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(17/08/2011 20:14:25)

Les brevets de Motorola aideront-ils Google à protéger Android

L'OS mobile de Google a été attaqué de toutes parts ces derniers mois. D'abord, un procès intenté par Oracle, qui s'est peu à peu complexifié et dans lequel les dommages ont été évalués par certains jusqu'à plusieurs milliards de dollars de dommages. Ensuite, des plaintes déposées par Apple à l'encontre de plusieurs fabricants de terminaux sous Android, parmi lesquels HTC et Samsung. Enfin, Microsoft qui réclame des redevances à ces fabricants en déclarant qu'il possédait des brevets liés à l'OS de Google.

Dans ce contexte, l'acquisition de Motorola Mobility, fabricant de smartphones et détenteurs de plus de 24 500 brevets, pourrait aider à protéger Google et ses partenaires de futures actions en justice d'Apple et d'autres. Mais il est peut-être trop tard pour aider les fabricants de terminaux à faire face à des procès déjà engagés et cela n'aidera pas Google à affronter Oracle qui l'accuse de violation de brevets Java. Ce procès doit démarrer en octobre.

Motorola apporte son ancienneté dans le sans-fil


Google n'a jamais vraiment pris la peine de se constituer son propre portefeuille de brevets et il a été pris au dépourvu par la « course aux armements » qui a prévalu dans l'industrie du sans-fil. La semaine dernière, il s'est déchaîné contre ses concurrents, accusant Microsoft, Apple et d'autres, d'essayer d'imposer une « taxe sur les brevets » autour d'Android pour stopper la progression galopante de l'OS.

Le bonus de 63% offert lundi sur le titre Motorola Mobility n'a donc pas surpris les observateurs. Larry Page a d'ailleurs clairement expliqué que les brevets qu'il récupérait ainsi l'aideraient à se renforcer contre les attaques qu'il qualifie d'anti-concurrentielles.

Pour Alexander Poltorak, PDG de General Patent Corp, le portefeuille de brevets de Motorola agira de façon dissuasive envers les sociétés qui envisagent de faire un procès à Google ou à l'un de ses partenaires. « Ils vont maintenant y réfléchir à deux fois avant de déposer une plainte, parce qu'ils peuvent être certains que Google répliquera », affirme-t-il.

Ce rachat va donner du poids à Google, considère aussi Jonathan Goldberg, analyste à la Deutsche Bank. Motorola figure parmi les plus groupes ayant le plus d'ancienneté dans le sans-fil. Son portefeuille de brevets est solide et crédible.

Négocier un accord en cas de procès


« Je pense qu'un grand pas a été franchi », estime de son côté David Mixon, juriste spécialisé dans les brevets chez Bradley Arant Boult Cummings. Il s'attend à ce que Google pousse un gros soupir de soulagement lorsque la transaction sera effectivement réalisée. « Il y a eu surenchère dans la vente des brevets Nortel et ce fut le fait du consortium mené par Microsoft et Apple. Ils ont clairement ressenti une certaine pression. »

Si Google est visé par un autre procès, les brevets de Motorola l'aideront à négocier un accord et à récupérer une licence pour Android, ajoute Alexander Poltorak. Cette licence pourrait également s'étendre aux fabricants de terminaux exploitant l'OS mobile. « Si Google obtient une licence pour son OS, alors tous ceux qui utiliseront Android en bénéficieront de la même façon. »

Si un concurrent s'en prend plutôt à un partenaire de Google, ce dernier pourra transférer temporairement la possession de quelques brevets Motorola au fournisseur attaqué afin qu'il puisse se défendre, avance Alexander Poltorak.

Cela ne jouera pas le rôle de bouclier, estime Florian Mueller


Pourtant, parmi les spécialistes, tout le monde ne partage pas cet avis. Certains doutent de l'effet dissuasif des brevets. Florian Mueller, auteur du blog FOSS Patents, rappelle qu'Apple a déjà attaqué Motorola Mobility pour violation de brevets. Pour lui, l'argument Motorola n'est pas assez solide pour dissuader d'un procès.

