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Société
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(02/02/2006 10:46:04)
TIC et PME : une mallette numérique pour les petites entreprises
La mission gouvernementale TIC et PME, destinée à promouvoir l'usage des technologies de l'information dans les petites entreprises, porte ses premiers fruits. Durant le salon des entrepreneurs, du 1er au 3 février au palais des Congrès de Paris, une « mallette numérique » va être présentée aux chefs d'entreprises. Annoncée courant 2005 par Olivier Midière, responsable de la mission, cette mallette contient différents outils numériques adaptés aux besoins des dirigeants de PME. Parmi les fonctions couvertes, la création de documents numériques ou le cryptage pour en protéger le contenu. Un certificat électronique délivré par les Autorités de Certification Digigreffe assure l'authenticité des documents. L'offre contient également un générateur de sites Web conçu par Refasso, une solution d'archivage sécurisé en ligne de Cecurity.com, et enfin des logiciels de facturation et de comptabilité fournis par l'éditeur Ciel. La mallette est proposée en deux versions : la première est au prix de 298 euros, la seconde, disposant d'options supplémentaires, coûte 616 euros. En savoir plus : www.emallette.com et www.mallettenumerique.com (...)
(25/01/2006 17:58:16)Anti-trust : Microsoft licencie le code source des protocoles de WS Server
En échos aux pressantes exigences de la Commission européennes, Microsoft vient d'annoncer qu'il allait licencier le code source des protocoles de communications de Windows Server. L'Europe menace l'éditeur de quelque 2 M$ d'amende par jour s'il ne se conforme pas à ses attentes. Lei 24 janvier, Microsoft avait obtenu un sursis de trois semaines, pour publier des documents techniques, plus probants. Dans un communiqué, l'éditeur de Redmond explique qu'il s'apprête donc à licencier le code source des technologies couvrant les décisions européennes de mars 2004, dans le but de permettre aux éditeurs tiers d'interopérer avec Windows. En clair, les seules briques liées aux protocoles de communication dans la partie serveur de Windows sont impliquées (tels que le Print Server, ou le File Server). Et donc pas la partie Desktop. La licence de référence permettra aux développeurs de visualiser le code source pour en comprendre le fonctionnement, indique Brad Smith, avocat de Microsoft en charge du dossier, "mais n'autorisera aucune copie". Excluant donc d'emblée toute communication du code source aux éditeurs libres. Joachim Jacob, représentant de la Free Software Foundation Europe se veut plus sceptique. «Les termes sous lesquels sont publiés les protocoles ne sont pas clairs. Ils [Microsoft] aggravent la situation du développeur libre. Parce que le code source est sous copyright, les développeurs open source hésiteront à l'implémenter dans leur logiciel de peur de violation de copyright et donc de procès ». Enfin, Microsoft indique également qu'il compte publier le code source des protocoles de communications de Windows, version desktop, sous cette même licence de référence, dans le cadre d'une autre procédure anti-trust, cette fois aux Etats-Unis. "Dans un soucis de cohérence avec notre effort en Europe", affirme Brad Smith. Notons toutefois que les documents techniques fournis par Microsoft avaient satisfaits les autorités américaines. Mais pas l'UE. (...)
(24/01/2006 17:43:12)Ventes en ligne : davantage de transactions, de revenus et de sites marchands en 2005
Les sites marchands français ont généré un chiffre d'affaires de 8,7 MdE en 2005, soit une croissance de 53 % sur un an. C'est une des conclusions du bilan du e-commerce présenté ce 24 janvier par la Fédération des entreprises de vente à distance (Fevad). La Fevad s'appuie sur un panel de trente sites - 16 à destination des particuliers, sept pour les professionnels et sept spécialisés dans le tourisme - censés représenter l'état du commerce en ligne en France. On y trouve de grandes enseignes comme Pixmania, Voyages-SNCF ou Mistergooddeal, mais aussi des sites plus spécialisés tels Manutan ou Viking. Ces 16 boutiques ont généré 43,1 millions de transactions pour un chiffre d'affaires de 4,17 MdE. Deux indicateurs affichant des taux de croissance respectifs de 43 % et 40 % sur un an. Dans le détail, ce sont les sites consacrés aux voyages et aux loisirs qui progressent le plus rapidement - 45 % de croissance sur l'année - devant ceux destinés aux professionnels - 41 %. Les boutiques de ventes aux particuliers voient leur chiffre d'affaires croître de 35 % par rapport à 2004. En extrapolant les résultats du panel mis en place par la Fevad, celle-ci estime que le chiffre d'affaires global réalisé en France en 2005 a atteint 8,7 MdE, soit 53 % de plus que l'année précédente. Sans surprise, on constate que les fêtes de fin d'année ont concentré près du cinquième de l'ensemble du chiffre d'affaires réalisé dans l'année, avec 1,7 MdE. Soit 34 % de mieux qu'en 2004. Si le nombre de transactions - et les revenus - progressent, le nombre de sites n'est pas en reste. De 7 520 en 2005, le nombre d'e-boutiques est passé à 10 920 en 2005, soit une croissance de 45 %. "Cette explosion montre que le dynamisme actuel des ventes en ligne est également dopé par l'arrivée de nouveaux entrants", note la Fevad. Enfin, 40 % des internautes se sont adonnés au cours de l'année au commerce entre particuliers sur des sites spécialisés comme eBay ou PriceMinister. Un engouement qui a incite Renaud Dutreil, le ministre du commerce et des PME, a annoncer la création d'une charte de déontologie du commerce sur Internet. (...)
