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(19/01/2011 15:27:20)
EMC refond l'ensemble de sa gamme de stockage
Comme nous vous l'expliquons depuis plusieurs semaines, EMC préparait des annonces majeures pour le 18 janvier. Après les premières informations sur les baies de stockage unifiées NAS/SANVNX5000 et VNX7500, puis les solution de sauvegarde avec déduplication Data Domain DD890 et DD860, EMC termine sa remise à jour avec les Symmetrix. Pas moins de 41 produits auront été présentés par Joe Tucci, chairman et CEO de la compagnie, Pat Gelsinger, président et COO (Chief operations officer), et Jeremy Burton CMO (Chief marketing officer) durant un marathon de trois jours qui les a menés de New York à Londres puis Singapour.
Avec l'arrivée des VNX, notamment le modèle d'entrée de gamme à 9499 dollars baptisé VNXe, la compagnie enterre définitivement les gammes Clariion (SAN) et Celerra. Le support sera toujours bien sûr assuré comme les demandes d'augmentation de la capacité nous a assuré Pat Gelsinger. Au sujet de l'accord commercial qui lié depuis 10 ans EMC à Dell pour la revente des baies Clariion, Pat Gelsinger a été très clair. Il prend fin avec l'arrêt de la gamme, mais les discussions ne sont pas interrompus même si on bien comprend pas bien ce que pourrait apporter EMC à Dell qui vient d'acquérir, par dépit, Compellent après avoir raté le rachat de 3Par parti dans le giron de HP. Pour ce qui concerne l'offre cloud VBloc développée avec VMware et Cisco, les baies VNX vont naturellement remplacer les systèmes Clariion, nous a assuré Pat Gelsinger. Pour revenir au VNXe et souligner les efforts réalisés pour simplifier son administration, le COO a fait monter sur scène un garçon de 10 ans du nom d'Edward qui a utilisé un iPad pour configurer la capacité de stockage d'un VNXe. Il a ensuite procédé au retrait et au remplacement d'un disque dur défectueux en moins d'une minute.
La gamme VNXe est constituée de deux versions reposant sur des processeurs Intel Westmere associés à deux ports 6Gbit/s qui viennent remplacer les Clariion NX4 et AX4 iSCSI. Un modèle 2U, le VNXe3100, peut accueillir jusqu'à 96 disques durs et supporte Network File System (NFS), Common Internet File System (CIFS) et le système de fichiers réseau parallèle ou pNFS, destiné aux systèmes de calcul hautes performances. Le second modèle, le VNXe3300, repose sur un châssis 3U et utilise le protocole iSCSI avec un maximum de 120 disques. Les VNXe sont livrées avec des fonctionnalités avancées telles que le thin provisioning, la compression et la déduplication de fichiers. Elles sont également équipées d'un système intégré d'auto- diagnostique pour informer les utilisateurs des défaillances dans le système.
Comparant son produit à d'autres systèmes multiprotocole (NetApp, IBM, Dell et HP), Pat Gelsinger a précisé que le VNXe était aujourd'hui le point d'entrée le plus bas sur le marché (9499 $) quand tous les autres démarrent à plus de 10 000 $. Précisons toutefois qu'un système FAS2000 chez NetApp avec un contrôleur et 3 To capacité démarre à 7 920 $ aux États-Unis.
Isilon désormais intégré à la gamme EMC
Cette conférence de presse londonienne était également l'occasion pour le géant de Boston d'exhiber son dernier achat : Isilon Systems. Interrogé sur le positionnement de ces baies de stockage capable de gérer des volumes de 10 pétaoctets avec OneFS, Pat Gelsinger nous a indiqué qu'« il n'y avait pas de compétition entre les solutions Isilon et VNX. Cette dernière a été conçue pour les besoins des entreprises disposant de grandes infrastructures, Isilon répond à des usages complémentaires notamment dans le domaine des fournisseurs de services de divertissement. Près d'un tiers des clients d'Isilon sont dans les médias. C'est un bon produit unique sur le marché ». L'intégration avec l'outil d'administration d'EMC, UNiSphere, permettra de superviser tous les systèmes depuis une même console. Pour l'avenir, Pat Gelsinger qui était auparavant chez Intel, confirme que les prochaines baies seront équipées de contrôleur reposant sur des processeurs Sandy Bridge, notamment pour accroitre les performances et les capacités en entrée/sortie. Au passage, le COO souligne qu'Intel équipe 100% des solutions d'EMC.
