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Emploi
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(28/02/2006 00:00:00)
Professionnalisation : une bouffée d'air financière pour le développement des compétences
Unilog s'empare des périodes de professionnalisation, l'une des mesure clés de la réforme de la formation professionnelle. La SSII a lancé 60 dossiers relatifs à la mise en place de ce dispositif pour ses collaborateurs depuis le début de l'année 2005. Sur les soixante, une cinquantaine a été validée par le fafiec (l'organisme paritaire collecteur de la branche ) qui prend en charge 100% des frais de formation engagés pour chacun. Avec cette opération, Unilog assure donc la formation de cinquante de ses collaborateurs sans peser sur ses budgets de formation. Elle profite par la même occasion des sommes qu'elle a versé au fafiec au titre de sa cotisation légale de 0,5% de sa masse salariale (lire l'encadré ci dessous) et qui servent un fond mutualisé. Avec cinquante dossiers, elles estime qu'elle peut récupérer plus d'un tiers des sommes investies. Et son objectif est de pouvoir profiter d'un montant équivalent à 100% de ses cotisations en 2006, en multipliant le nombre des périodes de professionnalisation. L'enjeu est fort pour y parvenir, il faut mobiliser tant les salariés que les managers et les équipes des ressources humaines sur une vision à moyen terme du développement de compétences de leurs collaborateurs, indispensables pour la bonne conduite des parcours de professionnalisation. Il faut également travailler en collaboration avec le fafiec (l'organisme paritaire collecteur agréé de la branche) afin de maîtriser la partie administrative du dispositif et s'assurer de son soutien financier. « Le dossier était complexe », affirme Jenny Jourdanet, responsable de la formation. « Six mois ont d'ailleurs été nécessaires, ainsi qu'environ un tiers de mon temps et un investissement de nos responsables de ressources humaines pour constituer et faire valider les périodes pilotes ». La SSII a pris en charge le dossier de la professionnalisation en 2005. Elle a organisé des rencontres entre le fafiec et ses responsables des ressources humaines pour que chacun prenne la mesure du travail de l'autre et de son fonctionnement pour une collaboration efficace. Elle a établi des profils type de salariés bénéficiaires du dispositif au regard des critères réglementaires posés et de ses besoins. Elle en a défini trois : les jeunes informaticiens ayant environ un an d'expérience (six mois de stage et six mois d'embauche) qui doivent développer leurs compétences ; les personnes en évolution professionnelle qui ont pour objectif d'évoluer en terme de poste et de prendre de nouvelles responsabilités ; les salariés en reconversion qui changent de métiers par exemple parce que leurs connaissances technologiques initiales correspondent moins aux besoins des clients. Unilog a aussi lancé des périodes de professionnalisation pilote pour ces trois profils. Un exercice qui lui a permis de valider les procédures de constitution des dossiers, d'élaboration des parcours de formation et d'échanges avec le fafiec. La SSII a ensuite communiqué auprès de ses managers en s'appuyant sur son réseau de responsable ressources humaines, pour entrer dans une phase plus industrielle de périodes de professionnalisation. Pour l'heure, il y a encore beaucoup à faire pour que les populations concernées s'approprient le dispositif et pour bien anticiper les formations. La SSII demeure aussi vigilante concernant le respect de ses engagements financiers du fafiec, puisqu'elle s'est beaucoup investi dans le dispositif. Mais les périodes de professionnalisation ont déjà permis de dynamiser la formation chez Unilog. Certaines entités ont mis en place davantage de cursus qu'elles ne l'auraient fait sans professionnalisation. Des formations qui n'entament pas les marges financières Bonne nouvelle pour les salariés, les périodes de professionnalisation amènent une bouffée d'air financière dans les budgets formation des entreprises. Les coûts engendrés par ces temps de formation qui peuvent s'étaler entre 100 à 600 heures sont en effet remboursés par l'organisme paritaire collecteur de la branche, le fafiec, avec des tarifs forfaitaires attractifs (40 ou 50 euros de l'heure). Si les frais engagés par l'entreprise ne dépassent pas ces forfaits, sa dépense est nulle. Mieux, elle y gagne puisqu'elle bénéficie d'un salarié qui a développé ses compétences, sans avoir grevé ses budgets et ses marges. Elle récupère parallèlement et de façon in directe une partie des 0,5% de sa masse salariale qu'elle est tenue d'investir chaque année au titre de la professionnalisation et du DIF (droit individuel à la formation). Ces fond sont versés au fafiec qui les mutualise pour l'ensemble des sociétés de la branche quelque soit leur contribution. Ils les rétrocède aux entreprises sous forme de financements, sur présentation de dossiers relatifs à la mise en place des dispositifs de professionnalisation qu'il reconnaît comme éligible aux critères légaux. (...)
