tous les projets informatiques, « l'externalisation comporte ses risques propres ».

Passer en mode SaaS pour aller plus vite

Hubert Tournier, adjoint au DOSI du Groupement des Mousquetaires, a ainsi expliqué l'attrait du cloud computing : « les DSI autant que leurs clients internes peuvent chacun utiliser des solutions sur étagères, notamment du SaaS, pour aller plus vite. » Il existe cependant une tendance gênante : la remise en concurrence permanente. Il y a là une perte de temps considérable à chaque fois.

De nouveaux prestataires apparaissent pour répondre à cette demande encore mouvante, parfois des éditeurs classiques qui découvrent ainsi un nouveau mode de relation avec leurs clients. Mais, selon Hubert Tournier, une relation contractuelle sur huit se termine très mal de manière prévue assez en amont. Il y a, de ces faits, un manque de confiance entre clients et fournisseurs.

Une mutualisation de la confiance

Or, pour conquérir cette confiance, les clients cherchent à auditer au maximum leurs prestataires pour vérifier qu'ils utilisent bien les meilleures pratiques et les dispositifs de contrôle interne appropriés. Pour éviter de subir un grand nombre d'audits, ce qui est toujours consommateur de ressources, les fournisseurs ont tendance à opter pour des certifications. Celles-ci sont censées permettre, en quelque sorte, de mutualiser la confiance en évaluant une seule fois un prestataire. Pour Pascal Antonini, président de l'AFAI, « les référentiels permettent aux clients et aux fournisseurs de s'entendre, notamment grâce à un vocabulaire commun. »

L'AFAI et l'Ae-SCM ont ainsi travaillé sur la double certification eSCM et SAS70, les intérêts et limites de la convergence de ces deux référentiels. ESCM concerne en effet les achats IT et SAS70 toutes les externalisations. « SAS70 est un standard d'audit de toute externalisation, l'IT comme les autres » mentionne Serge Yablonsky, président d'honneur de l'AFAI. La conjonction des deux permet de préciser le champ à auditer dans les externalisations IT. SAS70 évolue en ce moment vers une nouvelle norme, ISAE 3402, plus complète.

Des réticences persistent

Cette démarche a cependant aussi ses inconvénients : outre son coût direct, toute certification prend du temps. Et les clients ne sont pas tous sensibles aux charmes d'un référentiel unique, exigeant malgré tout un audit propre, ce qui anéantit l'intérêt de la démarche. En fait, le véritable problème à résoudre reste une maturité dans la relation client-fournisseur. « Ce rapport doit évoluer en solidarité professionnelle » juge Hubert Tournier. (...)

(05/07/2011 16:37:13)

Ulysse, la co-entreprise SNCF/IBM, déraille

La Fédération Syndicale des Cheminots (regroupant CGT, UNSA, Sud Rail et la CFDT) avait manifesté le 1er avril dernier contre le choix fait par la direction d'une co-entreprise avec IBM, imposé comme contrepartie du contrat SNCF-Geodis. Baptisé Ulysse, le projet consiste à livrer la gestion de la sous-traitance des prestations informatiques de la SNCF à IBM pour un montant de 1,6 milliards d'euros sur 6 ans. Or le 30 juin dernier, la même fédération a renouvelé son appel à la grève en estimant que cette entreprise commune ne fonctionne pas et ne réalise pas les économies escomptées. La rationalisation des relations entre les informaticiens de la SNCF et les différents sous-traitants devait aboutir à des économies estimées à 290 millions d'euros en 6 ans.

Les syndicats s'inquiètent de ce que la rentabilité du projet repose sur l'offshore dans des pays à bas coût et donc de l'impact sur la disparition des sous-traitant SSII de la SNCF avec son impact sur l'emploi. Les syndicats ont indiqué que deux options étaient possibles soit une rupture de contrat, soit une révision de ce dernier. Un article de nos confrères des Echos, daté du 4 juillet, indique que ce contrat « bat de l'aile » et que la rupture de contrat a été envisagée avec des indemnités onéreuses (45 millions d'euros selon la CGT Cheminot) à la charge de l'établissement public. Les causes sont, selon le quotidien économique, à chercher à la fois dans les mauvaises estimations des volumes de sous-traitance (avec 50% de différence) et un ralentissement sur le plan décisionnel (les deux responsables de l'entreprise commune ont été remplacés rapidement).