Au cours de cette conférence de presse, Joe Tucci, le PDG de la compagnie, a expliqué qu'aujourd'hui le stockage est dans le cloud que ce soit dans le cadre d'une infrastructure privée ou dans un modèle SaaS. Les lignes de produits EMC sont destinées à soutenir les besoins en ligne avec notamment des technologies comme le stockage dynamique automatisé et le multicouche, a-t-il ajouté. « Les systèmes informatiques sont devenus trop complexes, trop inefficaces, trop rigides et trop coûteux. [Les responsables] ont le sentiment qu'ils ont trop de matériels, trop de systèmes. Des systèmes qui fonctionnent sur un trop grand nombre de plates-formes distinctes et d'architectures sous-jacentes. Les grands comptes comprennent qu'ils ont trop de centres de calcul et trop de fournisseurs », a encore déclaré Joe Tucci. « Il y a trop d'argent consacré aux sociétés de services pour personnaliser les applications ... et les utilisateurs estiment qu'ils manquent de contrôle. »
EMC refond sa gamme VMAX
Dans une autre partie de la présentation ponctuée par différentes performances (saut à moto, entassement de 26 danseuses dans une Mini...), EMC a annoncé une mise à jour significative de sa gamme haut de gamme Symmetrix VMAX. Pat Geslinger indique qu'à cette occasion EMC a ajouté 55 nouvelles fonctionnalités à sa baie et doublé ses performances. La VMAX peut accueillir de 48 à 2 400 lecteurs pour un maximum de 2 pétaoctets en capacité. La VMAX a également la possibilité de crypter ses données sur ses disques en mode natif et de piloter la gestion des clés jusqu'à un seul disque via le logiciel EMC RSA. Comme les baies VNX, la VMAX dispose de la mise à jour du logiciel FAST VP, qui permet d'allouer à la volée de l'espace supplémentaire aux volumes de stockage virtuel.
Symantec dévoile des appliances de dédup et de stockage
Les baies de stockage reposant sur les plates-formes NetBackup 5200 et FileStore 5.6 N8300, arrivent avec une application Symantec préchargé. «La commodité est un facteur essentiel», souligne Colin Davitian, directeur de la ligne de produits chez l'éditeur, qui poursuit en expliquant qu'il est nécessaire de réduire la durée et le travail de configuration initiale.
L'appliance NetBackup 5200, basée sur le logiciel NetBackup 7, est une solution de sauvegarde et déduplication d'une capacité de 32 To utilisables en déduplication à la source ou vers la cible. La capacité de traitement en dédup monte jusqu'à 10,5 To/ h, selon Peter Elliman, directeur marketing produit chez Symantec. « Le moteur de déduplication et les disques sont regroupés dans une boîte » ajoute-t-il. Il est possible de gérer cette appliance depuis une console unique comme pour tous les produits NetBackup et utiliser à l'aide de l'agent NetBackup. Des études récentes de Symantec sur les besoins des entreprises indiquent qu'elles gèrent des données de plus en plus importantes et que 75% des ces informations doivent être conservées de façon indéfinie, précise Peter Elliman. Ce dernier poursuit en expliquant qu'il semble y avoir une forte volonté manifeste de stocker des données même quand aucun cadre juridique spécifique ne l'oblige.
Stockage cloud ou NAS
De type NAS, l'appliance FileStore 5.65 N8300 est destinée à un usage cloud ou comme solution de stockage principale en complément du Symantec Enterprise Vault. En plus de rendre son déploiement plus facile, l'éditeur affirme que tous les problèmes de dépannage
seront plus faciles à régler avec un seul fournisseur. « Vous ne n'achetez pas l'archivage à un fournisseur et le stockage à un autre», ajoute sûr de son argument David Davitian. Une autre caractéristique du FileStore N8300, dont la capacité de stockage maximale peut atteindre jusqu'à 2 pétaoctets de données dans un cluster unique, est l'intégration de la solution antivirus de Symantec. Le coût additionnel étant couvert dans le contrat de support matériel.
Dans les prochains mois, l'éditeur a prévu de rapprocher les solutions FileSore et Enterprise Vault, voire même de les fusionner dans une seule plate-forme. Mais Symantec a également précisé son intention de continuer à vendre Enterprise Vault comme un produit distinct.
(...)(12/01/2011 16:31:25)
Alacritech accélère les performances des NAS
L'ANX 1500 est la première appliance d'accélération de fichiers NFS d'Alacritech. Cet équipement combine des SSD et DRAM, avec firmware spécialisés, ce qui permet de mettre en cache plus de données et de métadonnées au format NFS v3 et de soulager ainsi la tâche des NAS. L'ANX 1500 réduit ainsi le nombre de disques durs qui doivent être déployés dans un environnement de haute performance. Aujourd'hui, les grandes entreprises ont souvent recours à une pratique connue sous le nom « short stroking », qui consiste à minimiser les délais de repositionnement des têtes de lecture, en réduisant la surface utilisée sur chaque plateau. Le constructeur estime que sa solution est rentable « plus rapidement que toute autre solution de stockage » et fournit de loin le plus bas coût pour les opérations par seconde (OPS).