(28/02/2006 00:00:00)Prospective : l'informatique est l'un des secteurs les plus créateurs d'emploi mais le moins recruteur
Le papy boom touchera peu les informaticiens par rapport à d'autres domaines professionnels. D'ici à 2015, le secteur informatique sera l'une des professions où les « besoins de recrutement nets » seront les plus faibles. Ces résultats sont les fruits d'une étude menée par la Dep (la direction de l'évaluation et de la prospective du ministère de l'éducation nationale) en vue d'examiner les perspectives de recrutement sectoriels (*) à l'horizon 2015. Elle s'est appuyée pour cela sur une hypothèse de croissance moyenne annuelle du PIB à 2% par an et d'âge moyen de "sortie définitive" de l'emploi à 59 ans. Elle montre que l'informatique fait partie des quatre domaines les plus créateurs d'emploi, avec une moyenne de 11 000 nouveaux emplois par an entre 2002 et 2015 (+2,2%). Mais aussi que ces créations seront le principal « facteur influençant les besoins de recrutement nets », en raison d'un faible nombre de départs à la retraite dans ce domaine (environ 2000 par an, à comparer par exemple avec 54000 dans la gestion/administration et 52 000 dans la fonction publique et les professions juridiques). La DEP estime ainsi qu'environ 131 000 postes seront à pourvoir pour les informaticiens sur la période 2002-2015. Elle est moins optimiste que la Dares qui en comptabilisait 207 000, dans son étude (**). L'informatique apparaît comme le secteur ayant le besoin de recrutement net (10 000 personnes par an) le plus faible avec le domaine « communication, information, spectacles ». Pour estimer l'impact de ces tendances sur le marché de l'emploi, la question est de savoir si ces besoins seront ou non couverts par le système éducatif - ce dernier apparaît en effet dans l'enquête, comme le principal pourvoyeur d'informaticiens-. La Dep doit produire une étude complémentaire sur ce sujet d'ici à deux mois, qui compare les effectifs des grandes écoles et autres formations en informatique, aux besoins de recrutement du secteur. (*) L'étude s'appuie sur la nomenclature de la Dares pour la définition des domaines professionnels. (**) Horizon 2015 : l'impact du départ des générations du baby-boom sur les métiers, copublication du Plan et de la Dares, paru dans la collection Premières Synthèses de la Dares. (...)
(27/02/2006 00:00:00)Recrutement : Des emplois à Lyon et dans la fonction publique
Les acteurs du conseil et du service informatique seront très présents sur le forum emploi Rhône-Alpes qui se déroule le 8 et 9 mars à Lyon. Quarante deux entreprises de ce secteur viennent en effet proposer des emplois et des stages, sur 150 exposants au total. Les visiteurs pourront y rencontrer les représentants de SSII nationales et internationales, telles Atos Origin, Cap Gemini, Euriware, Osiatis, Sopra, Steria, Sii, Teamlog, etc et des acteurs du conseil qui interviennent notamment dans les systèmes d'information, comme Accenture, Alten et Altran. Cette manifestation est essentiellement réservée aux jeunes diplômés. Elle a attiré l'année dernière, pour ses 20 ans, quelque 10 000 visiteurs, dont 75% d'étudiants en fin de cursus et 16% de jeunes diplômés (16%). Les jeunes qui souhaitent rencontrer certains acteurs en particulier peuvent s'inscrire sur le site Internet du salon et y entrer leur CV. Les exposants auront en effet accès à la base de CV et pourront solliciter les profils qui les intéressent. Quelque 3200 ingénieurs l'ont déjà fait, ce qui peut être une façon de se distinguer parmi les quelque 11 000 candidats attendus. Pour tous les informaticiens, cette fois, même les plus expérimentés, un autre salon du recrutement se tient à Paris, du 9 au 11 mars : le forum de l'emploi public. Il ne proposera pas d'espace particulier pour les métiers de l'informatiques mais organise une conférence sur ce thème le 11 mars au matin... Pour en apprendre sur les tendances et les besoins des administrations. (...)
