« Aujourd’hui nous souhaitons présenter une liste multi-étiquettes, englobant la majorité présidentielle, le MoDem, Agir la droite constructive et Territoires de Progrès pour s’engager sur les relances promises » affirme Denis Thuriot, tête de liste pour la présidence de la région Bourgogne-Franche-Comté et maire de Nevers. Les relances, au pluriel, touchent notamment à l’éducation, le déploiement de la fibre mais aussi le passage au 4.0 pour certaines entreprises. « La crise sanitaire a imposé à l’éducation nationale et au corps enseignant d’accélérer sa mutation vers le numérique. Les cours à distance ont à la fois mis en lumière les avantages et inconvénients de ces méthodes innovantes ». François Deseille, président du MoDem de Côte-d’Or depuis 2008 et en liste pour les élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté, aux côtés de Denis Thuriot – tête de liste et représentant LREM – accorde une place majeure au numérique dans notre société. « La crise sanitaire et la continuité pédagogique ont relevé des points noirs quant à l’accès numérique de certaines familles » ajoute-t-il.

Les établissements scolaires à la pointe du numérique

Tout d’abord, en termes d’équipement informatique. Il faut observer que le coût d’un ordinateur portable a beaucoup diminué en dix ans. « Les ordinateurs portables les plus abordables ont un prix qui avoisine les 300 euros. La Région, qui dispose de la compétence de gestion des lycées devra, comme cela peut être le cas dans certaines collectivités - pour l’acquisition de vélos électriques - prendre en charge une large part financière de l’acquisition d’un ordinateur portable en fonction des revenus des familles et le cas échéant en lien avec les établissements scolaires en cas de situations spécifiques ».

L’enjeu, c’est que chaque lycéen de Bourgogne Franche Comté bénéficie d’un ordinateur portable. Dans le cas où les familles n’auraient pas d’accès à internet, les opérateurs et la Région devront pouvoir fournir un accès mobile (via un boitier portable). Là encore, cela se fera en lien avec l’établissement scolaire qui reste au plus près des besoins des lycéens et des personnels scolaires. C’est un enjeu majeur quand on sait l’importance du travail et des recherches faites sur internet.

A Nevers, ville fétiche de Denis Thuriot, le premier campus connecté ouvrait ses portes en septembre 2019 avec 17 étudiants - entamant ou poursuivant une formation à distance, depuis leur domicile et lors de sessions collectives. Cette expérimentation s’est vue couronner de succès, offrant à chacun un accès à l’enseignement à moins d’une heure de chez soi. « Il s’agit de démocratiser l’accès à ces formations au plus grand nombre » ajoute Denis Thuriot. Depuis 2017, les plus petits ont aussi accès à des enseignement spécialisés avec des initiations à la robotique et la programmation. « Nous souhaitons par ailleurs proposer aux CFA de nouvelles formations pour cibler d’autres métiers, notamment ceux du digital » explique le maire.

« Cependant, au sein des établissements scolaires, la position de la Région doit aussi répondre aux besoins du personnel éducatif. En effet, l’équipement massif et précoce des jeunes en téléphonie mobile a créé des difficultés au sein des établissements », notamment un manque de concentration et des problèmes de cyberharcèlement – des situations auxquelles le personnel n’est pas toujours préparé, précise François Deseille. Denis Thuriot souhaite de son côté renforcer la sécurisation des accès aux collèges et lycées. « Des caméras de vidéoprotection pourraient être installées à l’avenir ».

Concernant la formation tout au long de la vie, la liste « La Région, partout et pour tous » compte sur l’installation des Maisons France service instaurée par le Gouvernement pour mieux appréhender les besoins et orienter les demandeurs d’emploi. « Nous proposerons un prêt « capital jeune » de 10 000 euros à taux 0% pour qu’un jeune puisse développer un projet et s’orienter vers une formation complémentaire si besoin, notamment dans le numérique » détaille Denis Thuriot.