(27/02/2006 17:20:10)Antitrust : la Commission européenne accorde trois semaines supplémentaires à Microsoft
Microsoft a obtenu un délai supplémentaire pour se conformer aux exigences de la Commission européenne dans le cadre de l'action antitrust le condamnant à une amende de 2 M$ par jour en cas de manquement à ses obligations. "Microsoft a sollicité un report" a expliqué Jonathan Todd, le porte-parole de la commissaire à la concurrence, Neelie Kroes. Le géant américain avait initialement jusqu'au 25 janvier pour, notamment, publier des éléments ed code source censé permettre l'interopérabilité des produits concurrents avec l'architecture Windows. La Commission a décidé de repousser la date limite de trois semaines. L'éditeur a donc désormais jusqu'au 15 février pour se plier aux injonctions de l'instance exécutive européenne. (...)
(17/01/2006 17:47:58)L'Union consulte sur les brevets européens, tandis que la FSF inaugure les travaux sur la GPL 3
La Commission Européenne vient de lancer une consultation auprès des industriels et des citoyens européens pour connaître leur souhaits quant à la politique européenne des brevets. Après le rejet par le parlement européen de la directive sur la brevetabilité logicielle et les échecs subis au cours des dix dernières années pour mettre en place un système unifié de brevet à l'échelle de l'Union, la Commission européenne souhaite relancer les débats pour créer un système de protection des brevets à l'échelle de l'UE. Dans un communiqué, le Commissaire responsable du Marché intérieur et des services, Charlie McCreev, explique que «des règles satisfaisantes régissant la propriété intellectuelle sont essentielles: en stimulant l'innovation et en entraînant le développement réussi de nouveaux produits, elles contribuent à la croissance et à l'emploi. Nous souhaitons optimiser ces avantages en Europe en créant un véritable Marché unique pour les brevets".
Cette consultation ne vise pas spécifiquement le domaine du logiciel mais elle pourrait ramener sur le devant de la scène le débat sur la brevetabilité des programmes informatiques. Elle devrait donc susciter l'attention des différents acteurs de l'industrie informatique, qui se sont déjà largement écharpés sur le sujet tout au long de 2005.
Un débat relancé alors que la FSF publie le premier brouillon de la GPL 3
Ironiquement, le projet de la Commission est tombé le jour où la Free Software Foundation (FSF) publiait le premier brouillon la licence GPL (GNU General Public License) version 3, une nouvelle édition de la plus connue des licences libres qui s'attaque à deux sujets chauds du moment : les brevets logiciels et la gestion des droits numériques ou DRM (Digital Rights Management).
Ce premier brouillon est la première révision de la licence depuis 15 ans et il pourrait à terme affecter tout le secteur du logiciel libre. Il prévoit notamment une notion de "bouclier" destiné à protéger les utilisateurs finaux contre les attaques pour violation de brevets. Il vise aussi à empêcher l'utilisation de logiciels GPL dans les logiciels ou équipements dont l'objectif est la gestion de droits numériques. La FSF a d'ailleurs adopté un discours offensif vis-à-vis des DRM qu'elle qualifie de logiciels de restriction des droits numériques (Digital Restriction management).