(27/02/2006 00:00:00)Intégration : CGBI Team Partners forme ses jeunes diplômés au Mainframe
La SSII CGBI Team Partners a mis en place un cursus de formation aux technologies Mainframe et Java pour ses jeunes diplômés. Elle prévoit une dizaine de sessions cette année avec environ dix personnes pour chacune. Elle l'ouvre à des ingénieurs non informaticiens issus d'écoles généralistes et présentant d'autres spécialités scientifiques (électronique, physique). La SSII estime en effet qu'il est parfois plus facile d'amener des ingénieurs ayant d'autres cultures que la programmation objet aux environnement Mainframe, que des jeunes qui sont initiés aux nouvelles technologies. Cette démarche lui offre de surcroît davantage de possibilités pour faire connaître ses sessions et les remplir. Pour attirer les jeunes, elle a en effet conçu un parcours complet qui s'étale sur deux à trois mois, au cours desquels les participants sont payés à 100% de leur revenu - soit entre 31 et 33 keuros brut mensuels pour les ingénieurs informaticiens et un peu moins pour ceux ayant une formation généraliste. Celui-ci démarre par des cours généralistes sur les systèmes d'information et le cycle de vie d'un projet (3/4 jours) et par des tests de niveau destinés à affiner les contenus pédagogiques qui suivent. Il se poursuit par des sessions sur les technologies Java ou Mainframe (9 jours) puis sur les bases de données (7 jours). Il s'achève par un mois en immersion sur un projet et une demi-journée pour s'exercer à la présentation en clientèle. Il est ponctué par des points de suivi réguliers des jeunes qui ont trois entretiens pendant la période et un bilan de fin de formation. Cette encadrement permet à la SSII de bien connaître les nouveaux arrivants, d'identifier leurs points forts et de les orienter sur les missions en conséquence. Mainframe ou Java, la spécialité dominante du cursus de formation est définie avant chaque session par CGBI Team Partners en fonction de ses besoins. Lorsqu'elle procède à ses recrutements, la session est déjà planifiée, elle peut donc informer les candidats potentiels. Les futurs recrues pourraient par ailleurs profiter de sessions aux contenus affinés par la SSII, selon les contextes technologiques de clients. L'un des prochains cursus pourraient par exemple intégrer des cours sur les outils d'extraction et de chargement de données ETL. (...)
