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Formation
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(19/06/2006 17:55:04)
Sécurité : des cursus pour certifier la mise en place de bonnes pratiques.
Hervé Schauer Consultants (HSC), cabinet spécialisé dans la sécurité informatique et réseaux a conclu un partenariat avec le centre de formation informatique Suisse IT Training Academy (ITTA). Cet accord permet à ITTA d'accueillir à Genève, les sessions de formation ISO 27001 Lead Auditor (anciennement BS7799 Lead Auditor) assurées par HSC. Ces cursus visent à former des auditeurs et des consultants en sécurité souhaitant accompagner les entreprises pour l'obtention de la certification ISO 27 0001. Ils s'adressent aussi aux responsables informatique et de la sécurité dont l'entreprise a le projet d'être certifiée à cette norme internationale qui atteste de la mise en place effective d'un système de management de la sécurité de l'information (SMSI). Dispensés entre autre par Hervé Schauer, le patron d'HSC, ces cursus alterneront pendant 5 jours des exposés théoriques et des travaux pratiques (travail en groupe, présentation orale, jeu de rôle). Les premières sessions sont prévues fin août, début octobre et début novembre 2006. Les stagiaires devront ensuite s'adresser à l'organisme de certification Lsti pour passer les tests menant à la certification. (...)
(16/06/2006 17:21:23)Microsoft stimule la créativité citoyenne
« Imaginez un monde où la technologie nous permet de vivre en meilleure santé ». Le thème de l'Imagine Cup a particulièrement inspiré les étudiants français en informatique cette année. Douze d'entre eux sont qualifiés pour défendre le drapeau tricolore cet été en Inde pour la finale de cette compétition technologique internationale organisée par Microsoft. Les étudiants vont pouvoir mettre en valeur des projets innovants sur lesquels ils ont planché. L'équipe de la catégorie « Conception logicielle » (issue du Master Multimedia, bases de données et intégration de systèmes de l'Université de Nice Sophia-Antipolis) a par exemple conçu une application qui se lance depuis le média center de la maison. Il permet d'agir sur la santé de manière directe et indirecte. Directe, en levant par exemple des alertes lorsque la température d'une pièce est trop élevée ou lorsqu'une personne tombe chez elle. Indirecte, en limitant le gaspillage d'énergie. L'équipe « Interface Designer » ( issue de l'Isen-Toulon) a de son côté imaginé un moyen de combattre le pollution : un module capable de recycler l'air pollué et de le rendre respirable (aspiration du dioxyde de carbone et rejet d'air pur) qui peut se déplacer au dessus des villes polluées ! (...)
(16/06/2006 17:16:22)Syntec informatique et les Assedic associés pour former les chômeurs
Le secteur informatique est confronté à un paradoxe : une difficulté à recruter et une pénurie de compétences sur certains profils alors que du chômage subsiste. Pour l'enrayer, le syndicat patronal Syntec informatique prépare une convention de partenariat avec le Groupement des assedic de la région parisienne (Garp), en liaison avec l'Anpe. Ce document devrait être signé dans les semaines à venir. L'objectif est de définir les conditions d'un travail en équipe entre les trois entités pour développer les compétences que cherchent les sociétés adhérentes à Syntec et réduire le chômage. Le syndicat se chargera de faire le point sur les besoins d'emploi des sociétés qu'il représente. L'Anpe recensera les profils qui pourraient y répondre et le Garp financera des formations identifiées en collégialité pour assurer l'adéquation entre l'offre et la demande de compétences. Ce partenariat devrait aussi permettre d'établir une cartographie des informaticiens au chômage. Il s'inscrit dans la droite ligne des actions engagées par Syntec informatique pour comprendre le phénomène et apporter des réponses adaptées. (...)