Tous les scénarios en débat

Interrogé sur France Inter le 5 juillet, Guillaume Pépy, PDG de la SNCF s'est voulu consensuel « on est en train de débattre. On en discutera le 27 ou le 28 juillet (NDLR : date du prochain conseil d'administration). L'enjeu est de faire des économies sur notre sous-traitance informatique, sachant que les cheminots qui sont à l'informatique, qui font le travail pour le compte de la SNCF ne sont pas en cause. » Car le dirigeant sait qu'il avance en terrain miné sur le plan social, il a rappelé la volonté de l'entreprise « de garder à la SNCF des informaticiens qui sont des cheminots, et qui ont le statut de cheminots ».

Il n'est pas sûr que les propos du président de la SNCF rassurent les syndicats. Il faudra donc attendre le conseil d'administration de la fin juillet pour observer la position de l'établissement public. Interpellés, les deux protagonistes n'ont pour l'instant pas donné suite à nos demandes d'informations complémentaires.

Illustration: Guillaume Pepy, PDG de la SNCF
Crédit Photo: France Inter
(...)

(29/06/2011 11:05:15)

Le système d'information du CNES infogéré par Thales et Osiatis

Le CNES (Centre National d'Etudes Spatiales) a annoncé avoir confié l'infogérance de son SI à un consortium composé de Thales et Osiatis. Le contrat est d'une durée de six ans et d'un montant global de 100 millions d'euros.

Le contrat concerne les quatre centres du CNES, les 40 systèmes applicatifs, les infrastructures (dont 700 serveurs), les réseaux et télécommunications (10 000 équipements), le service d'assistance utilisateurs (100 000 demandes), le support de proximité (5 500 postes de travail) et l'infrastructure d'édition (1 000 imprimantes).

Thales sera plus particulièrement en charge du coeur de l'infrastructure informatique, des télécommunications et des réseaux. De son côté, Osiatis se chargera de la supervision des infrastructures, du support de proximité et du service utilisateur.

L'objectif de ce contrat est une double optimisation : efficacité opérationnelle et coûts. Le tout devra s'effectuer avec des contraintes de forte disponibilité et de non moins forte sécurité.

(...)

(07/06/2011 11:46:33)

La Tunisie veut devenir la championne du Nearshore

La ville de Bengalore, en Inde, a su devenir la Silicon Valley du sous-continent. Un peu plus même. La fonction de simple sous traitant est recouverte par des compétences en développement et en R&D de niveau mondial (*). Un tel exemple inspire de nombreux pays. La Tunisie, si elle n'a pas la même taille, offre en revanche une grande proximité avec le vieux continent. On parle de nearshore et non pas d'offshore. Avec de nombreux atouts que les chefs d'entreprise locaux veulent promouvoir rapidement.

La Révolution du Jasmin date des mois de décembre et janvier dernier en Tunisie. Tout de suite après, des chefs d'entreprise locaux ont crée une nouvelle association : TACT (Tunisian Association for Communication and Technologies, Association tunisienne pour la communication et la technologie). « Notre but, souligne Badreddine Ouali, directeur général de Vermeg (**) et porte-parole de TACT, est double : procurer des débouchés sur place aux jeunes diplômés et promouvoir la Tunisie comme destination nearshore».

32 000 de ces demandeurs d'emplois en TIC

La Tunisie compte 180 000 chômeurs diplômés, 30 à 35 000 de plus chaque année. La situation ne fait qu'empirer. 32 000 de ces demandeurs d'emplois appartiennent au monde des TIC,  12 000 sont formés chaque année, toutes filières confondues. Or, selon Tact, 50 000 emplois peuvent être créés en Tunisie, en BPO (externalisation  de  processus administratifs, paie, centre d'appels, etc...) ou IPO (externalisation  de fonctions informatiques).

Pour y arriver, Tact veut séduire les grands prestataires des TIC, comme HR Access, HP, Sungard, Alcatel, ST Microelectronics. L'association intervient dans des séminaires et des salons, pour promouvoir la Tunisie en tant que future place nearshore mondiale. La concurrence est rude. Mais la Tunisie estime avoir de nombreux atouts selon Badreddine Ouali : son niveau d'éducation élevé, le fait que le pays soit très francophone mais aussi italophone et anglophone, les infrastructures haut débit et les zones d'entreprises, la proximité (une à deux heures d'avion de l'Europe). L'Inde n'est pas concurrente, Wipro et TCS pourraient même s'y implanter et les grands donneurs d'ordre européen trouver intérêt à se procurer un back up de leurs grandes implantations indiennes.