(24/02/2006 00:00:00)Entretien : « Un CV anonyme en vidéo»
Trois questions à Eric Steiner, ancien DSI et chargé de développement de Media'Pec, le créateur de Cvoos.com, un site de conception de CV multimédia interactif. Eric Steiner conseiller les candidats et réalise ces CV nouvelle génération. Il donne quelques tuyaux pour s'approprier cet outil à double-tranchant. Lemondeinformatique.fr : vous guidez les candidats pour la réalisation de leur CV vidéo. Quels sont les grands principes à retenir pour que ce document soit réussi ? Eric Steiner : Le premier est de ne pas chercher la perfection. Le risque est en effet d'être tenté de réciter un texte préparé à l'avance et d'avoir un discours figé alors qu'il faut conserver une part de spontanéité. C'est notamment pour cette raison que nous proposons aux candidats de procéder à un échange de questions/réponses face à la caméra. Le dialogue crée une dynamique et rythme sa présentation. Le deuxième principe est de ne pas reprendre oralement les informations énoncées dans le CV. La vidéo arrive en effet en complément de ce document. Les contenus de deux CV doivent donc être mis en cohérence avec un fil conducteur. L'objectif est de permettre au recruteur de savoir qui est la personne, ce qu'elle cherche et pourquoi. Comment travaillez vous avec les candidats ? En tant qu'ancien DSI, quels conseils donnez vous aux informaticiens? Nous élaborons une stratégie de communication avec tous les candidats, en partant du principe qu'ils ont deux minutes pour convaincre. Nous nous attachons notamment à adapter leur discours à leur domaine professionnel. En tant qu'ancien DSI et patron de SSII, je sais particulièrement identifier ce que l'informaticien doit mettre en valeur pour un recruteur. Ces populations ont parfois tendance à faire une liste des technologies qu'elles maîtrisent plutôt que de développer les projets auxquels elles ont contribué et d'évoquer les performances générées. Pour s'en dégager, je m'attache à les faire parler de leur réalisation et de considérations fonctionnelles et relationnelles. Je sais par exemple qu'un DSI sera davantage intéressé par la capacité d'un candidat à comprendre les problématiques de l'entreprise, proposer des solutions et conduire des projets pour les mettre en ?uvre qu'à des compétences purement technologiques. Le CV vidéo ne favorise-t-il pas la discrimination à l'embauche ? Le CV Vidéo comporte le risque de déplaire. Mais on peut également imaginer qu'un recruteur soit séduit par une présentation vive et dynamique alors qu'il ne se serait pas arrêté sur le CV qui correspond. Par ailleurs, nous travaillons dans un véritable souci d'authenticité. Il n'est pas question de faire un « show » face à la caméra. La personne apparaît donc au naturel. Cette démarche est aussi une façon d'affirmer qui l'on est, sans compromis. Les recruteurs qui pratiquent la discrimination à l'embauche le feront sans doute, de toute façon, avec ou sans vidéo. Nous proposons par ailleurs une alternative, la possibilité pour les candidats de se crée un CV vidéo anonyme. Il s'agit en réalité d'une « fiche » multimédia qui se rapproche du CV et dont les informations personnelles (nom, prénom, âge, adresse) ainsi que la vidéo de présentation sont masqués. Encore une fois, un tel outil ne changera rien aux pratiques discriminantes. Il s'agit avant tout d'une initiative complémentaire aux supports traditionnels, plutôt dynamique et originale. (...)
(24/02/2006 00:00:00)Témoignage: "J'ai doublé mon salaire en 2 ans"
Sabrina fait partie des premiers jeunes diplômés qui ont été embauchés avec le contrat « première chance » de la SSII nantaise Proservia. Elle est aujourd'hui analyste d'exploitation à la Macif, avec une solide expérience sur les grand systèmes d'IBM. « Les premiers mois ont été un peu difficiles sur le plan financier. Mais cette expérience m'a permis de bien progresser professionnellement ». Sabrina, une jeune informaticienne de 24 ans tire un bilan très positif des deux ans qu'elle vient de passer au service informatique de la Macif à Niort. Elle y est employée par la SSII Proservia, dans le cadre d'un contrat d'assistance technique. En deux ans, elle a doublé son salaire et acquis un bonne expérience sur les grands systèmes, un domaine particulièrement recherché par les recruteurs. Cette réussite, elle l'a doit notamment au choix qu'elle a fait en sortant de