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(27/05/2008 18:19:46)

Les chercheurs mobilisés en force pour le CNRS

La pluie battante qui sévit actuellement sur l'Hexagone n'aura pas eu de conséquences sur l'ampleur de la mobilisation de la communauté scientifique. Dans la capitale, ils étaient entre 3 000 (selon la police ) et 5 000 chercheurs (selon SLR - Sauvons la recherche ) à participer à la marche de tous les savoirs organisée par les associations SLR, SLU (Sauvons l'Université) et les principaux syndicats de la recherche et de l'enseignement supérieur. Le mouvement organisé en réaction à l'annonce des grandes lignes de la réforme du CNRS par la ministre de la Recherche Valérie Pécresse, a également rassemblé de nombreux chercheurs en région : ils étaient 600 à Toulouse, 500 à Marseille, 400 à Bordeaux et à Montpellier. Le syndicat SNTRS-CGT se félicite du succès de la mobilisation. « Le mouvement est comparable à celui de 2004, année marquée par des suppressions de postes et des gels de budget, signale Daniel Steinmetz, délégué syndical de la SNTRS-CGT. Les chercheurs sont inquiets pour leur avenir et s'attendent à des dégradations de leurs conditions de travail : d'ici trois ou quatre ans, l'ANR (Agence nationale de la recherche) préconise notamment l'emploi de 70 % de contrats en CDD ». Un message qui paraît insoutenable aux yeux des jeunes docteurs et de l'ensemble de la communauté scientifique, au regard du nombre élevé de manifestants. (...)

(27/05/2008 18:05:00)

Bertrand Delanoë rappelle ses priorités sur l'innovation et le numérique

En ouverture de séance du Conseil de Paris qui s'est tenu hier, lundi 26 mai, Bertrand Delanoë, Maire de Paris, a fait un point sur l'ensemble des chantiers inclus dans le plan de développement que la Ville va consacrer à l'innovation, à la recherche et à l'enseignement supérieur. Un plan qui, rappelons-le, bénéficie d'un budget d'un milliard d'euros. Les projets numériques y tiennent une place importante. Soulignant l'enjeu stratégique que constitue la mise en place de réseaux « complets et performants de fibre optique » pour « l'attractivité scientifique et économique de Paris », le Maire a notamment rappelé que Paris soutiendrait la liaison expérimentale à très haut débit mise en place par le pôle de compétitivité Cap Digital avec la ville de San Francisco. Cette liaison doit favoriser l'éclosion de projets communs entre entreprises parisiennes et californiennes. 80% de parisiens connectés au très haut débit d'ici 2010 Sur le terrain, Bertrand Delanoë poursuit l'objectif de raccorder 80% des Parisiens au très haut débit (100 Mbit/s) d'ici 2010. Les bailleurs sociaux seront incités à proposer à leurs locataires des tarifs avantageux pour accéder à ce très haut débit (à l'instar de ce que l'OPAC vient de faire, a-t-il été précisé). Hier, l'élu a également évoqué le plan d'équipement des écoles et collèges (avec l'installation d'espaces numériques de travail), le développement des services municipaux (téléprocédures, paiement en ligne...) et les 400 points d'accès Wi-Fi gratuits dans les lieux publics, en précisant que la Municipalité restait attentive aux inquiétudes que ces technologies [NDLR : sans fil] pouvaient susciter. 100 000 m2 d'incubateurs et deux nouveaux pôles de compétitivité Pour favoriser le développement de projets innovants, Bertrand Delanoë a insisté sur le rôle joué par l'Agence Parisienne de l'Innovation. Deux missions essentielles lui sont confiées, avec le soutien d'un réseau d'experts et de structures spécialisées comme Oséo : d'une part « identifier les produits et services innovants », d'autre part, « nouer des partenariats avec les entreprises pour les expérimenter. » [[page]]La Ville prévoit de porter à 100 000 m2 la surface aménagée pour accueillir les jeunes pousses. Elle prévoit de créer 55 000 m2 supplémentaires de pépinières et d'incubateurs. Ces espaces viendront s'ajouter aux 44 000 déjà constitués, où l'on trouve notamment Biopark et ses 18 000 m2 réservés aux entreprises de biotechnologies, a rappelé Bertrand Delanoë. Le Maire a précisé par ailleurs que la programmation des activités économiques dans les zones d'aménagement immobilier donnerait « la priorité aux projets structurants portés par les filières de l'innovation, comme Cap Digital. » Deux nouveaux pôles de compétitivité Paris entend par ailleurs soutenir deux nouveaux pôles de compétitivité, l'un consacré aux métiers de la création, l'autre aux innovations urbaines. Ils viendront s'ajouter aux quatre pôles déjà en place. Outre Cap Digital axé sur les contenus numériques, rappelons que Medicen est spécialisé sur les biotechnologies, Systematic sur les logiciels et les systèmes embarqués et que Paris Finance Innovation, nouvellement mis sur pied, aidera les jeunes entreprises à décrocher leurs premières levées de fonds. (...)

