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(22/11/2011 15:51:25)
Une extension JavaScript d'OpenPGP pour Chrome sécurise les webmails
Les chercheurs de l'entreprise de sécurité allemande Recurity Labs viennent de livrer une extension JavaScript de la spécification OpenPGP qui permet aux utilisateurs de chiffrer et de déchiffrer des messages mail. Appelé GPG4Browsers, l'utilitaire fonctionne comme une extension de Google Chrome, et sait aussi travailler avec Gmail. Selon ses développeurs, GPG4Browsers est un prototype, mais il supporte presque tous les chiffrements symétriques et asymétriques, ainsi que les fonctions de hachage spécifiques au standard OpenPGP. Cette spécification utilise un chiffrement à clé publique pour chiffrer et signer numériquement les messages et autres données. Elle est basée sur le programme PGP (Pretty Good Privacy) original et est couramment utilisée pour sécuriser les échanges effectués par courriel.
Une variante de PGP pour travailler avec un client de messagerie particulier sur un ordinateur local pourrait gêner les utilisateurs peu férus de technique. Il faut aussi préciser que cette fonction n'est pas portable. L'utilisateur de PGP qui souhaiterait envoyer et recevoir des e-mails cryptés depuis un autre ordinateur, devrait l'installer sur un premier système, puis importer ses clés privées et publiques dans la base de données locale, connue sous le nom de Trousseau, puis configurer son client de messagerie. Les avantages d'un module JavaScript qui tourne dans le navigateur, c'est qu'elle ne nécessite pas de client de messagerie dédié ou d'autres logiciels installés sur l'ordinateur. Pour le moment, GPG4Browsers ne fonctionne que dans Google Chrome et n'est pas disponible au téléchargement depuis le Chrome Web Store. Toutefois, si l'on en croit la dénomination de l'utilitaire, l'extension devrait être portée sur d'autres navigateurs.
Un outil bridé, mais à fort potentiel
Les utilisateurs souhaitant tester la fonction peuvent télécharger le module manuellement et l'installer comme une extension non empaquetée. Pour cela, dans Préférences>Extensions de Chrome, il faut cocher le « mode développeur » et cliquer sur «Charger l'extension non empaquetée». La version actuelle est limitée par le fait qu'elle ne peut pas générer de clés privées, même si le menu existe. Ce qui laisse penser que la fonction sera probablement disponible dans une future version. L'importation de clés publiques et privées fonctionne très bien et lorsque l'on navigue dans Gmail, on peut voir une icône de verrouillage noire affichée dans la barre d'adresse. En cliquant sur celle-ci, on ouvre une boîte de dialogue pour composer un message chiffré ou signé numériquement. De même, quand un message crypté arrive dans la boîte de réception de Gmail, le navigateur demande à l'utilisateur s'il veut l'ouvrir avec GPG4Browsers. L'extension peut décrypter les messages signés avec GnuPG (GNU Privacy Guard), un système PGP Open Source répandue, mais seulement si la compression de données n'est pas utilisée. Le code source de GPG4Browsers est disponible sous licence GNU Lesser Public, si bien que l'outil peut être facilement amélioré pour être adaptée à d'autres services de webmails. Les développeurs fournissent une documentation qui mentionne les API disponibles.
Cette intégration de JavaScript d'OpenPGP offre commodité et portabilité, mais elle a aussi quelques inconvénients. « Dans la mesure où il n'est pas possible d'effacer les données privées de la mémoire et où JavaScript ne peut garantir une exécution dans un environnement sécurisé, cette technique ne doit pas être utilisée dans des environnements où la confidentialité et l'intégrité des données transmises est importante, » préviennent les développeurs. Cela signifie que GPG4Browsers ne doit sans doute pas être utilisé sur des ordinateurs sur lesquels il y a raison de croire qu'ils pourraient être infectés par des logiciels malveillants ou compromis. Cependant, dans des cas comme ceux-là, l'utilisateur peut toujours démarrer à partir d'un CD Linux ou un environnement équivalent en lecture seule.
Apple pourrait devenir leader sur le marché du PC en 2012 aidée par les tablettes
D'ici la fin de l'année 2012, Apple pourrait devenir leader du marché des PC (ensemble regroupant aussi bien les ordinateurs que les tablettes), selon une étude du cabinet Canalys. La part de marché d'Apple dans ce secteur est passée en un an de 9% à 15%.
Avec la dynamique de vente de l'iPad, Apple se situe d'ores et déjà au second rang des plus grands vendeurs de PC au monde au 3e trimestre de cette année. Toutefois, sa mainmise sur le marché des tablettes, aux Etats-Unis du moins, pourrait être mise à mal par l'arrivée de la Kindle Fire d'Amazon.
