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(15/02/2007 15:31:35)
Le directeur du labo Open Source de Microsoft s'explique sur les travaux avec Novell
Sam Ramji, directeur du laboratoire Open Source de Microsoft, a publié sur Port 25, le blog du labo, une note expliquant la nature des travaux menés avec Novell, dans le cadre du partenariat signé entre les deux éditeurs. Sam Ramji s'étend ainsi longuement sur les besoins en matière d'interopérabilité pour consolider des serveurs Linux et Windows sur une même machine. Et notamment sur les essais à mener avec les standards, WS-Federation et WS-Management. « Un certain nombre de personnes m'ont approché au sujet de ce projet, écrit-il, pontifiant : 'si vous [Microsoft] implémentiez simplement ces spécifications comme elles sont écrites, vous n'auriez pas besoin de faire tout ce travail'. En fait, cela relève d'une méconnaissance de l'ingénierie logicielle et de l'intéropérabilité. » (...)
(14/02/2007 14:39:53)La start-up D-Wave prévoit de commercialiser son ordinateur quantique dès 2008
L'ordinateur quantique sort-il enfin des romans de science-fiction pour entrer dans le domaine commercial ? C'est en tout cas la promesse de D-Wave Systems, une start-up canadienne forte d'un financement de capital-risque de 20 M$, qui a fait une démonstration mardi dernier d'Orion, son ordinateur quantique. Il est constitué d'une paire de super-conducteurs - aluminium et niobium - portés à une température proche du zéro absolu (- 273,15° C). A un tel froid, les métaux peuvent se trouver dans les positions électriques 0 et 1 simultanément. Permettant ainsi d'obtenir de véritables bits quantiques (qubits). A la différence d'un bit classique se basant sur la physique traditionnelle, un bit quantique peut être soit un 0, soit un 1, soit un 0 et 1 en même temps. En pratique, cela permet de résoudre beaucoup plus rapidement certains problèmes. Comme l'explique Geordie Rose, directeur technique de D-Wave : « si vous écrivez un 0 et un 1 sur une surface classique comme un transistor ou une mémoire magnétique, l'information va se comporter d'une certaine façon. Si vous découvrez une façon d'écrire de l'information sur un objet quantique, cette information va se comporter d'une autre façon. Et vous pouvez exploiter cette différence pour accélérer drastiquement le temps de calcul au point que certains problèmes par principe insolvables jusqu'ici peuvent désormais se résoudre facilement. » Lors de la démonstration, Orion a ainsi résolu un problème de sudoku, arrangé un plan de table par affinités de personnes et - plus utile - vérifié une correspondance moléculaire en quelques minutes. Le calcul quantique est également mis en avant pour résoudre les problèmes de cryptographie : casser une clé ne prendrait que quelques heures, contre des centaines d'années avec les ordinateurs actuels. « Si les scientifiques pouvaient construire un tel instrument, celui-ci effectuerait les calculs à une telle vitesse qu'il ravalerait les superordinateurs modernes au rang de bouliers », écrit Simon Singh dans son Histoire des codes secrets (éditions Lattès). D-Wave commencera par louer du temps de calcul Avec seulement 16 qubits de puissance de calcul, Orion n'est pas si impressionnant, mais il peut, selon son concepteur, effectuer 64 000 opérations simultanées (environ 2 puissance 16). Et D-Wave compte lancer une version à 32 qubits d'ici à la fin de l'année, puis des versions à 512 qubits et 1024 qubits en 2008. En attendant une commercialisation directe, D-Wave propose de louer le temps de calcul d'Orion et de lui envoyer les problèmes à résoudre par Internet. Toutefois, avant de remplacer les data centers traditionnels par des ordinateurs quantiques, il va falloir résoudre au moins trois problèmes. Comment faire tenir les « frigos » nécessaires au refroidissement des composants dans une même salle ? Puisqu'il s'agit de physique quantique, comment augmenter le nombre de qubits sans générer d'interférences nuisibles au calcul ? Et enfin l'éternel problème, comment programmer ces ordinateurs. Pour Orion, D-Wave a utilisé un système nommé Adiabatic Quantum Computation, conçu avec l'aide du professeur Lloyd du Massachusetts Institute of Technology, qui lie profondément logiciel et matériel. (...)
