A l'instar d'Adobe et d'IBM, l'actualité du monde propriétaire est curieusement marquée par plusieurs rapprochements entre Microsoft et l'Open Source. Tout d'abord, l'accord conclu entre Microsoft et Novell concernant l'interopérabilité entre SuSE Linux et Windows. Un accord à la fois technologique et juridique, mais également financier qui coûtera 308 M$ à Microsoft. Dans le même temps, Zend, développeur originel du langage PHP, et Microsoft annonçaient un partenariat afin d'optimiser la plate-forme PHP pour la prochaine version de Windows Server. Dévoilée lors de la Zend/PHP Conference & Expo de San Jose, cette annonce peut surprendre, lorsqu'on sait que la plate-forme PHP, utilisée la plupart du temps avec des technologies concurrentes (Linux, Apache, MySQL) entre en concurrence directe avec la plate-forme ASP et ASP.NET. La semaine dernière, Microsoft annonçait également une nouvelle version de Windows Embbeded CE 6.0 dont le noyau devient 100% disponible en code source pour les développeurs. L'ouverture du code du noyau à travers la Shared Source Initiative de Microsoft devrait faciliter la conception et le débogage de systèmes embarqués. Il est vrai que cela concerne surtout les fabricants de matériel et non ce que l'on appelle communément la communauté Open Source. Mais l'initiative se devait d'être soulignée. Lors d'une interview accordée récemment à IDG News Service, Bill Hilf, directeur de la stratégie Plate-forme chez Microsoft, confiait : « Microsoft n'entre pas en compétion avec l'Open Source. Nous entrons en compétition avec les produits Open Source que les gens vendent. » Suite à l'accord conclu avec JBoss, Microsoft s'est rendu compte qu'il vendait plus de licences Windows Server, selon Hilf. Pragmatique, Microsoft fait maintenant partie de ces acteurs pour qui l'Open Source est aussi une source de revenus.