Flux RSS
Recrutement
705 documents trouvés, affichage des résultats 551 à 560.
| < Les 10 documents précédents | Les 10 documents suivants > |
(15/05/2007 17:28:13)
Air France mise sur le Web 2.0 pour son recrutement
Depuis un mois, les salariés d'Air France sont associés directement et en toute liberté à la communication de recrutement de la compagnie, grâce aux technologies connotées Web 2.0 exploitées sur le site insideairfrance.com. L'outil conçu pour la DRH par l'agence TMPNeo fait d'une pierre deux coups, en tant qu'espace convivial d'échange aussi bien vers les éventuels candidats à l'embauche qu'en interne, entre salariés volontaires. Tout en donnant un sérieux coup de vieux à la communication institutionnelle et à ses contraintes. Sur fond de 'tags' et de mots-clés, de liens contextuels, d'un jeu de questions-réponses qu'ils alimentent à volonté, libre à tout membre du personnel d'Air France de s'exprimer sur la façon dont il exerce et perçoit son métier au sein de la compagnie. Et ce, pas seulement par une description du poste, mais par ses motivations, son « ressenti », ses activités extra-professionnelles, etc. Echappant ainsi à la lourdeur de la communication sollicitée et aux travers des témoignages formatés, calibrés, aseptisés. « C'est le point-clé de cette initiative : faire découvrir la diversité des métiers, en établissant des passerelles autant à l'intérieur de la compagnie que vers l'externe », explique Thomas Delorme, chef de projet et responsable du département « communication interactive » de TMPNeo. A l'origine, le projet lancé au début de cette année, après appel d'offres émis en juillet dernier, visait à booster la communication orientée vers les jeunes diplômés. D'où la volonté de se mettre au diapason des critères que ceux-ci avancent pour la recherche de leur premier emploi : c'est-à-dire, en premier lieu, une visibilité sur le contenu du poste, sur la mission, sur l'environnement de travail que recouvre telle ou telle offre d'emploi. Ce à quoi répondent les opérations portes ouvertes de certains employeurs, avec libre discussion entre candidats potentiels et salariés en poste. L'identification des contributeurs : nécessaire pour éviter l'effet "déversoir" Le site « inside air France » part du même principe en ligne ouverte. A la liberté de navigation conférée par les technologies Web 2.0 à l'internaute-visiteur (interne ou externe) correspond le degré de liberté donné aux salariés pour contribuer au site. « Sans filtre, tout en direct, insiste Thomas Delorme. C'est la condition pour éviter de retomber dans les discours policés, que l'on retrouve un peu partout sur les sites institutionnels ». Sachant cependant qu'en donnant la parole aux salariés dûment identifiés, le site échappe aussi aux travers du « déversoir » de forums alimentés sous couvert d'anonymat. Depuis le 23 avril, date de mise en ligne officielle pour le personnel d'Air France, le site s'est enrichi d'une cinquantaine de contributions et a suscité l'intérêt de quelque 5 000 visiteurs. Certes, le secteur du transport aérien, de par la diversité de ses métiers, se prête particulièrement bien à ce genre d'initiative. Mais son originalité tient autant de la volonté de présenter une information à jour et ad hoc sur ces métiers, qu'à la démarche d'appropriation par les salariés qu'elle implique. Une appropriation, et une volonté de transparence, qui tirent intelligemment parti de l'apport des technologies et qui pourraient (devraient) inspirer bien d'autres employeurs en chasse. (...)