(*) Parmi les géants mondiaux implantés sur place : Accenture, Adobe, Amazon, BO, Cap, HP, Google, Logica, Microsoft, Steria, Yahoo. (...)

(15/04/2011 17:14:52)

HP fourbit ses services pour moderniser les applications

HP s'attelle à convaincre les entreprises de rénover leur patrimoine applicatif. C'est l'un des axes de sa stratégie Instant-On, définie fin 2010, dans laquelle s'inscrit aussi l'évolution vers les environnements de cloud. Pour apporter de l'eau à son moulin, le groupe IT cite une étude* récemment conduite auprès de 312 cadres dirigeants (DG, DAF et DSI) des secteurs publics et privés. 56% d'entre eux jugent que la modernisation des applications est le premier domaine dans lequel investir pour disposer de processus plus flexibles, propres à favoriser l'innovation indispensable à leur croissance. « La réactivité au niveau applicatif doit être plus forte », commente-t-on chez HP France en rappelant qu'en Europe, 55% des applications ont entre cinq et dix ans (ou plus). Une partie d'entre elles, dans des proportions parfois significatives, sont parfois jugées dépassées par les DSI et susceptibles d'être mises hors service, comme le montre un autre rapport, publié cette semaine avec Capgemini.

Pour accompagner les entreprises sur la voie de cette modernisation, HP vient d'annoncer de nouveaux services ou produits dans son portefeuille de solutions « Application Transformation ». Le premier service, Application Portfolio Management, vise à évaluer le patrimoine applicatif dont l'entreprise n'a pas toujours établi ou conservé une vision consolidée au fil des fusions/acquisitions. L'objectif est de déterminer quelles sont les applications qui doivent être réarchitecturées, réécrites, migrées vers un environnement plus ouvert ou tout simplement arrêtées. Pour réaliser cette évaluation, qui intègre les aspects « coûts de possession », et proposer une feuille de route au client, l'entité services de HP s'appuie sur un outil maison accessible en mode SaaS (en attente de brevet). « Sur le marché français, nous réalisons cette analyse du parc applicatif et de sa rationalisation dans le secteur des télécommunications, de la banque/assurance et de l'automobile, avec des objectifs business fixés par les comités de direction », indique Sylvain Faligand, directeur applications services chez HP France. C'est le genre de chantier que HP a lui-même mené en interne. Après avoir entrepris de consolider ses datacenters, le groupe a dressé un état des lieux et drastiquement décidé de supprimer une de ses applications sur deux. 

Intégration des outils de sécurité Fortify

L'un des autres services annoncés concerne la transformation des applications pour le cloud. « En fonction de 32 critères business et technologiques -liés à la sécurité, aux performances, aux interfaces, aux règlementations, etc.- et en nous appuyant sur des outils et méthodes HP, nous déterminons si l'application est candidate pour être portée vers le cloud public, pour être installée sur un cloud privé géré par HP ou par le client, et nous identifions le meilleur chemin de migration de l'infrastructure », explique Sylvain Faligand. Dans le domaine des solutions de sécurité, indispensables à ces déploiements, HP annonce par ailleurs l'intégration des produits de sécurité de Fortify avec les siens.

Pour automatiser le cycle de vie des applications dans ces environnements hétérogènes, le groupe IT va proposer le logiciel HP Cloud Service Automation qui permettra de créer un portail de services pour déployer et surveiller applications et infrastructure au sein d'environnements hétérogènes.

HP intervient aussi sur la modernisation des postes de travail. Dans ce domaine, il propose de mettre en place dans un cloud privé des services de messagerie basés sur Exchange 2010 de Microsoft. Cette offre de services s'étend à la solution de gestion de la relation client, Microsoft Dynamics CRM, également proposée dans un environnement de cloud privé.

(*) Une étude conduite par Burson-Marsteller pour HP, réalisée à partir de 312 interviews menées entre février et mars 2011 au niveau mondial (et incluant la France).
(...)

(08/04/2011 17:16:26)

IBM plonge dans le cloud public et privé

Sur la bataille qui s'engage pour la domination du marché du cloud, IBM a réorganisé et complété ses forces. Après le rachat d'Arsenal Digital, un spécialiste du stockage en ligne,  et de Cast Iron Systems, spécialisé dans les logiciels d'intégration de cloud, IBM dévoile une offre cloud modulaire (IaaS et PaaS) mâtinée d'infogérance, un logiciel d'aide à la création de datacenter automatisé, Cloud Workload Deployer, et LotusLive, la version SaaS de la suite collaborative de Big Blue.