Par exemple, un seul ANX 1500, avec 4 To de disques SSD, peut fournir 120 000 opérations NFS par seconde (OPS) pour environ 110 000 dollars, et nécessite seulement environ un cinquième de l'infrastructure NAS qui, autrement, serait nécessaire pour une telle performance. Le prix de base de l'ANX 1500 débute à 70 000 dollars. « Jusqu'à présent, les entreprises ont tenté de bricoler des solutions qui nécessitent de plus en plus de disques et dont les performances sont imprévisibles et d'une grande complexité (augmentation de la latence et capacité de contrôle restreint) », a déclaré Larry Boucher, CEO d'Alacritech et d'ajouter « ils prennent le risque de perdre des données ou de voir leurs informations critiques rendues publiques et au final, payer plus pour réparer leur choix ».
Selon le dirigeant, la solution améliore le traitement du protocole NFS v3, en abaissant le temps de réponse des applications. Pour ce faire, elle distingue de manière intelligente les données stockées dans le cache et celles traitées par le NAS. Ce procédé accélère la récupération des données les plus actives ou utilisées via le cache, précise Larry Boucher.
Le cache pour éviter les goulets d'étranglement
« Nos tests confirment qu'aujourd'hui le rendement de la mise en cache des métadonnées sur le ANX 1500 est très puissant, » a déclaré Steve Kowalski, directeur exécutif de l'ingénierie des systèmes chez Sony Imageworks, dans un communiqué et de constater « que des économies d'échelles peuvent être réalisées avec cet outil ». Sony, qui est principalement un client de NAS NetApp, n'a pas encore utilisé l'ANX 1500 dans un environnement réel, mais dans une situation de test comprenant 4 noeuds NAS d'Isilon Systems.
Alacritech a financé le développement de la solution présentée en grande partie avec les 34 millions de dollars de financement issus de sociétés de capital-risque au cours des dernières années. La société basée à San Jose a été fondée en 1997 par Larry Boucher, qui a également fondé le fournisseur Adaptec et Auspex System. Il est connu aussi pour avoir inventé le système de fichiers réseau qui est la base de beaucoup de systèmes NAS d'aujourd'hui.
La plupart des technologies d'accélération NAS vendues aujourd'hui doivent une partie de leur propriété intellectuelle à Alacritech, selon Jeff Boles, analyste principal au Taneja Group. Cela a permis à la société non seulement de maintenir un flux de revenus au cours de la dernière décennie, mais aussi d'investir dans le développement de la technologie d'accélération pour le protocole NFS. « Certaines de ces innovations d'accélération du protocole semblent particulièrement intéressantes quand il est appliqué à NFS, » explique Jeff Boles et d'ajouter « l'un des principaux goulets d'étranglement des systèmes NAS aujourd'hui concerne la façon dont le protocole NFS est géré ». Un head NAS ou un contrôleur peut manquer des opérations NFS. Les utilisateurs de la solution Alacritech ont été en mesure de traiter 500 000 opérations NFS par seconde, en utilisant 10% des CPU. « Ce qui suggère qu'il y a beaucoup plus à faire » explique l'analyste.
(...)(05/01/2011 15:45:50)
EMC prépare la sortie de ses baies de stockage unifiées VNX
Si EMC a prévu de présenter les 18 janvier aux États-Unis et 19 en Europe ses baies de stockage unifiées VNX (nom de code Culham) à la presse et à certains de ses clients, certaines informations ont filtré sur la toile. Notre confrère britannique The Register a le premier indiqué les principaux détails concernant les baies VNX5000 et VNX7500 qui viennent épauler les systèmes Clariion et Celerra pour mieux faire face à la concurrence de NetApp. Beaucoup considèrent en effet que les systèmes FAS6000 et 3000 de NetApp sont aujourd'hui parmi les meilleurs du marché notamment dans le cadre d'un usage avec des serveurs virtualisés. Sur son site web, EMC annonce depuis plusieurs jours la conférence du 18 janvier et invite ses clients à s'inscrire pour suivre en direct l'événement.
Selon les informations publiées par El Reg, EMC devrait annoncer quatre baies de la série VNX5000, les 5100, 5300, 5500 et 5700, et un modèle haut de gamme le VNX7500. Ces produits seraient disponibles en mode bloc, en mode fichiers et en mode unifié (accès bloc et fichiers) et supporteraient les disques SSD en miroir (option (FAST Cache) pour proposer des classes de stockage Le VNX5100 peut accueillir jusqu'à 100 Go de FAST Cache, le 5300 300 Go, le 5500 1 To et le 5700 1,5 To. Comme chez les principaux concurrents, les algorithmes FAST (Fully Automated Storage Tiering) d'EMC déplacent automatiquement les données dans la classe de stockage la plus adaptée : SSD, SAS 15k ou SAS 7200. Dans la série bloc, les VNX peuvent être configurées en RAID 0, 1, 3, 5 et 6.