(13/02/2007 16:41:21)Microsoft France expose - et exporte - son programme d'aide aux start-up
C'est dans le cadre prestigieux du Sénat que Microsoft a présenté ce matin le bilan de son programme Idées, un an après son lancement. Né en France sous l'impulsion de Marc Jalabert, responsable de la division Plateforme et Ecosystème, Idées (Initiative pour le développement économique des éditeurs de logiciels et des start-up) affiche déjà des chiffres impressionnants. Plus de 300 entreprises ont en effet demandé à profiter du programme l'année dernière, et cette année ce sont près de 400 qui se bousculent au portillon. Conçu à l'origine pour 25 start-up, le programme a été étendu à 50 : la cinquantième vient juste d'adhérer au programme, il s'agit de Criteo, éditeur, dit-il, « d'un moteur de recommandations personnalisées en temps réel à destination des sites de e-commerce ». Toujours côté chiffres, la moitié des start-up a trouvé un financement après avoir adhéré au programme. C'est, de fait, un des avantages majeurs de l'initiative. Une entreprise qui signe pour Idees se voit attribuer, selon ses besoins, un accès aux salles de conférence dans les locaux de Microsoft rue de l'Université, du temps dans le Technology Center (un atelier permettant de reproduire divers environnements pour mener des tests), l'aide des consultants présents, ainsi que le soutien de l'éditeur en matière de marketing : édition de brochures (en anglais notamment), présence dans les salons, visibilité accrue pour la presse, les clients (en France mais aussi à l'étranger, partout où Microsoft est implanté), les sociétés de capital-risque...
Aucun lien capitalistique présent ou futur avec les sociétés parrainées
Où est le piège, se demande-t-on bien évidemment. Difficile de croire en effet sur parole Eric Boustouller, le PDG de Microsoft France, qui affirmait en introduction de la conférence que l'objectif de l'éditeur est en premier lieu « d'apporter sa contribution à la prospérité de la France », de « créer des emplois moins délocalisables », et qu'en aucun cas il n'est demandé aux start-up de travailler exclusivement sur les technologies Microsoft. La question a donc été posée - plus délicatement - lors de la table ronde organisée ce matin, qui réunissait notamment, aux côtés de Marc Jalabert, des représentants d'organismes de recherche et de financement. Marc Jalabert a rappelé que Microsoft ne prenait aucune participation dans les sociétés partenaires, n'avait aucune intention de les racheter, et qu'il n'y avait à aucun moment de négociation sur la propriété intellectuelle. « Nous n'avons pas de critère de retour sur investissement », a encore souligné Marc Jalabert. Qui a tout de même précisé « qu'il est évident que quand Excentive gagne des affaires, nous en gagnons aussi », la solution étant basée sur des technologies uniquement Microsoft, notamment la base SQL Server. On pourrait aussi citer Miyowa, qui a porté Messenger sur i-Mode, chaque pack Bouygues Telecom rapportant aux deux éditeurs.
Des conventions spécifiques pour attaquer les marchés chinois et américains
Vingt-cinq éditeurs adhérents étaient invités à exposer leur entreprise et leur technologie au sortir de la conférence. Parmi eux, Didier Rochereau, DG de Sparus (logiciel de gestion de terminaux communicants), se disait ravi de la visibilité que lui apporte ce partenariat : « Nous étions par exemple sur le stand Microsoft au salon Mobile Office ». Jean Ferré, DG de Sinequa (moteur de recherches sémantique), estime de son côté avoir pu entrer chez un client comme Bouygues Construction « grâce au poids de Microsoft, de Steve Ballmer qui nous présente comme un partenaire à forte valeur ajoutée ». De même, l'éditeur a levé 4 ME après avoir été intégré au programme. Fort de ce bilan, Microsoft France commence à exporter son initiative dans d'autres filiales, sous le nom Ideas. Les premiers concernés sont des pays où les éditeurs de logiciels présentent également une grande vitalité, comme l'Inde, la Chine et Israël. L'éditeur pense d'ailleurs établir des programmes d'échanges, par exemple en accueillant trois start-up chinoises à condition que trois start-up françaises bénéficient elles-mêmes du soutien de Microsoft en Chine pour pénétrer le marché. Une action spécifique, enfin, est prévue pour aider les jeunes éditeurs français à s'implanter aux Etats-Unis : Microsoft vient d'annoncer son soutien à FBIA (French business & innovation accelerator), un programme soutenu par le gouvernement français aidant les entreprises à s'installer dans la Silicon Valley. A noter pour conclure que Marc Jalabert se dit tout prêt à exposer le fonctionnement d'Idées à toute grande entreprise qui voudrait s'en inspirer. (...)