(15/06/2006 18:12:35)Une pépinière d'ingénieurs en informatique de santé
Le centre universitaire Jean-François Champollion sur le site de Castres (Tarn) ouvre une formation d'ingénieurs en informatique spécialisée dans les systèmes d'information de santé à la rentrée prochaine. Cette formation sera proposée sur trois ans (de bac +3 à bac+5) en partenariat avec d'autres établissements, l'université Paul Sabatier (Toulouse 3), l'Ecole des Mines d'Albi-Carmaux (Enstimac), l'Institut National Polytechnique de Toulouse (INPT) et l'Institut National des Sciences Appliquées de Toulouse (Insa). Elle est centrée sur trois pôles thématiques : informatique et systèmes de communication, sciences humaines et sociales, ingénierie biomédicale, pratiques et usages médicaux. Elle vise à former des jeunes qui travailleront sur l'amélioration des systèmes d'enregistrement et de suivi des données et des informations biomédicales relatives aux patients et aux soins. Ils devront être capables de répondre aux problématiques d'interopérabilité et d'intégration des différents types de SI médicaux ainsi que des systèmes de télémédecine. (...)
(14/06/2006 17:57:38)SCC convaincue par les contrats de professionnalisation
La société de services et de distribution informatique SCC a fait l'expérience des contrats de professionnalisation cette année et ainsi combiné recrutement et formation de jeunes recrues. Elle a embauché 15 jeunes à des postes de techniciens de déploiement d'infrastructure informatique dans ce cadre, en CDD. Ils ont suivi un parcours de formation de 350 heures sur l'année, en alternance entre le centre de formation (Techno Form) et l'entreprise. A l'heure des bilans, la direction se félicite de cette initiative. « C'est un excellent moyen de recrutement, confirme Brigitte Chambre, directrice du recrutement de SCC. « Il permet aux managers de voir les qualités personnelles des personnes concernées, leur motivation et leur sens du service client. Les jeunes prennent de leur côté la mesure de la réalité de l'emploi au quotidien ». Sur les quinze jeunes, 6 à 8 vont être embauchés en CDI par SCC soit un taux de transformation de 50%, ce qui rend l'investissement rentable assure l'entreprise. Les managers ont passé du temps à encadrer les jeunes, mais cela est largement compensé par la qualité de l'apprentissage dispensé qui est en phase avec ses besoins. Sur le plan financier, par ailleurs, l'entreprise a été soutenue dans sa démarche par l'Agefos (l'organisme de gestion des fonds de la formation professionnelle de sa branche) qui a pris en charge 60% des coûts pédagogiques engagés (9,15 euros de l'heure sur 15 euros par étudiant, NDLR). SCC a dû assumer les 40% restant et les coûts salariaux ( 80% du Smic). Au final, elle souhaiterait renouveler l'opération sur des profils commerciaux. (...)
(13/06/2006 17:58:00)Une formation commerciale en alternance qui colle aux besoins du secteur
La faculté des métiers Métiers-Ker Lann (Ile et Vilaine) est en pleine phase de recrutement d'étudiants pour sa première promotion d'ingénieurs commerciaux en informatique. Elle dupplique à partir du mois d'octobre à Rennes la formation en alternance de futurs spécialistes de la vente en Tic, proposée à l'école Euridis de Paris. Débouchant sur l'obtention d'un diplôme homologué par l'Etat de niveau bac + 4, ce cursus a formé quelque 700 ingénieurs depuis ses débuts il y a 12 ans. Reconnu par le Syntec, il a donné la possibilité à de nombreuses entreprises du secteur logiciels et services comme Cegid, Compuware, Cap Gemini ou Unilog de former leurs futurs collaborateurs à leurs méthodes. La première promotion d'Euridis Ouest accueillera 15 étudiants. Elle s'adresse à des jeunes titulaires d'un bac + 2 en informatique, en gestion ou en commerce. Ils se verront embauchés en CDI par les entreprises accueillantes dans le cadre d'un contrat de professionnalisation (dispositif de la réforme de la formation professionnelle - loi du 4 mai 2004) et rémunérés selon les conditions prévues dans ces contrats par la branche (entre 80 et 100% du minimum conventionnel selon les fonctions occupées dans l'entreprise). Ils auront un parcours de professionnalisation de 900 heures sur deux ans au rythme d'une semaine à l'école pour 3 semaines en entreprise. Les cours seront dispensés à l'Institut de formation aux technologies de l'information et de la communication (Iftic) de la faculté. Pour l'heure, les entreprises de la région se bousculent au portillon pour accueillir les étudiants. Le dispositif est plus qu'intéressant pour elles puisque les coûts engagés pour employer les étudiants sont en partie pris en charge par l'Opca (organisme paritaire collecteur agréé) de leur branche professionnelle. (...)
