Le temps des systèmes d'information nébuleux ou « plats de spaghettis » est-il révolu ? C'est en tout cas le message que tente de faire passer les fournisseurs de solutions hyperconvergées (Dell EMC, HPE Simplivity, Nutanix, Cisco...). Avec à la clé la promesse de simplifier la gestion de l'infrastructure IT au travers d'une console de gestion unique pour gérer des ressources (stockage, calcul et réseau) de façon centralisée et concentrées en un seul endroit. Après de longs mois d'études et de POC, les entreprises françaises ont fini par se jeter à l'eau, y compris les plus grandes.

« Nous recherchions une solution intégrée ayant peu de dépendance avec le reste de nos briques d'infrastructure », nous a expliqué Pierre Bichon, directeur technique Global Services de Thales France lors d'un point presse organisé par Nutanix le 7 juin dernier. « Je ne voulais pas faire le travail de réassembler des briques de base ». Fort de son expérience en matière d'hyperconvergence pour le compte de la Société Générale à l'époque où il était à la tête de l'équipe architecture et infrastructure de la banque entre 2014 et 2015, Pierre Bichon a remis le couvert chez son nouvel employeur dès son arrivée en tant que directeur de l'ingénierie des solutions transverses. « Depuis 2 ans et demi on utilise l'hyperconvergence pour héberger des mini-clouds intégrant stockage, compute et les postes de travail virtuels », explique le CTO de Thales.

Un déploiement qui s'étale jusqu'à mi-2019

Le périmètre de ce projet concerne les 4 plus grosses lignes métiers du groupe R&D (sur un total de 15) pour lesquels des ingénieurs sont mobilisés pour créer des produits et ont besoin d'environnements métiers clés en main. Après un premier projet - réussi - d'hyperconvergence au sein de la Société Générale avec Nutanix, c'est vers ce même éditeur que le directeur technique Global Services de Thales France s'est tourné. « Nous avons choisi Nutanix pour sa simplicité de mise en place et facilité de configuration », poursuit Pierre Bichon. Mais pas seulement : « On a été bluffé par la scalabilité et la rapidité de déploiement ». Pour l'aider dans son projet d'hyperconvergence - dont le déploiement en cours est prévu de durer jusqu'à mi-2019 - Thales a fait appel aux intégrateurs S-Cube et Infidis. Le coût du projet s'élève à plusieurs millions d'euros par an.