Nous tentons de faire ce que nous pouvons, pour lutter activement contre la propagation des DRM" explique Eben Moglen, l'un des auteurs de la nouvelle GPL 3. La disposition de la GPL appliquée au DRM envoie un message aux constructeurs d'équipements qui utilisent des logiciels GPL dans leurs produits, explique Moglen :"Ne tentez pas de dire nous pouvons construire des lecteurs MP3 à 50$ car le logiciel ne nous coûte pas grand-chose, tout en tentant de museler les utilisateurs et la musique".
La disposition sur les brevets prévoit, dans sa rédaction provisoire, que si un distributeur de logiciel distribue un programme qu'il sait reposer sur une technologie brevetée, il doit protéger les utilisateurs contre toute poursuite en violation de brevet. Selon la FSF, la question des brevets est un problème sérieux, mais la fondation n'a pas de solution toute faite pour le résoudre. Dans sa rédaction actuelle, le brouillon vise simplement à rappeler que la question des brevets ne peut plus être ignorée par la communauté.
Les débats sur la GPL 3 devrait se poursuivre tout au long du premier semestre avant la publication d'un brouillon final en septembre. Dans la pratique la version finale de la GPL 3 pourrait être ratifiée en octobre, même si la FSL se donne jusqu'à mars 2007 pour terminer ses travaux...
Robert McMillan, notre correspondant d'IDG News Service à San Francisco, a contribué à la rédaction de cet article (partie sur la GPL) (...)
Bibliothèque numérique européenne : ouverture mi-2006
Le chantier de la Bibliothèque numérique européenne (BNE) a franchi une nouvelle étape, ce 11 janvier, avec la tenue d'un comité de pilotage, quatrième réunion en six mois autour de ce thème. La France, à l'initiative du projet, en a profité pour clarifier la feuille de route. L'ouverture du site pourrait ainsi avoir lieu aux alentours de la fin du premier semestre 2006, avec 60 000 ouvrages numérisés, le rythme de croisière devant être atteint en 2007. L'objectif, dans un premier temps, sera de scanner l'ensemble des textes fondateurs de la culture européenne et les grands textes de chaque pays prenant part au projet. Rappelons que les 25 membres de l'Union européenne, à l'exception du Portugal et de la Grande-Bretagne, ont rejoint le projet de BNE à l'initiative de Jean-Noël Janneney, le président de la Bibliothèque nationale de France. Ce dernier a donné quelques précisions, lors du comité de pilotage, sur le rôle que la France devra tenir : "pour la France, l'effort annuel de numérisation pourrait s'élever entre 8 et 15 millions d'euros" a-t-il expliqué, avant de préciser qu'un budget unique, au niveau européen, devra voir le jour et être ciblé sur l'objectif BNE. Dans un communiqué, le ministère de la culture évoque "une intervention conjointe de l'Etat et des partenaires privés". La question du financement reste donc plutôt floue. Plus nette en revanche est la quantité d'ouvrage que devra fournir l'Hexagone : "la contribution de la France ne saurait être inférieure à un nombre oscillant entre 150 000 et 200 000 livres par an", a expliqué Jean-Noël Jeanneney. (...)
(09/01/2006 17:47:39)Un spammeur américain condamné à payer 11,2 Md$ à un FAI
Jugement historique aux Etats-Unis contre un spammeur du nom de James Mc Calla. Une cour de justice de l'Iowa vient de le condamner à payer 11,2 Md$ à CIS Internet Services, un FAI de la région. Outre ces dommages et intérêt, le spammeur est également interdit d'Internet pour une durée de trois ans. CIS avait intenté un procès après avoir reçu quelque 280 millions de spams vantant les mérites de casinos, sites pornographiques et autres services d'aides contre l'endettement. Le dirigeant de CIS, Robert Kramer n'est pas à son premier procès, puisqu'en 2004, il avait gagné contre 300 spammeurs qui avait inondé son réseau de 10 millions de messages en une seule journée. James Kramer rappelle que les petits FAI sont largement victimes des envois de spams qui occupent et perturbent leur bande passante de façon illégale. Si Kramer ne se fait aucune illusion quant à ses chances de percevoir un jour le montant de l'amende, il espère que ce type de procès fera réfléchir. Reste qu'une grande partie des spammeurs sont implantés dans des pays étrangers où il est difficile, voire impossible, de les atteindre juridiquement. (...)