« Cela ne servira pas de bouclier protecteur pour Android, écrit-il. Il signale que Motorola a déjà grillé ses meilleures cartouches dans des procès contre Apple et Microsoft avec apparemment peu d'impact. Mais Motorola avait alors tiré le premier, précise Alexander Poltorak. Il avait attaqué Apple en octobre en l'accusant de violer 18 de ses brevets et l'avait poursuivi devant l'ITC (United States International Trade Commission). « Apple n'avait d'autres choix que se défendre », souligne Alexander Poltorak. Ce à quoi Florian Mueller répond que Motorola s'attendait à un procès de la part d'Apple et que le sien constituait une action défensive. Pour lui, l'acquisition de Motorola a été réalisée par Google en désespoir de cause.

Monnaie d'échange inutile face à Oracle


Il y a en tout cas une chose sur laquelle s'entendent les observateurs : il est peu probable que le rachat de Motorola aide Google dans son procès contre Oracle. L'acquisition ne pourra être effective qu'à la fin de cette année ou début 2012, alors que le procès Oracle est programmé pour débuter dans onze semaines.     (.../...)

(crédit illustration : Google)

[[page]]Le groupe de Larry Ellison n'évolue pas dans le domaine du sans-fil. Les brevets de Motorola ne constitueraient pas une monnaie d'échange utile dans ce cas. Par ailleurs, rappelle le juriste David Mixon, Oracle a non seulement attaqué pour atteintes à ses brevets, mais aussi pour violation de copyright.

Toutefois, pas plus Jonathan Goldberg, de la Deutsche Bank, que David Mixon ne perçoivent le dossier Oracle comme destructeur vis à vis d'Android. Oracle veut au contraire que l'OS mobile prospère afin de pouvoir en récupérer des royalties, avance David Mixon. Et les poches de Google étant bien garnies, il peut faire face aux énormes dommages et intérêts que lui réclamera Oracle si cela s'avère nécessaire, estime pour sa part Jonathan Goldberg. «  La façon dont Google va s'y prendre pour protéger l'écosystème dans son ensemble constitue pour moi un souci plus important », ajoute-t-il.

Une avancée, mais qui ne constitue qu'une étape


On ne sait pas si les brevets de Motorola vont aider les fabricants de terminaux sous Android à se débarrasser des procès qui leur sont intentés. Cela dépend de la rapidité avec laquelle Google va finaliser son rachat. Et cela dépend aussi de la nature des brevets effectivement détenus par Motorola, rappelle David Mixon.

Samsung a déjà vu les ventes de sa tablette Galaxy Tab 10.1 bloquées en Europe par un tribunal allemand (qui est depuis revenu sur sa décision, se jugeant non compétent pour les marchés situés en dehors de ses frontières). Il est bien possible que le constructeur sud-coréen ait envie de conclure un accord avec Apple sur ce sujet avant que l'acquisition de Motorola Mobility par Google soit achevée, estime Alexander Poltorak.

Quoi qu'il en soit, Google a fait un pas important dans la bonne direction. C'est un accord significatif, mais il ne constitue qu'une étape du processus, conclut Jonathan Goldberg, de la Deutsche Bank.

(...)

(17/08/2011 11:11:59)

Samsung peut vendre sa Galaxy Tab 10.1 en Europe, hors l'Allemagne

Le tribunal de Düsseldorf, qui avait interdit le 9 août dernier la vente de la tablette numérique de Samsung dans toute l'Europe au motif qu'elle enfreignait la propriété intellectuelle de l'iPad d'Apple, est revenu sur sa décision le mardi 16 août. Il s'est déclaré incompétent pour décider d'une telle sanction hors de ses frontières.

Les répercussions ne devraient toutefois pas être trop importantes pour le constructeur sud-coréen. Ainsi, Florence Catel, Directrice des relations publiques de la marque en France a confié à Relaxnews que cette décision ne concernait pas les produits déjà livrés aux revendeurs. Ceux-ci ont donc pu écouler ces derniers jours les modèles qui leurs avaient été préalablement livrés. Dès aujourd'hui, Samsung va donc pouvoir les réapprovisionner partout en Europe, excepté en Allemagne.

L'appel interjeté par Samsung doit, lui, être jugé le 25 août.

Photo : la tablette numérique Galaxy Tab 10,1 (crédit : Samsung)
(...)

(16/08/2011 12:35:50)

Avec Motorola Mobility, Google convoite-t-il le modèle d'Apple ou les brevets ?