(27/05/2008 18:03:05)

Le Pacte PME remet un rapport d'activité très positif à Hervé Novelli

Le 27 mai, Oseo et le comité Richelieu ont remis le rapport d'activité 2007 du pacte PME à Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du commerce, de l'artisanat, des PME, du tourisme et des services. L'objectif du pacte PME lancé fin 2005 est de faciliter les relations entre les PME innovantes et les grands comptes. Une problématique générale qui touche tout particulièrement les petits éditeurs de logiciel français. Malgré une véritable compétence technologique, ils ne réussissent que rarement à transformer l'essai et disparaissent ou sont achetés par de plus grosses entreprises. Des grands comptes d'un coté, de petites structures de l'autre. Pour tenter de combler le vide entre les deux, une des solutions consiste à pousser les premiers à travailler davantage avec les seconds. Une démarche « gagnant-gagnant ». Inspiré du Small business act pratiqué depuis 50 ans aux Etats-Unis, mais avec une méthode moins contraignante, le Pacte PME incite justement les grands comptes en quête d'innovation à travailler avec les petites structures souvent très innovantes, qui restent pourtant la plupart du temps à la porte des services achats des grands. L'initiative pousse aussi les petites structures à se faire connaître des plus grands. 1 750 PME, 42 grands comptes et surtout 306 contrats signés Le Pacte propose plusieurs outils à ses signataires parmi lesquels des demi journées de présentation de PME à des grands comptes, une place de marché en ligne sur 36 thématiques différentes et un programme passerelle de financement de la R&D de la PME pris en charge pour un tiers chacun par cette dernière, Oseo et la grande entreprise (25 projets en cours). Nombre de thématiques traitées et qui intéressent les entreprises concernent directement les TIC. Il s'agit aussi bien de la simulation numérique, du Web sémantique, de la RFID, de l'interface homme machine, de la sécurité ou encore des technologies IP. Sous la double férule du comité Richelieu et d'Oseo, le pacte PME compte aujourd'hui 42 grands comptes signataires et 1 750 PME. Après une année 2006 consacrée à son lancement, il a clairement enclenché la vitesse supérieure en 2007. Les grands comptes signataires du Pacte ont réalisé 7,2 Mds d'euros d'achats à des PME contre 5,9 Mds d'euros en 2006. La part des PME dans leurs achats annuels passe de 19 à 20%. Et 306 contrats ont été signés entre grandes et petites entreprises à la suite des 37 journées de présentation organisées tout au long de l'année. Un résultat bien meilleur que l'année précédente qui n'avait vu que 73 signatures après 28 journées d'échange. Le numéro un français du logiciel, Dassault Systèmes, signe le Pacte PME [[page]]Dix nouvelles sociétés ont adhéré à la démarche dont trois publiques. Et à l'occasion de la remise du rapport d'activité, deux grands comptes ont rejoint l'initiative. L'AFP d'un coté, et de l'autre, - Dassault Systèmes, numéro un du logiciel français, chantre de l'innovation (la moitié des 8000 employés travaille en R&D) et de la collaboration avec les start ups innovantes. Pour l'avenir, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, qui soutient cette initiative depuis ses débuts, avait souhaité qu'une seconde étape soit engagée rapidement afin d'accompagner les petites structures dans leur développement vers les marchés internationaux. C'est au programme de 2008 au travers entre autres de plans mutualisés de portage de PME à l'export par les grands comptes. Les initiateurs du Pacte PME aimeraient aussi l'étendre à d'autres acteurs comme les capitaux risqueurs, les laboratoires de recherche, les écoles, les universités, etc. Enfin, Hervé Novelli a rappelé que la France, à l'initiative du Président de la République, continuait de « demander à la Commission Européenne la possibilité d'une action préférentielle en faveur des PME. La Commission donnera sa réponse fin juin, avant même le démarrage de la présidence française de l'Union. Il devrait y avoir des dispositions intéressantes pour les PME européennes, de simplification des démarches, de soutien au financement, etc.» (...)