(15/05/2007 15:10:18)Baromètre emploi : un bel avril pour l'informatique et les télécoms
Selon le relevé mensuel de Keljob, le marché de l'offre d'emploi sur Internet a encore progressé de 4% en avril 2007 par rapport à mars, avec plus de 455 600 annonces référencées (selon le suivi d'un panel de 200 sites). Offres de stages incluses, pour lesquelles la période est particulièrement propice, avec une hausse de l'offre de +9,7%. Sans surprise, le secteur informatique/télécoms garde la tête du hit parade mensuel, s'accaparant 18,14% du total des offres. Une part qui progresse encore d'un mois sur l'autre : elle était de 17% en mars. Les métiers du secteur TIC devancent nettement les fonctions "industrie/qualité/maintenance" (14,21% de l'offre) et les débouchés du commerce/marketing (8,32% de l'offre). Seuls le BTP et les fonctions finance/compta dépassent 6% en parts de marché de l'annonce Internet. Signe de ce différentiel d'activité sectorielle, alors que les sites d'emploi généralistes enregistrent un léger recul du nombre d'offres (-1,13% en avril), les sites spécialisés continuent leur progression (+5,88% en avril). De même, les sites des cabinets de recrutement (+3,14%) et ceux des sociétés d'intérim (+2,3%) marquent une activité printanière soutenue. Et surtout ceux des grandes entreprises sont en pleine montée en charge (+7,63% pour les sites du CAC 40). Pour le site de l'ANPE, le pic d'activité est intervenu un mois plus tôt (+25,8% en mars 2007, +5,1% en avril). Au total, les 455 633 offres d'emploi référencées et repérées par le méta moteur Keljob correspondent à un triplement de l'offre publiée en ligne depuis 2003-2004, ce que reflète l'indice d'avril 2007 (340 par rapport à la base 100 de janvier 2003, 120 en mars 2004) qui gagne 13 points encore par rapport à mars dernier. Chez Monster, tous métiers et tous secteur confondus, après le recul de l'offre enregistrée en mars (de 16 points par rapport à février, mais 20 points au dessus de l'indice de mars 2006), le marché repart à la hausse (9 points de plus en un mois). Avec, pour l'offre d'emploi informatique, une quasi-stabilité de l'indice (113 en avril, 111 en mars, 115 en février). (...)
(11/05/2007 17:06:57)Les moyennes entreprises ont besoin d'un nouveau style d'informaticiens pour passer à l'infogérance
Parmi les 18000 entreprises de 100 à 1000 salariés, rares sont encore celles qui tirent parti de l'industrialisation des services entourant la gestion de parc informatique. Un constat d'autant plus interpellant que ce panel d'entreprises pèse pour plus du tiers dans la dépense informatique en France. «L'infogérance reste l'apanage des grandes sociétés et touche peu les moyennes entreprises », constate-t-on chez Pierre Audoin Consultants (PAC), en ouverture d'un livre blanc dédié à la gestion des postes de travail. Et d'ajouter : «en revanche, l'assistance technique aux projets et la maintenance sont des prestations largement partagées quelle que soit la taille de l'entreprise ». Selon l'analyse présentée dans ce livre blanc et diffusé par le prestataire SCC, promoteur d'une démarche d'infogérance sur-mesure, l'explication de ce décalage tient de la méconnaissance de l'apport des technologies et des démarches visant à la maîtrise des coûts inhérents à la gestion du poste de travail. Mais aussi d'une certaine appréhension et de la difficulté à lever la tête du guidon, sous la pression de l'opérationnel, afin d'envisager l'impact organisationnel de la sous-traitance. Autre raison : « le coût du ticket d'entrée de l'infogérance », note Delphine Bosramier, responsable « Business Development Services » du prestataire SCC. Un coût perçu de part et d'autre, fournisseurs de services et entreprises clientes, comme peu adapté au contexte de la firme disposant de quelques centaines de postes de travail. « Et notamment le coût avant-vente, sur lequel les grandes SSII se sont pour la plupart cassé les dents », ajoute un représentant de SCC. Là où les grandes entreprises ont les moyens « de définir précisément les niveaux de services à fournir aux utilisateurs, les technologies pertinentes face aux enjeux métiers et les modalités de mise en oeuvre de ces services », selon l'analyse du cabinet PAC, « les structures moyennes, elles, ont surtout besoin d'un accompagnement ad-hoc ». Le déclic vient souvent de la mise en place d'un ERP. «Dans ce contexte, l'impact organisationnel est tel que l'équipe informatique interne, même restreinte, est amenée à se recentrer sur son coeur de métier : la gestion de projet », commente Delphine Bosramier. Et d'extrapoler à l'infogérance de parc cette nécessité de « manager » en mode projet. « Ce qui ne se mesure pas, ne se gère pas », rappelle le livre blanc. Dès lors que ni les dirigeants d'entreprises, ni les utilisateurs, ne cherchent à avoir de points de comparaison pour juger de la qualité de service interne, il n'y a guère de chance pour que s'enclenche