Les opinions des analystes divergent sur l'impact que l'acquisition de Motorola Mobility, annoncée hier par Google, va avoir sur la dynamique entre l'OS maison Android et le système d'exploitation iOS d'Apple. Pour Brian White, par exemple, analyste de Wall Street pour Ticonderoga Securities, ce rachat montre que Google a besoin de se calquer sur Apple qui contrôle la plateforme iOS de haut en bas. « Il y a une tendance dans d'autres secteurs de la IT qui s'oriente vers le contrôle conjoint du matériel et du logiciel », a-t-il confié hier à nos confrères de Computerworld en ajoutant que l'initiative de Google validait ce modèle mis en oeuvre par Apple. Dans une note à des clients, Brian White a estimé que cette transaction illustrait la préoccupation de Google de concurrencer Apple sur le long terme.

Google rachète Motorola Mobility pour 12,5 milliards de dollars et, sous réserve que les actionnaires et les autorités de régulation approuvent la transaction, celle-ci sera effective fin 2011 ou début 2012. La société rachetée continuera à fonctionner comme une entité séparée.

Dans un communiqué, le PDG de Google, Larry Page, a indiqué que cette acquisition allait doper l'écosystème Android tout entier. Mais l'analyste Brian White, qui suit l'activité d'Apple et  non celle de Google, y voit la confirmation qu'Android peut rencontrer des problèmes à long terme face à Apple et à son iOS, à la fois sur les aspects technologiques, mais aussi du côté judiciaire. Depuis un an, le système d'exploitation mobile de Google est attaqué pour violation de brevets par Oracle et plusieurs fabricants de terminaux sous Android ont été pris à partie par Apple, parmi lesquels Motorola, Samsung et HTC. A cela s'ajoute le récent rachat de brevets par un groupe d'acteurs parmi lesquels figurent notamment Apple et Microsoft, ce qui fait craindre d'autres plaintes.

Contrôler d'un bout à l'autre ce qu'il offre à ses utilisateurs

Avec l'appui de Motorola Mobility, Google ne possèdera pas seulement un OS mobile, mais disposera aussi d'un fabricant de smartphones pour produire ses terminaux selon ses spécifications, dupliquant ce faisant l'approche d'Apple. Cela permettra à Google de contrôler d'un bout à l'autre les fonctions offertes à l'utilisateur, comme Apple le fait, insiste Brian White. Il ajoute que les autres constructeurs de smartphones ne peuvent pas se réjouir de ce rachat, même si Google affirme qu'il continuera à travailler de la même façon avec les autres fournisseurs de téléphones sous Android. « Je ne suis pas d'accord, assène l'analyste. Ils vont principalement concurrencer Google. Le Nexus était une chose [il ne s'agissait que d'un téléphone qui, à son avis, n'offrait pas de fonctionnalités extraordinaires], Motorola, avec 10,6 millions de téléphones par trimestre, c'est tout autre chose. Avec le Nexus, Google n'était pas à l'échelle d'un Apple. Maintenant, il l'est ».

D'autres analystes ont un avis différent sur ce sujet. Ainsi Ezra Gottheil, de Technology Business Research, qui de son côté suit à la fois Apple et Android. « Google pourrait être tenté de produire un super smartphone Android, mais il va résister à cette tentation », juge-t-il. « Il ne s'agit pas d'une situation dans laquelle Google voudra secouer le navire », ajoute-t-il en pointant le succès des téléphones Android. Il reconnaît qu'il y a là une tentation, mais « son activité principale ne lui permettra pas de le faire. Les terminaux sous Android et même les tablettes constituent une affaire florissante qui fait rentrer de l'argent dans les caisses. Google ne veut pas pousser les fabricants OEM dans les bras de Microsoft. »

Les brevets : élément clé du rachat

Les experts s'accordent sur le fait que l'acquisition de Motorola, qui va apporter aussi un énorme portefeuille de brevets à Google, met ce dernier dans une meilleure position pour affronter Apple devant les tribunaux. La firme à la pomme n'est pas tendre lorsqu'il s'agit de défendre son pré-carré. Samsung a pu récemment le vérifier avec sa Galaxy Tab, provisoirement interdite de vente dans une partie de l'Europe.

Larry Page a d'ailleurs confirmé dans un billet que l'acquisition de Motorola allait renforcer le portefeuille de brevets de sa société pour l'aider à mieux protéger Android des menaces anti-concurrentielles de Microsoft, d'Apple et d'autres encore. Hier, à l'occasion d'une conférence téléphonique, David Drummond, responsable juridique de Google, a réitéré les propos qu'il avait tenus il y a deux semaines contre Apple qui, estime-t-il, mène une campagne hostile et organisée contre Android en utilisant des brevets « bidons ».

