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(07/12/2007 14:45:45)

Les excuses de Facebook jugées insuffisantes

Facebook ne bouge pas d'un poil. Le directeur général et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a beau avoir présenté des excuses concernant le déploiement et l'utilisation de Beacon, son outil de « pistage des actions des internautes », l'affaire n'a pas fini de faire parler d'elle, bien au contraire. Le mea culpa de Zuckerberg ne satisfait ni les investisseurs, ni les avocats qui estiment que « l'utilisation de Facebook doit être réduite et contrôlée ». Pour rappel, il y a une semaine, le nouveau système de Beacon avait fait l'objet de nombreuses critiques, à la fois du côté des utilisateurs (50 000 d'entre eux ont signé une pétition « anti-beacon ») et des concurrents. Facebook se défend aujourd'hui en prétendant que les « données diffusées ne se font qu'avec l'acquiescement des membres. Nous ne partageons pas de données « profil » avec nos sites partenaires », précise encore le site. Stefan Berteau, chercheur au sein du cabinet de recherche de Computer Associates, « félicite » Facebook à propos de l'allègement de Beacon, mais rappelle que la société doit faire davantage d'efforts. « Le flux de données et d'actions sur les sites Internet transmises à Facebook pose un risque sérieux, et doit faire l'objet d'un vrai contrôle », détaille Stefan Berteau. « Un exemple parlant : les gens ne sont pas informés que leurs données sont ensuite économiquement exploitées par Facebook, et encore moins qu'ils disposent d'un moyen pour bloquer la diffusion de toute information les concernant ». (...)

(06/12/2007 16:12:40)

Facebook présente ses excuses à propos de Beacon

Mark Zuckerberg serait-il en train de faire marche arrière ? Toujours est-il que le dirigeant de Facebook vient de publier un billet très explicite sur son blog. Le jeune fondateur s'excuse « platement » auprès de ses membres de l'intrusion dans leur vie privée qu'a pu provoquer son nouvel outil Beacon. « Je ne suis pas fier de cette situation », avoue le créateur du site communautaire. Il justifie évidemment la création et l'existence même de Beacon. « Au départ, le but était de construire un produit simple, pour que les gens puissent partager des informations avec leurs amis à travers les différents sites qu'ils visitent. » Selon lui, Beacon ne devait pas gêner les utilisateurs lors de leur navigation sur le Web et devait être suffisamment clair pour leur permettre de contrôler ce qu'ils voulaient partager. « Nous n'avons pas trouvé le bon équilibre », reconnaît Mark Zuckerberg. Un discours qui fait étonnamment écho aux problèmes rencontrés dernièrement par Facebook : 50 000 internautes ont signé la pétition lancée par le site MoveOn.org. Brève et directe, celle-ci réclame que les « les sites comme Facebook respectent la vie privée. Ils ne doivent pas dire à mes amis ce que j'achète sur les autres sites, ni permettre aux entreprises d'utiliser mon nom pour recommander leurs produits - sans mon autorisation expresse ». En savoir plus : Le billet de Mark Zuckerberg, fondateur et dirigeant du réseau social Facebook. (...)

(06/12/2007 15:59:07)

WiFi parisien : des céphalées chez les agents municipaux

Une quarantaine d'agents de la ville de Paris employés dans des bibliothèques se plaignent de maux de tête, vertiges, nausées et fatigue, troubles apparus après l'installation de bornes WiFi dans ces établissements. Les bibliothèques de quatre arrondissements sont concernées : Italie (13e), Lancry (10e), Vandamme (14e) et Faidherbe (11e). Pour Christophe Girard, l'adjoint à la Culture, les établissements touchés ne sont ni plus petits ni plus confinés que les autres. On a donc du mal à expliquer pourquoi les symptômes sont apparus dans ces lieux et pas ailleurs, mais la proportion de personnes apparemment concernées (40 sur 100 agents au total) s'avère néanmoins étonnamment élevée. Suivant le principe de précaution, la mairie de Paris a donc désactivé les bornes WiFi dans les établissements incriminés sans toutefois remettre en cause son projet de couvrir Paris de hotspots. Elle a également dépêché les experts de l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail). Leurs conclusions sont cependant appelées à être complétées par celles de nouveaux experts pour faire de plus amples recherches, afin de déterminer ce qui, du psychologique ou du technique, est réellement responsable des maux dont se plaignent les agents. Il est à noter que depuis la suspension, il y a trois semaines, du Wifi dans les quatre bibliothèques, les symptomes ont disparu chez certains agents mais pas chez tous. Dans cette affaire, il convient de souligner qu'actuellement aucune étude n'établit de lien direct entre les réseaux WiFi et des maux de quelque nature que ce soit. Les ministères de l'Écologie et de la Santé ont demandé un rapport en septembre dernier à l'Afsset sur les rayonnements générés par la téléphonie mobile ainsi que les réseaux WiFi. Pour l'heure, on l'attend toujours. D'ailleurs les associations montées aux créneaux avec les agents avouent qu'elles veulent surtout faire du préventif et limiter au maximum le nombre de personnes exposées, selon le principe de précaution. Un principe que la mairie veut bien respecter sans toutefois remettre en cause le déploiement des bornes WiFi tant que les dangers n'auront pas été clairement prouvés. (...)

