Aux Etats-Unis, le candidat à la présidence qui lèvera le plus de fonds sera sans doute celui qui l'emportera. Les candidats le savent bien. C'est sans doute pour cette raison que la recherche de donateurs est un point clef de cette campagne. Pour l'aider dans cette tâche, le candidat républicain Mitt Romney s'est allié les services de la société texane Buxton, spécialisée dans le data-mining.

L'agence Associated Press a révélé que, depuis le mois de juin, un projet secret de data-mining a été mis en place. Les informations personnelles des américains présentes dans des bases de données sont analysées pour identifier de « nouveaux et riches » donateurs. Ces données ont été récoltées sur les cartes de crédit ou via des formulaires remplis sur internet. Elles sont aussi diverses que les derniers achats de la personnes, sa religion, son état civil, ses habitudes, ses impôts... Le procédé est le même que celui qui est utilisé habituellement dans les entreprises pour décider de l'installation d'un nouveau magasin ou de l'envoi d'un mailling. Il combine les données marketing avec ce qu'on appelle dans l'analyse psychographique des données pour identifier les comportements de consommation des Américains et leurs habitudes.

L'équipe de campagne de Barack Obama, de son côté, utilise sa propre forme d'analyse de données avec pour objectif d'attirer des partisans potentiels, via Facebook et Twitteren affinant les messages pour les partisans et les donateurs potentiels. Elle a toutefois refusé de dire si cette technique était utilisée pour trouver de nouveaux donateurs.