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(20/01/2012 10:39:14)

Megaupload torpillé par le FBI

L'Agence Fédérale américaine a retenu 7 charges d'accusations contre la société Megaupload officiellement domiciliée à Hong Kong et ordonné le blocage des DNS des sites. Chose faite hier en fin de journée en Europe. Cette action d'éclat intervient un jour après que des milliers de sites dans le monde aient protesté le 18 janvier contre les projets de loi antipiratage aux États-Unis. Les autorités fédérales américaines ont annoncé aujourd'hui avoir démantelé un réseau pirate qui aurait généré un chiffre d'affaires de 175 millions de dollars.

Sept individus et deux sociétés ont été accusés de racket, de violation de copyright et de blanchiment d'argent par le Département américain de la Justice (DOJ) selon un communiqué du gouvernement.

Une myriade de sites web

Les deux sociétés - Megaupload Limited et Limited Vestor - exploitaient des sites connus sous les noms de Megaupload.com, Megavideo.com, Megastuuf.co et Megaporn.com... avec des serveurs situés aux États-Unis, au Canada, à Hong Kong et aux Pays-Bas. Selon les fonctionnaires fédéraux, le gang a généré 175 millions de dollars de recettes provenant de la vente d'espaces publicitaires et d'accès premium à leur service et aurait causé plus de 500 millions de dollars de dommages aux ayants droit. Parmi les contenus piratés distribués sur les sites Megaupload, on retrouve des films, des séries TV, de la musique, des livres électroniques et des logiciels.

«Cette action est parmi les plus grands cas de crime contre le droit d'auteur  aux États-Unis», a déclaré le Départment de la Justice US dans son communiqué de jeudi. Les procureurs ont également défini le groupe Megaupload comme « une entreprise internationale de crime organisé qui serait responsable de piraterie en ligne massive dans le monde entier. »

4 suspects arrêtés, 3 autres recherchés en Europe

Parmi les sept hommes inculpés par un tribunal de Virginie (un grand jury plus exactement), quatre ont été arrêtés le 19 janvier en Nouvelle-Zélande par les autorités locales : Kim Schmitz, un informaticien allemand à l'origine du site (37 ans), Bram van der Kolk (29 ans), Finn Batato (38 ans) et Mathias Ortmann (40 ans). Leurs demandes de libération sous caution ont été refusées. Les trois autres - qui vivent en Estonie, en Allemagne et en Slovaquie - sont toujours en fuite. Les sept hommes inculpés par le Ministère américain de la Justice risquent, chacun, un maximum de 55 ans de prison s'ils sont reconnus coupables. Outre les arrestations d'hier, le FBI a également saisi 50 millions de dollars sur les comptes de Megaupload, des voitures de luxe pour un montant de 6 millions de dollars et a obtenu 20 mandats de perquisition aux États-Unis et ailleurs pour saisir les serveurs utilisés par les sites.


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Une cour américaine a également ordonné la saisie de 18 noms de domaine appartenant à Megaupload. Selon le réquisitoire du tribunal américain, Megaupload.com recevait 50 millions de visiteurs par jour et représentait 4% du trafic Internet. Le service de classement de sites Alexa répertorie actuellement la plate-forme Megaupload comme la soixante-deuxième audience web dans le monde. Au cours des trois derniers mois, les visiteurs du site représentaient en moyenne 1,4% de tous les utilisateurs d'Internet.

Un coup de semonce avec le black-out day du 18 janvier

Les arrestations d'hier arrivent juste après la tentative de « black-out d'Internet » de ce mercredi, lorsque des milliers de sites, y compris Google et Wikipedia, ont partiellement ou complètement noirci leurs pages d'accueil en signe de protestation contre les projets de lois américaines sur le piratage en ligne (SOPA) et la protection de la propriété intellectuelle (PIPA).

Ces deux propositions de loi - rédigées respectivement par la Chambre américaine des Représentants et le Sénat américain - sont conçues pour faciliter la tâche des ayants droit qui désirent fermer les sites étrangers qui diffusent des films piratés, de la musique et des logiciels. Les opposants ont toutefois fait valoir que ces projets de lois donnent aux propriétaires de contenu trop de pouvoir.