Stockage multi couches avec des SSD et des SAS
Toujours selon El Reg, la fonction FAST Cache peut être configurée pour utiliser 100 ou 200 Go en SSD en fonction de l'espace disponible. Les différentes capacités de stockage sont répertoriées sous les appellations 100, 200, 300, 600 et 2000 SAS ce qui indiquerait que le système utilise des SSD de 100 et 200 Go, des disques durs SAS 2.0 à 15 000 t/m de 300 et 600 Go et enfin des disques durs SAS 2.0 à 7200 t/m de 2 Go (les Constellation de Seagate par exemple). Si le VNX5700 est donné pour supporter 4 bus SAS, en modes fichiers et unifié, cette baie supporte de 2 à 4 data movers (des passerelles virtuelles NFS) et 3 cartes d'entrée/sortie. En mode bloc, les cartes I/O peuvent être au nombre de 3 ou 4 pour accueillir 4 contrôleurs FC 8 Gbit/s appairés, 2 ports Ethernet iSCSI 10 Gbit/s, 4 Gigabits iSCSI, et 2 autres FCoE.
Pour chapeauter cette gamme, EMC devrait encore annoncer le VNX7500 qui pourra offrir jusqu'à 2,1 To en SSD (FAST Cache toujours) et supporter 4 ou 8 bus SAS. En modes fichiers et unifié, cette baie supporte de 2 à 8 data movers. Le mode fichiers offre 1 contrôleur configurable, le mode unifié en propose 1, 2 ou 3. En mode bloc, les cartes I/O peuvent être au nombre de 2, 3 ou 4 et peuvent accueillir le même nombre de contrôleurs FC, Ethernet iSCSI et FCoE. El Reg ajoute n'avoir pas vu d'options I/O pour les baies VNX 5100, 5300 et 5500.
Nous confirmerons et étofferons ces informations après la conférence de presse d'EMC à Londres le 19 janvier prochain. Notamment les promesses d'EMC qui s'engage à dépasser la barre du million d'IOPS (entrées/sorties par seconde) avec ces nouvelles baies VNX pour contrecarrer les dernières annonces de ses concurrents HDS, HP IBM,et NetApp. Enfin sur son blog, Mike Riley, directeur technique et stratégie chez NetApp, a réagi hier aux informations publiées par El Reg, et demande à ses clients de ne pas se laisser distraire par les préannonces d'EMC quant aux performances des VNX (un million d'IOPS annoncés).
(...)(04/01/2011 10:31:49)
Proservia acquiert Finatel-Netlevel, spécialisée dans la sauvegarde et le stockage
C'est par une augmentation de capital que Proservia va absorber Finatel et sa filiale NetLevel (la première étant simplement la holding financière qui détient NetLevel). Le fonds d'investissement Ciclad, actionnaire minoritaire de Finatel en profite pour sortir du capital et les dirigeants investissent leurs parts dans Proservia.
La composition du capital de Proservia ne change guère, les nouveaux actionnaires détiendront moins de 5% des parts. Avec 44,4 millions d'euros (ME) de chiffre d'affaires (CA) en 2009, la SSII nantaise absorbe une société qui en réalisait 5,9 sur le même exercice (en légère baisse par rapport aux 6,8 ME de 2008). Mais si le CA est en baisse, Finatel - NetLevel a préservé sa rentabilité en 2009, nous précise la direction de Proservia.
Forte complémentarité
NetLevel est une entreprise de 30 personnes implantée essentiellement en région parisienne. Elle est spécialisée dans la sauvegarde et le stockage de données et active sur les grands comptes. « L'idée est de créer une symbiose entre les deux entreprises, nous explique Pierre Bodineau, directeur général Finance de Proservia, nous sommes bien positionnés sur l'ensemble du territoire, mais NetLevel nous permet de renforcer notre implantation parisienne et nous apporte des compétences dans un domaine complémentaire, le stockage et la sauvegarde ».
Le rapprochement est envisagé en douceur. Pendant un an, NetLevel conservera son autonomie de filiale et son nom. Ensuite, en 2012, elle pourrait devenir une marque commerciale au sein de Proservia, avec une offre packagée en stockage et sauvergarde. En attendant, son Pdg, Michael Amara va devenir directeur général commercial de tout le groupe Proservia.