(06/12/2007 10:09:43)

E-Administration : La réforme de l'administration mal appréhendée

Selon une étude Ifop-Accenture-Les Echos Conférences sur « le regard des agents publics d'Etat et territoriaux sur le processus de modernisation de l'Etat », le sentiment des fonctionnaires à l'égard de la modernisation de leurs métiers et des services apportés aux citoyens est des plus mitigés. Tout d'abord, les évolutions ne sont pas bien connues (22% se considèrent bien informés contre 78% pas assez dont 23% pas du tout informés). De l'ignorance naît l'inquiétude (62% se déclarent inquiets de l'évolution en cours) même si 73% estiment que réformer est, en soi, indispensable. Malgré tout, 61% pensent que les réformes seront positives pour les citoyens. Plus de la moitié des fonctionnaires n'espèrent par contre pas de nouvelles perspectives de carrières (57% des réponses). (...)

(05/12/2007 17:27:44)

Les entreprises IT vont polluer plus que l'aviation

Le monde compte plus d'un milliard d'ordinateurs, et ce secteur (en plein boom) contribue à 2% des émissions totales de gaz carbonique dans l'atmosphère. Cela peut paraître surprenant, mais il s'agit de la même quantité de gaz dégagés pas nos avions de ligne. Autre exemple marquant : un serveur de taille moyenne émet autant de carbone chaque année qu'un 4x4, qui consomme 15 litres au 100 kilomètres. L'enquête réalisée auprès de 120 sociétés britanniques a en outre constaté que 86 % des sociétés n'avaient absolument aucune idée des conséquences de leurs émissions carboniques informatiques sur l'environnement. Les chiffres publiés par l'étude sont pourtant très parlant : Trewin Restorick, le directeur d'Action Global Plan, n'a pas manqué de souligner que : « l'équipement massif des entreprises en développement IT représente actuellement entre 3 et 4% des émissions de carbone dans le monde (10% pour le Royaume-Uni). Malheureusement, seul un cinquième des entreprises ont réalisé des conclusions statistiques à ce sujet, avant de modifier leur politique en termes d'économie d'énergie ». Autre constat de l'enquête : seuls 40% de serveurs sont exploités, les autres étant souvent inutilisés et relégués à la cave « pour des raisons d'économies d'énergies et de place ». Le coût est un argument mis en avant. L'APS estime toutefois qu'on pourrait réduire de 30% (et très rapidement) le coût énergétique des infrastructures informatiques, en incitant simplement les responsables de ces départements à rationaliser le stockage des données, en réutilisant par exemple des outils jugés trop vieux, mais toujours efficaces, et en faisant confiance aux prestataires proposant la virtualisation des documents. Trewin Restorick, directeur du Global Action Plan et fondateur de la société, confirme : « La conscience est enfin là, mais la transformer en action constitue un autre défi. Les départements d'ICT ont besoin de l'aide. Ils ont besoin des vendeurs pour leur donner de meilleurs renseignements, de politiques gouvernementales adaptées ainsi que d'associations impliquées dans cette problématique ». (...)

(04/12/2007 17:22:50)

eBay France assigné en justice par un Conseil de ventes aux enchères

Le « Conseil de ventes volontaires de meubles aux enchères publiques » vient d'annoncer qu'il assignait eBay France en justice, pour infraction contre la loi de juillet de 2000 qui régule les actions des commissaires-priseurs en ligne et autonomes. D'après cette assignation, le site serait considéré comme étant un « opérateur de vente aux enchères comme un autre», devrait donc se déclarer comme tel, et se soumettre à la législation en vigueur pour poursuivre son activité. L'office de régulation reproche par exemple à eBay un risque concernant « la protection des consommateurs concernant les risques de fraude fiscale ou de la vente de marchandises de contrefaçon ». EBay se défend de manière véhémente contre cette accusation. « Cette assignation est complètement injustifiée, déclare Alexandre Menais, directeur juridique chez eBay France, certes nous avons inventé une nouvelle façon d'acheter et de vendre (eBay compte 10 millions d'adhérents en France), mais notre statut et notre activité ne s'apparentent en rien à celui des commissaires-priseurs classiques. » D'après eBay, la relation entre le vendeur et l'acheteur se fait de manière directe, sans l'intervention d'un tiers. « Nous ne sommes qu'un intermédiaire « neutre », qui se contente de mettre à disposition des internautes des outils de vente. Nous n'intervenons pas sur la durée de l'enchère, le vendeur n'est pas obligé de choisir l'offre la plus élevée, et nous ne nous chargeons pas de la livraison ». Alexandre Menais n'a d'ailleurs pas manqué de qualifier cette assignation de « vieille rengaine, peut-être en raison de l'aspect poussiéreux de certains membres du Conseil des ventes, qui n'ont pas su prendre en route le train du commerce en ligne », avant de souligner « eBay n'a jamais connu ce type de problème dans les 38 autres pays où il est présent ». Le Conseil a demandé la révision de la loi de juillet de 2000, afin de mieux définir le statut de sociétés de vente aux enchères prétendant être des courtiers. Ce sera au tribunal de grande instance de Paris de trancher dans les mois qui viennent. D'autres sites de ventes aux enchères seraient également visés par cette enquête. La date du procès n'est pas connue, mais chez eBay, on se déclare « sereins et confiants ». (...)

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