Les alternatives existent

Depuis l'annonce de cette fermeture, les différentes communautés sur Internet débattent des alternatives : FileServe, FileSonic, Rapidshare... mais également bitTorrent (pas très sûr) et bien sûr les newsgroups. Et depuis plusieurs mois, de nombreux forums de discussions travaillent sur les moyens plus faciles pour crypter les échanges et rerouter les adresses IP. Voir encore plus radicale, la création de réseaux communautaires limités à un groupe d'utilisateurs. On trouve des initiatives reposant sur une plate-forme Darknet ou F2F (Friend to Friend) de type Waste, un réseau I2P, un serveur NAS avec un réseau local WiFi crypté et des noeuds mesh reposant sur la distribution Linux basée sur Porteux (voir projet Byzantium du groupe de hackers HacDC). Plus ambitieux, le projet de réseau satellitaire Hackerspace Global Grid emmenait par un groupe allemand. Le retour des bons  BBS mais avec des débits sans commune mesure.

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(19/01/2012 15:30:40)

Facebook personnalise les boutons pour les applications tierces

Le réseau social Facebook a dévoilé, à San Francisco, une autre génération d'applications avec comme conséquence l'arrivée prochaine de boutons de partage de type « lire », « regarder », « jouer », « cuisiner » et autres. Jusqu'à présent, ce type d'action se limitait aux applications musicales. Ces fonctionnalités avaient été annoncées en septembre dernier mais, à l'image des récents profils avec Timeline, ont mis du temps avant d'être finalement déployées.

Désormais, les créateurs d'applications vont pouvoir imaginer leurs propres boutons personnalisés, adaptés à leurs contenus, qui devront toutefois être validés par Facebook. Le but est de développer à l'infini l'interconnexion entre les membres, afin qu'ils puissent partager (presque) tous leurs faits et gestes.

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(19/01/2012 10:54:03)

Quel bilan pour le blackout antiSOPA ?

Destinés à permettre d'éteindre un site ne respectant pas les droits d'auteur, les projets de loi américains SOPA (Stop Online Piracy Act) et PIPA (Protect IP Act) sont dans le collimateur de nombreux acteurs du web. Ceux-ci expriment depuis plusieurs semaines leur crainte que les législations votées la semaine prochaine ne compromettent le fonctionnement d'internet, la liberté d'expression et l'innovation. Afin de sensibiliser l'opinion à leur cause, plusieurs géants de la toile - parmi lesquels Google, Facebook et Amazon - avaient menacé ces derniers jours de coordonner l'interruption de leurs services pendant 24 heures. 

Ce blackout annoncé ne semble toutefois pas mobiliser ses instigateurs, malgré la promesse du site dédié sopastrike.com que le 18 janvier serait une «journée étonnante». Si plusieurs sites, comme Wikipedia (en anglais), Wordpress ou celui du parti pirate suisse ont effectivement noirci leurs pages, Facebook et Amazon n'ont rien fait, tandis que Google s'est borné à mettre un bandeau sur sa homepage américaine sans pour autant interrompre son service de recherche.

Risque de s'aliéner les utilisateurs

Pour des questions de priorités sans doute, de nombreux sites ont préféré au final ne pas participer à l'opération de blackout, par crainte de se mettre leurs utilisateurs à dos. Ceux-ci auraient sans doute peu apprécié d'être pris en otage, qui plus est s'ils résident hors des Etats-Unis et n'ont aucun poids démocratique dans le débat en cours. Patron de Twitter, Dick Costolo, a ainsi expliqué son refus de participer à l'opération car «la fermeture d'une entreprise globale en réaction à une seule question de politique nationale est stupide». Wikipedia, qui a en revanche choisi d'interrompre son service en anglais, s'est vu reprocher de ne pas respecter la neutralité de point de vue qu'elle défend. Jimmy Wales, fondateur de l'encyclopédie en ligne a rétorqué que «l'encyclopédie est neutre, mais la communauté n'a pas à l'être, pas quand l'encyclopédie est menacée».