Pour l'occasion Philippe Jarre, directeur général d'IBM France, en charge de l'activité Global Technology Services, nous a présenté la stratégie et les objectifs d'IBM dans le monde du cloud computing. Une présentation qui a commencé par un petit rappel, « le cloud n'est pas totalement étranger à IBM puisque nous travaillons sur le sujet depuis 2006 [...] 6 milliards de dollars sont dépensés par IBM en R&D et une part considérable est dédiée aux infrastructures ». Aujourd'hui, le marché des fournisseurs de technologie pour les infrastructures se résume à deux acteurs, IBM et Intel, poursuit Philippe Jarre, et avec la plate-forme Watson nous avons démontré un savoir-faire qui sera disponible dans 5 ans dans les puces pour mobile.

13 centres cloud dans le monde

Treize centres de compétences cloud dont deux en France à Montpellier et à La Gaude aident les clients de Big Blue à automatiser leurs datacenters. « L'approche d'IBM est pragmatique, on regarde toujours avec les clients ce qui peut tout d'abord aller dans le cloud. Aujourd'hui, nous travaillons avec plus de 100 000 entreprises dans le monde pour transférer leurs activités dans le cloud ».

La firme d'Armonk ambitionne de réaliser un chiffre d'affaires de 7 milliards de dollars dans le cloud (dans le monde), avec un déplacement de 4 milliards de l'activité traditionnelle et donc 3 milliards de nouveau business. Impossible de savoir, malgré nos nombreuses requêtes, quels sont aujourd'hui les revenus réalisés par IBM dans le cloud. On apprendra juste que la société attend une croissance de 24% des dépenses IT sur ce marché en France selon une étude Markess consacrée aux plates-formes Iaas et PaaS.

Parmi les clients d'IBM dans le cloud, Philippe Jarre a tenu à mettre en avant plusieurs clients. L'opérateur SK Telecom en Corée qui a déployé une plate-forme PaaS pour proposer à ses clients un cloud privé réservé aux développements d'apps pour mobiles. Plus ambitieuse dans ce domaine, la banque ING a décidé de transférer de 5 à 20% de son parc applicatif dans un cloud interne. Enfin, le portail français Altares a choisi la plate-forme IaaS d'IBM pour développer ses solutions analytiques  (finance, marketing...) sur les entreprises.

Un mixte de cloud et d'infogérance

Pour revenir aux annonces du jour, Fady El Kaddoum, responsable des offres se services Cloud chez IBM, nous a détaillé les services Smart Cloud. Le premier, baptisé Smart Business Cloud Enterprise et auparavant connu sous le nom de Tests & Dev, est une offre IaaS similaire à celle d'Amazon Web Services et de Microsoft Windows Azure. Les clients peuvent déployer des applications Linux et Windows sur des VM KVM dans les centres de données IBM, avec une disponibilité de 99,5 % par an. La société destinant en effet cette plate-forme aux applications non critiques et aux tests de solutions.


Fady El Kaddoum insiste bien sur le support proposé par IBM bien plus complet selon lui que celui d'Amazon. « Un technicien et un point de contact français sont proposés en support  et comme plusieurs pays sont opérés, il est possible d'aider une société en paris et sa filiale à Dubai ». Dernier point d'importance, cette offre est sans engagement et peut être stoppée en moins d'une heure, nous garantit l'évangéliste d'IBM.

Tous les hyperviseurs supportés

Le deuxième niveau de service, Smart Business Enterprise + offre plus de sécurité avec une garantie de disponibilité passant à 99,9 % et la possibilité d'exécuter des machines virtuelles sur matériel dédié, plutôt que sur des serveurs partagés avec les autres clients, et la possibilité d'utiliser AIX ainsi Windows et Linux.  Les hyperviseurs supportés sont les quatre principaux, à savoir VMware VSphere, Microsoft Hyper-V, Citrix Xen et Red Hat KVM. Smart Business Enterprise + permet également aux clients d'obtenir plus de souplesse de gestion, de connexion, de sécurité et d'autres options de disponibilité. 