(12/06/2006 17:50:43)Le groupe de formation Adhara gagne du terrain
La course à la taille et aux parts de marché se poursuit dans le secteur de la formation informatique. Les enseignes Kiodan et Avolys se sont rapprochées cette année pour accroître leur rayonnement géographique. L'américain GlobalKnowledge a de son côté croqué le français Azlan, sans doute attiré par un marché ou 100% des salariés devront bientôt suivre des formations grâce au fameux droit individuel à la formation (Dif). Dans la même lignée que ses concurrents, le français Adhara poursuit son expansion géographique pour profiter aussi des mannes qui se profilent. Réunissant aujourd'hui 42 centres et 300 formateurs, il se fixe pour objectif d'en compter une centaine à la fin 2007. Dans cette optique, il a ouvert cette année des centres de formation dans les départements Côte d'Or et de la Marne, à Dijon, Chalon-en-Champagne et à Reims. Il est aujourd'hui en phase de recrutement de nouveaux adhérents en Normandie, dans les Alpes-Maritime et en Corse, ainsi que dans des villes comme La Rochelle, Limoges ou en Haute-Garonne. Il cherche des structures de formation déjà existantes qui seraient prêtes à devenir des concessions Adhara ou des entrepreneurs prêt à monter des centres de formation. Adhara s'étend aussi au Maghreb. Déjà présent en Tunisie, il ouvre des antennes à Casablanca et à Marrakech au mois de septembre prochain. Ces extensions permettent à Adhara de répondre à des demandes de formation à l échelle nationale et internationale. Les centres locaux qui deviennent des concessions de l'enseigne peuvent par ailleurs enrichir leurs offres avec les 420 stages proposés dans le catalogue Adhara. Pour accueillir les Demandes de Dif qui ne seront pas uniquement liées à des besoins de formation informatique, le prestataire travaille parallèlement à l'élaboration d'une offre Dif avec des partenaires spécialisés dans les stages en développement personnel et en langues. L'idée est de proposer des « packages » pour les entreprises ayant des demandes concernant ces trois domaines. (...)
(09/06/2006 17:06:46)Témoignage : « le plus handicapant, c'est l'ignorance de l'entourage »
Quels sont les aménagements prévus dans votre cursus à l'Insa pour tenir compte de votre handicap? Je me suis inscrit à l'Insa car c'était alors l'une des seules écoles d'ingénieurs qui ait une mission handicap. Cela me permet d'avoir un interlocuteur privilégié et de mettre en place quelques aménagements effectivement. Contrairement à certains malentendants, je ne peux pas prendre de notes en écoutant le professeur puisque je lis intégralement sur les lèvres. Je bénéficie donc de « preneurs de note » (des élèves volontaires rémunérés par l'Urapeda, Union régionale des associations de parents d'enfants déficients auditifs) qui se relaient suivant les matières. Ainsi je peux me concentrer sur le prof. Je profite aussi (environ 4 heures par semaine, ce qui est trop peu) d'une personne extérieure qui vient me « traduire » les cours, dans un code phonétique (ce qui n'a rien à voir avec la Langue des Signes qui est une langue étrangère avec sa grammaire etc.), nommé la Langue française parlée complétée (ou LPC). Le soutien le plus efficace est celui que je trouve auprès des professeurs lors d'entretiens individuels. En 30 minutes environ, je peux faire le point sur 6 heures de cours en amphithéâtre. J'ai aussi un professeur à l'Insa qui assume un rôle de tuteur afin de faire le relais entre l'école, l'association qui me suit, l'Urapeda et moi. Il m'est essentiel ! Il m'a enfin été proposé de faire ma troisième année en deux ans, ce que je souhaitais aussi pour avoir le temps de me familiariser avec cet environnement et de « sensibiliser » l'équipe pédagogique. Ces aménagements sont pris en charge par l'Agefiph via l'Urapeda Rhône-Alpes. Dans quelles sociétés et dans quelles fonctions avez-vous effectué des stages? J'ai fait mon premier stage informatique (donc à l'issue de ma première année cycle ingénieur informaticien) au sein du service R&D d'EDF à Clamart (92). J'ai programmé en Java un petit programme qui, à partir d'un fichier de sous-titres génère un fichier exploitable par une tête de