spontanément un processus d'amélioration. Et ce, « tant en termes de coût que de réactivité ou de qualité », insiste l'analyse de PAC. « Au total, avec l'infogérance, c'est une véritable démarche de changement et d'établissement d'une chaîne de responsabilités qui est nécessaire. Ce qui implique un investissement en temps, interne et externe », insiste Delphine Bosramier. Autant dire, une prise de conscience et une mobilisation des informaticiens de ces moyennes entreprises (des équipes allant de 2 à 10 personnes) pour assurer la facette « gestionnaire » de leur rôle. Moyennant quoi, l'intérêt de la rationalisation/industrialisation des services (selon le référentiel ITIL) et des bonnes pratiques d'infogérance ne devraient pas rester plus longtemps l'apanage des seuls grands comptes. (...)
(10/05/2007 17:38:48)Les entreprises qui recrutent le plus via Internet sont les SSII et les sociétés de conseil
Dans le domaine du recrutement, il existe deux mondes : celui des candidats et celui des entreprises. Sans être caricaturale, cette réflexion montrant des dysfonctionnements entre les deux repose sur une enquête menée conjointement par Ineum Consulting (société de conseil en stratégie, organisation et systèmes d'information) et Monster et qui devrait être mise à jour tous les 6 mois : 7,2% des candidats indiquent rechercher dans le secteur des SSII et sociétés de conseils (5e rang des recherches sur le site) et 3,6% dans l'ingénierie et le conseil en ingénierie (9e rang), contre 17,6% dans le commercial, domaine en tête des recherches effectuées sur Monster. Or les entreprises spécialisées en informatique (SSII et sociétés de conseil) sont celles qui recrutent le plus sur le site (avec plus de 20% de réponses), suivies par celles qui se définissent en « conseil et consulting » (15,5%). Cette différence pourrait s'expliquer par des possibilités d'emploi plus importantes dans l'informatique et qui induisent certaines « tensions » sur le marché, ainsi que par les pratiques des SSII qui se mettent en quête de candidats idoines alors même que le marché n'est pas gagné. Elle pourrait aussi s'expliquer par le fait que les informaticiens ont déjà un important réseau de relations (annuaire des anciens, cooptation, CV déposés dans de endroits stratégiques...), les sites d'offres d'emploi ne constituant qu'un moyen parmi d'autres pour parvenir à évoluer. Une raison de départ exprimée : le harcèlement moral Norbert Faure, associé chez Ineum Consulting, analyse le point de vue des 2 500 personnes en recherche d'emploi interrogées et des 149 entreprises en recherche de personnel. « Si les gens quittent majoritairement une entreprise au motif d'une rémunération insuffisante, la relation avec son supérieur hiérarchique et le harcèlement moral sont les invités surprises des raisons de changement. » Sans tomber dans une description apocalyptique des relations au bureau et qui concerne tous les secteurs d'activités, cet aspect souvent indiqué « en off » pour donner des explications au très important turn-over dans les SSII devrait être pris en compte par les recruteurs. Norbert Faure poursuit sur les visions contrastées entre entreprises et candidats : « par une enquête croisée employeur potentiel / personne en recherche de poste, on note une forte incompréhension sur les raisons de changement de poste. Là où l'employeur pense changement de carrière donc sur le long terme, la personne en recherche de poste pense prise de responsabilité, c'est-à-dire à court terme. » Ce peut être une autre explication au turn-over qui accentue les tensions sur certains profils. Moins de recrutements dans l'informatique au premier semestre 2007 De même, la perception de la dynamique du marché du travail est inversée que l'on se place du point de vue des employeurs potentiels ou des candidats. Les premiers sont optimistes : 64% pensent que le contexte de l'emploi est bon... alors que 74% des personnes en recherche d'emploi estiment qu'il y a une diminution de l'offre. La réalité est entre les deux : les recrutements continuent mais baissent. Ainsi, dans le secteur informatique, les DRH pensent recruter 20% de candidats en moins au premier semestre 2007 qu'au deuxième semestre 2006, la fourchette variant entre 5% et 10% dans les autres domaines. Enfin, alors que l'enquête montre que la rémunération est le principal vecteur d'un changement d'emploi, elle montre également que 37,8% des candidats se voient proposer une rémunération équivalente à la précédente tandis que 36% se voient proposer une rémunération en baisse de 5% par rapport à leur dernière rémunération. Seuls 18,6% des candidats voient leur rémunération augmenter d'au moins 5%. Il reste à savoir si cet argument ralentira les velléités de changement ou si, d'autres éléments qualitatifs comme les conditions de travail primeront, dans les mois qui viennent, sur les intentions des candidats en quête d'un nouvel emploi. (...)