IBM prend en charge tout le matériel et les hyperviseurs, avec n'importe quelle combinaison OS, applications ou processus d'entreprise. Si ces services cloud n'ont rien d'originaux, IBM essaie d'aller un pas plus loin que les offres de cloud standard, en termes de prix, de sécurité, de fiabilité et de disponibilité. Philippe Jarre souligne ainsi que les prix proposés par IBM seront de 25 à 30% moins chers qu'une infrastructure traditionnelle. Cette offre est disponible dans une version complètement hébergée ou simplement gérée par IBM avec un paiement au mois en Opex. IBM entre ici en concurrence avec les services cloud computing proposés par Hewlett-Packard. Mais alors que HP n'a pas encore indiqué quand ses offres seront disponibles, IBM a déclaré que son service Smart Business Cloud Enterprise est disponible dès maintenant à travers le monde, et que l'Enterprise + suivra plus tard dans l'année.

Un outil d'aide à la migration cloud

En complément de ses services cloud, Big Blue propose également des produits tant matériels et logiciels que les entreprises peuvent déployer dans leurs propres centres de calcul. Il comprend de nombreux produits et systèmes Tivoli, notamment Tivoli Service Automation Manager et Tivoli Provisioning Manager for Images.  Et pour aider les entreprises à concevoir et déployer des architectures cloud privé, IBM commercialise le logiciel Cloud Workload Deployer. Cet outil doté d'une interface graphique supporte les logiciels maisons pour la construction de cloud privé. Toujours coté software, IBM annonce l'arrivée de LotusLive et la certification des solutions SAP sur ses clouds.

Enfin, IBM propose une solution cloud totalement privée, en mode Capex, pour les entreprises qui ont peur du cloud public. Cela ne veut pas dire qu'IBM n'a pas beaucoup de clients qui utilisent déjà ses services cloud public, mais simplement que les entreprises ,en particulier dans les secteurs où les données sont sensibles comme la santé et la finance, ne sont pas encore prêtes à passer au cloud public. Philippe Jarre ne prétend pas autre chose quand il nous confie en aparté que la vraie différence entre cloud privé et public c'est la sécurité.

Signalons pour conclure que Big Blue lance à son tour une alliance pour standardiser le cloud computing. Baptisée Open Cloud Standards Alliance, cette dernière regroupe principalement des clients - sponsors mis à part - dont AT&T, Lockheed Martin, ADP, StateStreet, pour travailler et imposer une architecture de référence et des standards d'interopérabilité.

(...)

(07/04/2011 10:37:36)

Pour baisser ses coûts IT, Essilor fait appel à moins de prestataires

Jeudi 31 mars, Bénédicte Bonnet Roussey, Business Services Sourcing Manager chez Essilor a exposé les bonnes pratiques mises en place à la DSI du numéro un mondial du verre ophtalmique dans le cadre de la coopération avec la direction des achats IT afin de réduire les coûts des prestations informatiques.  Elle s'exprimait à l'occasion d'une table ronde organisée par Luc Domissy dans les locaux de l'ESCP à Paris sur le thème de la Gouvernance IT,  dans le cadre du groupement des grandes écoles G9+ et plus particulièrement du GP Informatique Arts & Métiers ParisTech. 

La direction des achats IT d'Essilor s'est penchée en 2008 sur le coût des prestataires auxquels les différentes équipes informatiques font appel sur les 5 continents, et 100 pays. La facture à l'époque s'élevait à 28 millions d'euros. Les deux tiers de cette facture concernaient la traditionnelle assistance technique en mode régie, assez peu structurée. L'autre tiers se séparait pour moitié entre des prestations d'intégration réalisées au forfait et pour l'autre moitié en TMA, structurée.

Réduction du nombre de prestataires

On peut constater l'extrême émiettement des prestations puisque l'assistance technique était réalisée via 128 personnes travaillant pour 54 sociétés différentes. « Notre objectif, commun avec la DSI, était de rationnaliser auprès de 15 fournisseurs uniquement, dont 3 fournisseurs principaux dits VIP auxquels nous proposerions en priorité et en exclusivité les projets et 12 challengers. Ceux-ci se verraient consultés si les trois fournisseurs principaux n'arrivaient pas à répondre » décrit  Bénédicte Bonnet Roussey. 