Bilan stockage 2010 : Rachats en série et convergence annoncée
Après deux années de crise, le business du stockage s'en sort plutôt bien selon les études des principaux cabinets d'analyse (Context, IDC, Gartner ou encore Forrester). Le signe clair que les entreprises, durement affectées par les effets de la récession mondiale, s'adaptent très vite dès que des besoins en stockage se font sentir. EMC reste toujours le leader sur le marché des solutions de stockage externe dans son ensemble. IBM et NetApp pointent à égalité au deuxième rang. La troisième place est occupée par Hewlett-Packard et Dell.
En 2010, le marché du stockage a été marqué par de nombreuses acquisitions : Storwise par IBM, 3Par par HP, Isilon Systems par EMC, Compellent par Dell, Bycast par Nettapp... L'accélération a été très nette cette année. Avec la baisse régulière des crédits R&D, les big compagnies vont régulièrement faire leurs courses sur le marché des start-up pour acquérir les technologies qui leur font défaut.
Les dernières innovations en matière de stockage touchent l'optimisation de la capacité, tout ce qui tourne autour de la déduplication de données (ne jamais stocker 2 fois le même exemplaire de l'information). L'apparition du cloud storage qui chamboule la hiérarchie du stockage où on voit apparaître les niveaux SSD - SATA - cloud voire même SSD - cloud dans des cas plus extrêmes, permet une mise en place plus évidente de l'ILM (Information Lifecycle Management). Enfin, la connectivité bien sûr, puisqu'Ethernet est le futur des réseaux de stockage. En effet avec la déduplication et le stockage dans le cloud, la troisième principale tendance est aujourd'hui la convergence des infrastructures de l'entreprise. Les réseaux de stockage SAN (Storage Area Network) se préparent lentement à fusionner avec les infrastructures LAN (Local Area Network) même si aujourd'hui, peu d'entreprises dans l'Hexagone ont franchi le pas. Il reste un long travail d'explications technologiques et méthodologiques à faire, mais aussi, à impliquer les équipes liées au SAN avec celles du LAN qui disposent de compétences bien distinctes. Là est sûrement la plus grande difficulté. Cela dit, tous les acteurs de l'industrie s'accordent à dire que la convergence se fera, c'est une question de temps, dans 2, 3 peut-être 4 ans. La présence de deux types de réseaux est coûteuse à gérer et le sera d'autant plus que le volume de données devrait être multiplié par 44 d'ici à 2020 selon IDC (pour atteindre les 35 zettaoctets), soit une croissance moyenne annuelle de plus de 45%.
Quatrième tendance, la migration vers de plus petits disques durs et l'utilisation croissante de SSD font partie des technologies clés qui permettront de concevoir des datacenters « basse consommation » où les coûts en refroidissement seront revus à la baisse, explique dans une note IDC. Selon le cabinet d'études, le recours à des technologies de stockage plus efficaces devrait permettre de stabiliser, voire même de réduire, la puissance et les dépenses en refroidissement des centres de calcul d'ici à 2014.
Illustration : HP StorageWork
- LE 15 MARS 2010 : Le marché du stockage en réseau résiste à la crise
- Le 26 mars 2010 : Dell étoffe son offre stockage avec une solution objets, le DX6000
- Le 31 mars 2010 : Le marché du stockage optique poursuit sa transformation
- Le 8 avril 2010 : NetApp rachète Bycast pour renforcer son stockage "objets"
- Le 12 avril 2010 : Les tablettes, moteur de croissance du stockage dans le cloud
- Le 28 avril 2010 : Compellent affine son offre de stockage unifié
- Le 3 juin 2010 : Au coeur de la Silicon Valley : Rencontres avec Fusion-IO, Nexenta ...
- Le 8 juin 2010 : Le marché du stockage rebondit selon IDC
- Le 2 juillet 2010 : EMC ferme son service de stockage Atmos Online
- Le 31 aout 2010 : IBM finalise l'acquisition de Storwise, spécialisé dans le stockage
- Le 2 septembre : 3Par : HP propose 33 dollars et Dell renonce (MAJ)
- Le 3 septembre 2010 : D'après IDC, le marché du stockage repart à la hausse
- Le 8 septembre 2010 : Après l'échec 3Par, Dell ciblerait Brocade ou Compellent
- Le 20 septembre 2010 : IBM rachète Netezza pour 1,7 milliard de dollars
- Le 21 septembre 2010 : OpenWorld 2010 : Mark Hurd dévoile un Exadata plus puissant
- Le 21 septembre 2010 : La start-up Cirtas Systems mixe stockage local et cloud
- Le 27 septembre 2010 : HDS repense sa solution de stockage virtualisé avec VSP
- Le 27 septembre 2010 : HP cherche à baisser le coût du stockage haut de gamme
- Le 6 octobre 2010 : Hitachi-LG dévoile une cartouche de stockage Blu-Ray de 1 To ...