Florian Muller, spécialiste allemand de ces questions, considère effectivement que les brevets représentent l'une des raisons du rachat (rappelons que Google a offert 63% de bonus sur le cours de l'action Motorola Mobility par rapport à la clôture de vendredi dernier). Il y met toutefois un bémol. Il est évident que le montant de l'acquisition est en partie lié aux brevets ainsi récupérés, mais à un moindre degré que ce pensent la plupart des observateurs, estime-t-il pour sa part (cf son billet sur le blog FOSS Patents).

Ezra Gottheil, lui, affirme au contraire que les brevets ont constitué la raison principale de la transaction, estimant que cela aide Google à rassurer ceux qui lui achètent des licences en leur montrant qu'il joue lui aussi le jeu des brevets. L'analyste de Technology Business Research considère que cela va les aider mutuellement.

Apple doit-il s'inquiéter, au-delà de l'iPhone et de l'iPad ?

Finalement, deux des trois analystes interrogés par Computerworld jugent que l'acquisition va au-delà de la possession de brevets et que l'impact de la transaction aura une portée considérable. Pour Florian Muller, il s'agit d'un rachat qui va fondamentalement changer le modèle économique de l'activité Android de Google. « Le prix payé ne reflète pas la valeur de Motorola Mobility en tant qu'activité indépendante : c'est le genre de prix que paye un acquéreur stratégique qui prévoit d'utiliser son acquisition comme un levier pour son coeur de métier », analyse-t-il.

Brian White le pense aussi, tablant que la bataille à l'extérieur des tribunaux est ce qu'il y a de plus important dans cette affaire. Pour lui, Google semble dire : « Nous avons peur de ce qu'Apple devient et ce dont nous avons besoin, c'est d'une plateforme matérielle ». Au cours du dernier trimestre, le fabricant de l'iPhone est devenu le premier vendeur de smartphones au monde.

Et quel impact direct ce rachat peut-il avoir sur Apple ? Est-ce que cela doit l'effrayer ? « Non, considère Ezra Gottheil. Tout au moins pas pour l'iPhone et l'iPad. Mais Apple pourrait se demander si cela ne risque pas d'affecter ses prochains projets importants, tels que les décodeurs intégrant les mobiles et les PC grand public avec les téléviseurs. » En se hâtant d'ajouter qu'il ne pensait pas qu'Apple baisserait sa garde de ce côté-là.

Crédit illustration : Nick Barber, IDGNS Boston (...)

(15/08/2011 20:28:22)

Google rachète Motorola Mobility pour 12,5 milliards de dollars

Google vient de mettre 12,5 milliards de dollars sur la table pour acquérir le fabricant de téléphones et de tablettes numériques Motorola Mobility. Ce faisant, le groupe californien fondé par Larry Page et Sergey Brin offre 40 dollars par action en numéraire, ce qui correspond à un bonus de 63% par rapport au prix du titre Motorola Mobility à la clôture de la bourse vendredi dernier. En janvier dernier, Motorola s'était scindé en deux, facilitant ainsi l'éventuelle vente de son activité liées aux mobiles, rebaptisée Motorola Mobility.

La société rachetée fournit des téléphones et la tablette Xoom fonctionnant sous système d'exploitation Android de Google. Cette transaction signifie que Google va désormais posséder un fabricant de matériel avec lequel il pourra travailler étroitement pour développer son OS mobile, souligne Carolina Milanesi, vice présidente, pour la partie recherche, du cabinet d'analyse Gartner.

Tablette Xoom de Motorola
La tablette Xoom de Motorola Mobility

La société de Larry Page récupère près de 24 500 brevets


Avec ce rachat, Google met aussi la main sur un important portefeuille de brevets, rappelle par ailleurs l'analyste de Gartner. Motorola Mobility a rappelé il y quelques temps qu'il possédait environ 24 500 brevets. Et Larry Page, qui a repris les fonctions de PDG de Google en janvier dernier (en remplacement d'Eric Schmidt), a confirmé que c'était l'une des raisons qui avait amené sa société à effectuer ce rachat. « Notre acquisition de Motorola va aviver la concurrence en renforçant notre portefeuille de brevets, ce qui nous permettra de mieux protéger Android des menaces anti-concurrentielles de Microsoft, Apple et d'autres sociétés », a-t-il indiqué dans un billet de blog et redit plus tard lors d'une conférence téléphonique avec les médias.