Un appel d'offres a été lancé début 2009 auprès du panel de 54 sociétés. Les critères de choix pour déterminer les prestataires conservés étaient multiples : compétences technologiques, possibilité d'accéder à des prestations offshore, ... « Nous avons défini une grille tarifaire à partir du référentiel de compétences du Cigref qui comprend 50 profils où nous en avons retenu 13 » ajoute la responsable des achats. Les 3 fournisseurs VIP n'étaient pas forcément les moins chers. « Leur capacité à aider à la réflexion stratégique sur l'IT a été prise en compte » déclare Bénédicte Bonnet Roussey.  

Au terme de cette expérience, on peut en retenir quelques éléments de réflexion. Tout d'abord, tout le business qui était confié aux prestataires qui n'avaient pas été retenus, et qui donc ont été déréférencés, n'a pu être rebasculé vers les trois prestataires principaux. La raison en est très humaine : les relations personnelles qui ont ... 

Photo D.R.

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... pu être créées entre un patron de l'IT et son prestataire ne s'interrompent pas si facilement. « Il faut suivre cela de près pour faire respecter les règles du jeu définies avec la DSI » note la responsable des achats. Elle attire l'attention sur les risques que peut faire courir une relation trop intime sur le long terme entre une direction des systèmes d'information et son prestataire : le délit de marchandage. 

Au bout d'un certain temps, on ne fait plus suffisamment attention à qui fait partie de l'entreprise ou pas. « Afin de ne pas tomber dans ce travers, il faut éviter tous les signes qui auraient tendance à montrer que le prestataire est traité comme un salarié de l'entreprise. Par exemple, il ne doit pas avoir d'email d'entreprise, ni de ligne directe, ni voir ses congés être validés par le manager de l'entreprise cliente. Pour notre part, nous avons mis en place des contrats de 3 mois qui doivent être renouvelés » dit-elle. L'économie réalisée par Essilor grâce à cette remise à plat des prestations IT a atteint 10% sur la masse d'achat. 

« Pour le futur, il faut évidemment que nous allions vers la forfaitisation, et vers la massification, avant même de recourir à l'offshore » retient-elle. Le déréférencement s'avère difficile à réaliser jusqu'au bout, d'autant plus dans une période de crise et de resserrement des budgets IT. Un prestataire qui est présent dans une entreprise depuis des années, dix ou quinze ans, a tout intérêt d'y rester, d'autant plus qu'il a perdu de la valeur sur le marché pour son employeur  en restant trop longtemps dans l'entreprise. 

En conclusion, Bénédicte Bonnet Roussey attire l'attention sur un moyen qu'elle utilise afin d'avoir une vision plus juste du coût d'un prestataire : « Je demande à ce qu'il chiffre sur un projet non seulement sa propre prestation mais également la charge qu'il estime que cela représente côté Essilor, et on peut choisir selon la bottom-line parmi les prestataires. »

(...)

(09/03/2011 11:38:37)

GDF-Suez choisit Orange Business Services pour cogérer son informatique

Orange Business Services a annoncé avoir remporté le contrat de cogérance du SI de GDF Suez pour les différentes entités du groupe en France. GDF Suez n'a pas souhaité indiquer le montant de ce contrat qui est d'une durée de six ans et couvre l'ensemble du SI national.

Les équipes de GDF Suez seront associées à celles d'Orange Business Services pour héberger, exploiter et faire évoluer autant les infrastructures que les applications. Orange Business Services va aussi fournir au groupe énergétique des capacités d'hébergement, notamment dans un datacenter normand plus respectueux des normes environnementales. De plus, un cloud privé sera mis en place. A l'occasion de ce contrat, les services rendus aux entités du groupe seront industrialiées et standardisées - au maximum - et seront accessibles au travers d'un catalogue. Le support des solutions mises en place sera assuré via un centre de service partagé.

Le groupe spécialiste de l'énergie et des services concédés est en cours de refonte de son SI suite à la fusion entre les deux entités initiales, GDF et Suez. De plus, GDF avait dû construire son propre SI suite à la séparation avec EDF.

Illustration : Plate-forme d'extraction de gaz en Norvège, crédit photo GDF-Suez.
(...)

(18/01/2011 10:23:12)

Off-shore : les leçons à retenir de la crise tunisienne

La « révolution de Jasmin » secoue la Tunisie. Les conséquences politiques ou géopolitiques complexes de la crise ne concernent pas les DSI dans leur fonction mais ceux-ci doivent malgré tout tenir compte de la situation. Pays où le personnel qualifié reste bon marché, la Tunisie a attiré certaines externalisations IT. De plus, la contagion au reste du Maghreb n'est pas à écarter alors que l'ensemble de la zone, (surtout le Maroc), est appréciée pour les centres de contact des entreprises françaises, comme le groupe France Télécom.