- Le 7 octobre 2010 : HP intègre 3Par à vitesse grand V
- Le 14 ocobre2010 : 3 classes de stockage dans les outils Symantec Veritas
- Le 27 octobre 2010 : Selon IDC, les technologies de stockage doivent améliorer leur bilan énergétique
- Le 12 novembre : Riverbed s'attaque aux clouds privés et publics
- Le 15 novembre 2010 : EMC acquiert Isilon
- Le 16 novembre 2010 : Au coeur de la Silicon Valley : Sécurité et stockage dans le cloud ...
- Le 17 novembre 2010 : Brocade unifie réseau et stockage pour les environnements virtualisés
- Le 18 novembre : Au coeur de la Silicon Valley : Petit détour à Seattle pour visiter Isilon Systems
- Le 7 décembre 2010 : VPlex, la vision fédérative du stockage d'EMC a un nom
- Le 9 décembre 2010 : Logiciels de stockage : le marché a progressé de 8,7% en Q3 selon IDC
- Le 13 décembre 2010 : Dell acquiert Compellent
(...)(10/12/2010 10:58:40)Après Antemeta, Virtue devient également distributeur des solutions 3Par
Créé en novembre 2008, Virtue est un intégrateur spécialisé dans les solutions de virtualisation de stockage. Un positionnement intéressant à l'heure où le marché du stockage est en pleine recomposition. En quelques mois, Isilon Systems est passé entre les mains d'EMC, HP a racheté IBrX qui lui a permis de lancer sa gamme X 9 000, un an avant de disputer âprement 3Par à Dell. 3Par dont Virtue devient le second distributeur en France après Antemeta, tout en étant distributeur (avec un master service agreement) des solutions de stockage de Dell
Malgré son jeune âge, la société cherche donc à offrir une palette complète de produits et de services de virtualisation. Elle procède à du consulting (avant-vente, architecture, déploiement), et vend des solutions de deux manières, comme distributeur et intégrateurs de celles des grands acteurs du marché, ou bien, sous sa propre marque : HyperIO.
Bibliothèque sur bande virtuelle
Sur le premier point, outre HP et Dell, on retrouve FalconStor, VMWare et XenApp. Virtue diffuse notamment, pour la partie stockage, les appliances CDP, Continuous data protection, de FalconStore et, pour la partie serveurs, les offres de virtualisation de serveurs de VMware. Deuxième point, Virtue diffuse son offre intégrée HyberIO qui propose des appliances de virtualisation de stockage, de continuité d'activité, ou de déduplication (VTL : Virtual tape library). « Nous sommes avant tout des experts en virtualisation du stockage », nous explique Jean-Marie Nana, directeur technique et associé fondateur. La société souhaite néanmoins proposer rapidement quatre types de solutions de virtualisation : stockage, sauvegarde, serveurs, applications. Pour cela, Virtue vendra de plus en plus en direct.
Dell en pourparlers pour racheter le spécialiste du stockage Compellent
La société Dell a annoncé ce jeudi qu'elle est en pourparlers avancés avec le fournisseur de solution de stockage Compellent Technologies. Le Texan propose 27,50 dollars par action, ce qui valorise l'entreprise à 876 millions de dollars. Les deux compagnies n'ont pour l'instant donné aucune assurance quant à la signature d'un accord et elles ont clairement indiqué qu'elles n'ont pas l'intention de faire de commentaires supplémentaires « jusqu'à ce qu'un accord soit atteint ou les discussions terminées. »
L'offre de Dell est nettement en dessous du prix de l'action Compellent à la clôture du marché mercredi soir, soit 33,65 $. Le marché du stockage est aujourd'hui en pleine ébullition. Un peu plus tôt cette année, en septembre exactement, Dell a perdu la bataille d'enchères pour 3Par tombée dans le giron de Hewlett-Packard pour un total de 2,3 milliards de dollars, et en novembre EMC a annoncé qu'il paierait 2,25 milliards de dollars pour Isilon Systems.
Silicon Valley 2010 : La convergence au coeur des futurs réseaux (4e partie)
Fondée en 2006 suite à une spin off de l'activité commutateurs du Canadien Nortel, Blade Network Technologies est devenue une "IBM compagny" le 29 octobre dernier. « Quelques choses ont changé bien sûr, mais l'essentiel reste le même » nous a confié le toujours flegmatique Vikram Mehta, président et CEO de la compagnie BNT. « Nous avons toujours la même approche du marché et cette acquisition va nous aider à grandir. Nous avons vendu plus de 10 millions de ports Ethernet pour datacenter et nous allons poursuivre notre travail pour faire du réseau une simple commodité comme l'électricité ou le gaz», poursuit le CEO. « Dans l'architecture du futur sur laquelle nous travaillons, beaucoup d'équipements seront reliés entre eux dans une network fabric. Et aujourd'hui, avec l'acquisition de Blade, IBM a tous les éléments pour cette network fabric ». Nous avons toutefois demandé à Vikram Mehta si Blade allait devenir la division réseau d'IBM. Très prudent, ce dernier nous a simplement expliqué que « le réseau est transversal à toutes les divisions d'IBM (voir photo de Vikram Mehta avec tableau blanc), serveurs, stockage, analyse décisionnelle et management . BNT apporte trois éléments essentiels à IBM : BladeOS, VMready et Unified Fabric Port (UFP). Où est le futur de Blade ? Je ne sais pas encore mais il sera forcément question de virtualisation... » Une des priorités pour les prochaines années reste toutefois le maintien des partenaires, BNT fournit en effet en OEM Dell, HP et NEC en sus d'IBM.