Début août, le responsable juridique de Google, David Drummond, s'en était vivement pris à ceux qui, parmi les principaux concurrents de sa société (au nombre desquels Apple, Oracle et Microsoft), organisaient à l'encontre de l'OS Android une campagne hostile sur la base de brevets douteux. Il tempêtait contre le fait que des groupes importants s'étaient notamment regroupés pour acheter des brevets détenus par des sociétés en difficulté (il évoquait l'offre de 4,5 milliards de Microsoft, Apple et d'autres en juin pour acquérir 600 brevets de Nortel) avec, peut-être, l'objectif de forcer Google à payer des droits de licence qui conduiraient à augmenter le prix des Smartphones.

Mais le rachat de Motorola Mobility par Google pourrait aussi créer des tensions avec d'autres fabricants de téléphones mobiles tels que HTC et Samsung, qui commercialisent des terminaux sous Android, fait remarquer par ailleurs Carolina Milanesi, de Gartner en précisant : « Tous ces vendeurs ont tant investi dans la plateforme qu'ils ne vont pas l'abandonner de sitôt ».

La transaction va-t-elle aider Windows Phone 7 ?


Microsoft a Nokia de son côté, alors que les autres fabricants de mobiles avaient jusque là misé sur Android. Cette acquisition pourrait aider à mettre en avant le système d'exploitation Windows Phone 7, avance CCS Insight dans une note.

Au cours de sa conférence téléphonique, Google a fait de son mieux pour apaiser ces craintes. Le groupe californien a parlé à certains de ses partenaires et ils auraient bien accueilli la transaction, selon Larry Page. Google va continuer à développer ses téléphones Nexus et le processus de développement de ces téléphones continueront à être ouvert à des fournisseurs autres que Motorola, a indiqué Andy Rubin, vice-président senior pour la mobilité chez Google.

Google pourrait aussi vouloir accélérer le développement de son OS Android sur les tablettes, où il a pris moins vite que sur les téléphones mobiles, estime Carolina Milanesi, de Gartner. La prochaine version de l'OS (nom de code : Ice Cream Sandwich) sera conçue pour les tablettes et les terminaux mobiles. Le groupe californien a indiqué que ce rachat n'affecterait pas la façon dont Android était développé et que son OS resterait ouvert.

L'activité fonctionnera de façon séparée

En dehors des Smartphones et des tablettes, Motorola Mobility développe aussi des décodeurs (« set-top boxes »). Le rachat devrait accélérer la transition vers des boîtiers basés sur IP, de même que la convergence entre les téléphones mobiles et les contenus qui arrivent chez les particuliers via les décodeurs, selon Sanjay Jha, CEO de Motorola Mobility, intervenant lors de la conférence téléphonique.

La société Motorola Mobility, qui compte environ 20 000 employés, sera gérée comme une activité séparée, a précisé Google. Durant le second trimestre, elle représentait le 8ème fabricant de téléphones dans le monde, selon Gartner.

La transaction devrait être finalisée à la fin de cette année ou au début de l'année prochaine. Motorola Mobility, qui s'est donc séparée de sa maison mère début janvier, se compose de deux groupes : Mobile Devices, qui fabrique des téléphones, et Home, qui produit des décodeurs et d'autres équipements de télévision sur IP.

Photo : Larry Page (à gauche), co-fondateur et actuel PDG de Google, et Sergey Brin (à droite), l'autre co-fondateur de la société (crédit : Google)

(...)

(12/08/2011 16:29:32)

La 6ème bêta d'IOS 5 devrait arriver le 18 août

Apple devrait mettre à disposition la 6ème version bêta de son système d'exploitation pour mobiles iOS 5 le jeudi 18 août. En début de semaine, le site 9to5Mac, qui avait craqué le code de  mise à jour OTA, avait découvert la date du mercredi 17 août, pour s'apercevoir ensuite qu'il s'agissait plutôt d'une date cible qu'Apple pouvait modifier. D'ailleurs, 9to5Mac avertissait que la sortie de la bêta 6 pourrait être retardée si des bugs étaient trouvés dans le code.