Les analystes de Canalys s'attendent également à ce que les ultrabooks (ces PC portables fins, légers et très performants) dopent les ventes d'ordinateurs portables ces cinq prochaines années. Toutefois, la première moitié de 2012 pourrait être plutôt critique avec une pénurie annoncée de disques durs, due aux inondations en Thaïlande.
Canalys estime qu'il va se vendre en 2011 quelques 415 millions d'ordinateurs et de tablettes dans le monde, soit 15% de plus qu'en 2010, avec une forte proportion pour les tablettes.
Annuels HP : forte chute du bénéfice net sur le 4e trimestre
Empêtré dans ses problèmes de leadership et d'organisation, l'Américain Hewlett-Packard a subi une baisse de plus de 90% de son bénéfice net par rapport à l'an dernier, sur son quatrième fiscal clos fin octobre. Celui-ci s'établit à 200 millions de dollars contre 2,5 milliards de dollars sur le quatrième trimestre 2010, avec un bénéfice par action de 0,12 dollar (-89%).
Le chiffre d'affaires du trimestre a reculé de 3% à 32,1 milliards par rapport à 2010.
Il y a trois semaines, le PDG du groupe, Meg Whitman, qui a repris la tête de la société à la suite du départ de Léo Apotheker, avait annoncé que HP garderait son activité PC (moins rentable que d'autres domaines), après avoir étudié l'éventualité d'une scission de cette division.
Sur l'ensemble de son exercice fiscal, HP annonce un chiffre d'affaires GAAP de 127,2 milliards de dollars, en hausse de 1% par rapport à l'année 2010 (126 Md$). Sa marge opérationnelle a baissé de 1,5 point sur un an, à 7,6%. Quant à son bénéfice net annuel, il a reculé de 19% à 7,1 Md$ (contre 8,8 Md$ l'an dernier).
Une activité Services en légère hausse à 9,3 Md$
Sur le quatrième trimestre fiscal de HP, c'est l'activité Logiciels qui enregistre les meilleurs résultats, avec une progression de 28% sur les ventes de licences et de services associés, entre début août et fin octobre 2011. Mais cette division ne pèse que 976 millions de dollars de chiffre d'affaires, soit moins de 3% des 32,1 Md$ engrangés au total par le groupe sur le trimestre. Les revenus de la division Services financiers affichent également une progression à deux chiffres (+18%), mais là aussi sur un chiffre d'affaires inférieur à 1 Md$ (952 M$).
En revanche, la division Services n'a augmenté que de 2%, à 9,3 milliards de dollars sur le trimestre. Les ventes de l'activité Serveurs d'entreprise/Stockage/Réseau ont baissé de 4% par rapport à l'an dernier, à 5,6 Md$, tandis que celles de la division Imagerie et impression ont subi un recul de 10% sur un an, à 6,3 Md$ (avec une marge opérationnelle de 12,8%). Enfin, la division PSG (Personal Systems Group), qui a fait couler tant d'encre depuis cet été, n'a finalement reculé que de 2%, à 10,1 milliards de dollars.
Les investisseurs semblent enclins à envisager un peu de stabilité chez HP après la valse des dirigeants à la tête du groupe. Meg Whitman, sans doute mieux connue pour avoir été PDG du site d'enchères en ligne eBay, a remplacé Léo Apotheker qui était à ce poste depuis moins d'un an après avoir pris la suite de Mark Hurd, remercié en août 2010.
Pendant la direction de Léo Apotheker, HP avait décidé d'arrêter de produire des smartphones et des tablettes numériques basées sur le système d'exploitation WebOS, acquis avec le rachat de Palm. Dans la foulée, le groupe avait suscité une ruée sur sa tablette TouchPad lorsqu'elle fut bradée pour écouler les stocks. On attend maintenant de savoir ce qu'HP a décidé de faire de WebOS. Le groupe a entre temps expliqué qu'il miserait sur Windows 8 pour ses prochaines tablettes et PC.
Intel célèbre le 40e anniversaire de sa puce 4004
Annoncée au monde dans le numéro d'Electronic News daté du 15 novembre 1971, la célébrité de la puce Intel 4004, petit processeur à architecture 4-bits atteignant une fréquence de 108 kHz, repose surtout sur le fait qu'il a été le premier microprocesseur à être commercialisé.