(26/05/2008 17:20:41)

Le LaserTouch transforme toute surface en écran interactif

Les centres de recherche de Microsoft ouvrent de temps en temps leurs portes aux journalistes. Cette fois, c'est le LaserTouch d'Andy Wilson, un des pères de Surface, qui a attiré l'attention. A l'aide d'une série de lasers de caméras infrarouges qui repèrent les gestes de l'utilisateur, ce dernier peut interagir avec l'écran, transformé ainsi en écran multi-point à la manière de l'écran de l'iPhone. Mais cela peut se faire désormais sur de grands écrans LCD, aux résolutions élevées. Mieux, toute surface peut être ainsi convertie, à condition d'être dûment équipée. Bill Gates en a fait la démonstration il y a une dizaine de jours, lors du CEO Summit (réunion annuelle au siège de Microsoft, à Redmond, de patrons de grandes entreprises). Plutôt que de faire défiler une présentation Powerpoint, a-t-il expliqué, on peut zoomer et faire bouger à la main l'affichage. Andy Wilson a pris soin de préciser qu'il n'y avait aucun plan de commercialisation prévu - contrairement au Surface, en test dans des magasins pilotes d'AT&T. Toutefois, a-t-il ajouté, la magie de la chose réside davantage dans le logiciel que dans l'équipement, dont le prix ne monterait qu'à quelques centaines de dollars. Pour mémoire, le Fraunhofer Institute a déjà fait la démonstration d'un écran LCD géant manipulable avec des gestes de la main : c'était au Cebit 2007, la démonstration est à suivre en vidéo sur LeMondeInformatique.fr. (...)

(26/05/2008 14:18:29)

Les chercheurs du CNRS en grève demain 27 mai

Les manifestations se multiplient dans la communauté scientifique. Après les informaticiens, c'est au tour des chercheurs du CNRS de cesser le travail. Demain, mardi 27 mai, SLR (Sauvons la recherche), SLU (Sauvons l'université) et les principaux syndicats de la recherche et de l'enseignement supérieur organisent « la marche de tous les savoirs » - baptisée l'Academic Pride - dans plusieurs villes de France. Le mouvement a été organisé en réaction à l'annonce, jugée prématurée, des grandes lignes de la réforme du centre de recherche par la ministre de la Recherche Valérie Pécresse. Pilotage conjoint pour l'informatique «Alors que le Ministère avait annoncé une concertation sur la réforme du CNRS et un vote au conseil d'administration du 19 juin, nous avons appris par le journal « Le Monde » (daté du 21 mai) que les décisions avaient déjà été arrêtées par la ministre, déplore le SNCS, le syndicat national des chercheurs scientifiques ». Le projet entraînera le découpage en six nouveaux instituts nationaux (mathématique, physique, chimie, sciences de l'ingénieur, sciences humaines et sociales, écologie et biodiversité). Cela exclut les sciences de la vie, qui seront dirigées par l'Inserm, avec l'Inra et le CEA, et cela exclut aussi l'informatique, qui devra désormais être pilotée conjointement avec l'Inria. Or, les syndicats estiment que cette réforme profonde de l'organisme préfigure sa disparition à terme. Dix villes mobilisées A Paris, le départ aura lieu à 14 h 00 devant la Maison des Sciences de l'Homme (54 bd Raspail). Des marches auront également lieu à Bordeaux, Lyon, Marseille, Montpellier, Nice, Orléans, Paris, Roscoff et Toulouse. Un premier rassemblement du personnel de recherche avait déjà réuni, jeudi 22 mai, environ 150 personnes devant le siège parisien du CNRS. (...)