ICTJournal.ch (...)

(18/01/2012 09:42:25)

Lotusphere 2012 : accompagner les utilisateurs vers le réseau social

La qualité des outils fournis n'est pas une condition suffisante pour réussir un projet de réseau social en entreprise. L'implication des dirigeants est indispensable, ainsi qu'une équipe dédiée à ces usages. Au deuxième jour d'un Lotusphere axé sur le « Social Business », IBM a donné la parole à Wendy Arnott, responsable médias sociaux du groupe canadien TD Bank qui a déployé la plateforme de contacts Connections. Sixième banque d'Amérique du Nord, la société compte 85 000 employés. Après un projet pilote sur 500 personnes, l'application collaborative a été déployée auprès de 50 000 collaborateurs au Canada, avec un taux d'adoption multiplié par sept par rapport aux prévisions. Un succès dû à l'implication des équipes dédiées, estime la DSI du groupe, Glenda Crisp. De son côté, elle relève parmi les points sensibles la mise en place d'accès Single sign-on et l'intégration avec Microsoft SharePoint. Le groupe bancaire poursuit son déploiement sur 25 000 personnes aux Etats-Unis.

Profils, documents, communautés, wikis, microblogging

L'application Connections permet de dresser des profils de l'ensemble des collaborateurs pour faciliter les recherches de contacts et d'expertises au sein d'une entreprise. Elle propose aussi de créer des communautés internes, d'organiser ses activités, de publier et partager des documents, d'animer un blog, d'alimenter des wikis, de partager ses signets et de diffuser des informations par microblogging. La version 4 du logiciel, prévue pour le 2e trimestre, accueille les e-mails et les communautés externes, et elle déroule un flux d'activité qui peut intégrer des données venues d'autres applications. IBM Connections est un produit indépendant qui n'a pas besoin de s'utiliser avec les logiciels Notes/Domino. « 50% des ventes se font à des clients qui utilisent MS Exchange, nous n'essayons pas de leur vendre Notes », a rappelé ce matin Mike Rhodin, vice-président senior, responsable d'IBM Software Solutions Group. En revanche, IBM fournit gratuitement certaines fonctions de Connections aux utilisateurs de Notes/Domino : Profils, pour la recherche de contacts, Fichiers, pour le partage de documents, et le microblogging.

Mike Rhodin, responsable du groupe Software Solutions chez IBM
Mike Rhodin, vice-président senior, responsable d'IBM Software Solutions Group (crédit : M.G.)

Des vidéoconférences Polycom depuis Connections

L'analyste Ray Wang, PDG du cabinet Constellation Research, constate les avancées réalisées par IBM sur ces solutions de Social Business. « L'an dernier, nous avons vu beaucoup de marketing. IBM présentait sa vision et expliquait où il voulait aller. Cette année, nous voyons la réalisation de ces développements : certaines capacités à manipuler les fichiers, l'intégration, la mobilité... », énumère-t-il. « Et si l'on regarde du côté des fonctions complémentaires, ce que fait un partenaire comme Polycom est très intéressant ». Polycom présente sur Lotusphere 2012 l'association de ses solutions de vidéo avec Connections et avec Sametime. La plateforme de communication unifiée d'IBM est intégrée de façon native avec son offre RealPresence. A travers Sametime, Polycom permet aux utilisateurs du réseau social Connections de lancer une vidéo directement depuis leur interface. Il est aussi possible de rejoindre une réunion video hébergée sur RealPresence à partir d'un navigateur web sans disposer de Sametime.

Ray Wang pointe aussi tout ce qui a trait à la « gamification », démarche qui recourt aux techniques du jeu pour faciliter l'apprentissage, renforcer l'implication des employés ou la fidélité des clients. Un procédé que l'analyste présente comme un bon moyen d'amener des utilisateurs à participer au réseau social. IBM Connections devrait bénéficier d'un partenariat avec Bunchball, l'éditeur de la plateforme en ligne Nitro, qui a déjà sorti des solutions pour Salesforce.com et Jive. 