(26/04/2007 16:48:32)Bataille autour des chiffres du chômage
Le fait est suffisamment exceptionnel et surréaliste pour être souligné : pour la deuxième fois en quelques jours, des personnes du service public sont en grève et mettent clairement en cause l'analyse des chiffres sur lesquels ils travaillent et qui devraient être publiés par leur employeur, l'Etat. Des agents de la Darès, soutenus par d'autres de l'Insee et de l'ANPE ont constitué une intersyndicale, sortant de leur réserve pour demander au ministère de l'Emploi de ne pas publier les chiffres du chômage ce 26 avril au soir. Ils réfutent les chiffres sur la baisse du nombre de chômeurs en France, de simples « estimations » selon eux. Ils rejoignent les théories du collectif Les Autres Chiffres du Chômage (ACDC) qui, depuis décembre 2006, dénonce la sous-estimation du nombre de demandeurs d'emploi. Une lettre de statisticiens avait été adressée le 15 mars au ministre Jean-Louis Borloo : « Le personnel de la Darés demande la suspension de la publication des estimations mensuelles provisoires du chômage au sens du BIT, tant que celles-ci ne seront pas améliorées. La Darés ne doit pas engager sa crédibilité scientifique sur des chiffres ne reflétant plus les évolutions réelles du chômage au sens du BIT. » Or, en période électorale, cette contestation revêt une dimension politique. Au-delà de la polémique, cette bataille de chiffres pose plusieurs problèmes : le premier concerne les méthodologies à prendre en compte. Il serait utile que des indicateurs fiables soient choisis par les acteurs. Le deuxième est celui de la véracité des sources sur lesquelles s'appuient les experts en amont de la chaîne. Le troisième en découle : les journalistes chargés de diffuser une information incontestable sont aujourd'hui confrontés au choix de répercuter, ou non, ces sources. Et, en attendant une explication salutaire entre les deux parties, comparer ces chiffres avec ceux d'Eurostat et du BIT semble nécessaire. (...)
(16/04/2007 17:52:07)E-commerce : une bonne opportunité pour les cadres
L'Apec (Association pour l'emploi des cadres) s'est intéressée à un secteur en forte expansion : le e-commerce. S'appuyant sur la Févad (Fédération des entreprises de vente à distance), l'Apec indique que les effectifs du e-commerce ont progressé de 60% depuis 2004 et représentent 15 500 emplois directs. « Et ce n'est qu'un début, puisqu'ils devraient encore grimper de près de 30% d'ici fin 2008. » Une autre indication : les sites cybermarchands sont, à plus d'un tiers, occupés par les cadres et si le recrutement bat son plein, l'Apec indique que « les demandes se concentrent sur deux fonctions. D'une part, l'informatique. Dans ce domaine, on recherche notamment des chefs de projets, des développeurs et des architectes Internet et intranet. D'autre part, dans le marketing. Les profils les plus recherchés sont ceux de responsables marketing on-line, de responsables affiliation, de responsables du recrutement client ou encore de chargés du référencement. Les business développeurs et les chefs de publicité online sont également très courtisés. » Cette multiplication de fonctions dans le domaine du e-commerce notamment grâce à l'avènement du Web 2.0, permet, dans un contexte euphorique, de conjuguer métiers traditionnels et nouvelles technologies : selon la Févad, plus de 12 milliards d'euros ont été dépensés sur le Net en 2006, représentant près de 18 millions de clients entre septembre et décembre 2006 et plus de 17 500 sites marchands actifs. Et selon toute vraisemblance, les prochains chiffres devraient continuer à tutoyer les sommets et ouvrir des opportunités à ce que l'on range sous un terme générique et parfois fourre-tout, ces « nouveaux métiers du Net. » (...)