Intégrant 2300 transistors (les microprocesseurs en ont aujourd'hui jusqu'à 1 milliard), ses concepteurs, Martian Hoff (surnommé Ted Hoff) et Federico Faggin, étaient absolument convaincus que le 4004 transformerait le marché dans un secteur dominé par un produit, à l'époque très prisé, les calculatrices électroniques de bureau. Et ils ont eu raison. Certains se sont gentiment moqués des prévisions des deux ingénieurs d'Intel : à l'époque, l'Amérique était encore embourbée dans la guerre du Vietnam, et la priorité de créer une informatique personnelle abordable ne semblait pas peser grand-chose. Mais l'impact du 4004 vient aussi de l'entreprise à l'origine du projet : Intel.
Une activité annexe pour Intel à l'époque
Intel - créée en 1968, soit trois ans seulement avant le lancement du processeur 4004 - n'a plus besoin d'être présentée. Pourtant, l'entreprise ne doit son existence qu'à un événement commercial fortuit. Busicom, un important fabricant japonais de calculatrices, a demandé à Intel de développer des circuits intégrés dont elle avait conçu l'architecture. Après étude du projet à 12 circuits proposé par les ingénieurs de Busicom, Ted Hoff, chef de projets chez Intel, a imaginé une solution à 4 circuits, dont un circuit central, le 4004. A l'époque, Busicom possédait les droits exclusifs sur le processeur. Mais, en contrepartie d'un prix inférieur à l'unité, le fabricant a accepté de renoncer à certains droits sur la conception. C'est ainsi que le géant américain a mis la main, si ce n'est sur une grande source de revenus, au moins sur une part importante de la propriété intellectuelle de la puce. Busicom a, par la suite, fait faillite.
Des années plus tard, la pression aidant, Intel a conservé son activité sur les puces mémoire mais a décidé de s'investir plus sérieusement dans les microprocesseurs. Quand IBM est arrivé en 1981 avec son PC d'entreprise, l'activité marginale démarrée avec le 4004 est brusquement devenue son coeur de métier.
Un composant devenu clef aujourd'hui
Le microprocesseur est considéré aujourd'hui comme le composant le plus important de l'industrialisation informatique, juste derrière le transistor. Surtout, il a apporté la pièce qui a permis de mettre de l'électronique bon marché dans n'importe quel appareil, du PC jusqu'aux automobiles.
Si dans certains ouvrages savants et bien documentés, la puce 4004 n'est pas créditée comme étant le premier microprocesseur, c'est le premier à avoir été commercialisé. Et, pour certains, c'est ce qui compte. Ce qui est sûr, même si tout le monde s'en moque aujourd'hui, c'est que le 4004 a permis à Busicom de vendre - à un prix élevé - une quantité énorme de calculatrices de bureau.
(...)(18/11/2011 14:27:37)Google dévoile le code source d'Android 4.0 pour réduire la fragmentation de son OS
«Nous sommes heureux de constater que Google respecte sa politique Open Source en libérant Android 4.0 », a déclaré David Chen, PDG de Shuttle, fabricant d'ordinateurs, et d'ajouter « c'est l'Open Source qui a fait le succès d'Android. D'un autre côté, une version fermée, comme Honeycomb n'a pas aidé le marché ». Google avait promis de libérer le code source de Honeycomb, également connu sous Android 3.0, mais l'éditeur a retardé sine die cette publication. Il a fourni Honeycomb seulement à de grands constructeurs, comme Acer et Motorola, tandis que ceux de plus petites tailles ont dû intégrer des versions antérieures de l'OS mobile. Cela a ralenti la capacité à fabriquer des tablettes concurrentielles, car Honeycomb a été la première version d'Android adaptée pour ce type de terminaux. Plusieurs critiques se sont élevées pour dénoncer l'attitude de Google qui aurait violé les termes de la licence Open Source d'Android.
Cette semaine, la firme de Mountain View a publié le code source d'Android 4.0, aussi connu comme Ice Cream Sandwich. A la question sur Honeycomb, Google a indiqué que le code source dévoilé comprend la totalité des anciennes versions dont Honeycomb. L'éditeur ne donne donc pas un accès direct à ce code source, pour inciter les développeurs à travailler sur la modification et l'amélioration de la version 4.0. Et le message a l'air de passer, Sam Chern, directeur marketing du constructeur MSI a indiqué : « nous voulions lancer en début d'année un produit sous Android 3.0, nous avons été obligé d'attendre car l'OS n'a pas été mis à notre disposition. Avec la politique sur Android 4.0, nous allons pouvoir lancer des terminaux plus rapidement ».