Vikram Mehta, président et CEO de Blade Network
Le TRILL intégré à un switch BNT
Cette rencontre a également été l'occasion de visiter le nouveau laboratoire de BNT (voir illustration) qui a en effet changé de locaux à Santa Clara. Très bien rangé, suite au déménagement de cet été, le labo est une plate-forme de tests internes et pour certains clients qui désirent découvrir in situ les derniers produits comme le RackSwitch G9264 (à partir de 24 750 $). Équipé de 40 ports 10 Gigabit Ethernet, ce dernier présente une densité inhabituelle. « Les switchs courants sont dotés de 48 ports, nous avons préféré en livrer 40 mais un châssis extrêmement dense. 40 est d'ailleurs le nombre maximal de serveurs qui peut équiper une armoire standard » nous explique Charles Ferland, vice-président Europe de BTN. « Il est également possible de relier deux de ces switchs en mode virtuel, pour augmenter sa capacité ». Dernier point, ce commutateur supporte le TRILL (Transparent Interconnection of Lots of Links) qui se superpose au protocole Ethernet pour permettre des liens multiples (au moins deux en fait) entre les commutateurs et les serveurs. Et ce, en garantissant que les paquets Ethernet ne se coinceront pas dans des boucles qui feront tomber le réseau. La solution TRILL se présente comme une alternative aux réseaux Spanning Tree, qui exigent une hiérarchie de commutateurs pour permettre à un grand nombre de machines de communiquer. Charles Ferland nous explique d'ailleurs que BNT a testé avec succès chez des clients des implémentations de Spanning Tree sur des réseaux de datacenters. La mise en service chez des opérateurs est une tout autre histoire.
Rackswitch G9264 en test client dans le labo de BNT
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L'innovation chez BNT passe également pas la convergence des réseaux (stockage, TCP/IP et serveurs) sur le protocole Ethernet et ce, sans perte de données grâce au DCB (Data Center Bridging). « Ce type de réseau loss less permet à une connexion 10G Ethernet de supporter simultanément plusieurs types de trafics, en respectant leurs propriétés respectives. Le DCB permet d'apporter une intelligence sur le réseau pour gérer les priorités et les échanges ». Les progrès réalisés avec le 10 et le 40 Gigabit Ethernet permettent aujourd'hui d'envisager un réseau convergent mixant TCP/IP, FCoE et iSCSI pour répondre à tous les besoins des entreprises. Et ce, à un coût bien moindre que celui des architectures FC. BNT ajoute également à son catalogue deux autres commutateurs, un autre modèle 10 Gigabit Ethernet mais avec 24 ports, le RackSwitch G8124 pour une approche convergente du stockage et du trafic IP, et le G8052 avec 48 ports à 1 Gigabit et 4 à 10 Gigabits destiné au marché du HPC. Ce dernier offre une latence particulièrement basse, de 1,7 à 2,8 ms, pour répondre aux besoins spécifiques des clusters de calcul.
Charles Ferland, vice-président Europe de BNT
Sortir du seul marché Fibre Channel
Après Blade Network, nous nous sommes rendus à San José chez Emulex pour conclure notre matinée réseau. Partenaires OEM de presque tous les fournisseurs informatiques, Emulex fournit des cartes combinant FCoE, iSCSI et TCP/IP dans une seule puce. Optimisées pour les infrastructures virtualisées, ces cartes maximisent la consolidation des serveurs blades en soutenant plusieurs protocoles stockage et réseau dans une seule puce. « S'installer sur le marché des architectures de réseaux convergents est un grand changement pour Emulex, nous a expliqué Shaun Walsh, vice-président marketing de la société. En compétition avec QLogic et Brocade dans ce marché émergent, Emulex a pris cette direction en raison de l'évolution des architectures serveurs. « Nous proposons des solutions pour accompagner la transition vers la convergence réseau. Après la consolidation de la convergence IP et FC, nous allons passer au switch fabric ». Jusqu'à présent, Emulex a essentiellement été une société connue pour ses solutions Fibre Channel. Sa puce OneConnect lui a permis de proposer des cartes pour serveurs travaillant avec plusieurs protocoles. En complément, le constructeur pousse OneCommand, une plate-forme de gestion automatisée des cartes OneConnect. Le logiciel est conçu pour simplifier la gestion des I/O de gestion, fournir des services à des machines virtuelles spécifiques, et sécuriser les données sur les réseaux.