Avec son super-processeur, Intel entre dans l'ère du téraflop
En faisant tenir 80 coeurs sur 275 mm², les ingénieurs d'Intel ont réussi à créer un processeur avec une puissance de calcul d'un téraflop (capable d'effectuer mille milliards d'opérations à la seconde). Le tout, en ne consommant que 62 watts, moins qu'un ordinateur de bureau. Selon Jerry Bautista, directeur du programme de recherche Terascale chez Intel, cette puce, surnommée Polaris, n'a pas vocation à être commercialisée en l'état. Elle servira avant tout d'outil de travail pour permettre aux ingénieurs d'Intel de travailler sur une nouvelle façon d'empiler les coeurs, la consommation d'énergie et les échanges d'information au coeur du processeur. En effet, au-delà de 16 coeurs travaillant en parallèle, leur multiplication et l'augmentation des fréquences n'accroissent pas la puissance du processeur. Celle-ci se dégrade au contraire. À partir de 32 coeurs, « le trafic des données ne s'effectue plus correctement, et les coeurs se gênent mutuellement », explique Jerry Bautista. « C'est comme avoir trop de cuisiniers en cuisine ». Plusieurs solutions ont déjà été envisagées pour pallier ce désagrément. Ainsi, les coeurs inactifs restent éteints pour éviter la confusion et économiser de l'énergie, chaque coeur est associé à un routeur, et un planificateur et de la mémoire supplémentaire a été ajouté dans le silicium pour fluidifier le flux de données, d'un coeur à l'autre mais aussi de la mémoire vers les coeurs. Encore très spécialisé, ce processeur ne fait que des calculs basiques, et n'utilise pas le jeu d'instruction x86, mais une architecture VLIW (Very Long Instruction Word) plus simple à utiliser. À terme, ce problème devrait être résolu et Jerry Bautista estime que ce type de puce changera la façon dont les utilisateurs se servent de leurs PC. Il permettra entre autres d'affiner les outils de recherche pour ressortir, par exemple, dans une compilation de photographies toutes celles où un individu précis est souriant. Pour cela, il faudra également développer des logiciels capables de gérer une telle puissance de calcul, alors que les développeurs commencent à peine à s'atteler aux processeurs bi- et quadri-coeurs. (...)