Budget : des décisions prises par les directions métiers

En résumé, Ray Wang estime qu'il y a eu beaucoup de travail de fait. « Et la bonne nouvelle, c'est que ce marché est encore très jeune. IBM a donc l'opportunité d'opérer un changement. » L'activité traditionnelle de messagerie, Notes, n'est sans doute pas au mieux, suggère l'analyste en soulignant qu'il en va de même pour Outlook et les outils de productivité bureautique. « Ils se renouvellent. La question est donc de savoir où aller pour choisir un jeu complet de solutions. Et c'est là-dessus que parie IBM ».  Ray Wang rappelle que Connections existe aussi en version SaaS, sur LotusLive, et que l'on peut facilement s'inscrire au service par petits groupes, sans que l'outil soit imposé par la hiérarchie. « Il y a un effet viral qui peut se produire si l'on essaie le produit, de la manière dont un Google progresse ».

L'analyste attire enfin l'attention sur les sessions de la conférence Connect 2012 qui, au sein de Lotusphere, s'adressent aux directions métiers. « Ce sont ces utilisateurs qui prennent en fait les décisions. Nos enquêtes montrent que les budgets IT baissent de 5% sur un an. En revanche, les dépenses technologiques des entreprises montent de 18 à 20%. Et qui prend les décisions, sinon les métiers. Il est donc très important de regarder ce que font ces directions. » Sur Connect 2012, Ray Wang animait lui-même une session pour « démystifier » les méthodes de « gamification ».

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(17/01/2012 14:16:08)

Wikipedia interrompra aussi son service le 18 janvier pour protester contre Sopa

Le 18 janvier, l'encyclopédie en ligne Wikipedia a annoncé une interruption de service pour on site en anglais pour protester contre les propositions de lois américaines Stop Online Piracy Act (Sopa) et PROTECT IP Act (Pipa). D'autres géants du web, Google, Amazon et Faceboo, ont également fait part de leur intention de baisser le rideau ce black wednesday.

Les Twitternautes conseillent donc aux étudiants de se dépêcher de finir leurs devoirs avant de ne plus pouvoir accéder au site. Deux tweets sur le sujet: "Dernières infos: Wikipedia en anglais hors service le 18 janvier pour protester contre SOPA. C'est le moment de copier/coller vos devoirs dès maintenant, les jeunes"; et "Les opposants à #SOPA se sont fait entendre, mais avec l'interruption de service de Wikipedia en anglais le 18 janvier, la sensibilisation a atteint des sommets".

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(17/01/2012 11:53:22)

Forrester se penche sur l'usage national des réseaux sociaux

Le cabinet Forrester vient de publier l'étude Global Social Media Adoption in 2011 [Adoption globale des médias sociaux en 2011]. Celle-ci se base sur les réponses de 95 000 personnes issues de 18 pays (Amérique du Nord, Europe, Asie et Amérique Latine), notamment de France, Allemagne et Grande Bretagne. Il en ressort que l'utilisation des réseaux sociaux est très différente selon les pays.

La première conséquence de ce constat est qu'il est nécessaire, pour les entreprises, d'adapter leurs stratégies d'approche selon les pays. Une stratégie globale unique de gestion des « fanpages » ou des communautés en ligne serait donc vouée à l'échec.

La première différence qui saute aux yeux entre pays émergents ou nouvellement développés (Inde, Chine, Brésil) d'une part et pays occidentaux d'autre part est la pénétration des réseaux sociaux dans la population des internautes. Celle-ci atteint 93% en Inde, Chine, Mexique et Brésil. Plus des trois quarts des Chinois et Indiens utilisant des réseaux sociaux produisent et publient du contenu alors que les Occidentaux sont essentiellement des consommateurs : les producteurs ne sont que 24% aux Etats-Unis et 21% en Europe de l'Ouest. 70% des Occidentaux sont des « spectateurs » selon la typologie de Forrester.

Cependant, il existe des différences sensibles entre pays européens. Italiens et Suédois sont de plus grands utilisateurs, loin devant les Français, Britanniques, Allemands et Hollandais.