synthèse. Ainsi, même s'ils ne savent pas encore lire, les enfants sourds (utilisant la LPC qui est un code phonétique, je le rappelle) peuvent regarder des DVD avec une tête de synthèse incrustée sur l'écran codant la LPC. Ce stage s'est très bien passé. Des collègues m'ont avoué que le fait d'avoir travaillé avec moi avait bouleversé leur perception du handicap. Par ailleurs, EDF souhaitait me reprendre pour cet été. Actuellement, je suis en stage dans une société d'ingénierie dans les transports urbains (SEMALY) à Lyon ; je développe l'Interface Homme Machine d'un logiciel de simulation de trafic ferroviaire. Vous dites que la perception du handicap de vos collègues a changé ? Oui car souvent les gens ont une perception misérabiliste du handicap. Ils s'imaginent que les handicapés doivent avoir une vie triste. Or, pour mes collègues, le fait de m'avoir vu travailler, rire et communiquer avec eux comme n'importe qui, leur a permis de réaliser que cette vision est fausse. Y-a-t-il eu des aménagements dans ces sociétés pour vous accueillir? Très peu, à part le fait que mon tuteur ait pris en charge mon téléphone. Je ne suis pas bien exigeant en matière d'aménagements. C'est pourquoi je trouve cela dommage que les gens aient peur d'embaucher des personnes handicapées. Souvent c'est ne pas sorcier. Quels sont vos souhaits sur le plan professionnel? Ya-t-il des métiers incompatibles avec votre handicap ? C'est encore difficile à dire de façon précise. Je sais que j'aimerais travailler sur des projets de façon globale et non pas me spécialiser sur une seule tâche comme la programmation. Je ne veux pas faire de l'informatique pour faire de l'informatique, mais que cela soit au service d'un besoin du quotidien, comme dans mon ma stage à la Semaly par exemple. J'ai déjà des contacts prometteurs avec de nombreuses entreprises intéressées par mon profil. Quant aux métiers qui seraient incompatibles avec le handicap, je pense surtout à ceux où il y a beaucoup de communication immédiate comme pour les ingénieurs commerciaux. C'est pourquoi je me vois plutôt travailler sur des projets à long terme, où il y a moins de communication "urgente". Par ailleurs, pour les postes internationaux, je dois pouvoir m'entraîner à la lecture labiale (comme j'ai dû le faire en français), même si je suis à l'aise à l'écrit en anglais et en allemand. Qu'attendez vous de l'entreprise qui va vous accueillir ? Ce qui me gène le plus en général, ce n'est pas mon handicap en lui-même mais les personnes qui m'entourent. Celles-ci m'handicapent par leur ignorance, leur maladresse, leur inconscience, etc. Concrètement, j'attends de l'entreprise qui m'accueillera qu'elle sensibilise le personnel sur l'attitude à avoir : parler en face en articulant sans exagérer et en reformulant au lieu de répéter bêtement etc, entrer dans mon champ de vision pour me solliciter, etc. En fait, il ne s'agit que de faire preuve de bon sens! Il faut aussi aménager le poste de travail, prévoir un collègue qui se charge du téléphone, échanger par email, prévoir un vibreur pour m'appeler en cas d'urgence, des alarmes (flashs lumineux à poser dans les pièces, etc.). Il faudra enfin « discipliner » les différents intervenants en réunion de façon qu'ils s'expriment chacun leur tour afin que je puisse suivre (puisque je ne peux lire sur les lèvres que d'une personne à la fois !). Le nombre d'handicapés dans l'enseignement supérieur est peu élevé. A votre avis, que manque-t-il dans les écoles et dans les entreprises pour encourager les handicapés à faire des études longues? Il faudrait que chaque établissement ait une mission handicap avec un interlocuteur désigné et un budget prévu. C'est le minimum, or c'est encore rarement le cas actuellement...Ensuite, il faut mettre en place une « vraie » politique d'intégration d'étudiants handicapés. Le « bidouillage » en temps réel ne marche pas ! Nous en sommes encore à la préhistoire en matière d'intégration des personnes handicapées dans les études supérieures, même si des progrès ont été faits ces dernières années. Quoi qu'il en soit, il ne faut jamais oublier que la persévérance finit toujours par payer. Ca, au moins, on ne peut nous l'enlever. (...)