(12/02/2007 16:24:52)Objectif Mars : la Nasa teste les puces RFID dans l'espace
Les puces RFID peuvent-elles supporter un séjour hors de l'atmosphère ? C'est la question à laquelle la Nasa va tenter de répondre à partir de l'été prochain en envoyant des puces à radio-fréquence dans l'espace. La finalité est de déterminer si les futures missions vers Mars pourront embarquer la technologie RFID. La navette Endeavour, dont le lancement est prévu en juillet à destination de la station spatiale internationale, embarquera plusieurs modèles d'étiquettes, sur supports papiers et plastiques, explique Fred Schramm, responsable R&D à la Nasa. Une fois arrivées à destination, elles seront entreposées à l'extérieur de l'ISS et y resteront environ un an. L'objectif de l'agence spatiale est d'étudier leur résistance aux températures extrêmes, aux ultraviolets ou autres poussières solaires. La prochaine étape consistera à mener d'autres batteries d'essais à destination de la Lune. Le gouvernement américain ayant relancé un programme d'exploration sélène, une navette décollera dans 27 mois pour préparer le retour des astronautes sur notre satellite et emportera des puces RFID. « La plupart des choses qui fonctionneront sur la Lune fonctionneront aussi sur Mars », indique Fred Schramm. Les étiquettes à radio-fréquence devraient être utilisées pour surveiller et assurer la maintenance des engins spatiaux et pour suivre les conditions environnementales pendant les missions extra-terrestres. Elles pourraient aussi palier l'incapacité des astronautes à renseigner des systèmes en données collectées lors de sorties hors d'un véhicule. Et « s'il sont à l'intérieur, nous préférons les occuper à faire d'autres choses, poursuit Fred Schramm. Nous voulons automatiser l'enregistrement d'informations ». Ainsi, si un paquet de nourriture est transporté d'une cabine à l'autre pour être consommé, le système RFID pourrait enregistré de façon autonome son déplacement et le fait qu'il n'est plus disponible. Si les tests se rélèvent concluants, et si les puces RFID supportent les conditions extrêmes auxquelles elles seront exposées, elles pourraient être disposées sur chaque partie d'une navette - à l'intérieur comme à l'extérieur - et permettre une collecte d'informations globale via un réseau local puis un réacheminement vers la Terre. Les étiquettes qui seront utilisées lors des prochains essais sont conçues par la société américaine Intermec. Son porte-parole estime que les puces construites à base de plastique ont de grandes chances de résister aux conditions spatiales. A noter que la Nasa contrôle déjà ses installations au sol grâce à la RFID. (...)
(06/02/2007 17:54:37)TechDays : Microsoft travaille au futur
Quelle sera l'informatique de demain et quels seront les points d'inflexion technologiques d'ici à 2020? C'est d'une façon inspirée - en citant notamment Einstein, Edison et John Von Neumann - que Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de Microsoft France, a livré, à l'occasion des Microsoft TechDays 2007 (du 5 au 7 février, Palais des Congrès, Paris), quelques orientations et expérimentations technologiques de l'éditeur de Redmond, ainsi que sa vision de l'informatique du futur. Tout en se référant à un environnement technologique en perpétuel mouvement, Bernard Ourghanlian, prudent, identifie la consumérisation des technologies comme la grosse tendance, qui influencera notamment les orientations des constructeurs et des éditeurs. 64 bit et multi-processing de rigueur Côté hardware, Microsoft mise, sans surprise, sur le 64 bit. Et prévoit une généralisation de l'architecture à l'ensemble de ses produits. La mise en marche a d'ailleurs débuté avec Exchange 2007 disponible uniquement sur cette architecture. "Pas de remise en cause de la loi de Moore avant 2020, poursuit-il, mais il ne sera plus possible de se vautrer dans les gigahertz". Le multi-processing prendra alors le relais et deviendra "une obligation et non plus un choix. Le double-coeur va balayer la totalité du spectre du hardware." La programmation en parallèle impérative "L'informatique doit faire face à un certain nombre de problèmes fondamentaux, résume Bernard Oughanlian, tels que la complexité des technologies, le parallélisme [ndlr, issu du grid], la sécurité, les interfaces Machine-à-Machine et Homme-Machine". Lourd constat dans le développement logiciel où "tout n'a pas été