l'école, en septembre 2003, avec son BTS d'informatique de gestion en poche. A l'époque, Sabrina a deux possibilités d'emploi. Elle peut d'un côté rejoindre les rangs d'un éditeur de logiciels spécialisés sur le marché des collectivités locales, avec 1200 euros bruts par mois, une voiture de fonction et une promesse de toucher 2000 euros brut au bout de deux ans. De l'autre, elle a une offre de la SSII nantaise Proservia. Celle-ci lui propose de rejoindre une mission de long terme en assistance technique à la Macif. La compagnie d'assurances a besoin de techniciens d'exploitation pour travailler en informatique de production (traitement de données clients reçues par Batch, etc) sur les grands systèmes d'IBM. Les conditions de recrutement sont celles ce que la SSII appelle aujourd'hui " « un contrat première chance » . Elles prévoient pour les jeunes, une période de formation à l'environnement du client, ici MVS et le développement JCL et une rémunération qui apporte 900 euros net par mois, les six premiers mois. Le salaire passe à 1200 brut à l'issue de cette période. Entre les deux offres, Sabrina tranche en faveur de Proservia. Elle est séduite par perspective de travailler à la Macif, une structure qui peut, de part ses moyens et ses ressources informatiques, offrir de nombreuses perspectives d'évolution professionnelle. Au début de sa mission, Sabrina passe donc quinze jours en formation au sein de la compagnie d'assurances avec douze techniciens de Proservia embauchés pour le même projet. Cette période est suivie par trois mois de travail très encadrés. Les jeunes sont répartis en groupe de trois. Ils sont formés et suivis par des analystes d'exploitation avec lesquels ils font des bilans du chemin parcouru chaque semaine. A l'issue de cette période, ils intègrent le service « pilotage » de la Macif sous la responsabilité d'un chef de service et poursuivent leurs échanges entre eux, pour continuer à progresser. Sabrina retient de cette période, une expérience où elle a beaucoup appris grâce au transfert de compétences des analystes de la Macif. Au bout de six mois, son salaire mensuel est passé à 1200 euros, puis à 1400 euros brut au bout d'un an. Aujourd'hui, elle est analyste d'exploitation junior et touche 2000 euros brut par mois depuis le premier janvier 2006. Pour étoffer ses compétences, elle vient de demander des formations sur Unix et sur Business Objets à Proservia qui a accepté. Son objectif est d'intégrer la Macif, ce qui s'est produit pour deux de ses collaborateurs venus de chez Proservia. Quoiqu'il advienne, Sabrina bénéficie d'une bonne carte de visit. Pour elle, le contrat première chance est intéressant pour les jeunes sans expérience, quand il s'accompagne d'une vision claire sur les postes qui les attendent. « Je ne serais pas entrée à la Macif sans ce contrat, puisque la compagnie d'assurances a choisi Proservia comme prestataire, sur cette proposition », explique-t-elle. Et quant aux questions salariales des débuts ? « On peut mal vivre un salaire assez bas, surtout lorsqu'il rend difficile le fait de se loger. Mais la somme de 900 euros accompagnée d'aides financières aux logements était suffisante pour louer un appartement à Niort». (...)
(24/02/2006 16:23:14)Deux syndicats de HP signent l'accord sur l'aménagement des RTT
Les sections CFTC et FO de HP ont signé l'accord sur l'aménagement de la réduction du temps de travail dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi initié par la direction. Les deux syndicats ont accepté d'augmenter de dix unités le nombre de jours travaillés annuellement, pour porter le total à 216. En échange, comme l'avait annoncé Philippe Starck, le PDG de HP France en novembre 2005, le nombre de postes supprimés sera ramené de 1240 à moins de mille. Les signataires ont souligné que l'accord ne remet pas en cause les 35 heures. Une position que ne partagent pas les autres représentations syndicales, à l'image de la CFE-GCG qui préfère attendre que les négociations se poursuivent avant de se prononcer. Du côté de la CGT, les adhérents ont été consultés et le syndicat semble s'orienter vers un avis défavorable. Enfin, la CFDT pose comme préalable une augmentation générale des salaires de 5 %. Le processus d'information-consultation débutera vers le début du mois d'avril, après avoir été reporté de deux mois suite à l'annulation des élections au comité d'entreprise. (...)