(22/05/2008 15:25:36)

MySpace veut éliminer le spam de ses pages

Le réseau social MySpace continue sa chasse au spam. Conforté par sa victoire contre deux spammeurs - Sanford Wallace et Walter Rines - qui avaient utilisé les identifiants de ses utilisateurs pour leurs envois, il s'attaque au front technologique de la lutte. Le président de MySpace, Tom Anderson, a décidé de changer les règles pour les applications développées par des utilisateurs de la plateforme. Désormais toute fonction d'auto-promotion qui pourrait générer un comportement intrusif et tendancieux sera interdite. Le blog des développeurs précise les nouvelles règles : il ne doit pas y avoir de bonus donné à un membre pour envoyer un message, un bulletin, un commentaire ou tout autre forme de communication. Les liens pour communiquer doivent être très clairs, par exemple « envoyer un commentaire » ou « envoyer un bulletin », etc. Les règles interdisant les pop-ups valent aussi pour les fenêtres de messagerie. Ces dispositions s'appliquent immédiatement pour les nouvelles applications. Quant à celles qui existent déjà sur MySpace, leurs développeurs ont jusqu'au 03 juin prochain (deux petites semaines) pour les mettre en conformité avec ces nouvelles obligations. (...)

(19/05/2008 12:58:37)

Les premiers sélectionnés pour la finale Imagine Cup surveillent les aliments périmés