(13/04/2007 16:46:45)L'âge et le clonage : deux critères majeurs d'embauche
Dans un exercice louable d'autocritique et de transparence, les chasseurs de tête et autres consultants en recrutement reconnaissent l'impact qu'a le conformisme des employeurs sur leurs pratiques de détection et de sélection des candidats. Peu de sexisme, certes, parmi la soixantaine de cabinets spécialisés (représentant 1200 consultants) interrogés au troisième trimestre 2006 par Oasys Consultants. Pour 15% d'entre eux, le critère «homme ou femme» leur paraît important. En revanche, au delà des critères déterminants de l'expérience, de la personnalité et des prétentions salariales, l'âge est un facteur rédhibitoire sur lequel, estiment 60% d'entre eux, les employeurs se montrent des plus exigeants. «Un facteur aggravant dans le cas des informaticiens, dont on sait que l'espérance de vie professionnelle, sauf expertise particulière ou talent commercial reconnu, est relativement courte », remarque Bertrand Riedenger, consultant senior d'Oasys. De fait, pour l'embauche aux postes de cadres justifiant le passage par un cabinet ou une chasse de tête, soit un quart du marché du recrutement de cadres, seuls 31% des consultants disent présenter un candidat de plus de 45 ans dans plus de cinq missions sur dix. Et seuls 19% d'entre eux arrivent à placer un candidat senior (45 ans et plus) dans plus de cinq missions sur dix. « La question des seniors va être beaucoup plus compliquée à résoudre que les autres parce qu'elle est assumée par les entreprises », soulignait Sylvain Come, président du groupement Ethique et Recrutement, lors de la présentation, le 14 mars, des données de l'enquête Oasys. Peu de chance pour les outsiders Internet et bases de données aidant, la facilité accrue du « sourcing » (repérage de candidats potentiels) n'élimine pas, loin s'en faut, le penchant naturel des recruteurs - et des employeurs - à pratiquer le clonage. A savoir, la recherche de candidat au profil identique à celui qui occupait le poste jusque là. Ainsi, 40% des consultants-recruteurs reconnaissent recourir au clonage dans une mission sur deux. « Histoire de rassurer le client, avec un candidat a priori opérationnel immédiatement », commente l'analyse de Oasys. Et s'il arrive aux chasseurs de tête de présenter des profils plus exotiques (correspondant à moins de 80% des critères demandés), une fois sur quatre, la candidature d'un tel « outsider » est retenue. De plus, le passage par la case chômage est marqué comme un handicap d'autant plus flagrant qu'il a duré. Pour huit recruteurs sur dix, les chômeurs depuis plus d'un an font l'objet d'un préjugé défavorable. Un préjugé qui concerne également les sans emploi depuis moins d'un an, selon quatre consultants sur dix. Dans tous les cas, la justification d'un « trou » dans le parcours professionnel doit être convaincante et argumentée. Sourcing attentif et facilité par Internet Finalement, pour les chargés de recrutement qui estiment n'avoir que trop peu de marge de manoeuvre face aux exigences des employeurs donneurs d'ordre, la seule rupture possible dans l'exercice de leur métier est bel et bien technique, liée à internet. L'enquête semble, en effet, confirmer l'évolution des pratiques de «sourcing», en amont de l'approche directe et de la recherche sur annonces (un tiers du sourcing leur vient des candidatures spontanées), ainsi qu'au niveau du contrôle des références (pratiqué neuf fois sur dix). Tri automatique proposé par les sites, par les bases de CV et autres moteurs spécialisés, repérage des blogs, des écrits et autres contributions sur la toile ou dans des interventions publiques reprises sur le net... tout est bon pour mieux affiner sa sélection par le « tracing » des carrières. «A tel point qu'il est recommandé aux candidats de veiller à ce que la présentation de leur CV ne s'écarte pas de la réalité des faits, et de faire attention, s'ils prennent publiquement position sur un sujet donné, qu'ils ne puissent pas le regretter ultérieurement », constate Bertrand Riedenger. (...)