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(16/01/2012 10:47:26)

Facebook : 1 milliard d'utilisateurs en aout 2012

Selon l'agence américaine iCrossing, le réseau social Facebook pourrait franchir la barre du milliard d'utilisateurs dès cette année. En prenant en compte son rythme d'évolution, ce cap symbolique pourrait être atteint dès le mois d'août. En ce début d'année, Facebook compte un peu plus de 800 millions d'inscrits. (...)

(12/01/2012 15:15:25)

Nouveaux noms de domaine, l'Icann démarre son Big Bang

L'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann), « l'organisation de droit privé à but non lucratif chargé d'allouer l'espace des adresses de protocole Internet (IP), d'attribuer les identificateurs de protocole, de gérer le système de noms de domaine de premier niveau pour les codes génériques (gTLD) et les codes nationaux (ccTLD), et d'assurer les fonctions de gestion du système de serveurs racines, » lance son programme pour les nouveaux codes génériques du domaine de premier niveau (Top-Level Domains - TLD). Les demandent doivent être déposées auprès de l'organisme régulateur dans les trois mois, soit au plus tard le 12 avril 2012. Selon les experts, ce programme visant à instaurer de nouveaux gTLD est le plus grand changement intervenu dans le système de nommage de l'Internet depuis 1998, c'est-à-dire au moment de la création de l'Icann lui-même. « C'est un changement important, » déclare Fred Felman, directeur marketing chez MarkMonitor, qui fournit des services de protection de marque en ligne à des entreprises américaines, comme FedEx et DuPont. « C'est probablement le plus grand changement depuis le premier élargissement de l'Internet, passé d'un petit nombre de registres à 23 registres. »

Aujourd'hui, les noms de domaine couvrent 280 domaines, depuis les dénominations génériques telles que .com pour les sites commerciaux, jusqu'aux codes de pays comme .de pour l'Allemagne par exemple. Selon le dernier rapport Brief Domain Name Industry de Verisign publié en décembre 2011, il y a actuellement environ 220 millions de noms de domaine enregistrés dans le monde. Le domaine .com, réservé à l'origine pour les entreprises, continue à dominer : il représente environ 100 millions de tous les noms enregistrés. « Je pense que le nombre de nouveaux domaines va se situer autour de 1 000... Nous parlons donc ici d'une multiplication par 5 du nombre de domaines disponibles, » explique Roland LaPlante, vice-président senior et directeur du marketing chez Afilias, qui gère les registres .info, .org, plus 13 autres registres de noms de domaine. Mais pour lui, «  le plus gros changement va concerner l'ajustement du comportement des consommateurs et la manière dont la confiance dans ces nouveaux TLD va évoluer. »

Des centaines de nouveaux domaines

Le projet de l'Icann d'ajouter des centaines de nouveaux domaines, en chantier depuis six ans, n'a pas suscité que des approbations. À deux reprises, l'Icann a tenté d'étendre l'espace des noms de domaine Internet : une fois en 2000, quand l'organisation a ajouté sept extensions, dont .biz et .info, et une nouvelle fois en 2004, quand elle a ajouté huit extensions plus comme .asie et .emploi... Mais aucune de ces nouvelles extensions de nom de domaine n'a vraiment eu de succès. Si la dernière tentative de l'Icann d'élargir l'espace des noms de domaine réussit, cela pourrait changer fondamentalement la façon dont les noms de domaine sont utilisés.

Parmi les nouvelles catégories de noms de domaine qui devraient être approuvées, on trouve les noms de domaine internationalisés dans des écritures non-occidentales; les noms de domaines localisés géographiquement pour des villes et des régions; les noms de domaine liés à des intérêts spécifiques, ainsi que les noms de domaine liés à des entreprises individuelles et des marques. « L'innovation sera présente dans le nom lui-même et la façon dont il sera utilisé, avec un objectif plus marketing, » explique le vice-président senior d'Afilias. « D'une manière générale, la plupart des demandes seront techniquement évidentes. Mais, il y aura quelques vérifications d'éligibilité intéressantes et utiles à suivre. Cela va aussi donner lieu à de nouveaux services de registres pas encore disponibles aujourd'hui. Mais la plupart des nouveaux registres fonctionneront comme ils le font aujourd'hui. »