« Et le gagnant est ... SmartCooking ». Nous ne sommes ni aux Césars, ni aux Oscars, encore moins à Cannes, mais à l'Imagine Cup de Microsoft. L'éditeur organise chaque année ce championnat du monde de création numérique pour les étudiants du monde entier. La semaine dernière, à l'occasion d'une cérémonie parisienne, l'équipe qui porte le doux nom de SmartCooking a donc été sélectionnée pour participer à la grande finale qui se tiendra aussi à Paris du 3 au 8 juillet prochain. Ils concourraient dans la catégorie reine, si l'on en croit Microsoft : « la conception logicielle ». L'édition 2008 a pour thème l'environnement et se déroule pour la première fois en France. Plus de 200 000 jeunes du monde entier (360 équipes) ont participé parmi lesquels 13 000 Français. La France est le deuxième pays le mieux représenté derrière la Chine et devant les Etats-Unis et l'Inde. Tous ont déposé un dossier pour un projet en lien avec la thématique 2008 en début d'année dans une des neuf catégories parmi lesquelles la conception logicielle, l'embarqué, le jeu, l'algorithmique, la photo, le design d'interface. Deux jurys composés d'experts en TIC et de spécialistes de l'environnement Pour la conception logicielle, les étudiants ont présenté un dossier en janvier avant de passer devant deux jurys successifs constitués d'un subtil mélange d'experts en TIC et de spécialistes de l'environnement. Les quatre étudiant de SmartCooking (Supinfo Lille, Supinfo Montpellier, les Gobelins) ont mis au point Well K'home pour mieux gérer les stocks d'aliments dans le réfrigérateur et le tri des déchets. Le logiciel récupère les informations idoines (en particulier la date de péremption) principalement via des puces RFID incluses dans le packaging des aliments. Sébastien Warin, étudiant à Supinfo Lille, passionné d'informatique depuis sa plus tendre enfance et membre de l'équipe gagnante, rappelle qu' « un quart de la production de nourriture termine à la poubelle sans avoir été consommée. » L'utilisateur sera donc notifié sur un écran tactile sur son réfrigérateur ou sur son téléphone mobile lorsque certains des produits qu'il conserve approcheront de leur date limite de consommation. Le logiciel lui proposera même une recette en fonction des aliments restants. Son système déclenchera aussi, éventuellement, la commande en ligne des produits qui manquent pour se les faire livrer. « Si on généralise la livraison à domicile, moins de personnes prendront leur véhicule individuel pour aller faire des courses, » ajoute Sébastien Warin. Un autre moyen de moins polluer. Enfin, les puces RFID contiendront les informations concernant le tri approprié des déchets. Toute la logique métier du logiciel est exposée au travers de services Web qui peuvent être exploités au travers de diverses interfaces. Il faut absolument mettre en relation les informaticiens et les écolos [[page]]Le thème du développement durable a sans surprise beaucoup inspiré les étudiants. Les deuxième et troisième prix du concours ont ainsi respectivement été attribués à un système de récompense de l'action en faveur de l'environnement et à un logiciel destiné à augmenter la qualité environnementale de bout en bout des produits industrialisés. Chantal Jouanno, présidente de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), partenaire de l'événement, plaisante à peine lorsqu'elle rappelle qu'on a un peu trop tendance à « considérer les internautes comme de jeunes délinquants et les écolos comme des amoureux de la bougie. Ce sont en réalité deux mondes tournés vers l'avenir. Et il faut donc absolument les mettre en relation ! Bien sur, ce sont deux cultures différentes, comme celles qui se sont rencontrées au sein des jurys ImagineCup. Une culture plus environnementale, bien sûr, très technique, avec une méthode d'analyse du cycle de vie. Une autre, technique également, mais tournée d'abord vers le numérique. Mais là où nous nous retrouvons, c'est sur la créativité ! » (...)

(19/05/2008 09:31:23)