(30/03/2007 16:55:27)Les informaticiens ont meilleur moral que les autres salariés
Heureux informaticiens, particulièrement sensibles au retour à une conjoncture favorable. Satisfaits globalement de la façon dont leurs employeurs les considèrent, ils estiment (dans près de 80% des cas) que leur entreprise est performante, réactive, innovante. Et que celle-ci traite bien ses clients, ses fournisseurs, ses actionnaires et ses salariés - sauf pour un tiers d'entre eux qui se montrent plus critiques. Ainsi, selon l'enquête réalisée en février pour l'Association nationale des informaticiens de France (Anif) par OpinionWay auprès d'un échantillon représentatif de 1184 informaticiens (échantillon représentatif des diverses catégories d'employeurs - SSII, entreprises utilisatrices, éditeurs, distributeurs, opérateurs -, des tranches d'âge, de la répartition géographique), le camp des optimistes est nettement plus fourni chez les professionnels de l'informatique que parmi les salariés cadres et non cadres (échantillon comparable de 1012 personnes travaillant dans des grandes entreprises, baromètre HR Tracking d'OpinionWay). Un optimisme manifeste, tant pour la pérennité de leur emploi (75% des informaticiens se disent optimistes, contre 63% pour l'ensemble des salariés), que pour l'intérêt de leur travail (65% contre 51%), ou pour l'évolution de leur parcours professionnel (62% contre 38% pour les salariés). Tout juste se montrent-ils plus critiques concernant la charge de travail (alourdie pour 46% d'entre eux), l'évolution de leur rémunération (en dessous de leurs espérances pour 56%) et sceptiques quant au niveau de leur future retraite (pour 74%). Une certaine fierté Le fait le plus marquant de cette enquête : en large majorité, les informaticiens ne doutent guère de leur valeur sur le marché de l'emploi. Ils se sentent capables d'intéresser d'autres employeurs (81%) et d'échapper à la discrimination à l'embauche (76%). « Sans doute, la conjoncture actuelle joue-t-elle à plein, commente Michèle Avelka, vice-présidente de l'Anif, et la même enquête faite trois ans plus tôt n'aurait pas donné les mêmes résultats ». D'ailleurs, à 90%, ils estiment que l'état actuel du marché est clairement en leur faveur. A 88%, ils sont plutôt fiers d'exercer ce métier qui, pensent-ils, conserve une bonne image (86%). Néanmoins, ils doutent un peu plus de leur capacité à garder un emploi jusqu'à la retraite (46% en doutent). [[page]] Et c'est là tout le paradoxe relevé par cette enquête d'opinion. Car si, globalement, l'optimisme l'emporte au vu de leur situation actuelle (avec de bonnes relations avec les collègues de travail, un travail de qualité, de bonnes conditions et une bonne ambiance de travail, une sécurité de l'emploi supérieure à la moyenne des salariés, etc.), l'avenir est pour eux beaucoup plus flou. Des besoins de formation non assumés Ainsi, près de la moitié note l'insuffisance des possibilités de formations (49%) et des perspectives d'évolution dans leur entreprise (57%). Et 36% des informaticiens interrogés se disent prêts à changer d'entreprise (contre 31% pour l'ensemble des salariés). Voire, si nécessaire, à changer de région (52%) ou de pays (41%). Ils reconnaissent (pour 83%) qu'être capable de mobilité fonctionnelle est un atout incontestable pour leur évolution professionnelle, mais que leur entreprise ne le leur propose pas (63%) et qu'ils ne comptent pas trop non plus sur leur entreprise pour le leur permettre (45%). De fait, pour plus d'un