réalisé", occasionnant notamment des retards de plus en plus longs dans les développements. Et de rappeler ainsi Vista. "Il va enfin falloir à apprendre à développer du code en parallèle" continue-t-il. Pour répondre à cela, Microsoft rappelle qu'il travaille depuis 2005 sur un projet d'OS baptisé Singularity fondé sur le concept des micro-noyaux, dont "l'objectif est de repenser les technologies pour construire un système plus fiable et plus pérenne". Une de ses particularités, il repose intégralement sur du code managé, soit plus sécurisé. Et Bernard Ourghanlian de conseiller :"Il faudra alors abandonner le code classique au profit du code managé". Des outils de développement qui rapprochent conception et déploiement "Nous avons fait le constat que la productivité des développeurs avait stagné", analyse Bernard Ourghanlian. Les futurs outils de développement devront ainsi permettre de modéliser de nouvelles applications, tout en prévoyant leur déploiement dès la conception. C'est le cas du langage de description SML (Standard Meta Language) qui, plus globalement, s'inscrit dans un plus vaste programme baptisé Dynamic System Initiative, qui vise "à élaborer un ensemble complet de solutions pour la plate-forme Windows automatisant la conception et l'administration des systèmes complexes et distribués". Des applications "streamées" sur le poste de travail Prochaine évolution dans les applications sur le poste de travail, la technologie SoftGrid, issue du rachat de Softricity, devra diffuser en flux tendu les logiciels sur le PC, de façon transparente, sans installer quoi que ce soit dans le système de fichier ou la base de registre. Il charge en streaming un minimum de composants depuis un serveur de façon à rendre rapidement utilisable le logiciel, puis il le garde en cache pour une future ré-ouverture. Un concept qui ouvre de nouvelles possibilités de logiciels disponibles à la demande et de modèles économiques associés", commente Bernard Ourghanlian. "On peut très bien imaginer de préserver les données dans le cache pour un temps limité", donne-t-il à titre d'exemple. Des interfaces homme-machine plus réelles Tout en rappelant les travaux des laboratoires de Microsoft, Bernard Oughanlian souligne qu'après 40 années à avoir employé le sempiternel couple souris / clavier, les interfaces utilisateurs se tourneront vers la réalité augmentée. Un concept qui utilise les membres humains pour naviguer. "Objectif : enterrer la souris". Rappelons qu'en France, les laboratoires Microsoft (Microsoft Research) se sont associés à l'Inria dans le cadre d'un programme de recherche. (...)
(22/12/2006 17:32:05)8 ME pour un nouveau moteur de recherches européen : Pharos
La Commission Européenne a annoncé aujourd'hui l'octroi d'un financement de près de 8 M€ au projet Pharos (Platform for searcH of Audio-visual Resources across Online Spaces), qui vise à définir une plate-forme de recherche multimédia centrée sur l'indexation de contenus audio et vidéos. Le projet Pharos est mené par le norvégien FAST Search & Tranfer (la Norvège n'est pas un état membre de l'Union mais est associée aux programmes de recherche FP6 et FP7 de l'Union) et implique douze autres partenaires issus de neuf pays (Engineering Ingegneria Informatica SpA, France Telecom, Centre de recherche L3S de l'Université d'Hannovre, Fraunhofer Institute for Digital Media Technology, Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, Knowledge Media Institute of The Open University, Fundació Barcelona Media Universitat Pompeu Fabra, Le centre de recherche technique de Finlande, Circom Regional, Metaware SpA, Web Model, SAIL LABS Technology). Sa direction est confiée à Francesco Saverio Nucci d'Engineering - Ingegneria Informatica SpA, tandis que Bjørn Olstad, le CTO de Fast, assume la direction technique. S'il se veut généraliste, le moteur Pharos a surtout pour ambition de s'attaquer au problème de l'indexation des masses de données audiovisuelles qui sont en train de déferler sur le net. La plate-forme a pour but de faciliter le contrôle, la création et le partage de contenus multimédias riches mais aussi de s'intégrer à des services et applications existants au travers de mécanismes de fédération. Selon Fast, Pharos supportera aussi des fonctions comme la gestion des droits, la gestion de présence, le multilingue, la recherche par interactions vocales, la recherche contextuelle, etc. (...)