(27/02/2006 17:51:55)L'Europe de la R&D : innovante mais à la traîne
Et si le pays d'Europe le plus efficace dans le domaine IT était Malte, cette petite île de 400 000 habitants ? En réalité, tout dépend des indicateurs utilisés. Exportation de technologie, innovation, dépenses en R&D ou développement du haut débit, chaque domaine apporte une réponse différente. Les pays scandinaves excellent dans les télécoms, l'Allemagne dans les brevets, et d'autres dans l'exportation de technologie. Malte, membre de l'UE depuis mai 2004, tire une plus grande part de ses revenus du secteur IT que les autres pays européens, selon Eurostat, le service de statistiques de la Commission européenne. Les biens et services IT représentaient ainsi 55,9 % des exportations maltaises en 2004. En Irlande, où le gouvernement a déployé nombre d'efforts pour attirer des fabricants pan-européens, des distributeurs et des services à destination des fabricants IT - dont Apple, Dell et Intel -, la haute technologie ne représente que 29,1 % des exportations. En comparaison, les Etats-Unis tirent 27 % de leurs revenus à l'exportation du secteur IT, et le Japon 22,8 %. Au Royaume-Uni ce taux s'élève à 22,7 %, 20 % en France et 14,8 % en Allemagne. La définition du high-tech retenue par Eurostat dépasse le simple champ de l'informatique : elle inclut également la fabrication de produits électroniques, pharmaceutiques, d'instrumentation médicale et aéronautique. Le secteur des services est en revanche presque exclusivement lié au IT : il comprend les activités relatives aux télécoms et à l'informatique, ainsi que la R&D. Malte ne compte que 290 fabricants IT. L'Italie en a plus de 34 600, ce qui fait d'elle le pays européen recelant le plus d'entreprises de haute technologie. Ce chiffre est deux fois plus élevé qu'en Allemagne et représente 6,3 % du nombre total d'entreprises sur le territoire. En dépit toutefois de ces dizaines de milliers d'entreprises, les sociétés IT italiennes sont plus petites et génèrent une valeur moyenne de production inférieure d'un tiers à celle rencontrée en Allemagne. L'Allemagne se distingue particulièrement dans la proportion de ses entreprises de fabrication oeuvrant dans le secteur IT. Sur les 196 702 fabricants allemands, 19,8 % se situaient dans le secteur public en 2002, soit bien plus que la moyenne européenne - 6,3 %. Curieusement, les entreprises de fabrication IT généraient un revenu annuel légèrement inférieur - en moyenne 6 ME par société - à celui de leurs homologues des secteurs de moindre technologie - 7ME. Les 11 866 fabricants IT du Royaume-Uni, soit 7,2 % de l'ensemble des entreprises, se montraient plus productives au cours de la même année, avec des revenus annuels moyens de 10 ME, contre 4 ME dans le secteur hors IT. Même constat en France : les 6,5 % d'entreprises de haute technologie généraient un revenu moyen de 9 ME, alors que le reste des sociétés de fabrication plafonnaient à 4 ME. R&D : objectif 3 % du PIB Les dépenses moyennes en R&D dans l'Union européenne atteignaient 1,9 % du PIB en 2004, contre 2,59 % aux Etats-Unis et 3,15 % au Japon. En Europe, 54 % de ces dépenses étaient financées par les entreprises, le reste par les gouvernements. Aux Etats-Unis, 63 % de la R&D étaient issus d'un financement des sociétés, un taux qui s'élevait à 75 % au Japon. La Commission européenne a fixé l'objectif de dépenses en R&D se hissant à 3 % du PIB à l'horizon 2010. Les Etats-membres sont-ils proches de ce but ? Pas de problème pour les pays scandinaves : la Finlande dépense 3,51 % de son PIB en R&D et voit cette dépense augmenter de 4 % annuellement. En suède, la R&D représente 3,74 du produit intérieur mais diminue de 2,1 % par an. Le pays remplit cependant largement l'objectif fixé par l'exécutif européen. Le budget R&D du Danemark s'élève à 2,63 % du PIB et croît de 4,3 % chaque année. En Allemagne, les dépenses en R&D sont proches de celles observées au Danemark : elles représentent 2,49 du produit intérieur brut mais se progressent que de 0,8 % annuellement. Une croissance insuffisante pour permettre à Berlin d'atteindre le seuil des 3 % en 2010. Plus délicate encore sera la tâche de la France : ses dépenses en R&D stagnent autour de 2,5 % du PIB, la moitié provenant de l'industrie. Paris entend toutefois augmenter la part du secteur privé dans ces dépenses à travers une série de mesures incitatives, notamment