Le support des caractères chinois, arabe et cyrillique

Dans le cas des nouveaux codes génériques de premier niveau gTLD, la plus grande innovation sera sans doute l'apparition de noms de domaine internationalisés. On pourra trouver des caractères comme l'arabe, le chinois et le cyrillique dans l'extension de nom de domaine. Cela signifie que les entreprises américaines qui veulent vendre leurs produits à l'étranger pourront acheter pour leurs marques des noms de domaine à 100% dans le caractère de la langue originale du pays, comme le Chinois simplifié. « Les personnes qui ne savent pas lire, écrire et parler dans notre langue veulent avoir la possibilité de naviguer sur le web en utilisant leur langue maternelle, » explique Fred Felman. « Cela va être très utile par exemple pour la population d'utilisateurs chinois toujours plus nombreuse. Mais d'une manière générale, cette innovation est bonne pour l'ensemble de l'Internet. »

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Ainsi, malgré les oppositions, le projet de l'ICANN va de l'avant. Mais les représentants de l'administration américaine et certaines entreprises ont fait part de leurs inquiétudes. Ils craignent que le prix à payer pour enregistrer des noms de domaines dont la fonction est de protéger la propriété des marques n'augmente. Sans compter que, selon eux, cela risque d'engendrer sur le Web une certaine confusion pour les consommateurs. De nombreuses entreprises américaines qui possèdent d'importants portefeuilles de noms de domaine redoutent la mise en oeuvre de ces nouveaux gTLD par l'ICANN. Elles pensent qu'elles vont devoir consacrer plus d'argent pour acheter des noms de domaines pour défendre leur marque, lutter contre le squattage éventuel de leurs noms de domaine, source de litiges et de marchandages, et qu'elles devront faire davantage de publicité pour éviter la confusion chez les consommateurs. « Chaque fois que l'on a introduit de nouveaux gTLD, les marques ont eu des problèmes. Elles ont du lutter contre l'appropriation de leurs noms, assumer des couts supplémentaires en termes d'enregistrements défensifs et résoudre des problèmes avec les cybersquatteurs, » ajoute Fred Felman. « Les mécanismes de protection des droits qui sont proposés pour les nouveaux gTLD ne sont probablement pas proportionnellement suffisants. Alors, elles continuent à être préoccupées par ce système qui est source pour elles de couts supplémentaires. »

Les entreprises américaines disposent de quelques semaines seulement pour faire la demande d'une extension de nom de domaine reprenant l'appellation de leurs marques. Le processus est compliqué : les candidats doivent fournir des business plans détaillés, des données financières et une documentation technique expliquant comment ils comptent gérer leur nouveau registre de nom de domaine. Les frais d'inscription s'élèvent à 185 000 dollars. Quelques sociétés américaines pionnières, comme le cabinet d'experts-comptables Deloitte Touche et le géant de  l'informatique IBM, ont fait savoir qu'elles demanderaient un TLD pour leurs entreprises.

Beaucoup de demandes en préparation

Mais les experts pensent que de nombreuses entreprises, qui font du commerce en ligne, préparent discrètement leurs candidatures pour bénéficier des nouveaux gTLD. « Beaucoup de grandes entreprises nous ont appelés pour protester sur la mise en oeuvre de ce programme, mais elles travaillent quand même à couvrir leurs arrières. Elles seront prêtes à postuler dans le délai imparti, » a déclaré Roland LaPlante. « On voit des entreprises de distribution... mais il y a aussi des banques et des sociétés de services financiers. N'importe quelle grande marque susceptible d'être copiée sur le Web se penche aussi sur le sujet. »