Une présence numérique pour chaque entreprise

« Les infrastructures du numérique devront faire l’objet d’un suivi précis. Encore aujourd’hui, « la multitude d’accompagnement restent peu connues des ETI et PME ou craintes par les chefs d’entreprises. Nous devons donc inverser les choses », précise François Deseille. « Chaque entreprise sur notre territoire doit, sauf refus déclaré, être automatiquement référencé sur internet avec l’adresse, le secteur d’activité ainsi que les coordonnées. Cela permet de bénéficier d’une notoriété minimale sur internet ». Ce minimum, qui peut paraître risible lorsque l’on est une petite structure est vitale pour se construire une présence numérique.

« Par la suite, certaines entreprises voudront se doter d’une page web simplifiée, plus personnalisée et détaillée ne nécessitant aucune actualisation régulière. Dès lors, notre région dispose d’une population formée ou en cours de formation aux outils du numérique ». L’objectif de la région est d’avoir un rôle d’intermédiaire, mettant en relations offre et demande. En fonction des territoires et du nombre d’entreprises référencées, des appels d’offres seront présentés aux étudiants dans le domaine du numérique (ceux-ci ayant un statut d’autoentrepreneur ou d’entreprises du numérique). Le coût de l’hébergement se verra financé pour une durée de cinq ans par la région dans le cadre d’un appel d’offre avec un hébergeur internet. « L’accompagnement doit être ambitieux et permettre de soulager autant que possible cet effort » souhaite le président du MoDem de Côte-d’Or.

Le dernier kilomètre en fibre

L’installation d’un réseau de haut débit est essentielle pour accompagner cette transformation numérique. A cet effet, le candidat à la présidence de la région souhaite supprimer définitivement les zones blanches et « s’il le faut, la région aidera financièrement sur le dernier kilomètre en fibre ». « Nous devons également déployer responsablement la 5G pour attirer les entreprises sur le territoire », estime-t-il. Mr Deseille ajoute que « personne ne peut croire qu’une PME ou ETI peut rester implantée dans une zone blanche ou grise, sans accès à un accès internet à haut débit. Que dire alors d’industrie ou entreprise de plus grande taille. Le gouvernement, dont Jacqueline Gourault (ministre MoDem en charge de la cohésion des territoires, élue d’un territoire rural) le sait parfaitement. Aujourd’hui, une bonne couverture numérique n’est plus un atout mais un minimum en termes d’attractivité et de bien-vivre dans nos territoires ».

La e-santé, un atout pour un territoire enclavé

Les vertus d’un bon réseau sont nombreuses, y compris dans des domaines comme la médecine. Face aux déserts médicaux, « les téléconsultations peuvent être un véritable atout même si elles ne doivent pas devenir la norme ». Kinésithérapeute, François Deseille est également aux premières loges de cette mutation. « Dans le cadre de suivi de soin et prévention de rechute, j’organise des séances en visio en groupe visant à réaliser des exercices physiques et des mouvements musculaires sur une durée d’une heure. Cela augmente ainsi ma capacité de suivi de mes patients ». 

Le téléchargement d’une simple application mobile permettrait aux patients et aux professionnels de réaliser ce suivi. « La e-santé ouvre un champ colossal sur la prévention, le traitement et le suivi des patients au plus près de chez eux. Cela ne doit pas exclure les personnes les plus éloignées des outils numériques mais bien être un complément quand cela est possible. La Région, comme garant de l’harmonisation du développement territorial doit être aussi un accompagnateur financier de ces révolutions numériques » estime ce praticien.

« Deux principes guident notre engagement en faveur de la Région Bourgogne Franche Comté.En tant qu’élu dijonnais, je pense au projet de ville intelligente OnDijon qui ouvre des perspectives extraordinaires dans la gestion efficiente de nos outils municipaux et de soutenir des projets innovants aux services de nos habitants. La Région doit aussi être à la manœuvre afin de débusquer des technologies naissantes en France comme dans le monde et qui pourraient - grâce à un plein soutien financier et administratif - devenir des leaders dans les nouvelles pratiques numériques et pourvoyeuses d’emplois » conclut François Deseille.

Retrouvez ci-dessous l’ensemble des articles sur les élections régionales 2021 :

Régionales 2021 : Le numérique se diffuse dans la politique du mouvement Libres !

Régionales 2021 : LFI fait le pari d'un numérique au service des Français

Régionales 2021 : LREM veut ubériser le numérique dans les villes

Régionales 2021 : EELV ferraille contre la fuite en avant technologique