Comment s'est passé le passage de flambeau à la tête du CIP Med ? Peut-on parler de continuité ?

De continuité, oui complètement. Depuis que Stephan [Guidarini, NDLR] a été président il y a 5 ans puis Guillaume [Goury, NDLR], on travaille main dans la main au quotidien entre le président, les vice-présidents et toute l’équipe du bureau. On n'est peut être pas toujours d'accord, mais c'est normal, chacun apporte sa propre vision, son propre point de vue, et la décision est toujours collégiale avec les membres du bureau.

Comment pensez-vous que le club va évoluer ?

Au-delà de la continuité, l'objectif est, d'année en année, de faire monter en gamme le club avec de nouvelles idées. On est parti de loin, d'un club associatif organisant 3 manifestations par an, à 62 événements organisés en 2019. Cela n'apporte que des bénéfices, mais nécessite aussi de plus en plus de travail en termes d'investissement personnel mais on commence à être de plus en plus rodés.

A quoi est dû selon vous ce succès ?

Il y a vraiment un savoir-faire sur la partie communication et organisation d’évènement et une notoriété accrue du Club. Un gros investissement temps de chacun, et notamment de nos vice-présidents sur les territoires d’Avignon, et de Nice.

Quelles étapes le CIP Med a traversé pour en arriver là ?

Il y a eu plusieurs phases. On a changé le business model du club avec Stéphan et Guillaume, cela nous a permis de chercher d'autres façons de travailler et de mettre en place d'autres manifestations. On a pu donner cet élan pour « industrialiser » les manifestations pour redonner une visibilité au club. Depuis 5 ans il y a d’abord eu une phase de monter en puissance des évènements, puis de d’amélioration de la visibilité et de la notoriété du Club. Aujourd’hui les fondations sont solides ce qui va permettre dans cette troisième phase de plus s’organiser en interne, de proposer encore de nouvelles manifestations et de travailler sur les campagnes d’adhésion.

Avez-vous un objectif d'accroissement du nombre de membres ?

Aujourd'hui nous sommes autour des 240-250 adhérents. Il n'y a pas d'objectif numéraire et on ne cherche pas à « faire du nombre pour faire du nombre ». On veut développer la partie adhésion en proposant de nouveaux avantages à nos adhérents qu’ils soient partenaires ou décideurs IT.

Quels sont les projets portés par le CIP Med qui vous rendent fière ?

Je pense à celui de la commission Education et Handicap que l'on va continuer et qui mobilise 4 personnes. On a créé un jeu de cartes à jouer à destination des Lycées pour montrer que le numérique n'est pas qu'une affaire de geek mais est un monde ouvert à tous. Quel que soit son cursus scolaire, il existe des passerelles entre les fonctions du numérique et de l'informatique. On est en train de voir avec l'Education Nationale pour amener ce jeu de rôle aussi bien dans les établissements publics que privé. Un autre axe qui a très bien fonctionné est le groupe de travail multi-associations Cybersécurité avec Medinsoft, Hack in Provence, French Tech, Clusir Paca et Pole SCS. Il a débouché sur un jeu ludique qui va permettre par exemple à un commerçant de suivre un parcours cyber, accéder à des conseils et de l'aide pour arriver au bout. 

Prévoyez-vous de faire évoluer le modèle d'adhésion du club ?

On est monté en visibilité et aujourd'hui on va se poser la question de fidéliser nos adhérents. Pour cela on va travailler sur une tarification pour certains de nos événements en fonction qu'ils soient adhérents ou non. Nous allons par ailleurs mettre en place une équipe dédiée pour développer les relations avec les décideurs IT pour leur offre de nouveaux services et renforcer notre dispositif d'entre aide Help DSI. Aujourd'hui son fonctionnement n'est pas encore automatisé. Il permet, entre DSI, de répondre à des questions variées par exemple sur les moyens de digitaliser les notes de frais, de résoudre un problème technique sur tel ou tel point... Seuls les DSI peuvent répondre sauf si l'un d'entre eux demande à être mis en contact avec un fournisseur.

Quels sont les autres leviers pour développer le club ?

Nous allons étendre l'organisation de dîners à Nice et Monaco avec l'ADIM pour rendre leurs adhérents plus présents. Mais aussi accroitre notre présence sur les salons IT et cybersécurité comme IT&Cybersecurity meeting, Ready fot IT, les Assises de la Cybersécurité, Access security, Grand Opening, Medinjob... Nous allons accompagner les adhérents présents et les invitations VIP pour les DSI avec des tarifs et des avantages pour les partenaires sur leurs stands. Nous allons aussi développer les relations presse avec vous LMI, Alliancy et Le Méridonial. On propose aussi à des partenaires de la co-organisation d’évènements.

Quel bilan faites-vous des derniers mois sous l'ère du Covid ? 

En termes d’évènement 2020 a été une année compliquée, nous avons quand même réussi à organiser les CIPNetworkShow avec 800 visiteurs et 45 exposants. Fort de son succès cet évènement sera reconduit en 2022. En 2021 on a réussi à reprendre l'activité des événements sur les 4 derniers mois avec des dîners qui se sont succédé avec succès. Les DSI aiment se rencontrer et échanger et ceux que l'on n’avait pas vus depuis longtemps étaient aussi présents. C'est une belle équipe et une belle aventure qui dure. L'apothéose sera totale avec les 50 ans du club l'année prochaine. Sans compter la volonté aussi d'aller vers d'autres clubs comme l'Adira à Lyon. C'est une région à laquelle on pense spontanément quand il s'agit de développement en région.

Quels sont vos prochains rendez-vous phares en 2022 ?

Nous allons organiser 3 dîners Décideurs IT : 8 mars à Aix, 5 mai à Avignon et 6 octobre à Nice et Monaco. Mais aussi un dîner décideurs IT de Gala également le 8 décembre à Marseille. Il y aura aussi les événements des Incontournables, nos conférences technique en mode apéritif réseautage, sur nos 3 territoires Avignon, Nice et Marseille 3 fois par mois, la Festive le 1er juillet 2022, ou encore le CIP Network show début juin. Ces rendez-vous quel que soit leur taille rencontrent un vrai succès. 

Le club bénéficie-t-il d'un soutien financier de la région ? 

Nous avons un budget qui s'appuie uniquement sur les cotisations et le sponsoring de nos membres. En revanche, nous pouvons avoir parmi nos adhérents des Chambres de commerce, des mairies, des communautés urbaines... Le secteur public est représenté mais également les entreprises comme Axians, Interxion, Provence Promotion, Hops, Veolia, CEA, Richardson...

Sur quelles thématiques travaillez-vous en 2022 ?

Les thématiques 2022 seront abordées sous l'angle technique ou fonctionnel voire les deux. Elles sont variées et tourneront par exemple autour de la cartographie des SI, de la transformation RH de la DSI, de la cybersécurité et de Log4j, de l'IA et des chatbots, de la blockchain, du fog computing et de l'évolution des datacenters, de la digital workplace...