Selon le vice-président senior d'Afilias, les entreprises peuvent trouver deux avantages à exploiter leur propre registre de nom de domaine. D'abord, le fait de contrôler l'utilisation du domaine leur permet de mieux se protéger en matière de sécurité et elles peuvent ajouter de nouvelles fonctionnalités comme des extensions de sécurité DNS, qui empêchent l'usurpation de leur site web. Ensuite, elles peuvent mieux sensibiliser les consommateurs sur leurs marques en valorisant leur présence en ligne autour de leurs propres noms, plutôt qu'avec une extension générique de type .com. « La plupart des consommateurs connaissent déjà bien les grandes marques. Par exemple, ils achèteront plus facilement une Rolex en ligne si la boutique affiche un nom de domaine .rolex, qu'ils ne le feraient sur une boutique avec un nom en .com, » a expliqué Roland LaPlante. L'ICANN devrait rendre ses premières décisions pour les nouveaux gTLD d'ici la fin de l'année 2012, et les nouvelles extensions seront opérationnelles sur Internet en 2013.

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(10/01/2012 10:15:28)

Les pages des marques et personnalités de Facebook attirent les fans

Selon une étude de l'Institut Harris Interactive, 65% des inscrits français au réseau social Facebook seraient des fans actifs d'au moins une fanpage d'une marque ou d'une personne publique. Cela représente 16 millions de consommateurs. En tout, 80% sont des adhérents français de Facebook sont fans d'au moins une page mais seulement 65% sont qualifiés d'actifs, c'est à dire qu'ils suivent effectivement le fil d'actualité de cette page. Plus de 80% des fans actifs sont des utilisateurs quotidiens du réseau social.

Ces chiffres suffisent à justifier l'attention des DSI pour suivre le comportement des fans des marques de leurs entreprises au travers d'outils décisionnels.

La « fan-attitude » concerne surtout les jeunes utilisateurs : trois sur cinq ont moins de 35 ans, même si toutes les tranches d'âges sont représentées. Les autres critères démographiques (sexe...) renvoient à la composition de la population des internautes.

Cependant, ce ne sont pas les marques de grande consommation qui ont le plus de fans. La majorité des fans le sont de personnages publics, notamment dans la tranche 15-24 ans : chanteurs, acteurs, comédiens, sportifs...

Les pages de marques et de produits n'arrivent qu'en quatrième position, avec seulement 29% des fans de pages, derrière les personnages publics (47%), les médias (40%) et les organismes et associations (35%). Au sein de ces pages, tout ce qui est « mode » ou « branché » attire particulièrement les fans : habillement (54% des fans de marques) et technologies et télécommunication (37%). Hygiène-beauté et alimentation sont bien derrière, même si certaines marques ont de beaux succès à revendiquer : Oasis (2 millions de fans français), M&M's (1,2 million), Kiabi (1 million), La Redoute (700 000), etc. Le public des pages de marques est féminin (57%) et jeune (47% dans les 15-24 ans).

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(04/01/2012 15:56:13)

Comment protéger sa réputation professionnelle sur Facebook

La fonction Timeline (Journal sur la version française du réseau social) de Facebook n'est pas disponible pour les entreprises, et Facebook n'a pas annoncé que les pages pro pourront basculer vers le nouveau profil. Pour autant, cela ne signifie pas que cela ne vous concerne pas, ni votre entreprise. Avec Journal, Facebook apporte à ses membres une nouvelle manière de présenter leur profil. Comme l'a déclaré Mark Zuckerberg, la Timeline « permet d'afficher l'histoire de sa vie sur une seule page ». En un mot, toute sa biographie, depuis la dernière mise à jour, jusqu'à sa naissance si vous le souhaitez. Journal est aussi un bon moyen de se présenter aux autres et d'afficher ses antécédents professionnels. Voici quelques astuces pour faire en sorte que ce Journal montre le meilleur de vous-mêmes sans nuire à votre carrière.

Adapter les paramètres de confidentialité en fonction des messages

Quand on commence à se familiariser avec le Journal, la première étape, la plus évidente, est de regarder attentivement l'histoire que l'on va publier et de s'assurer que celle-ci ne comporte aucune information qui risque de heurter ses collaborateurs, ses clients ou ses employeurs potentiels - comme des photos embarrassantes ou des commentaires privés. Il est possible d'éviter cet écueil en faisant défiler manuellement la Timeline, et d'éditer ou de supprimer des messages ou des événements.