« Nous n'avons pas de chiffre mais l'externalisation IT vers le Maghreb reste modeste » juge Jean-Paul Binot, président de la commission Global Sourcing de l'EOA (European Outsourcing Association France). Pour lui, « l'exposition aux risques locaux des entreprises françaises est marginale. Le Maghreb est surtout une destination pour les centres de contact B2C et il y a très peu, dans ces pays, de développement ou de BPO [Business Process Outsourcing, externalisation globale de processus métier, NDLR]. » Les risques sont donc limités et les solutions de replis aisées. Il en serait tout autrement en cas de crise majeure en Inde (comme une guerre avec le Pakistan par exemple). Les risques liés à la Tunisie semblaient être connus depuis des années, tant des entreprises françaises que du gouvernement aujourd'hui renversé. Jean-Paul Binot se souvient d'une conversation qu'il avait eu avec un officiel qui lui avait avoué : « le défi de la Tunisie est de fournir des emplois pour occuper une main d'oeuvre abondante, jeune et qualifiée ».

Des leçons à retenir pour l'off-shore, à commencer par le global sourcing

Doit-on fuir la Tunisie pour toute externalisation et trouver des solutions de replis ? Pour Jean-Paul Binot, la situation va rapidement se stabiliser et, surtout, « aider la Tunisie passe par l'encouragement au vrai near-shoring dans ce pays ». La crise tunisienne aura au moins l'avantage de rappeler que tout off-shore, même le near-shore, comporte une part non-négligeable de risques. « Des pays comme l'Ile Maurice ont su tirer parti de leur stabilité politique, du fait que c'était un état de droit, pour attirer les investissements » rappelle Jean-Paul Binot. Pour lui, « le risque politique est associé à l'off-shore car les pays de destinations sont des pays à bas coût, par nature peu stables politiquement ou socialement. Même l'Inde, la plus grande démocratie du monde, connait ses crises... » (...)

Quand, en France, quelques centimètres de neige peuvent paralyser le pays, il faut aussi se rappeler que les pays à bas coût sont soumis à des phénomènes naturels sans commune mesure : tremblements de terre, raz-de-marée, mousson, ouragans... « Le global sourcing [une politique d'acquisition répartissant les achats au niveau mondial, NDLR] repose d'ailleurs sur la prise en compte des différents risques, la répartition des investissements entre les zones afin de diminuer l'exposition à un incident localisé et enfin sur la prévision de plans de secours en cas de problème » rappelle Jean-Paul Binot. Comme toujours, le moins-disant en terme de prix n'est pas toujours le meilleur choix. Un moins-disant dans une zone à forts risques peut, au final, coûter très cher.

Mais tout conserver en France ne réduit pas forcément tous les risques à zéros. Jean-Paul Binot indique ainsi : « quand on fait une analyse de risques sérieuse en France, ce n'est pas triste. Une simple crue majeure de la Seine aurait bien plus de conséquences sur l'économie française que les évènements en Tunisie. »

Illustration principale : Jean-Paul Binot, président de la commission Global Sourcing de l'EOA (European Outsourcing Association France), crédit photo D.R.
(...)

(17/01/2011 10:58:11)

Foncia bascule dans l'infogérance de ses postes de travail

Le groupe Foncia comprend 600 agences immobilières en France; Suisse, Allemagne et Belgique. Il délivre des prestations variées de service dans le secteur immobilier (gestion de biens, gestion de copropriété...). Pour se recentrer sur son coeur de métier, Foncia a décidé d'externaliser la gestion des 7000 postes de travail.

Le contrat, d'un montant et d'une durée non-précisés, porte sur l'assistance téléphonique, la maintenance, les prestations planifiées de modification du parc (installations, mouvements, ajouts, changements...), le maintien en conditions opérationnelles (réparations non-planifiées), la gestion du parc, la gestion des approvisionnements... Cette infogérance très complète sur de nombreux sites dispersés nécessitait un acteur à la fois très présent sur le territoire à couvrir et disposant des méthodes industrielles nécessaires pour être efficace et réactif rapidement.

Le groupe Foncia a finalement choisi de recourir au groupe Tibco. L'un des points importants pour ce choix a été l'existence de 73 centres techniques sur le territoire à couvrir.

(...)

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