La bêta 5 d'iOS 5 a pour sa part été lancée le week-end dernier. Parmi les nouvelles fonctionnalités figure un Hearing Air Mode qui améliore la compatibilité entre les terminaux sous iOS et les prothèses auditives. L'OS inclut aussi une fonction de reconnaissance vocale qui devrait être baptisée Apple Assistant. Mais cette fonctionnalité n'est pas encore active. Peut-être parce qu'Apple doit encore consolider l'accord qu'il serait en train de négocier avec le spécialiste des technologies de synthèse vocale Nuance, et par conséquent le traitement côté serveur n'est pas encore prêt. 

D'autres sources ont également suggéré qu'Assistant serait d'abord destiné aux terminaux iOS de plus petites tailles, comme l'iPhone et l'iPod touch, même si le support de l'iPad est possible, a notamment suggéré Chris Davies, de SlashGear.

(...)

(12/08/2011 14:38:37)

IBM déclare la fin de l'ère du PC, Microsoft parle de l'ère PC-plus

Est-ce nous vivons désormais dans un monde «post-PC» ? Steve Jobs pense définitivement que oui. Selon le patron d'Apple, l'iPad a fait entrer le monde informatique dans l'après-PC. Le voilà désormais soutenu par un responsable d'IBM, Mark Dean, CTO pour le Moyen Orient et l'Afrique, qui vient d'affirmer que Big Blue avait eu raison de sortir de l'activé du PC.

Ce 12 août, IBM fête le 30e anniversaire de l'IBM PC 5150, considéré en général comme la machine qui a marqué le début de l'ère du PC. Pendant des années, l'entreprise informatique a montré la voie pour faire en sorte que, dans chaque foyer, on puisse trouver un ordinateur personnel. En retour, cet objectif a stimulé une industrie qui vend aujourd'hui des centaines de millions d'ordinateurs chaque année. Si l'on songe que Mark Dean a lui-même fait partie de l'équipe qui a aidé à façonner l'activité PC d'IBM, sa déclaration est stupéfiante.

Il félicite IBM d'avoir vendu ses activités informatiques à Lenovo en 2005. « Alors que beaucoup d'acteurs de l'industrie technologique doutaient à l'époque de la décision d'IBM de quitter le secteur, il est aujourd'hui clair que notre entreprise a été à la pointe de l'ère post-PC », vient-il d'écrire dans un blog. Oui, il a vraiment dit ça, ajoutant qu'il n'utilisait plus lui-même de PC. Sans dévoiler la marque du terminal qu'il utilisait, le CTO d'IBM a admis que son outil informatique principal était maintenant une tablette tactile. Selon lui, le PC n'est plus à la pointe de l'informatique. Mark Dean pense que ce sont avant tout les services, plutôt qu'un autre type de terminal, qui poussent dans cette direction. La montée des réseaux sociaux semble lui donner raison. C'est le service lui-même qui est la clé, pas le matériel sur lequel il est utilisé. C'est vrai aussi pour d'autres secteurs de l'industrie informatique.

PC Plus, plutôt que post-PC ?

Evidemment, tout le monde ne partage pas ce point de vue. Dans un autre blog, Frank Shaw, le directeur de Microsoft Corporate Communications, dit pour sa part que l'informatique d'aujourd'hui lui apparaît comme une époque du « PC-plus », ajoutant par ailleurs qu'au cours de la seule année 2011, il se sera vendu plus de 400 millions de PC dans le monde. « Nous allons continuer à faire évoluer cette industrie pour que cette technologie atteigne un, deux ou six milliards d'individus sur la planète », écrit-il de son côté. « Nous le ferons, comme nous l'avons toujours fait, en travaillant avec nos partenaires pour offrir de nouvelles expériences étonnantes aux individus et aux entreprises. » Il semble donc que, pour Microsoft, le PC va encore durer longtemps, très longtemps.

Mais les positions de Steve Jobs - et aujourd'hui celle de Mark Dean - se défendent. L'ordinateur PC que nous avons connu n'est plus. A mesure que l'activité informatique se déplace vers le cloud, la puissance de calcul brute a de moins en moins d'importance. Les traitements importants se font sur le serveur et pas sur l'ordinateur personnel. C'est comme si le monde informatique s'était renversé. Mais est-ce tellement surprenant, dans une société interconnectée en permanence ?