Mais si l'on est pressé, il est possible de passer par la nouvelle fonction « Activity Log » ou « Journal d'Activité », une sorte de tableau de bord qui permet de voir rapidement tous les événements inscrits dans son historique. On peut alors éditer les paramètres de confidentialité de chaque événement, au lieu de les supprimer purement et simplement. Cela permet, par exemple, de conserver sa galerie de photos en la réservant uniquement aux copains d'école, et sans que ses collègues de bureau puissent y avoir accès.

Ajouter son historique professionnel

Il ne faut pas considérer cette fonction seulement avec méfiance. En effet, la Timeline peut être un excellent moyen de faire connaître votre activité et communiquer sur votre expérience professionnelle. En ajoutant des événements liés à votre activité, à votre entreprise ou à votre carrière, le Journal peut rendre votre page Facebook attrayante et intéressante, et vous permettre de partager des informations sur votre entreprise avec des clients et des collègues.

Imaginons par exemple que vous vouliez inclure dans votre scénario l'histoire de la naissance de votre entreprise. Commencez par faire défiler la Timeline en arrière jusqu'à la date de sa création. Ensuite, en survolant le scénario lui-même qui se déroule au milieu de la page, vous pourrez voir un petit + apparaître. En cliquant à l'endroit où se trouve le symbole +, un menu déroulant permet d'ajouter un nouvel événement à votre scénario. Sélectionnez « Événement de vie » ou « Life Event » pour avoir accès à un nouveau menu et ajouter « Expérience professionnelle et Formation » ou « Work and Education » à la liste des types d'évènement. À partir de là, il est possible d'ajouter des informations, et de préciser la date exacte de l'événement, le nom de l'entreprise, et d'autres détails éventuels, ou encore de joindre des photos liées à cet évènement ou à son histoire.

Il faut cependant garder à l'esprit que, même si votre page de Journal est excellente, la nécessité d'avoir une page professionnelle indépendante sur Facebook reste essentielle. Facebook ne permet pas de faire la promotion de son activité directement sur la Timeline. Pour les informations concernant son activité, il faut donc préférer dans le cadre du Journal une approche du type « les faits et seulement les faits », et ensuite ajouter les liens vers sa page professionnelle, si elle existe.

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Chercher du travail avec son Journal

Dans la mesure où ce Journal raconte votre histoire passée et actuelle, il peut s'avérer très utile aux personnes à la recherche d'un emploi et les aider à illustrer leur passé professionnel. Si vous cherchez du travail, il faut concevoir ce Journal public comme un nouveau CV. Par exemple penser à y inclure des informations pertinentes sur les emplois occupés, sur son expérience, sa formation et son cursus éducatif, sans oublier ses talents et ses centres d'intérêt. Bien sûr, il faut faire en sorte que tous ces éléments soient visibles à tous les contacts professionnels, même pour ceux qui ne sont pas encore vos amis sur Facebook. Cela ne veut pas dire que vous n'êtes pas autorisé à vous amuser avec votre Journal, mais il est important de bien contrôler ces paramètres de confidentialité.

Prendre le point de vue des autres

Si vous voulez être sûr que votre patron, vos partenaires commerciaux ou vos clients potentiels voient ce que vous souhaitez qu'ils voient dans votre Journal Facebook, essayez la fonctionnalité « Afficher » ou « View ». Cela vous permet de voir votre Timeline comme la verrait n'importe lequel de vos amis sur Facebook. Cela permet de se rendre compte exactement de ce qui est ou n'est pas visible pour eux.

Pour accéder à « Afficher en tant que » ou « View As », cliquez sur l'icône en forme de roue dentelée à côté du bouton « Journal d'activité » ou « Activity Log », puis sélectionnez « Afficher en tant que » ou « View As » dans le menu déroulant. Vous verrez apparaître une nouvelle version de la Timeline avec un petit message et un champ de texte, juste au-dessus de la page habituelle. Entrez simplement dans ce champ le nom de n'importe lequel de vos amis Facebook pour voir votre Journal à travers à leurs yeux virtuels !

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