Une volonté de réduire la fragmentation critiquée
L'objectif final de Google a toujours été de faire d'Android 4.0 une version conçue pour les smartphones et tablettes, a déclaré Daryl Chiam, analyste chez Canalys. L'éditeur craignait qu'en livrant le code source d'Honeycomb spécialement développé pour les tablettes, les développeurs veuillent l'utiliser sur les smartphones. Cela aboutissait à l'existence de deux OS sur les diffèrents types de terminaux, ce qui aurait affaibli la marque Android, ainsi que les relations commerciales avec ses partenaires constructeurs, selon Daryl Chiam.
Cette unification à marche forcée ne fait pas que des heureux parmi les constructeurs. Certains comme FIC (First International Computer) n'apprécient pas cette stratégie et leur regard se tourne maintenant vers Windows 8. « Nous sommes impatients de travailler sur Windows 8, car nous n'avançons pas avec Ice Cream Sandwich » a déclaré Andy Flo, directeur marketing de FIC.
Les ventes de systèmes d'impression victimes de la crise européenne
Selon le cabinet Context qui audite les résultats des principaux grossistes en Europe, les ventes de systèmes d'impression (imprimantes, copieurs et MFP) jet d'encre et laser en Europe de l'Ouest ont baissé de 1% en volume au troisième trimestre 2011. Principale raison de ce recul : le ralentissement économique dont souffre l'ensemble du continent européen avec pour conséquence une baisse de la demande des particulier comme des entreprises.
Le marché français reste stable
En Grèce, pays tout particulièrement dans la tourmente, les ventes de systèmes d'impression ont ainsi chuté de 35,1% durant le troisième trimestre de l'année. Dans le même temps, elles décroissaient de 6,1% en Espagne. En comparaison, le marché français est épargné avec une très légère croissance de 0,2%. Dans l'Hexagone, les segments des MFP laser et des copieurs se sont montrés particulièrement dynamiques avec des progressions respectives de 14,10% et 23%. En revanche, les livraisons de MFP jet d'encre se sont tassées de 0,6% tandis que celles de MFP jet d'encre se s'effondraient de 20,4%.
Dans un pays comme l'Allemagne qui fait preuve d'une bonne santé économique, la croissance est à peine plus importante qu'en France avec seulement +0,95%. A noter qu'Outre-Rhin, la progression des ventes d'imprimantes matricielles s'élève à 50% alors qu'elle n'est que de 2,78% en France. De son côté, le marché britannique réalise une bonne performance dans un contexte Ouest Européen plutôt morose. La progression des ventes globales de systèmes d'impression y a en effet atteint +6% grâce à des ventes en hausse sur tous les segments hormis celui des imprimantes matricielles (-52,5%)/
Intel lance une puce six coeurs pour PC haut de gamme
Intel a annoncé, hier, la livraison de la série 3960X Extreme Edition, une puce six coeurs basée sur l'architecture Sandy Bridge que le fondeur dédie aux PC haut de gamme. Cette puce est destinée à un public de joueurs, qui sont généralement les premiers à adopter les dernières technologies. La présence de plusieurs coeurs et une meilleure vitesse d'horloge contribuent à accélérer les performances des PC et sont donc appréciés par les joueurs. La puce Core i7-3960X fonctionne à une vitesse d'horloge par défaut de 3.3GHz, qui peut atteindre 3.9GHz par coeur en fonction des performances requises. Elle possède 15 Mo de mémoire cache et quatre canaux de mémoire, comme c'est le cas de la plupart des puces Intel disponibles pour PC à ce jour.
Selon Intel, cette puce est 52% plus rapide pour faire du montage vidéo que son homologue Core i7-2600K, également basée sur Sandy Bridge et destinée aux passionnés de jeux. Les performances de la mémoire ont également été augmentées de 114%, toujours selon les déclarations du fondeur.
La course aux coeurs
Le processeur Core i7-3960X succède au Core i7-990x Extreme Edition, qui était le plus rapide des composants reposant sur la précédente architecture Westmere . Commercialisé au prix de 990 dollars pour 1 000 unités, il sera en concurrence avec les puces 8 coeurs de la série FX d'AMD qui ont commencé à être livrées au cours du mois dernier et qui sont également destinées aux joueurs.
Intel et AMD ont chacun ajouté des coeurs à leurs puces et augmenté leurs vitesses d'horloge pour que ces dernières gagnent en performances. En septembre, AMD a dévoilé sa puce FX huit coeurs cadencée à 8.429GHz, et affirmé détenir « le record du monde ». De son côté, Intel a livré le Core i7-3930K, un processeur six coeurs fonctionnant à 3.2GHz et pouvant être cadencé jusqu'à 3,8 GHz. Equipée de 12 Mo de cache et de quatre canaux de mémoire, cette puce est proposée au prix de 555 $. (...)
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