informaticien sur deux, les besoins de formation ne sont pas suffisamment couverts par l'entreprise. Un comble à l'heure du DIF (droit individuel à la formation), pour une profession qui dépend de façon quasi-existentielle de l'actualisation des compétences. De même, si les informaticiens ont pris conscience des risques de perdre de leur valeur sur le marché du travail (la fameuse employabilité), ces risques sont pour eux liés à l'externalisation (pour 56%), à l'offshore (54%), à l'évolution accélérée des technologies (49%) plus qu'à leur âge (28%, probablement du fait de la constitution de l'échantillon de l'enquête). Si, globalement, les informaticiens ont une critique à formuler à l'égard de la gestion des ressources humaines, c'est majoritairement sur le volet de la gestion des carrières (pour 63% d'entre eux) et de la prise en compte de leurs besoins de formation (pour 55%), plus que sur le volet des relations sociales (56% se disent satisfaits). Mais en prennent-ils leur parti ? Indifférents car opportunistes ou résignés, ou encore naïfs ? Toute la question est là, selon l'état major de l'Anif. Pour cette association qui a pour vocation d'aider les informaticiens à prendre en mains l'évolution de leur parcours professionnel, sur la base d'une information actualisée et concrète, la suite de ce relevé barométrique de l'état d'esprit et du moral des informaticiens passe par la mise à disposition sur le site de l'Anif du questionnaire qui a servi de base à l'enquête, afin que chacun puisse librement se « benchmarker ». Avec un relais assuré - probablement - par le site de Microsoft France. Et avec l'espoir de pouvoir renouveler, l'an prochain, le constat d'une profession consciente de ses atouts, mais aussi de ses risques. (...)
(29/03/2007 16:50:02)Informaticiens demandés au salon de l'emploi public
Le salon de l'emploi public se déroule jusqu'à samedi 31 mars au Palais des Congrès (Paris) mais d'ores et déjà se dégage une tendance nouvelle : les informaticiens et les nouveaux métiers liés à l'informatique sont les bienvenus ! Monster Public et Acteurs Publics ont réalisé une étude qui montre qu'en raison du papy boom, de la diminution prévue des cadres dans le secteur public, et de l'augmentation des nouveaux systèmes d'informations dans les administrations, les collectivités ne peuvent plus se permettre de faire l'impasse sur les compétences liées à tous les nouveaux métiers de l'informatique en se contentant d'avoir exclusivement recours à l'externalisation. La révolution du numérique touche l'administration Jusqu'à présent en effet, les pouvoirs publics avaient eu recours aux systèmes informatiques pour moderniser ministères et administrations et quelques-unes des plus grosses SSII de Paris ont joué le rôle de conseil et de prescripteur depuis quelques années. De nombreux informaticiens travaillent donc régulièrement pour le secteur public ou même en son sein mais avec un statut de salarié de leur entreprise. Il semble qu'aujourd'hui un nouveau cap soit franchi par l'administration avec le recrutement, pour ses propres besoins, d'un personnel du monde informatique, habitué aux sites d'emplois. L'étude Monster Public/Acteurs Public confirme cette évolution : « pour la première fois, un état comparatif chiffre les usages de l'Internet en matière de recrutement public parmi les 27 pays membres de l'union européenne. Les Pays Bas, le Royaume-Uni et l'Allemagne arrivent en tête de ce classement, la France est en septième position. » (...)