Craig Mundie raconte les actions de Microsoft dans les pays en développement

A l'occasion du Government Leaders Forum Asia 2008 qui s'est tenu à Djakarta en Indonésie, le 9 mai, nos confrères d'IDG News Service (groupe IDG, actionnaire d'IT News Info, éditeur de LeMondeInformatique.fr) ont interviewé Craig Mundie à propos des changements possibles au sein de Unlimited Potential et sur les actions de Microsoft envers le monde en développement. IDGNS : Quels changements votre arrivée à la tête de Unlimited Potential va-t-elle impliquer ? Davantage d'argent, davantage d'intérêt ? Craig Mundie : Non. C'est surtout pour que je puisse y attacher une plus grande attention. D'une certaine façon j'ai participé à la création du Unlimited Potential Group il y a quelques années et nous l'avons hébergé dans une des divisions business. Et un bon nombre de cadres de Microsoft s'en est occupé. L'autre raison, c'est que j'ai désormais la charge de deux nouvelles divisions Microsoft : la santé et l'éducation. Bien sur, Unlimited Potential a pour but de permettre aux gens de devenir plus productifs, mais presque toujours les deux autres piliers du programme sont la santé et l'éducation. Est-ce que votre travail de longue date dans la division non-PC de Microsoft vous aide en cela ? Pas vraiment. Sauf pour le téléphone mobile. Je pense que mon travail sur Windows Mobile et autour du téléphone portable nous donne une bonne base pour adapter ces technologies aux besoins de Unlimited Potential. La télévision Interactive pourrait aussi jouer un rôle. Quelles sont vos stratégies pour Unlimited Potential (UP) ? Sur quelles technologies allez-vous vous concentrer ? Si l'on réfléchit à la façon d'aborder le marché des gens qui ont peu ou pas du tout de revenu, il est très vite évident qu'ils ne vont pas sortir en courant acheter des PC et que nous n'allons pas non plus leur en donner un à tous. Alors nous nous concentrons sur la façon d'exploiter les technologies dérivées des PC de masse pour à la fois fabriquer des machines moins chères et écrire des logiciels mieux adaptés à leurs besoins. L'autre grand sujet d'intérêt pour UP, c'est bien sûr le téléphone mobile. Nous sommes arrivés au moment où il va aller du plus simple au plus sophistiqué. Et nous devons nous concentrer là-dessus pour voir comment donner à cette population pauvre et rurale, en particulier pour les soins médicaux, l'accès à Internet, à quelques-unes de ces technologies, à des services en ligne et à des logiciels plus sophistiqués. Mon rêve, c'est que nous puissions vraiment arriver à une médecine « à pratiquer soi-même » et, jusqu'à un certain point, une éducation « à faire soi-même ». Je ne vois pas comment le monde pourra continuer d'adapter les concepts traditionnels de la santé et de l'éducation pour quatre milliards et demi de personnes en plus. Même les Etats-Unis, la nation la plus riche du monde, n'a toujours pas de plan pour fournir les soins médicaux à ses propres citoyens... alors ne parlons pas des quatre ou cinq milliards d'autres personnes. Les mobiles, les ordinateurs à bas prix, les services Internet, des logiciels ciblant spécifiquement ces défis... Voilà les thèmes sur lesquels nous allons porter notre recherche et développement, et la stratégie par laquelle nous pensons que l'informatique peut aider à apporter une solution à de telles questions. Un PC, trente souris et un projecteur dans chaque classe [[page]] IDGNS : Sur quoi travaillez-vous pour les enfants ? Craig Mundie : Une grande partie de ce que nous faisons au sein de UP consiste à baisser le coût d'accès à l'informatique pour les enfants dans leur classe. Un des projets que je préfère s'appelle Multipoint. Il consiste à donner à une classe un PC et un petit projecteur qui diffuse l'image de l'écran sur le mur, pour que tout le monde le voie. Et on donne une souris à chaque élève, toutes les souris étant connectées au seul et unique PC ! L'élément le moins cher dans un ordinateur, c'est la souris. Avec une souris pour chaque enfant, on invente de nouvelles façons de travailler où ils utilisent tous le PC en même temps. La plupart des gouvernements aujourd'hui ont tendance à mesurer leur réussite au nombre de PC par classe ou par étudiant, mais la plupart du temps, ils n'en ont pas assez pour que l'utilisation de l'informatique soit au programme. Ils disent « nous avons un ordinateur pour 100 étudiants », mais cela signifie en général que chaque enfant a accès au PC 15 minutes par semaine. Et ce n'est pas assez pour que l'ordinateur entre dans la formation. Mais si vous prenez ce PC et que vous le laissez dans une classe et que toute la journée, trente gamins peuvent l'utiliser