(21/02/2006 00:00:00)Recrutement : Les Jeudis.com teste le CV vidéo avec prudence
A l'heure où d'autres mettent en place le CV anonyme, la société de recrutement spécialisée dans l'informatique Lesjeudis.com, prend le contrepied avec un service 100% image. Elle propose aux informaticiens de présenter leur candidature dans une petite vidéo de deux minutes qui sera mise en ligne avec leur CV. Les personnes qui sont intéressées par cette offre sont invitées à le signaler sur le site web lesjeudis.com. Elles sont ensuite contactées par l'équipe de Cvoos.com (société Média'Pec) le partenaire des Jeudis qui assure la prestation. Cvoos leur propose un entretien téléphonique destiné à préparer le tournage et un rendez-vous dans Paris pour la réalisation du CV vidéo. Son rôle est d'assurer le montage et l'hébergement du petit film et de guider les candidats tout au long de l'exercice afin qu'ils aient un discours clair et structuré pour les recruteurs. Cette prestation est facturée 35 euros. En échange, le candidat est propriétaire du document et en dispose comme il l'entend. Il peut ou non le mettre en ligne sur le site des Jeudi.com et/ou sur un autre site web. Ce service constitue une offre « test » pour les Jeudis. Cédric Barbier, le directeur associé de la société, estime qu'il appartient à un site spécialisé dans l'emploi high-tech d'innover en matière de recrutement en utilisant les nouvelles technologies. Il voit notamment le CV vidéo comme un premier pas vers la mise en place de services de vidéo-conférences qui permettraient aux candidats et aux recruteurs de se rencontrer virtuellement. Il reste cependant prudent sur son impact et s'attachera à dresser un bilan de l'opération d'ici à quelques semaines, pour voir si elle est pertinente pour les candidats et leur permet de décrocher des entretiens. Sur la question de la lutte contre discrimination à l'embauche, qui est aujourd'hui un leitmotiv pour certains recruteurs, Cédric Barbier estime par exemple que le CV vidéo peut constituer un élément différentiateur, qui donne envie de rencontrer un candidat quelque soit son CV... Il admet aussi que la mise en avant de l'image est à double tranchant, quelque soit d'ailleurs le contexte du candidat, étant donné les leviers d'appréciation subjectifs qu'actionne la représentation visuelle. Le site Emploi Keljob est l'un des rares à proposer la réalisation de CV-Vidéo. Il l'a inclus depuis l'été dernier, dans son offre Premium parmi trente autres services (formations en bureautique, tests de recrutement, entretien, etc) destinés à aider les candidats dans leur recherche d'emploi. Il en tire un bilan mitigé. Seuls 3% des 4000 candidats ayant souscrit à l'offre Premium ont utilisé le CV Vidéo, explique en effet Cyril Janin, patron de Keljob, ce qui ne permet pas de dégager des conclusions significatives. Il l'explique notamment par les limites de la vidéo. Pour lui, elle constitue une excellente façon de s'entraîner à présenter sa candidature, mais sa valeur ajoutée est faible en dehors de cela, puisqu'un candidat sera sélectionné pour un entretien avant tout en fonction de ses compétences et de ses expériences. Selon lui, le CV Vidéo ne changera pas l'avis d'un recruteur au moment du tri des CV. Il présente même le risque de déplaire, surtout si l'auteur de la vidéo ne s'est pas fait conseiller pour l'élaborer. Il est vrai que la préparation de la vidéo est capitale pour qu'elle soit réussie. C'est pour cette raison que Lesjeudis.com s'est attaché les services d'un spécialiste qui "coache" les candidats, notamment dans un souci d'authenticité. En l'absence d'interactivité et dans un contexte d'image dégradée, par rapport à celles auxquelles nous sommes couramment habituées par les médias, seuls raisonnent en effet l'image et la qualité du discours du candidat. (...)