(08/06/2006 18:04:26)Un observatoire pour éviter les choix de carrière risqués
Comment éviter le chômage ? Comment gérer sa carrière au mieux? Voici les deux questions ambitieuses auxquelles s'attaquent la toute jeune Anif (association nationale des informaticiens de France ). Cette association créée au début de l'année 2006 s'est fixée comme objectifs d'informer les informaticiens sur les risques actuels et futurs de la profession afin qu'ils fassent des choix de carrière en conséquence. Mieux, elle souhaite leur donner les moyens de «réaliser un auto-diagnostic de leur employabilité et des éventuelles ré-ingénieries de compétences à prévoir (notamment en terme de formation)». Dans cette optique, elle doit étudier l'offre et la demande d'emploi à venir du secteur et compte jouer un rôle d'observatoire des ressources humaines. Elle entend faire ce travail en collaboration avec les acteurs de la profession tels que le Cigref (club informatique des grandes entreprises françaises) et le Syntec qui ont déjà lancé des travaux sur ces sujets pour leurs adhérents respectifs. Il est donc intéressant de les rassembler et de les confronter pour ne pas faire doublon. les informaticiens cartographiés Par ailleurs, pour démarrer sa réflexion sur l'évolution des métiers de l'informatique, l'Anif a proposé à des étudiants du Cnam (Conservatoire national des arts et métiers ) de mener une étude cartographique de la population des informaticiens. L'initiative se veut globale. Elle porte sur les informaticiens salariés, indépendants et en recherche d'emploi, ainsi que sur les métiers connexes directement liés à l'informatique (commerciaux des SSII par exemple). Elle vise à y voir clair sur la population réelle des informaticiens en réunissant les nombreux documents et rapports écrits sur le sujet et en identifiant les sources d'informations sérieuses. Réalisée par 40 professionnels parallèlement étudiants au Cnam (dans l'unité d'enseignement veille technologique), cette enquête sera dévoilée le 20 juin prochain. Elle présentera une répartition des informaticiens selon 4 axes : marketing, commercial et concurrence, stratégique et technologique, et sociétal. (...)
(01/06/2006 17:59:43)Recrutement : les CNE déboulent, pour le meilleur ou pour le pire ?
Les premiers résultats de l'enquête annuelle de la Conférence des grandes écoles (CGE) sur l'insertion des jeunes diplômés montre le succès des contrats nouvelles embauches (CNE). Ces contrats de travail représentent 2% de l'ensemble des recrutements recensés sur la promotion 2005 et surtout environ 21% des embauches effectuées par les entreprises de moins de 20 salariés. Doit-on conclure à une précarisation des conditions d'emploi des bac +5 ? Certes si l'on considère que 2% des jeunes embauchés se voient à l'essai pendant deux ans. Moins si l'on estime qu'il y a une corrélation entre le recours aux CNE pour les petites entreprises et la baisse du nombre de diplômés en recherche d'emploi mise en évidence dans l'enquête (au moment de l'étude, 16,8 % des ingénieurs interrogés se trouvaient dans cette situation, contre 21,2% l'année précédente). Par ailleurs, si les CNE se substituent aux CDI qui sont en très légère baisse par rapport à la promotion précédente (76% contre 77% en 2005), on voit qu'ils remplacent également les CDD, un autre type contrat plus précaire que le CDI, qui diminuent dans les mêmes proportions (18% contre 19% en 2005). La Conférence des Grandes Ecoles estime que cet effet de substitution méritera un suivi attentif. Elle rappelle que « le temps moyen passé en entreprise par les étudiants de ses écoles au cours des deux années d'études est de l'ordre de 10 mois. Il peut donc être considéré comme une expérience pouvant valider et constituer une période d'essai ». D'autres conclusions pourront être avancées lorsque le taux de transformation des CNE en CDI sera connu (ou le taux de rupture des CNE) ainsi que leurs conditions d'octroi. Il sera notamment essentiel de voir si des CNE ont été proposés à des jeunes qui avait déjà effectué leur stage au sein des entreprises qui les ont recrutés. (...)
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