en même temps pour interagir et apprendre, l'investissement pour le gouvernement n'est pas plus important que celui qu'il est déjà prêt à faire. Et là, l'ordinateur peut faire partie intégrante de l'enseignement. Voilà le genre d'initiatives que le groupe UP mène et les autres groupes non. Mais les enfants ne vont-ils pas se battre pour le PC ? Comment ça marche ? Chaque souris produit un curseur unique sur l'écran sur lequel chaque élève peut avoir son nom. Le programme d'éducation est donc construit autour de ce système. On peut répartir les enfants dans des groupes et leur demander de résoudre des problèmes ensemble. Notre R&D n'a pas seulement réfléchi à la façon de connecter 20 souris dans un PC. Il a aussi fallu écrire le logiciel pour que d'autres créent les applications pour l'éducation qui bénéficient de ces dizaines de curseurs sur l'écran. Notre travail concerne donc tout autant la façon de former des gens sur ordinateur de cette façon que l'informatique proprement dite. Même à 200$ la machine, on ne pourra pas donner un portable à chaque enfant [[page]]IDGNS : Vous ne dites pas grand chose des portables 'ultra low cost'. Est-ce que ce n'est pas important pour les pays en développement ? Craig Mundie : C'est important et Microsoft aura des offres. Nous avons déjà des produits pour le Classmate et même l'OLPC pour lesquels nous allons fournir du logiciel. Nous aimerions vraiment un monde dans lequel chaque enfant a son propre portable, et c'est clairement le résultat à long terme pour lequel on veut se battre. Mais nous sommes aussi réalistes. Même à 200$ la machine, étant donné le nombre d'enfants qui n'ont rien aujourd'hui, ce serait un casse-tête pour les gouvernements rien que pour savoir comment acheter un de ces PC pour chaque enfant. C'est pour cela que je mets l'accent sur des projets comme Multipoint. Prenons une classe de trente élèves, avec des PC à 200$, cela revient à 6000$. Avec Multipoint, on achète un PC standard à 300$ et 30 souris à 3$, cela ne revient qu'à 400$. Bien sûr, ce n'est pas aussi bien que si chacun avait son portable, et pouvait le rapporter à la maison, mais au moins ils peuvent commencer à travailler avec de l'informatique. Comment peut-on comprendre les besoins d'un petit pêcheur indien quand on navigue sur un yacht ? Vous aimez naviguer, et vous avez un yacht de 21 mètres. Dans son discours de ce matin, le secrétaire général de l'Asean (Association des nations de l'Asie du sud-est) a rappelé que sur les eaux de l'économie mondiale, tous les bateaux ne naviguaient pas à la même vitesse. Les yachts vont plus vite que les petits radeaux de pêche en bambou. Avec votre expérience et votre yacht, comment pourriez-vous savoir ce dont un habitant d'un pays pauvre a besoin en termes de technologie ? Vous savez, je voyage beaucoup dans le monde. Ma femme et moi avons navigué en Inde il y a quelques mois. Nous étions sur un bateau avec un capitaine, un cuisinier et un matelot, et tous les trois avaient des téléphones mobiles. Et tout le temps où nous avons navigué dans les eaux de cette Inde rurale, ces gars ont tout simplement appelé et conclu des arrangements pour savoir où prendre le prochain gars, ou bien où accoster pour la prochaine escale, etc. Je pense qu'il y a des tas d'histoires de pêcheurs qui ont des mobiles et qui améliorent leur productivité à la fois en recevant des indications sur la localisation des poissons et sur les prix des marchés. Alors je maintiens que même ces pêcheurs, aussi petits que soient leurs bateaux, bénéficient vraiment de l'accès aux nouvelles technologies. Et tout cela est cohérent avec ce que j'essaie de faire : trouver des moyens économiques pour fournir des services sur Internet et proposer l'accès à ces services sur un environment informatique à bas prix avec des logiciels adaptés. Je crois que la dernière partie importante de notre travail, c'est de créer ce que l'on appelle un écosystème logiciel dans chacune de ces régions afin de bâtir les applications que veulent les gens. Microsoft ne va pas écrire l'application de gestion des prix et des marchés pour le pêcheur. Mais si nous pouvons donner les outils pour le faire, alors dans le sud de l'Inde par exemple, quelqu'un peur écrire cette application de pêche et la rendre disponible. Vous savez, nous avons toujours fait ça sur le PC et nous le faisons de plus en plus sur les smartphones. Et comme les services sur Internet émergent, Microsoft s'est engagé à fournir une plate-forme avec un modèle de programmation pour que les développeurs construisent et déploient les composants Internet de leurs futures applications. (...)

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