Photo : Mark Dean, CTO pour le Moyen Orient et l'Afrique (crédit : IBM)
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(12/08/2011 09:50:26)

Apple devient le premier fournisseur de smartphones dans le monde

Entre le deuxième trimestre 2010 et le deuxième trimestre 2011, le marché mondial des smartphones a progressé de 65,4%, passant de 64,4 millions d'unités vendues à 106,5. C'est le troisième trimestre d'affilée qui affiche  un total de ventes supérieur à 100 millions d'unités. Toutefois, IDC prévoyait 67,3% de croissance et le trimestre précédent se situait à 84% de hausse.

L'autre enseignement de cette étude porte sur la place des constructeurs. Le changement est spectaculaire en tête du classement. Il y a un an, au deuxième trimestre 2010, Nokia affichait 37,3% de parts de marché, il est descendu à 16,7%. Apple était à 13%, il grimpe à 19,1% avec 20,3 millions d'unités vendues et prend la tête du palmarès. Autres acteurs en croissance : Samsung avec 17,3% de parts de marché (contre 5,6%) et 17,3 millions d'appareils vendus et HTC avec 11% des parts (contre 6,8%) et 11,7 millions d'appareils vendus. Nokia n'est pas le seul perdant, RIM passe de 17,4% à 11,6% du marché et 12,4 millions de ventes.

Pour l'ensemble de l'année 2011, le marché des smartphones devrait croître de 55% selon IDC.«Le premier semestre de l'année a démontré une forte croissance pour le marché des smartphones", a commenté Ramon Llamas, senior research analyst. «La seconde moitié de l'année apportera de nouveaux modèles et des expériences utilisateurs nouvelles. Ils permettront de maintenir la croissance sur une trajectoire ascendante."

Zoom sur les stratégies des différents fabricants

IDC détaille également les stratégies des cinq  premiers fournisseurs de smartphones :

Apple

Illustration: Crédit photo: Apple

[[page]]


Apple

Le succès d'Apple, note IDC, peut être directement attribué à sa distribution (plus de 200 opérateurs dans plus de 200 pays), sa capacité de production accrue et une demande solide dans les marchés émergents et développés, venant  à la fois des consommateurs et des utilisateurs professionnels. L'émergence d'Apple comme le numéro un des vendeurs de smartphones dans le monde vient à un moment où l'ancien leader mondial Nokia est au milieu d'une phase de transition majeure. Cependant, Apple n'est pas encore au niveau le plus  haut atteint par Nokia sur un trimestre (28,1 millions d'unités vendues). Mais étant donné l'élan pris par Apple sur ce marché des smartphones, il atteindra nécessairement les niveaux de Nokia, il reste juste à savoir quand.

Samsung

Samsung a réalisé la plus importante croissance annuelle parmi les cinq premiers fabricants, et la clé de son succès tient à la popularité mondiale de son Galaxy S. Celui qui a débuté comme un smartphone haut de gamme a proliféré dans le marché de masse. Sa cadence régulière de mises à jour lui a permis de garder son avance dans la compétition.

Nokia

Nokia a cédé sa première place, une première dans l'histoire de cette étude. Son volume de ventes  plonge sous la barre des 20 millions d'unités pour la première fois depuis le troisième trimestre 2009. Même si la société a sorti de nouveaux smartphones sous Symbian 3, la demande s'est déplacée vers d'autres appareils. Dans le même temps, Nokia doit être considérée comme une société en transition, qui a récemment dévoilé ses premiers smartphone sous MeeGo et Windows Phone.

RIM

Research In Motion affiche désormais la croissance la plus faible du top cinq, mais reste le quatrième fournisseur mondial avec ses BlackBerry. La société n'a sorti que quelques modèles nouveaux cette année, laissant l'essentiel aux anciens modèles, moins onéreux. Cela a permis à ses concurrents de gagner des parts de marché. En outre, de nombreux fournisseurs ont ciblé les utilisateurs en entreprise,  qui ont été longtemps fief de RIM, avec des smartphones de qualité.

HTC

HTC est largement à la hausse, avec plusieurs nouveaux smartphones mis sur le marché. Ces produits vedette avec des écrans 3D et des vitesses en 4G, attestant de la capacité de HTC à apporter les dernières technologies. Son succès dans l'élaboration d'une marque forte et facilement identifiable, découle directement d'une sélection large et profonde des appareils, d'un flux régulier de lancements de produits, et d'un accueil chaleureux parmi les opérateurs et les utilisateurs.