(21/02/2006 00:00:00)Recrutement : Expectra passe de l'intérim au CDI
Expectra propose désormais des CDI aux informaticiens et non plus seulement des missions en intérim. Le groupe de travail temporaire, filiale de Vedior France, profite en effet de l'embellie du marché de l'emploi pour démarrer une activité de recrutement de cadres. Elle s'engouffre aussi dans la brèche qu'a ouvert la loi de cohésion sociale ( du 18 janvier 2005) sur le monopole des cabinets de recrutement à exercer cette activité, en autorisant les sociétés d'intérim à embaucher en contrats à durées déterminées et indéterminées. Expectra entend en effet profiter de son expérience en recherche et en placement de candidats pour développer cette nouvelle prestation. Elle compte également capitaliser sur son portefeuille de clients (environ 4000 facturés chaque mois) et sa base de données de CV (environ 150 000 profils revendiqués) pour séduire des prospects sur ce créneau. Elle a pour l'heure créé deux entités qui se consacrent entièrement à cette nouvelle activité depuis le mois de janvier, l'une à Paris et l'autre à Lyon. Ces entités conservent les spécificités de l'activité de travail temporaire : l'embauche de cadres issus du monde de l'ingénierie et des télécoms (qui représente environ 35% de l'activité de Expectra) et de l'ingénierie en technologie industrielle (environ 30% de son activité). (...)
(24/02/2006 16:26:22)La directive sur les services déçoit l'industrie IT européenne
"Une occasion manquée". C'est ainsi que les entreprises IT du Vieux continent ont qualifié le vote des parlementaires européens sur la libéralisation des services dans l'UE. Les eurodéputés ont adopté, par 394 voix contre 215, la directive prévoyant l'ouverture des marchés nationaux des services aux entreprises des autres Etats membres. Souvent baptisée du nom de son instigateur, Frits Bolkestein, la directive a laissé de côté la très décriée référence au pays d'origine qui aurait permis aux entreprises de vendre leurs services dans un autre pays de l'UE tout en restant soumises aux lois et autres régulations du pays où elles sont basées. "C'est une grande déception pour notre secteur", regrette Mark MacGann, à la tête de l'Eicta - Association européenne pour l'industrie des technologies de l'information et de la communication. "Sans la référence au pays d'origine il n'y a plus guère d'intérêt pour les entreprises à aller s'installer dans d'autres pays". Selon l'Eicta, l'édulcoration de la directive devrait empêcher l'Union européenne de mettre en place une industrie des services IT compétitive. Et Mark MacGann de citer les anciens pays communistes ayant rejoint l'UE en 2004 : selon lui, ces pays disposent d'un secteur des services IT très dynamique, notamment en Pologne, Hongrie et République Tchèque. Mais la proportion de sociétés capables de s'installer dans les quinze Etats membres "historiques" est infime en raison de barrières dans les législations nationales. La version du texte adoptée par les députés européens inclue une référence à "la liberté de fournir des services", qui devrait, en théorie, imposer aux Etats membres la suppression des obstacles à l'installation d'entreprises étrangères. Mais, selon Mark MacGann, cette formule devrait être suivie de peu d'effets : "cette liberté de fournir des services est un des piliers de l'UE. Cette directive était censée en faire une réalité". Le vote de la directive a cependant été salué par certains acteurs IT. Pour l'association française Munci - Mouvement pour une union nationale des consultants en informatique - le texte devrait permettre une meilleure protection des consultants européens : "cette version de la directive va offrir davantage de possibilités de contrôle, clame Régis Granarolo, le président du Munci. Le dumping social que permettait la référence au pays d'origine nous inquiétait, mais cela semble désormais appartenir au passé". Le texte adopté par le Parlement européen doit maintenant être présenté aux chefs d'Etat et de gouvernement des 25 en Conseil des ministres. Ils pourront restaurer la référence au pays d'origine et ainsi satisfaire le mouvement de lobbying mis en place par six Etats membres - Royaume-Uni, Espagne, Pays-Bas, Pologne, Hongrie et République Tchèque - ou conserver la directive telle que l'ont votée les parlementaires. Le texte final ne sera pas adopté avant la seconde moitié de 2006. (...)
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