(22/03/2007 17:02:11)Atlanpole et Sophia Antipolis : deux technopoles en relatif stand-by pour la création d'emploi
Selon les relevés barométriques, pour 2006, de l'emploi sur les zones d'Atlanpole à Nantes, et de Sophia Antipolis sur la Côte d'azur, la dynamique des technopoles continue d'agir en termes d'attractivité, d'implantation et de création d'entreprises. Non sans un certain essoufflement que la mobilisation R&D, autour des projets de pôles de compétitivité notamment, n'a pas encore surmonté. Ainsi pour Atlanpole, en comparaison avec le rythme moyen annuel de 1235 emplois créés depuis six ans, l'année 2006 a été plutôt généreuse en création d'emplois (un total de 19739 emplois pour 264 entreprises, soit 2025 emplois de plus qu'en 2005). Et ce, avec 19 entreprises supplémentaires recensées sur la zone (implantations et créations), dont 8 start-up nées en 2006. Mais ce nombre d'entreprises créées est deux fois moindre que la moyenne des cinq années précédentes (17 en moyenne), et loin du score de 2001 avec 27 start-up lancées. Néanmoins, avec la hausse sensible du nombre de projets en incubation, de 39 recensés à fin 2005 à 51 recensés à fin 2006, tout espoir est permis pour une relance plus nette en 2007. Sachant qu'ici, comme pour la plupart des technopoles de l'Hexagone, le secteur informatique/télécom/électronique est nettement majoritaire (62% des emplois d'Atlanpole). Un tiers des emplois R&D nouvellement implantés en France Pour Sophia Antipolis, le bilan 2006 des implantations et décisions d'extension des entreprises accompagnées par l'agence de développement économique du département (Team Côte d'Azur) présenté début mars, fait état de 1400 emplois supplémentaires à l'horizon de trois ans, pour 41 entreprises implantées ou à venir sur la zone Nice-Sophia. Un indicateur d'autant plus suivi que, selon le relevé national de l'AFII (agence française pour les investissements nationaux), la Côte d'Azur (Alpes-Maritimes) compte pour le tiers des emplois R&D nouvellement implantés en France par des entreprises étrangères. Pour autant, en termes de chiffre d'affaires, le bilan 2006 présenté par la CCI niçoise en février, montre que le secteur des technologies de l'information et de la communication peine à franchir le cap des 4 milliards d'euros de chiffres d'affaires (3959 millions en 2006, 3999 en 2005, 3883 en 2004). Tandis que le pôle des sciences du vivant progresse (1815 millions d'euros en 2006). Plus inquiétant, comme pour Atlanpole, c'est surtout pour la création d'entreprises innovantes que les clignotants ont viré au rouge. Selon l'étude Dynamis présentée par Michel Bernasconi, professeur au Ceram (la Sup de Co locale) à l'initiative du cycle Entrepreuriat, en 2004, le solde de start-up était négatif avec 47 fermetures ou délocalisations pour 45 créations de jeunes pousses. Un léger mieux est enregistré en 2005, et surtout dans le domaine des technologies de l'information, avec un solde de 40 projets d'entreprises innovantes. Mais avec un effectif moyen (deux salariés) reflétant une ambition en net retrait par rapport aux années 1997-2000. La dynamique générée par les pôles de compétitivité régionaux - dont le pôle SCS (Solutions communicantes sécurisées) - et soutenue par les associations d'entreprises dont Telecom Valley (15 années d'existence, 100 entreprises dont 25 PME ayant rejoint l'association en 2006), n'a pas encore produit son effet. Mais un coup de pouce de l'Europe vient par ailleurs d'être obtenu, pour les Alpes-Maritimes comme pour 5500 communes de France (comme le précisait le ministre de l'Aménagement du territoire et président du Conseil général du 06, lors de la présentation du bilan 2006 de Team Côte d'Azur), avec l'adoption par Bruxelles d'une extension des « territoires éligibles aux aides à finalité régionale » (AFR). Ce qui permet à 14 communes du département (proches de la technopole de Sophia Antipolis), de bénéficier du dispositif de prime d'aménagement du territoire (pour 2007-2013) dont cette partie de la Côte d'Azur était jusque là exclue. (...)
| < Les 10 documents précédents | Les 10 documents suivants > |