Illustration: Crédit photo: Apple
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(11/08/2011 17:37:20)

Emeutes en Grande-Bretagne : RIM se sent concerné

Le fabricant canadien des smartphones Blackberry, RIM, a promis de collaborer étroitement avec la police après les émeutes qui ont eu lieu samedi soir et les jours suivants dans les villes de Londres, Birmingham et Liverpool. Les émeutiers avaient utilisé leurs terminaux mobiles Blackberry pour coordonner leurs actions. Les émeutes ont eu lieu dans les quartiers de Hackney, Peckham, Clapham, Croydon, Ealing et à d'autres endroits encore, après avoir démarré à Tottenham et Brixton au cours du week-end. Elles ont été déclenchées par la mort d'un homme, soupçonné d'être armé et tué par la police.

Un entrepôt appartenant à Sony et situé à Enfield, principal centre de distribution des CD et des DVD au Royaume-Uni, a été incendié. La police de Londres a promis de traquer les personnes qui avaient posté des messages provocateurs sur le réseau BlackBerry Messenger, ainsi que sur Twitter et Facebook.

Patrick Spence, directeur général du marketing de RIM pour la région a déclaré: « Nous nous sentons proches des personnes qui ont été touchées par les émeutes à Londres et nous nous sommes engagés à  aider les autorités de la meilleure façon possible. » Au cours des dernières années, les smartphones Blackberry sont devenus autant prisés par les jeunes que par la communauté des affaires, en raison du faible coût du service de messagerie BlackBerry (BBM). Patrick Spence a déclaré que RIM se conformera aux lois sur l'interception des communications tel que requis par la police.

Illustration : D.R.

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(11/08/2011 16:34:07)

Intel investit 300 millions de dollars en perspective des Ultrabooks

Intel a annoncé qu'il allait investir 300 millions de dollars dans des sociétés qui développaient de nouvelles technologies pour les Ultrabooks, cette catégorie d'ordinateurs portables fins et légers présentés comme de futurs concurrents du MacBook Air d'Apple. Le fonds Intel Capital Ultrabook va s'engager, pour des durées de trois à quatre ans, au sein d'entreprises développant du matériel et du logiciel dans le domaine des capteurs, du tactile et des batteries longue durée, ou travaillant sur des capacités de stockage accrues et la conception de designs affilés.

C'est fin mai, sur Computex, qu'Intel a dévoilé sa conception de l'Ultrabook. Le constructeur a expliqué qu'il voyait ces terminaux comme un nouveau type de portable doté de capacités propres aux tablettes telles que l'aptitude à démarrer dès l'allumage, les écrans tactiles et les batteries qui tiennent toute une journée. La première vague de modèles est attendue vers la fin de l'année, et on s'attend, pour les années suivantes, à des designs de conception plus avancées.

Passer sans y penser du curseur à l'écran tactile

L'intérêt d'Intel pour ces Ultrabooks se manifeste à un moment où le fabricant de puces essaie de raviver l'intérêt pour le marché des PC, affaibli par la popularité croissante des tablettes. Mais au-delà de la compétition avec les ardoises numériques, il est certain que l'arrivée de produits plus fins et plus légers donnerait davantage d'attraits aux ordinateurs portables. Les Ultrabooks cherchent à mélanger de façon harmonieuse les avantages de la tablette et ceux du laptop, a confié Greg Welch, l'un des responsables des plateformes clients mobiles chez Intel. Il explique que, sur ces terminaux, on passera alternativement et sans y penser, du curseur à l'écran tactile et vice-versa. 

Ce sera peut-être aussi un moyen de tirer les utilisateurs vers les puces Core haut de gamme au détriment de ses Atom et Celeron, pense Dean McCarron, analyste chez Mercury Research. Les ventes d'Atom ont baissé au deuxième trimestre 2011, en premier lieu à cause du ralentissement des livraisons de netbooks, touchées par la demande pour les tablettes et les laptops d'entrée de gamme équipés d'écrans plus larges.

Intel a déjà dit que les Ultrabooks ressembleraient au MacBook Air, avec des modèles dont l'épaisseur sera inférieure à 21 millimètres, proposés à des prix abordables.

Illustration : Intel a exposé sa conception de l'Ultrabook sur Computex fin mai (crédit : IDGNS)

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