le label Carnot. Le Royaume-Uni n'a pas publié de chiffres pour 2004. Cependant, au cours des quelques années précédentes, ses dépenses en R&D demeuraient proches de la moyenne européenne, à 1,9 %, moins de la moitié provenant du secteur privé. Les Etats-Unis, principaux détenteurs de brevets en Europe Le nombre de brevets déposés annuellement s'avère un instrument pratique pour mesurer l'innovation. Il convient néanmoins de le nuancer en ce qui concerne l'Europe : la majorité des trouvailles est relative aux logiciels, or ceux-ci échappent à la brevetabilité comme l'a décidé le Parlement européen en juillet 2005. Au-delà des logiciels, les chercheurs parviennent toutefois à breveter de nombreuse inventions entrant dans le champ de l'informatique et des télécoms. Entre 2000 et 2004 le nombre de brevets accordés par le Bureau Européen des Brevets (EPO) a presque doublé, passant de 2 819 à 5 615. L'Allemagne, au cours de cette période, est le pays à avoir déposé le plus grand nombre de brevets IT - 741 - devant la France - 466 - la Finlande, le Royaume-Uni et la Suède. Mais dans le jeu européen des brevets, les acteurs du Vieux continent font figure de nains. En 2004, l'Epo a accordé 1 749 brevets IT à des postulants américains et 1 192 à des Japonais. Ces deux pays concentraient près des deux-tiers de l'ensemble des brevets décernés en 2000. si cette proportion a, depuis, diminué, Japon et Etats-Unis s'accaparaient encore, en 2005, la moitié des brevets en Europe. (...)
(05/01/2006 17:37:17)Un pas de plus vers le dossier médical électronique personnel
Le gouvernement vient de publier un décret afin de lancer les candidatures en vue de l'hébergement des données de santé dans le cadre du Dossier Médical Personnel - DMP. Ce texte explique la procédure à suivre pour les candidats et précise les exigences requises. Bien entendu, sécurité, confidentialité et protection sont les maîtres mots. Les candidatures seront validées par le ministre de la santé lui-même. Auparavant, les dossiers seront passés au crible par la CNIL pour le côté technique et par un comité d'agrément. La CNIL devra apprécier et rendre un jugement sur les garanties présentées par les candidats en matière de protection des personnes à l'égard des traitements des données de santé ainsi que sur les mesures proposées pour la sécurité de ces données. Le dossier passera ensuite dans les mains du comité d'agrément constitué de différents spécialistes - santé, informatique, économie et éthique du droit. Il faudra compter au minimum cinq à six mois d'examen de dossier sachant que le silence du ministre équivaudra à un rejet. Ce décret met donc en branle l'aspect informatique du DMP alors que les débats concernant son utilité sont toujours d'actualité. Le gouvernement n'a pourtant que trop traîné s'il veut atteindre son objectif puisque l'échéance se rapproche à grand pas. Normalement, le DMP doit fonctionner pour tous les français de plus de 16 ans au 1er juillet 2007, autant dire demain. (...)
(05/01/2006 17:36:11)Paris mise sur le très haut débit pour combler le fossé numérique
Si Bertrand Delanoë ne verra pas la cérémonie des Jeux à Paris, il aura en revanche réussi sa cérémonie des voeux. Le maire de la capitale a en effet marqué les esprits en annonçant son intention d'équiper Paris d'un réseau très haut débit par fibre optique. "Ce sera une manière de servir Paris, la modernité, la dynamique économique et la démocratie, et même l'accès à l'information et à un certain nombre de services comme la télévision haute définition" a expliqué l'édile. Dans cet objectif la ville mettra, au cours de l'année 2006, les opérateurs en compétition. Mais point de dépense pharaonique pour Paris. En plus de l'idée, la capitale devrait simplement offrir l'accès à ses égouts, dans lesquels le fournisseur d'accès sélectionné installera son réseau. La Mairie n'a donc pas de vocation d'opérateur. L'idée contenue dans ce projet repose sur la volonté annoncée de réduire la fracture numérique. En aidant les opérateurs à développer le très haut débit, la mairie espère les inciter à diminuer leurs tarifs sur les débits actuels pour les particuliers et les entreprises, voire à assurer des services gratuits pour les foyers les plus modestes. Le projet devrait être soumis "très rapidement" au Conseil de Paris, a indiqué le premier élu. (...)
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