Par ailleurs, Emulex a ajouté à son offre HBA une solution de chiffrement baptisée sur ses cartes. Elle chiffre les données en transit et au repos, contrôle les accès, et génère les rapports nécessaires aux audits.
Shaun Walsh, vice-président marketing d'Emulex
Silicon Valley 2010 : Petit détour à Seattle pour visiter Isilon (3e partie)
EMC a récemment manifesté son intention d'acquérir Isilon Systems pour un montant de 2,25 milliards de dollars. Comme Pillar Data Systems ou Compellent, cette dernière faisait partie des sociétés « opéables » comme nous vous l'expliquions dans un précédent papier suite à la bataille entre Dell et HP pour le contrôle de 3Par. Au siège de la firme à Seattle, nous avons donc rencontré Sujal Patel, le CEO d'Isilon qui possède 5% du capital de la société. Serein, le dirigeant attend la finalisation du rachat et reste prudent sur l'intégration des produits. En tout état de cause, les baies de stockage Isilon qui reposent sur OneFS 6.0 devraient avantageusement remplacer les équipements Celerra. Mais aujourd'hui, le principal concurrent d'Isilon reste NetApp et toutes les comparaisons techniques et commerciales ont été faites avec la compagnie de Sunnyvale.
Sujal Patel, CEO d'Isilon Systems bientôt rachetée par EMC
Quelle intégration pour Isilon
À la question de savoir quelles vont être les priorités d'Isilon Systems dans les mois à venir, Sujal Patel répond très diplomatiquement qu'il sera question « d'améliorer l'efficacité du stockage pour offrir une meilleure interaction avec les plates-formes virtualisées comme celle de VMware ». Une compagnie qu'EMC détient aujourd'hui à 85%. « Si vous demandez à mon équipe ce qu'il faut faire pour faire évoluer les produits, vous aurez différentes réponses », ajoute, malicieux, le dirigeant. Justement, nous avons ensuite rencontré Brett Helsel, vice-président en charge de la technologie, qui ne dissimule pas son intérêt pour le rapprochement avec EMC. « Si vous regardez les solutions EMC, nous travaillons déjà avec VMware et DataDomain nous intéresse depuis longtemps. Nous sommes enthousiasmés à l'idée de travailler avec EMC à une meilleure intégration de nos produits ». Pour les développements à venir, la limitation des 144 noeuds et des 10 Po dans un volume unique pourrait très bientôt être dépassée avec l'arrivée de nouveaux switchs Infiniband. Rappelons que l'architecture Isilon repose sur des baies de stockage reliées entre elles par des liens InfiniBand et Ethernet. A chaque fois qu'une unité est rajoutée au système, elle s'intègre à l'ensemble avec un rééquilibrage automatique de la charge.
Xavier Guérin, responsable Europe du Sud et Benelux, et Brett Helsel, vice-président technologie chez Isilon
Toujours plus de cloud
Pour revenir à l'intégration prochaine au sein du groupe EMC, Georges Benett, vice-président en charge des opérations monde ajoute que « la plate-forme Isilon est une bonne solution pour le cloud et en 2011 nous aurons une offre encore mieux adaptée, notamment avec l'initiative cloud d'EMC, Atmos. Aux Etats-Unis, il y a un vrai mouvement vers le cloud pour le messagerie et le back-up. La croissance, dans les prochains mois, sera clairement dans les nuages ». Xavier Guerin, responsable Europe du Sud et Benelux chez Isilon était également présent à Seattle pour nous accueillir. L'occasion de refaire un point sur la société en France. « Nous sommes présent chez un grand nombre de sociétés comme DailyMotion, SkyBlog, eTF1, Lagardère Interactive, PhotoBox, le CNG (Génopole), ST Micro et, récemment, Peugeot pour la partie cash test. En terme de prix, nous sommes aujourd'hui comparables à nos concurrents, mais là où nous faisons la différence, c'est sur le prix par gigaoctet utile. On pousse nos clients à calculer la capacité réellement disponible et le nombre de personnes nécessaires à l'administration du stockage. Chez DailyMotion par exemple, il avait à l'origine deux personnes pour s'occuper de 100 To. Aujourd'hui, avec nos solutions, ils sont passés à 2 Po toujours avec deux personnes dédiées ».
Georges Benett, vice-président en charge des opérations monde
Illustration principale : Salle de tests d'Isilon à Seattle
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