(21/12/2006 17:15:25)L'Allemagne se retire du projet européen de moteur de recherche Quaero
Le partenariat noué entre le gouvernement allemand et le gouvernement français autour du projet de moteur de recherche sémantique européen Quaero a vécu. Hartmut Schauerte, le secrétaire d'Etat allemand à l'économie et à la technologie, a ainsi confié à un auditorium rempli de responsables gouvernementaux allemands et de responsables d'entreprise que Berlin entendait se retirer du consortium Quaero pour se concentrer sur un projet national, baptisé Theseus. "Il y aura désormais des programmes séparés, l'Allemand Theseus et le Français Quaero" a confirmé le porte-parole du ministère, Hendrik Luchtmeier."Il devrait subsister des coopérations au sein de groupes de travail, mais le consortium entre les gouvernements allemand et français a vécu". De ce côté-ci du Rhin, les responsables gouvernementaux jouent la carte de la diplomatie et expliquent que le projet continue avec une implication allemande (l'Université d'Aix-la-chapelle continuerait à être partie prenante du projet Quaero). "Le dossier Quaero n'est pas clos" explique ainsi Armelle Ceglec, une porte-parole de l'agence française de l'innovation industrielle (AII) qui finance les projets de recherche labellisés par le ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie. "Il subsiste des partenaires allemands au sein du projet Quaero, mais la configuration de ces partenaires évolue. Lorsqu'on travaille sur un projet international, les choses sont toujours plus compliquées que pour les projets purement français". Le consortium Theseus est mené par Empolis GmbH, une filiale de Bertelsmann AG et il implique plusieurs géants allemands, dont Siemens, SAP et la Fraunhofer Gesellschaft. Lycos, qui est dirigé par Christoph Mohn, dont la famille détient la majorité de Bertelsmann, participe aussi au projet. Luchtmeier a refusé d'expliquer pourquoi le gouvernement fédéral allemand avait décidé de se retirer du projet Quaero. Il s'est borné à faire remarquer que l'objectif n'est pas de bâtir un rival de Google, mais plutôt d'aider les sociétés travaillant sur les technologies de recherche et sur les réseaux du futur. L'incertitude demeure aussi sur le financement des deux projets et notamment sur le sort de la quote-part allemande de Quaero. Notons pour terminer que la position pragmatique des Allemands détonne singulièrement avec l'ambition nationale affichée par le Président Jacques Chirac, qui avait récemment expliqué que le but de Quaero est de "répondre au défi posé par les géants américains comme Google et Yahoo". Une position qui avait immédiatement été moquée par les médias étrangers pour son caractère nationaliste. (...)
(15/12/2006 14:25:00)La fondation EADS récompense un trio de chercheurs français
Les grands prix 2006 de la fondation d'entreprise EADS viennent d'être attribués. Ils seront remis le 20 décembre 2006, à l'Institut Pasteur, à l'occasion de sa journée « Envol Recherche ». Dotés de 110 000 euros, ils récompensent les travaux de Patrick Cousot sur l'interprétation abstraite, de Jean-Daniel Boissonnat en géométrie alogorithmique et de Nicholas Ayache pour l'analyse et la simulation des images biologiques et médicales. Avec Patrick Cousot, professeur à l'ENS Cachan et auparavant à Polytechnique, l'interprétation abstraite est devenue une technique fondamentale de la sécurité informatique, essentielle dans la vérification-validation des codes embarqués. Après la mise en évidence a posteriori du "bug" lié à l'explosion de l'Ariane 501, sur la demande du CNES, l'approche de Cousot a donné naissance notamment à la société Polyspace qui applique l'interprétation abstraite dans les projets avioniques, spatiaux, automobiles et autres systèmes complexes embarqués. Les deux autres grands prix récompensent deux directeurs de recherche de l'Inria Sophia Antipolis dans des domaines d'applications où l'école française d'informatique et de mathématiques appliquées, grâce aux équipes constituées autour d'eux, se positionne en leader au niveau mondial: - modélisation, ingénierie inverse, robotique, maillage pour le calcul scientique, pour Jean-Daniel Boissonnat, au centre d'une collaboration associant sept sites en Europe et en Israël qui a abouti à la constitution de la bibliothèque Open Source CGAL; - imagerie et robotique médicales pour Nicholas Ayache, avec les projets Epidaure et Aclepios (9 brevets, 41 thèses soutenues depuis 1992, 8 thèses co-encadrées actuellement). La fondation d'entreprise EADS, pour sa deuxième année de fonctionnement, attribue également sept prix de thèse à des jeunes chercheurs. Cette fondation, à vocation de rapprochement du monde de l'entreprise de celui de la recherche, fait partie de la vague d'initiatives générées depuis 2003 par l'évolution de la législation sur le mécénat d'entreprise dont relèvent les fondations. Une vague qui pourrait bien à court ou moyen terme se renforcer, compte tenu de l'intérêt manifesté par les pôles de compétitivité pour les combinaisons possibles d'apports privés et publics au financement de projets de recherche. (...)
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