La bataille fait rage entre les deux grands acteurs du web. D'un côté, le plus grand réseau social au monde Facebook et ses 800 millions de membres. De l'autre, le géant de la recherche Google. L'alternative de la firme de Moutain View à Facebook est dévoilée début juin sous la forme d'une plateforme communautaire baptisée Google+. Pour se différencier, le site propose Circle, un gestionnaire de contacts en ligne, à travers lequel l'utilisateur peut regrouper ses contacts dans des « cercles », via un simple glisser-déposer selon leurs affinités. Suite au succès rencontré par son réseau social, la firme de Mountain View décide de fermer son réseau social Buzz.

Facebook sous surveillance pendant 20 ans

Facebook riposte en intégrant le chat vidéo avec Skype.  Bien que le site de Mark Zuckerberg soit de loin le plus populaire dans le monde des réseaux sociaux  Google fait le pari que Google + offre des améliorations suffisantes pour encourager une migration massive des utilisateurs. En octobre 2011, soit quatre mois seulement après son lancement, le site revendique 40 millions de membres. Autre signe encourageant, la version entreprise de l'outil de Google est également très attendue par les professionnels.

De son côté, Facebook rappelle via une page dédiée « Facebook for Business » comment faire pour monter sa page entreprise et la faire fructifier. La firme de Mountain View renchérit et rachète la start-up Fridge pour ajouter à terme la fonction de reconnaissance faciale au sein de son réseau social. Facebook dispose déjà de cette option. Mais contrairement au site de Mark Zuckerberg, celle-ci n'est pas activée par défaut sur Google+.  L'autorité allemande chargée de la protection des données conteste cette fonctionnalité et entame des poursuites judiciaires contre la célèbre plateforme. Pire, en novembre 2011, la Federal Trade Commission estime que Facebook a  trompé ses membres en matière de confidentialité à  de nombreuses occasions et décide de placer le réseau sous surveillance pendant 20 ans.

Identifier les signaux faibles

Cela n'empêche pas Mark Zuckerberg de réfléchir à une introduction en bourse qui pourrait intervenir au printemps 2012, pour lever 10 milliards de dollars, et valoriser le site à 100 milliards de dollars.
En entrant en bourse, la plateforme professionnelle LinkedIn réalise la plus grosse IPO d'une entreprise du web depuis Google, avec un prix initial d'achat de 45 dollars par action qui a augmenté de plus de 100% à la clôture.

De son côté, le site de micro-blogging  Twitter (250 millions de tweets par jour) se rénove et s'ouvre aux marques. Il compte sur la simplicité de son service pour concurrencer des rivaux comme Facebook ou Google+. Depuis sa création, la plateforme a levé près d'un milliard et demi de dollars. 

Les contributions des clients sur les réseaux sociaux recèlent également une mine d'informations capables d'orienter efficacement la stratégie marketing et commerciale des fournisseurs. Salesforce l'a bien compris et décide de s'offrir Radian6, un spécialiste de la surveillance des médias sociaux. Pour sa technologie qui permet d'intégrer ce que l'on nomme les signaux faibles issus des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter et LinkedIn.

Enfin SAP entre également dans le jeu en s'appropriant le logiciel d'analyse des médias sociaux de l'éditeur NetBase. Cette plateforme ingère les données issues de médias sociaux,  analyse ensuite ces informations, puis les commentaires émis sur les produits et les marques communiques aux entreprises.  Des fonctions de surveillance des médias sociaux existent également dans la suite de RightNow, acquise de son côté par Oracle.